rapport panyarachun onu paix et sécurité

paix et sécurité - rapport Panyarachun - essai de synthèse - 12 2004 -  http://membres.lycos.fr/afnulorraine


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ONU XXI PAIX et SECURITE quelques enseignements du Rapport Panyarachun

 ONU XXI ONG quelques enseignements du Rapport Cardoso

ONU OIT XXI SOCIAL Mondialisation juste

ONU XXI DEV quelques enseignements du Rapport Sachs


Essai de Synthèse d’extraits du rapport  ( ne suivant pas toujours le plan de l'ouvrage) 

 

 

 ONU PAIX et SECURITE - Essai de synthèse - Grandes lignes du

Rapport Panyarachun - Un monde plus sûr : notre affaire à tous

Rapport du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement

 

rapport intégral : http://www.un.org/french/secureworld/ 

reprise des parties plus développée : Rapport Panyarachun II

 

PLAN

Kofi Annan

INTRODUCTION 

Première partie -  Vers un nouveau consensus sur la sécurité

introduction

A         I°)     Nous n'avons pas encore pris toute la mesure des conséquences de ces changements

A         2°)    Les Défis

conclusion

 

Deuxième partie - La sécurité collective et le défi de la prévention

introduction

B         1°) Le Conseil de sécurité 

B         2°) L'Organisation des Nations Unies 

B              a)    Les évolutions du système

B         3°) Les Menaces

B              a)   Les menaces d'ordre économique et social

B              b)   La menace de conflits - entre États -  internes - armes  

B              c)   Le Terrorisme

B              d)   La criminalité transnationale organisée - la corruption

B         4°)  Une stratégie globale

B              a) prendre d'urgence des mesures préventives # autres mesures

 

Troisième partie - Sécurité collective et usage de la force

introduction

C           1°) Que se passe-t-il en cas d’échec de la prévention pacifique?

C                a)  principes devant régir l'usage de la force 

C                b)  Il s'agit de travailler de l'intérieur pour l'améliorer

C                c) Moyens d'imposition de la paix et de maintien de la paix  

C            2°) Consolidation de la paix au lendemain de conflits # une action concertée #

 

Quatrième partie - Une Organisation plus efficace pour le XXIe siècle

 

D        1°) Les faiblesses institutionnelles dans les dispositifs d’intervention actuels face aux menaces 

D        2°)  Les recommandations

D             a)  une des priorités de l'Organisation # le renforcement de ses capacités 

D             b) le couple contribution - participation - article 23

D             c) mécanismes institutionnels d'ordre économique et social

D             d) le Conseil de sécurité

D             e) La Commission de consolidation de la paix

D             f) la protection des droits de l'homme  

D             g) Le secrétariat

 

CONCLUSION

la Charte demeure une solide base juridique et offre de bons principes d'action

 

 

 

 

                                                                                                                                                                2 décembre 2004  -  Assemblée générale  -  Note du Secrétaire général


 

"# Je souscris sans réserve à sa thèse … d’une sécurité collective à vocation plus étendue et globale

 

selon le Groupe, les menaces actuelles contre notre sécurité sont interdépendantes

 

# les problèmes que sont le terrorisme, les guerres civiles ou la misère ne peuvent être envisagés indépendamment les uns des autres

 

nos institutions devant dépasser leurs préoccupations étroites pour appréhender dans la concertation tout l’éventail des questions qui se posent à  nous

 

# la lutte contre les menaces d’aujourd’hui doit être au premier chef l’affaire d’États compétents et responsables #

 

# le Groupe propose de créer un nouvel organe intergouvernemental, la Commission de consolidation de la paix

 

 J’espère non seulement que cette commission aiderait les États à passer de l’après-conflit à la reconstruction et au développement à long terme, mais aussi qu’elle pourrait répondre à la demande des États Membres qui souhaiteraient renforcer leurs propres capacités

 

La nécessité de débattre et d’agir

 

# le fait qu’en tant qu’organisation nous avancerons ou non vers une réponse aux menaces de l’heure, et comment, dépendra de la manière dont nous pourrons nous accorder sur les normes et règles devant régir le recours à la force

 

Un des éléments critiques de tout système de sécurité collective est l’existence d’un Secrétariat compétent et efficace, doté des moyens voulus et organisé de manière adaptée aux défis qui se posent

 

 

 

 

Rapport Panyarachun - Un monde plus sûr : notre affaire à tous

Essai de synthèse d'extraits du rapport  - Grandes lignes

 

INTRODUCTION des Parties

 

C’est à ce que nous cherchons à défendre que l’on reconnaît nos valeurs

 

La Charte des Nations Unies défend tous les États, non pas parce que l’État est bon en soi, mais parce qu’il est nécessaire pour assurer la dignité, la justice, la valeur et la sécurité de ses citoyens

 

# ces valeurs # devraient # être au centre de tout système de sécurité collective au XXIe siècle # en assignant solidairement ces responsabilités de tous les États aux institutions internationales, ainsi qu’à leurs dirigeants


 

# les pères fondateurs de l'Organisation des Nations Unies, # avaient compris, … que la sécurité est inséparable du développement économique et de la liberté

 

aucun maillon faible 

 

# renforcer les mécanismes de sécurité collective # réduire la pauvreté # combattre les extrémismes # enrayer les maladies infectieuses  # prévenir le grand terrorisme # lutter contre la criminalité organisée # 

