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L'ARENE DES HUMEURS BARCLAY |
Où est-ce que t'es né ? Qui t'as dépanné ?
Contrôle de police aux dirty faces, aux basanés.
Faut pas lésiner, à moi les gros nez,
A moi tous les falsificateurs d'idendité.
Il n'y a plus personne ! C'est vraiment la zone !
Qui va lessiver les colorés de l'hexagone ?
Les frileux, les tâches ? Qui va bouger ?
A nous les malgaches ! Tous les camés !
Les couleurs pistaches ! Tous les reggaes !
Scalper tous les apaches,
Tout c'qui tache et les malgaches
Et du tac au tac des matraques pour les Kanaks !
Quand vas-y je fouille ça bafouille.
Tiens ! C'est un crouille !
Be bop - bô bô bô
Be bop - bô bô bô
Be bop - bô bô bô
Be bop - bô bô bô
Où est-ce que t'es né ?
Be bop - bô bô bô...
Contrôle de police aux dirty faces, aux basanés.
Contrôle de police aux dirty faces, aux basanés.
A moi tous les falsificateurs d'idendité.
A moi tous les falsificateurs d'idendité.
Où est-ce que t'es né ? Et qui t'as dépanné ?
La France est fanée, et qui vas dépanner ?
Où est-ce que t'es né ? Et qui t'as dépanné ?
A moi tous les, à moi tous les ...
A moi tous les, à moi tous les ...
A moi tous les, à moi tous les ... A moi tous les falsificateurs !
Be bop - bô bô bô...
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LE BRUIT ET L'ODEUR BARCLAY |
Y'a les arnaqueurs, ils sont là rue Saint
Rome
Tu sais les revendeurs de la frippe nippone
Et les Taverniti, les Naf-Naf et l'arôme
Des vendeuse aux aguets
Les bas sur le pallier, prêtes à dévaliser
Prêtes a tout pour fourguer la marchandise au rabais
C'est la rue interdite au petit portefeuille
Si t'es pas bien fringué, t'es triqué à
l'accueil
Les mémés mon cher Claude sont désormais
en deuil
Elles te flinguent au néon, les vendeuses en jupon
Si t'entres t'es marron et cali cali, cali cali, cali cali, caleçon
Y'a tout ceux qui croient
Qu'ici la cuisine est un rite
Le Zebda catapulte, catapulte
Y'a pas de cassoulet non pas dans toutes les marmites
Non s'il vous plait pas d'insultes
Mais les milliers de restos
Sont remplacés aussitot par des milliers de Mac Do
Moi, dans mon quartier, dans ma cité
C'est épicé, et moi j'aime ça
Je butine, mes racines, sont latines, et de bien au delà
J'ai dans l'idée, qu'on peut aimer
Et la violette et l'odeur du tajine au naseau
Même l'espoir, qu'on peut avoir
L'accent du canal sans porter les mêmes drapeaux
Toulouse, c'est la ville rose
Toulouse, de plus en plus rose
Toulouse, c'est la ville toz
Toulouse on t'explose
Y'a la rue qui douille con
La rue des magouilles con
La rue qui te dépouille con
C'est la rue des fastes
La rue qui te démasque
Et là tu casques, tu casques
Y'avait le scalp et son action sanitaire et sociale
Les réfugiés anarco-espagnols assimilés
Il reste les heureux bosseurs de l'aérospatiale
Le dimanche ils sont cleans, le matin un jogging, l 'après
midi en jeans
On déjeune, on disserte sur la démocratie en Chine
Le Zebda vous confirme qu'ici y'a moins de briques
rouges
Et la Garonne a tari et quand il pleut, "il pleut"
Le ciel bascule dans le gris, j'efface les ragots des monsieur
météo
De Cabrol à Gillot, si j'étais paysan moi je leur
aurait fait la peau
Nous vivons de raï, de rock et de musette
A la périphérie des succès cathodiques
On assume le puple qui vient faire sa fête
Sur des hymnes romantiques, ils tortillent du slip
Ca manque de pratique, il faut qu'on leur explique
Toulouse, c'est la ville rose
Toulouse, de plus en plus rose
Toulouse, c'est la ville toz
Toulouse on t'explose
Ne pensons pas qu'à Toulouse toutes les
villes ont leur loose
Ne pensons pas qu'à, la région PACA
Qui a ses "yaka" et pourquoi pas les cités
J'suis tombé par terre, c'est pas la faute
à Voltaire
Le nez dans le ruisseau y'avait pas Dolto
Si y'a pas plus d'anges dans le ciel et sur la
terre
Pourquoi faut il qu'on crève dans le ghetto ?
