|
sous prétexte de développer
la culture d'entreprise, impose à chacun une façon
de travailler, de s'habiller, de sourire, de parler, etc.
L'auteur dénonce le
viol de l'intimité qu'introduit l'écroulement
du mur qui, depuis le 19è siècle protégeait
de l'entreprise la vie privée du salarié.Faut-il
légaliser la sélection des candidats par le biais
des tests génétiques ? Il dénonce l'usage
des logiciels espions ou de la télé-surveillance.
Il démonte le piège des équipes de travail
revues à la sauce patronale, de la pseudo-qualité
totale, du coaching pour dirigeants gouroufiés, etc.
Il établit en quoi des notions comme celle d'employabilité
constituent des armes contre les salariés que propagent
patronat et gouvernement. Il montre comment le néo-management
entend substituer au Moi des salariés de pseudo identités
imposées grâce au formatage idéologique.
L'avenir est-il à 10 ans
de vie Auchan, 5 ans d'IBM, 10 ans de Nike ? Jusqu'où
faut-il aller dans l'identification à son entreprise,
à son patron ? Les nouveaux modes de management se veulent
plus sympathiques mais ce management affectif est, en réalité,
pervers car l'entreprise n'a de cesse d'infantiliser son personnel,
cadre compris, pour mieux le dominer. L'entreprise se révèle
une mauvaise mère qui dévore ses enfants (licenciements
boursiers, dégradation des conditions de travail). Elle
veut l'empêcher d'accéder à l'autonomie
et à la responsabilité. Ce néo-management
est indispensable à la révolution dans le capitalisme
que prônent les ultras du MEDEF (Global Compact, refondation
sociale, etc.). Ce système intégriste est, malgré
les apparences, voué à l'échec car il est
dangereux socialement, psychiquement et même économiquement.
L'auteur explore les fantasmes patronaux mais aussi les pièges
tendus.
Un livre destiné d'abord
aux salariés et aux militants qui ne comprennent plus
leur entreprise, un livre né de débats et voué
à nourrir des actions. (Texte tiré de la quatrième
de couverture)
|