 

Le développement a une vocation multiple # Il sert à lutter contre la pauvreté, les maladies infectieuses et la dégradation de l’environnement, #

 

Il joue un rôle décisif # pour prévenir ou inverser la fragilisation de l’État, 

# stratégie à long terme visant à prévenir la guerre civile et à priver le terrorisme et la criminalité organisée d’un terreau


Un système de sécurité collective ne peut être pris au sérieux que dans la mesure où il assure la sécurité de tous

 

Mais # le problème est aussi d'ordre pratique # il faut déployer des moyens militaires considérables


 

Nombreux sont ceux pour qui la sécurité collective, telle qu’elle apparaît aujourd’hui, n’est qu’un système de protection des riches et des puissants, d’où l’énorme difficulté à mettre en place un système de sécurité collective

 


 

Première partie  -  Vers un nouveau consensus sur la sécurité


A INTRODUCTION

 

L’Organisation des Nations Unies a été créée en 1945 avant tout pour « préserver les générations futures du fléau de la guerre » – pour garantir que les horreurs commises pendant les deux Guerres mondiales ne se répètent pas

 

L'Organisation a réduit les risques de guerres entre États et favorisé la paix de plusieurs manières, notamment - l'invention du maintien de la paix

- l'activité diplomatique de son Secrétaire général

- le règlement de différends devant la Cour internationale de Justice

- la vive réprobation des guerres d'agression 

- le Conseil de sécurité # faisant une lecture extensive des menaces contre la paix et la sécurité internationales

 


AI°)     # Nous n'avons pas encore pris toute la mesure des conséquences de ces changements #


 

Soixante ans plus tard, nous ne savons que trop bien que, loin de se limiter 

 

- aux guerres d’agression menées par des États, 

 

les plus graves dangers qui menacent aujourd’hui notre sécurité, et qui continueront de la menacer dans les décennies à venir, ont également nom 

 

- la pauvreté, les maladies infectieuses et 

- la dégradation de l’environnement

- les guerres civiles et les violences à l’intérieur des États, 

- la prolifération et le risque d’usage des armes nucléaires, radiologiques, chimiques et biologiques, 

- le terrorisme, et la criminalité transnationale organisée

 


# certains … États risquent de sombrer sous le poids conjugué de la pauvreté et du VIH/sida

# La nouvelle menace que constitue la criminalité transnationale organisée fragilise l'état de droit à l'intérieur des pays et par delà les frontières

# Les groupes terroristes internationaux sont attirés par les États faibles


A2°)    Les Défis


 

# Le principal défi en ce début de XXIe siècle est de parvenir à une nouvelle conception de la sécurité collective, plus large et combinant tous ces éléments  

 

# On aurait tort de penser que tous les États seront toujours en mesure d’assumer leurs responsabilités, à savoir protéger leurs citoyens et ne pas nuire à leurs voisins

# L'inefficacité de la surveillance des frontières et du contrôle du transit par des États faibles facilite le trafic 

 

nous devons partir du fait que le premier intervenant devant les menaces, anciennes et nouvelles, qui nous guettent, reste l’État souverain

 

# Mais, au XXIe siècle plus encore qu’auparavant, aucun État ne peut se suffire à lui-même #

 


 

 # contradiction entre le principe de l'inviolabilité de la souveraineté nationale et le droit d'ingérence #

 

# un principe # l'État et la communauté internationale ont la responsabilité de protéger les civils contre les effets de la guerre et les violations des droits de l'homme # ne s'est pas encore imposé 

 

# protéger leurs populations et de s'abstenir de nuire à leurs voisins- # confier une partie de ces obligations à la communauté internationale # aiderait à mettre en place les moyens requis ou assurerait la protection nécessaire, selon le cas

 


A     CONCLUSION


Les menaces actuelles ne connaissent pas de frontières, elles sont liées entre elles, et elles nécessitent une action aux niveaux tant mondial et régional que national

# Les instruments de sécurité collective pâtissent souvent du non-respect de leurs dispositions, du manque de rigueur des mesures de suivi et de vérification et du défaut de moyens de coercition #

# L'alerte rapide n'a d'intérêt que si elle donne lieu à des mesures rapides de prévention # Le suivi et la vérification ne sont efficaces qu'adossés à des mesures coercitives #

 

En clair, pour qu’il y ait sécurité collective, il faut que tout le monde s’accorde sur ce qui constitue une menace, faute de quoi l’individualisme et la méfiance seront la règle et il n’y aura pas de coopération pour la recherche du bien commun de l’humanité à long terme  


Deuxième partie La sécurité collective et le défi de la prévention

 


INTRODUCTION

 

Tout événement ou phénomène meurtrier ou qui compromet la survie et sape les fondements de l’État en tant qu’élément de base du système international constitue une menace contre la sécurité internationale

 


 six catégories de menaces

 

d’ordre économique et social pauvreté, maladies infectieuses, dégradation de l’environnement, etc

conflits entre États

conflits internes guerres civiles, génocide et autres atrocités, etc

armes nucléaires, radiologiques, chimiques et biologiques

terrorisme

criminalité transnationale organisée


 

avant tout # faire en sorte que les menaces lointaines ne deviennent pas imminentes et que les menaces imminentes ne se concrétisent pas

 

À cette fin, il faudra  

 

