rapport Cardoso enseignements et réflexions grandes lignes

ONG 2004 réflexions suite- Rapport Cardoso - les grandes lignes - réflexions et enseignements  http://membres.lycos.fr/afnulorraine


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                                                                                                                                                                      Rapport CARDOSO 

 

les grandes lignes du  « Rapport du Groupe de personnalités éminentes sur les relations entre l’Organisation des Nations Unies et la société civile » 

 

Ces quelques enseignements et réflexions ont pour but de toucher un plus large public - PF

L'intégralité du rapport est disponible en FR  EN SP RU aussi en  AR CH  à lire

 

 " Les membres du Groupe ont été nommés en tant qu'experts indépendants qui ne représentent qu'eux-mêmes "

 " le Secrétaire général a clairement indiqué que l'amélioration des relations entre l'ONU et la société civile était un élément important de la réforme de l'Organisation "

PLUS sur le Rapport - Rapport CARDOSO II

PLAN - sans grande correspondance avec celui du rapport

      LE MULTILATERALISME, le rôle de l'ONU

I°) AIDER à CONSOLIDER la DEMOCRATIE au XXIe SIECLE

II°) INCIDENCES pour l'ONU et les PROCESSUS INTERGOUVERNEMENTAUX

II A ) La société civile peut renforcer les délibérations intergouvernementales

II B°) Changements d'orientation préconisés par le Groupe

II B 1°) Se tourner vers l'extérieur

II B 2°) Participer aux réseaux mondiaux

II B 3°) Etablir des liens entre l'action menée au niveau local et celle menée au niveau mondial  

a ) Rôle de fédérateur de l'Organisation des Nations Unies - Encourager des processus associant différentes parties prenantes

b) Assouplir le mode de fonctionnement des organes délibérants de l'ONU

c) Appuyer les innovations en matière de gouvernance mondiale  

1        la gouvernance par réseau

2        donner plus d'efficacité aux organes délibérants intergouvernementaux

3        les nouvelles questions,

4        maintenir la possibilité de convoquer de nouvelles grandes conférences mondiales

5        convocation d'auditions publiques consacrées à l'examen des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs mondiaux

6        reconnaître la contribution que d'autres parties prenantes peuvent apporter aux travaux de l'Assemblée générale

7        donner la priorité à l'action au niveau des pays

 

d) le coût de l'opération ne doit pas être sous-estimé

II B 4°) Autoriser un accès au plus grand nombre d'informations possible pour élaborer les stratégies nationales  

a)      Voilà quelle devrait être la priorité des stratégies d'information de pays dans tout le système des Nations Unies.

b)      L'ONU devrait sans cesse chercher performance et prioritisation de ses messages

c)      Le Coordonnateur résident

d)      Les UNA

II B 5°) Renforcer le Conseil de sécurité - rôles pour la société civile

II B 6°) Instaurer des relations avec les représentants élus - les faire participer plus systématiquement aux travaux de l'ONU

II B 7°) Simplification et dépolitisation des processus d'accréditation et d'accès

 

III°) REDRESSER les DESEQUILIBRES ENTRE le NORD et le SUD

a) participation des acteurs nationaux et régionaux aux délibérations de l'ONU

b) Créer un fonds destiné à renforcer les capacités de la société civile et les partenariats

 IV °) SATISFAIRE les BESOINS en MATIERE de FORMATION

 V°) PREVISIONS BUDGETAIRES pour l'ENSEMBLE de la STRATEGIE  

CONCLUSION - Il est tout à fait possible

- de constater d'importantes lacunes dans la direction des affaires mondiales

- que les libertés d'expression, d'association et de réunion, piliers des droits de l'homme, ne demeurent pas lettre morte

- d'améliorer la direction des affaires mondiales

CAS PARTICULIER du Service de liaison avec les organisations non gouvernementales

 

          Pour ceux souhaitant plus d'information une autre page web reprend de manière plus précise 

LES PROPOSITIONS du GROUPE - PARLEMENTS  NATIONAUX - POUVOIRS LOCAUX - ACCREDITATION UNIQUE - PARTENARIATS - IMPLICATION du PERSONNEL des NATIONS UNIES   Rapport CARDOSO  2

 

 

 

 

Rapport CARDOSO - grandes lignes - quelques enseignements et réflexions

 

 

 

LE MULTILATERALISME, le rôle de l'ONU

# est de plus en plus modelé par des coalitions de parties poursuivant le même objectif dans un domaine donné mais qui ont parfois des points de vue très différents sur d'autres questions.

# L'Organisation des Nations Unies n'a pas été conçue au service d'un tel multilatéralisme, il importe donc qu'elle s'adapte à cette évolution pour conserver sa raison d'être.

