association caritative d'aide aux enfants pauvres du tchad
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"A.A.E.R.M.C."

Présentation de l'Association


 
L'Association d'Aide aux Enfants de la Rue du Moyen-Chari est une association tchadienne, à but non lucratif (équivalente à une association de loi 1901 française) qui a pour objectif la réinsertion d'enfants en situation particulièrement difficile, qui ont coupé tout lien avec le milieu familial, et qui vivent dans la rue.  


Un petit historique:
Durant les premiers mois de l'année 1996, Gaël GIRAUD, coopérant de la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), au Lycée-Coffège Charles Lwanga (L-CCL), prend contact, grâce à l'aide d'Emmanuel NDILIENGAR, avec des enfants de la rue vivant sur le marché de Sarh.
Emmanuel est un tchadien d'environ 30 ans (en l999), originaire du village de Kombote, à 30 km au Nord de Koumra. Il a suivi des cours dans un lycée de Sarh jusqu'en classe de Terminale.
Très vite, ayant obtenu leur confiance, ils louent un petit local au quartier Kassaï, dans le Sud de Sarh, où les enfants peuvent manger une boule de mil par jour, dormir la nuit en toute sécurité, et recevoir des cours d'alphabétisation ou de remise à niveau scolaire, selon les cas.
Emmanuel vit avec eux, et peut ainsi entamer un dialogue plus sérieux, notamment sur les problèmes de drogue. Les résultats sont positifs car les enfants arrêtent rapidement de sniffer la colle. Il acquière également une grande autorité sur les enfants, qui ne se démentira pas par la suite, révélant ainsi ses qualités d'animateur auprès d'enfants en grande difficulté.
Pour l'année scolaire 1996-1997, arrivent Pierre LANDECHE puis Laurent HUET également coopérants DCC et enseignants au L-CCL. Ils reprendront avec Gaël la direction de l'association.
En janvier 1997, les enfants passent trois mois dans une mangueraie appartenant au diocèse de Sarh, pour s'occuper de la cueillette des mangues. Ce travail leur avait été confié par le Père Alphonso RUIZ (sj), alors vicaire générale et procureur du Diocèse de Sarh. Cette étape a été très importante car elle a permis une première rupture des enfants avec le milieu du marché, la mangueraie étant située à 6 kilomètres de Sarh. Les enfants (à cette époque une dizaine) ont expérimenté pour la première fois une vie en communauté, avec en même temps un travail qui leur était confié, et dont ils se sont très bien acquittés. Nous (les coopérants DCC de Sarh) remercions avec insistance Alphonso de nous avoir offert cette opportunité, mais aussi pour tout ce qu'il a fait pour nous par la suite.
Au même moment, nous achetons un terrain d'un peu moins d'un hectare,,sur la commune de Balimba, petit village à la sortie de Sarh (3 kilomètres du centre de Sarh). En mars 1997, nous entaillons la construction de trois cases en briques cuites et toit en paille, qui vont accueillir les enfants à partir d'avril c'est-à-dire à la fin de la saison des mangues.
Nous allons alors bénéficier d'une aide de la Coopération Française de 8.800.000 FCFA (88.000 FF), qui va nous permettre de financer la quasi totalité de l'investissement du centre nécessaire à son fonctionnement.
C'est à ce moment que l'association est reconnue officiellement par l'état tchadien, condition indispensable pour pouvoir prétendre à cette aide.
Les bases du centre de l'A.A.E.R.M.C., les JARDINS DE BALIMBA, sont alors posées. Les responsabilités d'Emmanuel augmentant, la présence d'un deuxième animateur apparaît alors nécessaire pour l'aider à s'occuper des enfants. Il choisira son cousin, Alfred BEOTOM pour le seconder dans son travail.
Gaël GIRAUD finit son contrat en juin 1997, et c'est Stéphane DI LUZIO, travaillant aussi au L-CCL, qui va venir nous aider à partir de septembre 1997.
Jusqu'en juin 1999, Laurent, Stéphane et Pierre, avec les conseils de Vincent DEFRANCQ, d'Antoine SENTIS et de Davy VEZIN, vont gérer l'argent alloué par la Coopération Française pour la construction du centre et l'acquisition du matériel de fonctionnement, mais aussi, et ce sera le plus gros du travail, préparer la relève de la direction de l'association en vue du départ définitif des coopérants DCC du L-CCL (prévue pour juin 1999).