# se doter d’un cadre d’action préventive qui permette d’appréhender toutes ces menaces

 

 

l’Organisation des Nations Unies n’a pas peu contribué à réduire ou atténuer ces menaces

 

# le crédit de ses succès et réalisations a été insuffisamment compté à l’Organisation #

 

On est donc autorisé à penser que l’Organisation saura s’adapter et faire face aux nouveaux défis de ce siècle

 


B1°)     Le Conseil de sécurité 


# deux évolutions apparues dans les années 90 sont le signe d'une plus grande efficacité #

- utiliser les pouvoirs qu'il tire du Chapitre VII de la Charte, # L'emploi de la force sanctionné collectivement n'est peut-être pas encore la règle, mais ce n'est plus l'exception

- Deuxièmement, # on considère désormais que le Conseil doit être l'arbitre de l'usage de la force

 

# l'intérêt porté par le monde entier au débat montrent que la décision des États-Unis de saisir le Conseil de la question du recours à la force confirme non seulement la pertinence de la Charte des Nations Unies mais aussi sa prééminence  


B2°)    L'Organisation des Nations Unies 


 

# est la mieux placée pour définir des objectifs de développement communs 

 

# La Déclaration du Millénaire propose un ensemble d'objectifs et de critères ambitieux mais réalistes


# les objectifs du Millénaire pour le développement doivent occuper une place de choix dans les stratégies nationales et internationales de réduction de la pauvreté # 

# les engagements ne se sont pas traduits en ressources financières et en actions concrètes #

# Les nombreux pays donateurs qui ne consacrent toujours pas 0,7 % de leur produit national brut (PNB) à l'aide publique au développement # devraient se fixer une échéance pour y parvenir

 

 # Soixante-dix pour cent des pauvres vivent en milieu rural # Ils paient un très lourd tribut quand les pays développés imposent des barrières commerciales à l'importation de produits agricoles et subventionnent leurs exportations agricoles

 

Une des nouvelles tâches qui attend l'ONU est d'aider les États faibles # à gérer leurs ressources naturelles 


# L'ONU a moins bien réussi à prévenir les poussées de violence interne # les États Membres n'aimant guère internationaliser leurs problèmes intérieurs


La médiation n'a abouti à un règlement négocié des guerres civiles que dans 25 % des cas

 

# Lorsque la prévention échoue, 

il est impératif d'arrêter d'urgence les tueries et d'empêcher le retour de la guerre  

 

L'incapacité de l'ONU à mettre fin au nettoyage ethnique et au génocide est son échec le plus grave s'agissant de la défense de civils contre la violence 


B2°a)   les évolutions du système


# deux évolutions apparues dans les années 90 sont le signe d'une plus grande efficacité #

 

- utiliser les pouvoirs qu'il tire du Chapitre VII de la Charte, # L'emploi de la force sanctionné collectivement n'est peut-être pas encore la règle, mais ce n'est plus l'exception

 

- Deuxièmement, # on considère désormais que le Conseil doit être l'arbitre de l'usage de la force #

 


Le Conseil de sécurité devrait être prêt à user des pouvoirs qu'il tire du Statut de Rome pour saisir la Cour pénale internationale


Les États Membres devraient accélérer et conclure les négociations d'accords juridiquement contraignants sur le marquage et la localisation, ainsi que sur le courtage et le transfert des armes légères


créer un service doté de ressources adéquates qui soit capable de rassembler les travaux # sous la forme de rapports d'alerte rapide et de formuler des options stratégiques aux fins de prises de décisions

 

Le mieux # serait de renforcer le Cabinet du Secrétaire général en créant un poste de vice-secrétaire général à la paix et à la sécurité


# médiateurs # représentants spéciaux # expérimentés et connaissant bien le terrain, # pourraient contribuer # à la prévention # au règlement des conflits

 

# le déploiement de petits contingents de Casques bleus pour former les forces armées nationales peut grandement contribuer à la prévention

 

Un thème qui revient sans cesse est la nécessité pour tous les membres de la communauté internationale, pays développés comme pays en développement, de se montrer beaucoup plus disposés à fournir et à appuyer des moyens militaires déployables


Les sanctions # un outil indispensable, encore qu'imparfait # Elles représentent un moyen terme indispensable entre l'intervention armée et le discours

 

Des sanctions ciblées (embargos en matière de finances, de voyages, de transport aérien ou d'armes) servent à faire pression sur les dirigeants et les élites avec des conséquences négligeables sur le plan humanitaire, constituent la moins coûteuse des options et peuvent être taillées sur mesure

 

Les comités des sanctions devraient améliorer les procédures régissant les exemptions humanitaires et évaluer systématiquement les effets des sanctions sur le plan humanitaire


B3°) Les Menaces


B3°a)         Les menaces d'ordre économique et social


 

la pauvreté # Depuis 1990, # le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue a augmenté de plus de 100 millions # Partout dans le monde, la pauvreté frappe davantage les femmes et les enfants

 

les maladies infectieuses # délabrement des services de santé publique #  il reste beaucoup à faire pour rendre les médicaments - et pas seulement antituberculeux - plus abordables et accessibles # On peut se demander si la communauté internationale aurait réagi aussi lentement si le sida avait réduit l'espérance de vie de 30 ans ailleurs qu'en Afrique # 

 