Plutôt que d'être issu d'un peuple
qui a trop souffert
J'aime mieux élaborer une thèse
Qui est de pas laisser à ces messieurs qui légifèrent
Le soin de me balancer des ancêtres
On a beau être né rive gauche de
la Garonne
Converser avec l'accent des cigales
Ils sont pas des kilos, dans la cité Gascogne
A faire qu'elle ne soit pas qu'une escale
On peut mourrir au front et faire toutes les
guerres
Et pour défendre un si joli drapeau il en faut toujours
plus
Pourtant y'a un hommage à faire à ceux tombés
à Montécassino
Le bruit et l'odeur, le bruit et l'odeur, le bruit du marteau piqueur
La peur est assassine alors c'est vrai je pénalise
Ceux qui flinguent les mômes qu'ont pas la pelouse en bas
Je suis un rêveur et pourtant ami j'analyse
Je suis un érudit et je vous dis : je suis serbo-croate
et musulman voilà le hic
Un prêtre polonais républicain et laïque
Et si certains regrettent de pas être noir de peau
Je n'ai qu'une réponse les gars vous avez du pot
L'égalité mes frères n'existe que dans les
rêves
Mais je n'abdique pas pour autant
Si la peur est un bras qui nous soulève
Elle nous décime j'en ai peur pour la nuit des temps
Elle aime Noah mais faut qu'y gagne les tournois
Elle aime Boli mais n'a jamais rien aboli
Le bruit et l'odeur, le bruit et l'odeur, le bruit du marteau piqueur
Qui a construit cette route ?
Qui a bâti cette ville et qui l'habites pas ?
A ceux qui se plaignent du bruit,
A ceux qui condamnent l'odeur je me présente :
Je m'appelle Larbi, Mamadou Juan et faîtes place
Guido, Henri, Chino Ali je ne suis pas de glace
Une voix m'a dit "marathon" cherche la lumière
D'en bas j'ai puisé un combat, la bonne affaire
J'en ai bavé de la peur que j'ai lu dans
les yeux
De ceux qui ont rien et qui le croient précieux
Quand j'ai compris la loi, j'ai compris ma défaite
Intégrez vous disait elle, c'était chose faite
Le bruit et l'odeur, le bruit et l'odeur, le
bruit du marteau piqueur
Le bruit et l'odeur, le bruit et l'odeur, le bruit du marteau
piqueur
Le bruit du marteau piqueur dans tes oreilles
Tu finis ta vie, dans ta tête bourdonnent
les abeilles
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ESSENCE ORDINAIRE BARCLAY |
Je crois que ça va pas être possible
Voici ce que je vous propose comme entrée
Je fais des fixations devant les portes d'entrée
Pas n'importe lequelles, surtout les bien gardées
Avec 100 kilos de muscles à la clef
Devant trop de barbaque c'est vrai je fais des
rejets
Et je peux dire que je maîtrise le sujet
Les portes je connais, j'en ouvre tous les jours
Mais j'en ai vu claquer plus souvent qu'à mon tour
Je vous fais un topo sur l'acceuil à l'entrée
des boites
"Veuillez entrer monsieur, votre présence
nous flatte"
Non je plaisante car ça se passe pas ainsi
Devant les boites, moi je suis toujours à
la merci
D'un imbécile à qui je sers de
cible et qui me dit :
Je crois que ça va pas être possible, pas être possible, pas être possible
J'ai pas fini, voici mon plat de résistance
Comme tout un chacun j'ai bossé pour ma pitance
Et histoire de vivre convenablement
Je me suis mis à la recherche d'un appartement
J'ai bichonné un excellent curriculum
vitae
Couleur et Macintosh enfin toute la qualité
En prime : irréprochable situation morale
Et même quelques feuilles de salaire, la totale
Vas y Dieudo, fais leur le proprio
"C'est un honneur pour moi, je vais vous
montrer le patio"
Non je plaisante car ça s'est pas passé ainsi
Quand il m'a vu, j'ai vu que tout c'est obscurci
A t-il senti que je ne lisais pas la bible et il m'a dit :
Je crois que ça va pas être possible, pas être possible, pas être possible
Le bonheur étant toujours pour demain
J'ai placé quelques thunes pour un petit
jardin
Un petit nid et balcon sur "la prairie des
filtres"
Avec piscine au bord de la Garonne, si si j'insiste
Mais ce putain de bonheur n'est jamais dans le
pré
J'ai appelé "le bon sens près de chez vous"
pour un prêt
Mais les banques, c'est les banques
Comment vous dire... Les mots me manquent
Enfin je vous fais le topo des grosses têtes
"Il vous manque des points pour compléter votre retraite
Vous devriez me semble t-il pour assurer les traites
Mettre à jour et un terme à l'ensemble de vos dettes"
Et puis, il a souri en me disant "c'est terrible, mais...