# les partenariats et les réseaux de décideurs donneront des résultats plus concrets et permettront à l'Organisation des Nations Unies de ne pas perdre de vue les valeurs universelles qui sont les siennes dans le cadre des initiatives qu'elle prendra au niveau local,

# L'Organisation des Nations Unies doit également tenir compte davantage de l'opinion publique mondiale, pour être à même de lire les signaux qu'elle envoie

# et de l'influencer, en améliorant son interaction avec les principaux leaders d'opinion, notamment les personnalités influentes dans la société civile, les décideurs politiques et les journalistes..

I°) AIDER à CONSOLIDER la DEMOCRATIE au XXIe SIECLE

 

# De l'avis du Groupe, l'ONU peut apporter une importante contribution au renforcement et à l'expansion de la démocratie en aidant à faire le lien entre les processus démocratiques nationaux et les questions internationales et en faisant jouer un plus grand rôle à la société civile dans les processus délibératifs.

# La démocratie représentative consistant pour les citoyens à élire périodiquement leurs représentants pour l'ensemble des questions politiques se trouve concurrencée par la démocratie participative qui permet à tout un chacun d'intervenir dans les débats qui l'intéresse le plus en cherchant à répandre ses idées, en protestant ou d'autres manières.

# Les citoyens politiquement actifs passent désormais par les mécanismes de la société civile au lieu de recourir aux instruments traditionnels de la démocratie pour exprimer leurs préoccupations.

# Tout cela est en train de créer un nouveau phénomène - l'opinion publique mondiale - qui façonne l'ordre du jour politique et génère un ensemble cosmopolite de normes et d'exigences citoyennes qui transcendent les frontières nationales.

# La société civile ayant gagné en puissance, il lui est demandé de justifier son nouveau statut et son influence.

# Les États Membres peuvent raisonnablement s'attendre à ce que le Secrétariat veille à ce que les acteurs qui participent à leurs processus délibératifs satisfassent au moins à certaines normes élémentaires de la gouvernance

# Comme dans le cas des autres composantes du pouvoir politique, il est naturel de s'attendre à de plus fortes exigences en matière de responsabilité et d'intégrité.

- Le pouvoir est-il mérité?
- Les voix qui se font le plus entendre sont-elles vraiment autorisées?
- Pour qui parlent-elles réellement?
- Quels sont les mécanismes en place pour assurer responsabilité et diligence?

# De nombreuses initiatives cherchent à résoudre ces problèmes par divers moyens tant au niveau national que mondial, mais elles en sont encore à leurs premiers balbutiements. :

- pression des pairs,
- autogouvernance et information du public,
- montrer d'où ils tirent leur autorité :
- de leur expérience,
- de leurs connaissances spécialisées,
- de leurs adhérents ou de leurs sympathisants.
- du soutien de l'opinion publique

II°) INCIDENCES pour l'ONU et les PROCESSUS INTERGOUVERNEMENTAUX

# Si la société civile peut contribuer à mettre des questions à l'ordre du jour mondial, seuls les gouvernements ont le pouvoir de prendre des décisions à leur sujet.

# Pour ce faire, on doit distinguer
- les processus délibératifs, auxquels peuvent contribuer toutes sortes de compétences, et
- les négociations formelles d'accords, qui doivent demeurer intergouvernementales.

II A ) La société civile peut renforcer les délibérations intergouvernementales

- en les éclairant d'un jour nouveau,
- en les sensibilisant à l'opinion publique et aux réalités du terrain,
- en faisant mieux comprendre au public les décisions prises
- en développant la responsabilité.
- en réduisant les déficits démocratiques auxquels elles sont sujettes.

- favoriser des actions visant à promouvoir des priorités arrêtées à l'échelle mondiale
- faire avancer les causes de l'ONU
- et le multilatéralisme.
- Créer de puissantes synergies issues du travail de concert de groupements d'États et d'acteurs de la société civile

- soulever de nouvelles questions,
- focaliser l'attention sur les dimensions morales et éthiques de décisions prises dans la sphère publique,
- élargir les ressources et les compétences,
- remettre en question certaines hypothèses et priorités et
- contester les décisions injustes.

# Entretenir des relations avec la société civile, les parlements et d'autres acteurs aide l'ONU

- à déterminer les priorités mondiales,
- à mener une action plus adaptée et être plus responsable, et
- à élargir sa base et accroître sa légitimité
- à faire de l'ONU une organisation appartenant véritablement aux " peuples des Nations Unies " à même de s'attaquer à ces problèmes….
- à être au diapason de l'opinion publique mondiale " seconde superpuissance "

# L'ONU a toujours favorisé la participation de la société civile à ses processus délibératifs, notamment aux grandes conférences mondiales des années 90. Cela a contribué à l'émergence d'ensembles de valeurs et de normes cosmopolites, s'agissant en particulier

- des droits de l'homme,
- des relations entre les sexes,
- de la gouvernance et
- de l'environnement.

