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C'est
en l'honneur de cette dernière classe qu'il avait mis ses beaux habits du
dimanche, et maintenant je comprenais pourquoi ces vieux du village étaient
venus s'asseoir au bout de la salle. Cela semblait dire qu'ils regrettaient de
ne pas y être venus plus souvent, à cette école. C'était aussi comme une façon
de remercier notre maître de quarante ans de bons services, et de rendre leurs
devoirs à la patrie qui s'en allait...
Alphonse Daudet - Les
contes du lundi  |
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Alourdis
par la fatigue, les nuits passées, les uniformes pleins d'eau, ils se serrent
les uns contre les autres pour se réchauffer, pour se soutenir. Il y en a qui
dorment tout debout, appuyés au sac d'un voisin, et la lassitude, les privations
se voient mieux sur ces visages détendus, abandonnés dans le sommeil. La pluie,
la boue, pas de feu, pas de soupe, un ciel bas et noir, l'ennemi qu'on sent
tout autour. C'est lugubre...
Alphonse Daudet - Les
contes du lundi  |
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D'habitude,
sitôt la forge éteinte, le soleil couché, il s'asseyait sur un banc devant sa
porte pour savourer cette bonne lassitude que donne le poids du travail et de
la chaude journée, et, avant de renvoyer les apprentis, il buvait avec eux
quelques longs coups de bière fraîche en regardant la sortie des fabriques.
Mais, ce soir-là, le bonhomme resta dans sa forge jusqu'au moment de se mettre
à table ; et encore y vint-il comme à regret.
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