Comment les enfants arrivent-ils au centre?
Après les premiers (environ dix), qui ont été recrutés directement sur le marché par Emmanuel et Gaël, beaucoup sont arrivés après avoir entendu parler du centre par leurs amis déjà avec nous. Certains nous ont été confiés directement par des familles. Nous en avons ramené d'autres du marché de Koumra, en voiture. A chaque fois, nous prenons soin de vérifier que ce sont bien des enfants de la rue. Pour cela, le témoignage des premiers arrivés qui connaissent bien le milieu du marché nous est très utile. Nous faisons également en sorte que la famille de l'enfant ou, à défaut, les autorités locales, soient au courant de l'arrivée de l'enfant au centre. Il est important que les animateurs gardent un contact avec les enfants qui sont toujours sur le marché, un travail que font régulièrement Emmanuel et Alfred.


Que voulons-nous faire pour les enfants?
Le premier objectif est évidement de les sortir du milieu très violent dans lequel ils (sur)vivent, de leur offrir un minimum d'hygiène, de nourriture, de sécurité et de convivialité. Les enfants vivent, mangent et dorment au centre.
Ensuite, le but est de leur offrir une formation à la fois sur le plan scolaire (la plupart des enfants ne parlant pas français à leur arrivée) et en agriculture, pour leur permettre une réinsertion plus rapide dans le tissu social, que ce soit dans les écoles de Sarh, pour ceux qui ne sont pas trop vieux, ou dans le milieu professionnel, dans le cadre d'apprentissage chez des artisans du quartier (menuisier, forgeron, maçon, couturier, mécanicien, ...), pour les autres. Sur le plan scolaire, un instituteur, salarié de l'association, vient trois heures par jour, six jours par semaine, (re)mettre à niveau les enfants en français (oral, écrit, lecture) comme en mathématiques, en vue de leur (ré) insertion dans le cursus scolaire normal. Même si cette réinsertion parait compromise pour les moins jeunes, cela permet cependant de leur faire acquérir le minimum de bases en français et en calcul, afin de pouvoir ensuite envisager un quelconque apprentissage.
Sur le plan agricole, les activités ne manquent pas non plus. Toute l'année, les enfants s'occupent de "planches" de jardin (salades, tomates, carottes, ngombo et autres légumes locaux). L'association possède aussi sept bovins, plusieurs poules et canards, ce qui permet d'initier les enfants aux différentes techniques d'élevage. Enfin nous avons acheté un champ de cinq hectares permettant la culture de mil pendant la saison des pluies. Toutes ces activités, outre le fait d'initier les enfants à l'agriculture, ont également pour but de générer des ressources financières pour le centre, ou du moins, d'en diminuer le coût de fonctionnement. En même temps, l'enfant participe à la vie de communauté du centre. En effet, les enfants sont responsables de la totalité de son fonctionnement pratique: nettoyage du centre, arrosage des arbres, lessive, repassage, ramassage du bois, aller faire le marché, préparer le repas, faire la vaisselle. Ils peuvent ainsi se réhabituer à vivre dans un cadre où il faut respecter des règles de vie, et où ils doivent accomplir chaque jour les tâches de la vie quotidienne. Cela contribue efficacement à leur re-socialisation. Nous n'avons pas réussi à faire réintégrer sa famille par un enfant, ceci pour diverses raisons. La rupture est souvent trop avancée pour pouvoir réamorcer un dialogue constructif entre l'enfant et la famille, les animateurs ne sont pas toujours au courant des raisons profondes du départ des enfants, mais aussi, les enfants ne sont que rarement assurés de retrouver un niveau de vie équivalent dans leur famille, comparé à celui du centre, même si celui-ci reste modeste. (Pour plus de détails concernant l'organisation quotidienne de la vie des enfants au centre, lire le bilan de l'année 1998-1999). tchad,Tchad,enfant,enfants,défavorisé,adolescent,enfance,pauvreté,association,humanitaire,rue,chari,Chari,aide, assistance,démuni,développement,afrique,Afrique,éducation,orphelin,drogue,drogué, insertion,Sarh,sarh,pauvre,rue,ONG,ong,organisation,coopération tchad,Tchad,enfant,enfants,défavorisé,adolescent,enfance,pauvreté,association,humanitaire,rue,chari,Chari,aide, assistance,démuni,développement,afrique,Afrique,éducation,orphelin,drogue,drogué, insertion,Sarh,sarh,pauvre,rue,ONG,ong,organisation,coopération