Je crois que ça va pas être possible, pas être possible, pas être possible
Mais je lâcherai pas l'affaire, cousins,
cousines
J'ai la patate à faire peur à la pile alcaline
Et je ferai pas comme celui qui
Va prendre un billet dans... La chaleur de la nuit
Et je sais tous les noms d'oiseaux dont on nous
traite
Et un jour je sais bien que c'est qu'on fera la fête
A tous ces gens qui vivent dans les autres sphères
Je vais les inviter à mon joyeux anniversaire
Et là plus de "qu'est ce qui fait
? qu'est ce qui l'a ?"
De rebelote "qui c'est celui là ?"
Et à toutes ces tâches qui vous jugent à
la figure
Je leur ferai une justice avec les chaussures
Quand ils voudront sortir, là, ce sera terrible, je leur
dirai
Je crois que ça va pas être possible, pas être possible, pas être possible
Tout semble si apaisé dans ma ville
Si je sui fou, que cache cet asile ?
Ces Africaines aux cheveux lisses
Qui malgré tout l'avaient faite métisse
Tous ces sourires qui coulent à flots
Et tant de bourses à boire des chocolats chauds
Tous ces enfants à qui il ne manque rien
Et les terrasses qui ont fait le plein
Je suis fracas quand la foule est tranquille
Et toi tu sembles si apaisée ma ville
Mais n'attends pas qu'ils reviennent
Même s'ils n'ont pas d'armes tu vois
N'attends pas qu'ils reviennent
Ils ont pris quatre villes déjà
N'attends pas qu'ils nous tiennent
Même s'ils n'ont pas d'armes ils sont là
N'attends pas qu'ils reviennent
Y manque que le sable et le soleil couchant
Y manque que la mer y'a déjà les marchands
Y'a même un peu de vent qui fouette
Et les pigeons qui font semblant d'être des mouettes
Des jambes nues et des cuisses croisées
Comme un certain l'a écrit, "la Nausée"
Tous ces goûters à vous dégouter
du bonheur
A pas aimer, qu'il soit bientôt quatre
heures
Je suis fracas quand la foule est tranquille
Et toi tu sembles si apaisée ma ville
Mais n'attends pas qu'ils reviennent
Même s'ils n'ont pas d'armes tu vois
N'attends pas qu'ils reviennent
Ils ont pris quatre villes déjà
N'attends pas qu'ils nous tiennent
Même s'ils n'ont pas d'armes ils sont là
N'attends pas qu'ils reviennent
Tout semble si apaisé dans ma ville
Mais j'y crois pas, tout ça c'est trop facile
Toutes les villes se prennent avec des mots
Y'a toujours une mopitié pour dire bravo
C'es pas la guerre, c'est dépassé
On me dit : "c'est qu'un mauvais moment à passer"
En tout cas si je lâche mon lasso
Ils seront à la porte de mon ghetto
Comme à Toulon, Orange ou Marignane
Mais je m'en fous, ici on aime la castagne
Mais n'attends pas qu'ils reviennent
Même s'ils n'ont pas d'armes tu vois
N'attends pas qu'ils reviennent
Ils ont pris quatre villes déjà
N'attends pas qu'ils nous tiennent
Même s'ils n'ont pas d'armes ils sont là
N'attends pas qu'ils reviennent
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AUX SUIVANTS BARCLAY |
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendre
Oui, not' Monsieur oui not' bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux yeux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui not' bon Maître oui not' Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelques sabreurs
Qui exigeaient du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui not' bon Maître
Couvert de prêtres oui not' Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?