Même lorsque des fonds sont disponibles # l'absence ou l'insuffisance de services sanitaires dans les zones les plus déshéritées de l'Afrique subsaharienne empêchent de gérer efficacement et durablement ces programmes

 

VIH/sida # il faudrait plus de10 milliards de dollars par an pour enrayer la pandémie #  Les dirigeants des pays touchés doivent mobiliser des ressources, allouer des fonds et associer la société civile et le secteur privé à la lutte contre la pandémie

 

changements climatiques # les pays modernes doivent réduire leur dépendance vis-à-vis des hydrocarbures et s'employer sérieusement à mettre au point des stratégies de développement sans incidence sur le climat # la protection de l'environnement à l'échelle mondiale manque de cohérence # 

 

# l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto # ne suffit pas à lui seul à régler le problème de la réduction des émissions de gaz à effet de serre #

 

insécurité alimentaire # dégradation de l'environnement # La perte de terres arables, la pénurie d'eau, la sur pêche, la déforestation et la dégradation des écosystèmes sont autant d'obstacles de taille à un développement durable # Les instances économiques et sociales mondiales ne sont pas du tout à la hauteur # 

L'action sectorielle en ordre dispersé des organisations internationales répond à celle des gouvernements 


 

# À l'heure actuelle, il n'existe aucune instance de haut niveau où dirigeants des grands pays industrialisés et des pays en développement puissent se retrouver régulièrement pour échanger des idées, débattre franchement des problèmes et rechercher ensemble des solutions # 

 

# Les réformes dans le domaine de la gouvernance et l'amélioration des perspectives commerciales ne suffiront pas # # où le développement pâtit d'infrastructures inadéquates, de rendements agricoles faibles, de maladies à l'état endémique et d'une dette extérieure paralysante


B3°b)   La menace de conflits - entre États internes - armes - mesures à prendre


# Les différends régionaux # De telles rivalités, qui favorisent l'accumulation d'armes classiques, détournent des ressources déjà limitées


# les différents internes # L'incapacité de l'ONU à mettre fin au nettoyage ethnique et au génocide est son échec le plus grave s'agissant de la défense de civils contre la violence


# Les armes 


# armes légères # et les mines terrestres # les efforts visant à réduire les importants stocks d'armes légères ont rarement dépassé le stade des déclarations d'intention

 

# nucléaires #de nombreux sites d'entreposage répartis de par le monde ne sont pas suffisamment sécurisés # 20 cas de détournement # plus de 200 cas de trafic de matière nucléaire ont été documentés au cours des10 dernières années 

 

le régime # est actuellement remis en question à cause du non-respect d'engagements, de la dénonciation ou de menaces de dénonciation du Traité # afin de se soustraire à ces engagements

 

# radiologiques # à base # de matière radioactive # dont il existe des millions de sources

 

# chimiques et biologiques # 6 000 usines chimiques # 70 000 tonnes métriques d'agents de guerre chimique déclarées # Biotechnologie #  D'innombrables # établissements # sont équipés pour produire des agents biologiques 


B3°c)  le Terrorisme


Le terrorisme s'en prend aux valeurs qui constituent l'essence même de la Charte des Nations Unies : respect des droits de l'homme; primauté du droit; règles de la guerre qui protègent les civils; tolérance entre les peuples et les nations; et règlement pacifique des conflits  

 

# Les attentats qui visent spécifiquement des civils innocents et des non-combattants doivent être condamnés sans équivoque par tous

 


# L'absence d'accord sur une définition claire et bien connue nuit à la position normative et morale contre le terrorisme et a terni l'image de l'ONU

 

# Qualifier de terrorisme " tout acte, 

outre les actes déjà visés dans les conventions en vigueur sur les différents aspects du terrorisme, les Conventions de Genève et la résolution 1566 (2004) du Conseil de sécurité, 

 

commis dans l'intention de causer la mort ou des blessures graves à des civils ou à des non combattants, qui a pour objet, par sa nature ou son contexte, d'intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte ou à s'abstenir de le faire "


 

# les efforts pour s'attaquer au problème du financement du terrorisme ont été insuffisant

# Le manquement aux obligations peut être une question de manque de volonté, mais il s'agit plus souvent d'un problème de manque de moyens


B3°d) La criminalité transnationale organisée - la corruption


 

# trafic de drogue # principale source de revenus des organisations # # rapporte chaque année entre 300 et 500 milliards de dollars 

 

La corruption tenace, le recours à la violence pour protéger des activités criminelles et les liens étroits entre les organisations criminelles et les élites politiques empêchent l'instauration de la primauté du droit et d'institutions publiques efficaces


insuffisance de la coopération entre États # faiblesse de la coordination entre organismes internationaux, et # manquement de nombreux États à leurs obligations

 

# Plus de la moitié des États Membres de l'ONU n'ont pas encore signé ou ratifié la Convention de 2000 des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et ses trois Protocoles et la Convention de 2003 des Nations Unies contre la corruption 

 

 # Les États Membres devraient signer et ratifier le Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants 

 

# les criminels sont motivés par l'appât du gain # La meilleure stratégie # consiste à l'empêcher de blanchir ses capitaux # secret bancaire # paradis financiers # Une convention internationale globale sur le blanchiment de capitaux visant à remédier à ces problèmes doit être négociée et approuvée par l'Assemblée générale


B4°)  une stratégie globale


 

