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Au printemps de l'année 1984 , après des années de règne et à la demande de sa belle-fille, Khomeiny devient un autre homme
Sa belle-fille Fati, qui voulait étudier la philosophie, vint le voir afin de trouver des réponses à ses questions. Il lui répondit par deux strophes :
Fati, toi qui veux étudier la philosophie dont tu ne connais que les trois lettres F, L et S,
J'espère que grâce à Dieu tu pourras te sauver de la philosophie."
Fati, dont ces paroles ont excité la curiosité, lui demande d'autres poèmes. Bientôt elle reçoit ces quatre vers :
" Fati, il faut partir vers l'ami,
Il faut s'oublier,
Chaque être qui t'attire est un diable sur ton chemin,
Tu dois t'en méfier, et le fuir."
C'est à partir de ce moment-là que Khomeiny commence à écrire des poèmes.
Les premiers sont tous dédiés à Fati. Dans ceux-là, il lui recommande de ne pas faire confiance à n'importe qui, lui déconseille l'étude de la philosophie car c'est, lui dit-il, un des domaines du Mal.
Nous ne nous attarderons pas sur ce sujet, car ce qui touche à la femme peut être choquant pour les Ayatollahs. Mais il est sûr et certain que Khomeiny portait un amour démesuré à sa belle-fille, au point de devenir poète à quatre-vingts ans !
Khomeiny a rencontré Fati alors qu'il était en Irak et son fils en Iran. Il l'a vue en premier, avec sa famille, et les a trouvés tous si beaux qu'il n'a pas pu résister à la tentation de prendre une femme pour son fils dans cette famille.
Il a obtenu sa main sans consulter son fils Ahmad à qui il a imposé ce choix et le mariage a été fait par téléphone...
Quand Khomeiny a été hospitalisé à son domicile, sa principale infirmière était Fati. Pour la voir, il a autorisé les femmes de sa famille à circuler sans tchador, dans sa maison uniquement :
Est-ce que tu sais que je suis fou de toi ?
C'est moi qui peux te donner de la valeur,
Les autres Mollahs vont cacher le visage d'un amour
Mais moi qui suis fou de toi, j'enlève le rideau qui est sur ton visage.
Enlève ton voile pour ce vieux qui va mourir,
Jusqu'à ma mort je resterai amoureux de ta vue."
Il est connu que les Ayatollahs islamiques n'interdisent pas le mariage. Mais l'amour et le désir physique sont des sujets extrêmement tabous. Or, en s'adressant à sa belle-fille, Khomeiny parle beaucoup d'amour et souvent de désir :
" Si tu es intelligente, tu ne seras jamais saoule.
Caresse-moi, et fais-moi boire dans ta coupe."
"Tous les amis ont voyagé vers la Mecque,
Qu'ils crient pour moi que je suis un pêcheur du désir."
"Je suis FARHAD et j'ai le feu de l'amour de SHIRIN,
J'espère que je rencontrerai l'amour éternel."
Bien sûr, quand la famille de Khomeiny a publié ce recueil, elle a justifié ces paroles en disant qu'elles étaient adressées à Dieu. ... Pourtant Khomeiny a commencé à écrire à la demande de sa belle-fille et lui a dédié quasiment tous ses poèmes.
L'idée d'un amour divin paraît-elle vraisemblable, surtout de la part d'un homme qui a passé sa vie à s'occuper de Dieu et qui, n'ayant probablement pas eu le temps de lui écrire des grâces avant ses quatre-vingts ans, aurait senti un relent d'amour soudain et tardif ?
De surcroît, pour pouvoir exprimer son amour et le contenter, Khomeiny renonce dans le même ouvrage à toutes les idées religieuses et philosophiques qu'il avait soutenues et enseignées pendant plus d'un demi-siècle. C'est là notre deuxième sujet.
Après onze ans de pouvoir islamique, cette personne qui a créé le gouvernement islamique et qui a proné l'enseignement de l'Islam "catholique" pendant plus de cinquante ans renonce subitement, par amour pour sa belle-fille, à ses idées et en arrive à dire :
" Mon sommeil est une torture infernale
Et le Diable le hante sans cesse."
Il se compare au grand criminel arabe HADJADJ.
En automne 1986, il révèle dans une lettre à sa belle-fille :
Quand j'étais jeune, énergique et actif, par la corruption du Diable et de sa soeur l'égoïsme, j'ai passé mon temps à m'occuper de paroles qui ne m'ont rien apporté, ni maintenant, ni jamais. Ce que j'ai appris ne m'a jamais servi à rien.
J'ai oublié tout pour ne m'occuper que de quelques livres qui sont en fait bons à être jetés et qui n'avaient de Sciences humaines, de Théologie et de Vérité sur la philosophie que le titre."
Khomeiny veut parler ici de trois grands ouvrages qui ont été pendant des siècles des livres-référence pour les Ayatolahs, islamistes "catholiques" ou "orthodoxes" :
- L' "ASFAR ARBAEH",
- Le "FOTOUHAT" et
- Le "FOSSUS ALHAKAM".
Il conseille à sa belle-fille de laisser à d'autres l'étude de la philosophie et de la théologie. Il la met en garde de la manière suivante :
"Un jour tu vas te retrouver très loin de la caravane des amoureux.... et tu porteras le lourd désespoir de ce qui n'a pas été. Ecoute-moi bien si tu ne veux pas tomber dans le piège du Diable : j'y suis tombé, moi, j'y ai passé tout ce temps et aujourd'hui je vis avec une douleur infernale, le Diable qui est en moi ne me laisse pas de répit et je crains qu'il ne m'assène le dernier coup".
Donc, à sa dernière heure, Khomeiny confesse que tout ce qu'il a fait, sa politique, son enseignement et ses études étaient des pièges diaboliques.
Le courage, malheureusement, lui a manqué pour avouer publiquement ses erreurs avant de mourir - heureusement, il nous reste ses écrits faits pour sa belle-fille !!
Alors, les gens attirés actuellement par les théories de Khomeiny doivent prendre le temps de réfléchir à cet ultime regret, à ce testament d'un homme qui renonce à tout.
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