# de # la nécessité impérieuse d'élaborer une stratégie globale de lutte contre le terrorisme s'attaquant à ses causes profondes et renforçant les États, la primauté du droit et les droits fondamentaux de la personne humaine  # qui intègre des mesures contraignantes tout en les dépassant

 


L'Organisation des Nations Unies doit parvenir au même niveau de rigueur normative concernant l'usage de la force par des agents non étatiques que pour l'usage de la force par les États

Le Conseil de sécurité joue un rôle important en comblant les lacunes de la stratégie de lutte antiterroriste

 Depuis le début des années 90, il cherche à affaiblir l'appui et à renforcer la résistance des États au terrorisme 

 

  Le Conseil de sécurité doit néanmoins agir avec prudence # l'absence d'examen ou de recours pour ceux dont le nom figure sur la liste soulèvent de sérieux problèmes de responsabilité


 

 L'Organisation des Nations Unies, sous l'impulsion de son Secrétaire général, devrait promouvoir cette stratégie # qui suppose :

 

a)      La dissuasion, l'inversion des causes ou des ferments du terrorisme, notamment par la promotion des droits sociaux et politiques, de la primauté du droit et de la réforme démocratique; la cessation des occupations et la prise en compte des grandes doléances politiques; la lutte contre la criminalité organisée; la réduction de la pauvreté et du chômage; et l'arrêt de l'effondrement des États # Toutes les stratégies examinées plus haut # présentent des avantages secondaires en contribuant à éliminer plusieurs causes ou ferments du terrorisme

 

b)       Actions de lutte contre l'extrémisme et l'intolérance, notamment par l'éducation et la promotion du débat public # nécessité de démarginaliser les femmes, de promouvoir la liberté politique et d'instaurer la primauté du droit et les libertés civiles

 

c)       Mise en place de meilleurs instruments de coopération mondiale contre le terrorisme, dans un cadre juridique respectueux des libertés civiles et des droits de l'homme, portant également sur le maintien de l'ordre, l'échange de renseignements # et contrôles financiers

 

d)       Renforcement des capacités de l'État afin d'empêcher le recrutement et les opérations de terroristes

 

e)       Contrôle des matières dangereuses et protection de la santé publique

 


B4°a)  prendre d'urgence des mesures préventives # autres mesures


 

# mesures à court terme pour se prémunir contre le risque d'utilisation d'armes nucléaires, radiologiques, chimiques et biologiques par des terroristes

 

 Il faut accorder la priorité au regroupement, à la protection et, si possible, à l'élimination des matières potentiellement dangereuses et à l'application de contrôles effectifs des exportations

 

# des moyens de défense biologique active sont la meilleure solution pour parer au risque d'attentat #  vaccinations # diagnostic rapide # quarantaine #  traitement

 

Toutefois, l'aide internationale au suivi, au dépistage et au traitement des maladies contagieuses fait actuellement défaut


 

# Les États dotés d'armes nucléaires devraient ... réaffirmer les engagements pris précédemment de ne pas faire usage d'armes nucléaires contre des États non dotés d'armes nucléaires

# il serait des plus utile que le Conseil de sécurité s'engage explicitement à prendre des mesures collectives en cas d'attaque nucléaire ou de menace d'attaque nucléaire contre un État non doté d'armes nucléaires

 

# aptitude du Conseil de sécurité à produire des informations crédibles #

# renforcer les liens entre l'AIEA et l'OIAC et le Conseil de sécurité

 

# L'AIEA a mis en place des règles d'inspection plus strictes dans le Modèle de protocole additionnel mais, à ce jour, un tiers seulement des États parties au Traité # ont ratifié ce protocole

# Ceux qui le dénoncent devraient être tenus responsables des violations commises alors qu'ils étaient encore parties au Traité

 

# tous les États dotés d'armes chimiques devraient accélérer la destruction échelonnée de tous les stocks d'armes chimiques d'ici à la date butoir convenue de 2012

 

# Les États parties à la Convention sur les armes biologiques ou à toxines devraient reprendre sans tarder les négociations sur un protocole de vérification crédible

 


Troisième partie - Sécurité collective et usage de la force

 


# Lorsque la prévention échoue, 

 il est impératif d'arrêter d'urgence les tueries et d'empêcher le retour de la guerre


INTRODUCTION

 

Le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies confère au Conseil de sécurité tous les 

pouvoirs nécessaires pour traiter de tous les types de menace contre la sécurité auxquels les États sont confrontés

# le Conseil de sécurité peut prendre ce type de mesure chaque fois qu'il considère que la paix et la sécurité internationales sont menacées

# Le Conseil pourrait bien devoir être prêt à se montrer beaucoup plus ferme sur ces questions en prenant des mesures plus résolues plus tôt que par le passé

 


depuis la fin de la guerre froide, on aspire de plus en plus à un régime international régi par les principes du droit

 

les États sont convenus que le génocide, qu'il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre, constitue un crime au regard du droit international qu'ils s'engagent à prévenir et réprimer

 

Depuis lors # Le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures ne saurait être invoqué #

 


# Nous envisageons ici les cas où une sécurité collective effective peut requérir l’appui de la force militaire #

 

C1°)  Que se passe-t-il en cas d’échec de la prévention pacifique?


 

# Dans tous les cas, nous estimons que la Charte des Nations Unies, bien comprise et bien appliquée, se révèle efficace :

# Il ne s’agit pas de chercher à remplacer le Conseil de sécurité en tant que source d’autorité, mais d’en améliorer le fonctionnement

 

# point n’est besoin d’élargir ou de réduire le champ d’application bien connu de l’Article 51, et le Chapitre VII confère au Conseil de sécurité tous les pouvoirs nécessaires pour traiter de tous types de menace  auxquels les États sont exposés

   


C1°a)  principes devant régir l'usage de la force 


# état de légitime défense par anticipation # préventivement ?

Sans doute certains États estimeront-ils toujours qu'ils ont l'obligation envers leurs citoyens ainsi que la capacité de faire tout ce qu'ils estiment devoir faire, sans s'embarrasser des contraintes de la procédure collective du Conseil de sécurité

Nous ne sommes pas partisans d'une révision ou d'une nouvelle interprétation de l'Article 51-2


# Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense

La Charte des Nations Unies, au paragraphe 4 de son Article 2, interdit expressément aux États Membres de recourir à la menace ou à l'emploi de la force contre tout État

et n'autorise que deux exceptions :

 

la légitime défense

-     visée à l'Article 51, et

 

en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression

-         les mesures militaires autorisées par le Conseil de sécurité en vertu du Chapitre VII (et

-         par extension pour les organismes régionaux en vertu du Chapitre VIII)

 

Nous tenons à souligner que les préoccupations ... exprimées au sujet de la légalité de l'usage préventif de la force militaire en cas de légitime défense en vertu de l'Article 51 ne valent pas s'agissant de l'action collective autorisée en vertu du Chapitre VII

 

# En ce monde du XXIe siècle, la communauté internationale ne doit en effet pas rester indifférente devant les scénarios cauchemardesques faisant intervenir terroristes, armes de destruction massive, États irresponsables et on en passe, qui pourraient bien justifier l'usage de la force, non pas simplement en réaction mais préventivement, et avant qu'une menace latente devienne imminente

 


# les missions de maintien de la paix décidées en vertu du Chapitre VI (et donc sans pouvoir coercitif) ont le droit de faire usage de la force en état de légitime défense, et il est généralement entendu que ce droit s'étend à " la défense de la mission "


C1°b)  Il s'agit de travailler de l'intérieur pour l'améliorer


 

# Si le Conseil de sécurité veut gagner le respect # il est indispensable 

 

- que ses décisions les plus importantes ,# soient mieux prises, mieux justifiées et mieux communiquées

- de # prendre systématiquement en compte une série de directives convenues, 

-  en allant tout droit à la question de savoir # si la morale et le bon sens commandent qu'elle le soi

 


# la question capitale est de savoir 

-         s'il y a des preuves crédibles que la menace en question existe bel et bien (compte tenu à la fois des moyens et de l'intention délibérée) et  

-         si l'intervention militaire est la seule mesure raisonnable en l'espèce


# Nous souscrivons à la nouvelle norme prescrivant 

 

une obligation collective internationale de protection, dont le Conseil de sécurité peut s'acquitter en autorisant une intervention militaire en dernier ressort, 

 

en cas de génocide et d'autres tueries massives, de nettoyage ethnique ou de violations graves du droit international humanitaire, 

 

que des gouvernements souverains se sont révélés impuissants ou peu disposés à prévenir


Nous énonçons un ensemble de directives - cinq critères de légitimité

que, selon nous, le Conseil de sécurité #devrait toujours prendre en considération

# gravité de la menace

# légitimité du motif

# dernier ressort,

 # caractère proportionné des moyens

# mise en balance des conséquences

les prendre en considération 

# devrait améliorer sensiblement les chances de parvenir à un consensus international

 


C1°c) Moyens d'imposition de la paix et de maintien de la paix  


INTRODUCTION

 

# le Secrétaire général a établi un programme d'action en10 points pour la protection des civils en période de conflit armé

-Tous les intervenants - États, organisations non gouvernementales et organisations internationales  devraient en tenir compte

# Parmi les éléments de ce programme d'action, on retiendra surtout la question de l'accès aux civils


Ce qui pose véritablement problème # c'est de faire en sorte

a)      qu'elles aient un mandat approprié, clair et bien compris, applicable à toute situation #et

b)      qu'elles soient dotées de toutes les ressources nécessaires pour s'acquitter intégralement de leur mandat

 

# La demande en personnel # continue de dépasser l'offre

 

s'employer davantage à transformer leurs forces actuelles en contingents adaptés à des opérations de paix

 

# réagir rapidement 

 

il faut disposer d'une capacité fiable de déploiement rapide de personnel et de matériel 

# stocks stratégiques pour déploiement rapide

# arrangements relatifs aux forces en attente

# fonds d'affectation spéciale et autres mécanismes

# Il y a cependant peu de chances que la demande d'intervention rapide puisse être satisfaite uniquement au moyen des mécanismes des Nations Unies # Coopération régionale # européenne # bataillons autonomes de réaction rapide prêts à renforcer les missions des Nations Unies

 


C2°) consolidation de la paix au lendemain de conflits # une action concertée #


 

# ramener la confiance et d'assurer la sécurité des citoyens ordinaires

 

Il faudrait que le Secrétaire général recommande des effectifs suffisants pour dissuader les factions hostiles ou pour leur faire échec, et que le Conseil de sécurité les approuve


ni l'ONU ni la communauté internationale en général, y compris les institutions financières internationales, ne sont bien organisées pour aider un pays où on s'efforce de consolider la paix


 

# création d'un fonds permanent pour la consolidation de la paix

 

# création du Bureau d'appui à la consolidation de la paix


# établir un plan de secours # dès le stade de la conception de la mission 

# assurer la police et le maintien de l'ordre # 

 

# sur le terrain, les autorités nationales devraient être au centre des activités de coordination

# permettre de bâtir des institutions publiques efficaces et capables de concert avec la société civile #

# réforme de la police, de l'appareil judiciaire et des moyens d'assurer le respect de la légalité,

# renforcement des moyens nationaux 

 


 

L'ONU ne pourra protéger les civils et aider à mettre fin aux conflits que dans la mesure où la sécurité de son personnel, qui se dégrade depuis le milieu des années 90, sera garantie

 

quatre conditions doivent être réunies :

-         elle doit pouvoir accomplir pleinement sa mission

-         elle doit être à l'abri de toute immixtion des États Membres dans ses activités

-         son personnel doit observer la plus stricte neutralité

-         elle doit disposer d'un service de sécurité hautement qualifié et

-         ayant accès aux renseignements et aux évaluations des menaces dont disposent les États Membres

 


Quatrième partie 

Une Organisation plus efficace pour le XXIe siècle

 


# l’ONU se voulait un système de sécurité collective qui fonctionne

 

La Charte des Nations Unies a accordé aux États les plus puissants le statut de membre permanent du Conseil de sécurité et le droit de veto, à charge pour eux d’exercer leur pouvoir pour le bien commun et de promouvoir et de respecter le droit international

 


D1°) # faiblesses institutionnelles dans les dispositifs d’intervention actuels face aux menaces #


 

• répondre à un besoin bien ancré dans la réalité 

 

• menaces d’ordre économique et social

• Assemblée générale ne concentre pas son attention sur les problèmes les plus pressants du moment

 

• que le Conseil de sécurité agisse davantage qu’il ne réagit

• coopération avec les organisations régionales et sous-régionales

 

• un grand vide institutionnel … s’agissant … des pays soumis à des tensions ou sortant … de conflit

 

• la Commission des droits de l’homme manque de légitimité

 

• relever le niveau de qualité professionnelle du Secrétariat

• mieux l’organiser et le rendre… mieux à même de mener une action concertée

 

• se montrer beaucoup plus disposés à fournir et à appuyer des moyens militaires déployables

 


 

# La question déterminante est celle-ci : le changement proposé aide-t-il à faire face au défi posé par une menace particulièrement redoutable?

 


D2°)  Les recommandations


 

# Qu’elles méconnaissent la réalité # toutes recommandations seraient vouées à l’échec 

 

# qu’elles soient l’expression de l’équilibre des forces,# sans chercher à faire prévaloir les principes internationaux, elles n’auraient guère de chances de remporter l’adhésion du plus grand nombre 

 


D2°a)  une des priorités de l'Organisation # le renforcement de ses capacités 


en matière 

 

-         action préventive

-         consolidation de la paix

-    alerte rapide

 


D2°b) le couple contribution - participation / décision - article 23


• il faudrait que ceux qui contribuent le plus à l’Organisation sur les plans financier, militaire et diplomatique participent davantage aux décisions du Conseil

 

• que ceux qui y participent contribuent davantage à l’Organisation

 

Nous rappelons # que l'Article 44 de la Charte donne aux pays qui fournissent des contingents le droit d'être consultés à propos du déploiement de leurs unités

 


 

# Conformément à l'Article 23 # associer davantage à la prise de décisions ceux qui contribuent le plus à l'Organisation sur les plans financier, militaire et diplomatique

 

-         quotes-parts des budgets statutaires

-         participation aux opérations de maintien de la paix

-         contributions aux activités volontaires de sécurité, développement et diplomatiques menées dans le sens des objectifs et des mandats de l'Organisation

-         objectif convenu à # 0,7 % de leur produit national brut à l'aide publique au développement

 


D2°c) mécanismes institutionnels d'ordre économique et social


• mettre en place de nouveaux mécanismes institutionnels pour faire face aux menaces d’ordre économique et social

 

# organe universel # l'assemblée générale est un lieu de dialogue et de consensus irremplaçable

# le Conseil économique et social peut montrer la voie, sur les plan normatif et analytique

et faire avancer la compréhension des menaces 

 

- d'ordre économique et social

- ainsi que # des aspects économiques et sociaux d'autres menaces,

amélioration de la circulation de l'information entre le Conseil économique et social et le Conseil de sécurité

le Conseil peut être un lieu de rencontre au plus haut niveau pour ceux qui oeuvrent pour le développement, se transformant de fait en " instance de la coopération pour le développement "

 


D2°d) le Conseil de sécurité


le Conseil doit être investi d’une crédibilité, d’une légitimité accrues et être plus représentatif

 

# investi de la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales #

# On n'a pas entendu en faire une entité purement représentative, il se voulait un organe responsable, capable de décider et d'agir #

# aucune modification de la composition du Conseil de sécurité ne devrait être immuable #

# droit de veto # cet élément a un côté anachronique qui sied mal à l'institution #

 

# Nous n'entrevoyons aucun moyen pratique de modifier le pouvoir que le droit de veto confère aux États qui le détiennent

 

# Nous demandons aux membres permanents de renoncer solennellement # à faire usage de leur droit de veto en cas de génocide ou de violation massive des droits de l'homme

# Nous recommandons que  # le droit de veto ne soit pas élargi 

 

# Nous recommandons que les dispositifs mis en place pour renforcer la transparence et la responsabilisation soient institutionnalisés et consacrés dans le Règlement intérieur du Conseil

# Nous recommandons que le Conseiller militaire du Secrétaire général et ses collaborateurs puissent être consultés par le Conseil, à la demande, afin de fournir des avis techniques et autorisés sur les choix possibles sur le plan militaire

# Nous nous réjouissons que la société civile s'intéresse davantage aux travaux du Conseil de sécurité

 


 

Le Conseil de sécurité n’exploite pas au mieux les avantages # de la coopération avec les organisations régionales et sous-régionales

Ce qu'il faut c'est que l'action régionale soit organisée conformément à la Charte et aux buts des Nations Unies

 


D2°e) La Commission de consolidation de la paix


 

les pays soumis à des tensions ou sortant d’une période de conflit # ne reçoivent pas l’attention, les conseils sur les politiques à suivre et les ressources dont ils auraient besoin

 


La mission de cette commission consisterait essentiellement

 

-         à déterminer quels sont les pays en difficulté et risquant de sombrer dans la déliquescence

-         à organiser, en collaboration avec le gouvernement de tel ou tel pays, la fourniture d'une aide préventive afin d'éviter que le mouvement ne s'amplifie

-         à aider à préparer le passage de l'état de conflit à la consolidation de la paix qui doit suivre

      -         à mobiliser la communauté internationale aux fins de la consolidation de la paix après les conflits 

                 et à   entretenir son intérêt aussi longtemps que nécessaire

 


D2°f) la protection des droits de l'homme  


Une des missions essentielles de l'ONU est la protection des droits de l'homme

 

la Commission des droits de l'homme

 

nous recommandons d'étendre la participation à la Commission des droits de l'homme à tous les États Membres

que tous les membres de la Commission des droits de l'homme désignent comme chef de leur délégation une personnalité éminente et expérimentée dans ce domaine

le Haut Commissariat

# établir tous les ans un rapport sur la situation des droits de l'homme dans le monde #

le Conseil de sécurité et la Commission de consolidation de la paix devraient prier le Haut Commissaire de leur faire régulièrement rapport sur l'application de toutes les dispositions des résolutions du Conseil de sécurité touchant les droits de l'homme, ce qui permettrait un suivi efficace et effectif de ces dispositions  

 

un Conseil ou Groupe consultatif de la commission des droits de l'homme ( à créer )

-         d'une quinzaine d'experts indépendants (trois par région, par exemple),nommés, en considération de leurs compétence ( pour une période de trois ans renouvelable une fois )

 

-         nommés par la Commission, sur proposition conjointe du Secrétaire général et du Haut Commissaire

 

Ils pourraient donner des avis non seulement sur les questions concernant tel ou tel pays, mais aussi # concernant la recherche et l'établissement de normes et de définitions
Nous approuvons l'action entreprise

# pour faire en sorte que les droits de l'homme soient présents dans toutes les activités du système des Nations Unies #

# À plus long terme, les États Membres devraient envisager d'ériger la Commission en Conseil des droits de l'homme- # au même rang que le Conseil économique et social et le Conseil de sécurité #


D2°g) Le secrétariat


Il faudrait relever le niveau de qualité professionnelle du Secrétariat # le rendre bien mieux à même de mener une action concertée

 

 

# Un Secrétaire général # à la tête d'un Secrétariat d'une plus haute compétence professionnelle et mieux organisé, voilà un des éléments indispensables de tout système efficace de sécurité collective pour le XXIe siècle #

créer un poste de vice-secrétaire général chargé des problèmes de paix et de sécurité

dans le but de formuler des stratégies intégrées et de garantir que l'action soit concertée

 


 

Les 15 dernières années ont vu une forte augmentation de la quantité de travail requise 

 

# prévention des conflits # médiation # négociation # organisation et la gestion des opérations de maintien de la paix # application d'accords de paix # services d'appui au Conseil de sécurité # désarmement # assistance électorale # sanctions # consolidation de la paix

 

# Or # l'effectif total du Secrétariat a rétréci depuis 1990 #

 

 Il faudrait doter le Secrétaire général de toutes les ressources dont il a besoin, et lui donner le pouvoir de gérer son personnel et ses autres ressources de la manière qu'il juge la meilleure

 


CONCLUSION

 la Charte demeure une solide base juridique et offre de bons principes d'action pour l'organisation de la sécurité collective

car elle permet au Conseil de sécurité de réagir efficacement et sans retard face aux menaces nouvelles ou persistantes contre la paix et la sécurité internationales.

En outre, ses auteurs ont eu la perspicacité de voir dans le développement économique et social la condition de la paix et de la sécurité internationales


 

# Si les États Membres ne se mettent pas d’accord sur le consensus concernant les questions de sécurité # les réalisations de l’ONU seront en deçà des attentes

 

# La force des institutions dépendra toujours de l’énergie, des ressources et de l’attention que les États Membres et leurs dirigeants voudront bien leur consacrer

 

 

 


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