# Mais le Groupe se demande si l'ONU a suffisamment expliqué ce qui l'a poussée à agir ainsi. Il est essentiel de bien préciser les buts de l'accroissement de cet engagement :

- promouvoir les objectifs globaux de l'ONU,

- combattre l'injustice,
- renforcer la sécurité humaine,
- favoriser un ordre mondial plus harmonieux et plus intégrateur et
- permettre aux pays du Sud de mieux faire entendre leur voix dans les débats mondiaux.
- Il est aussi essentiel de s'appuyer sur une solide analyse des tendances et priorités mondiales pour défendre cet engagement.

# Dans ses rapprochements donc, l'ONU doit prendre soin d'accorder la priorité à ceux qui présentent vraiment les caractéristiques voulues.

- Il faut donc plus de franchise concernant les qualités des participants de la société civile.
- L'ONU a le droit - et le devoir - de fixer des modalités plus claires, de faire en sorte que cette sélection satisfasse à des critères de pertinence, de probité, de gouvernance et d'équilibre
- Il s'agit ici de synergie et non pas de compétition.

- Les possibilités offertes par l'ONU renforcent la société civile, ce qui à son tour renforce l'ONU en lui permettant d'être mieux à même de s'attaquer aux problèmes de notre époque.

II B°) Changements d'orientation préconisés par le Groupe

 

II B 1°) Se tourner vers l'extérieur

# Pour être efficaces, les stratégies doivent faire fond

- sur le pouvoir de l'opinion publique,
- la créativité et le pouvoir de persuasion de la société civile,
- les ressources et les compétences du secteur privé et
- les capacités de nombreuses autres parties prenantes

# Mais l'Organisation n'exploite pas toujours cette possibilité

- Premièrement, sa composition et son histoire l'amènent à agir comme une organisation exclusivement au service des gouvernements
- Deuxièmement, comme toute grande organisation, elle a tendance à fonctionner en circuit fermé

# L'ONU devrait se mettre plus résolument au diapason

- des grandes tendances de l'opinion publique en ce qui concerne les questions d'intérêt mondial.
- Et, avec l'aide de ceux qui sont en mesure d'agir sur les mentalités, elle devrait faire davantage pour convaincre l'opinion publique

 

II B 2°) Participer aux réseaux mondiaux

- Aux processus intergouvernementaux traditionnels en vertu desquels les gouvernements négocient des accords mondiaux que les organismes des Nations Unies et les États Membres appliquent ensuite

- vient désormais s'ajouter une nouvelle façon de procéder, selon laquelle des parties diverses mais partageant les mêmes vues joignent leurs efforts pour analyser les politiques et faire avancer les choses.

# Les réseaux mondiaux qu'elles constituent sont à l'origine de bien des progrès remarquables accomplis ces dernières années dans le domaine de l'action politique.

# Souvent, les réseaux ont un caractère multisectoriel

- étant composés de gouvernements, de représentants de la société civile et d'autres parties prenantes
- et s'occupent de questions précises.

# Mais l'efficacité de ce nouveau type de diplomatie n'est pas encore pleinement reconnue.

# C'est pourquoi les propositions d'action dans ce domaine voient souvent le jour à l'extérieur de l'ONU, qui les prend parfois à son compte ensuite, comme cela a été le cas pour les mines terrestres.

# l'ONU devrait, à titre hautement prioritaire et dans le cadre de ses travaux normatifs aussi bien que de ses activités opérationnelles, établir des relations de travail avec de nombreuses parties prenantes en vue de forger des partenariats avec elles chaque fois que possible

II B 3°) Etablir des liens entre l'action menée au niveau local et celle menée au niveau mondial

 

# Grâce à ses enquêtes, le Groupe est parvenu à la conclusion que

# l'ONU a deux identités bien distinctes :

- celle d'une organisation qui fixe des normes à la faveur des débats entre ses États Membres et

- celle d'une organisation qui règle des problèmes concrets au moyen d'opérations menées à l'échelle nationale.

# Chacune de ces deux identités a son importance mais il faudrait établir des liens entre elles et c'est pour cette raison que l'ONU devrait commencer par renforcer ses relations de travail avec d'autres acteurs au niveau national,

amènerait

- à planifier et appliquer ensemble des stratégies qui permettent de transformer les politiques mondiales en programmes adaptés à chaque pays et
- à veiller à ce que les processus nationaux ainsi engagés servent vraiment à nourrir les débats au sein de l'ONU.



a ) Rôle de fédérateur de l'Organisation des Nations Unies - Encourager des processus associant différentes parties prenantes

# La contribution la plus importante de l'ONU a toujours été de fédérer, notamment de rapprocher des pays en guerre ou se réclamant d'idéologies antagonistes. Cela est toujours vrai de nos jours

# Seul un petit nombre des problèmes les plus pressants aujourd'hui peuvent être réglés par les seuls gouvernements.

# problèmes les plus pressants aujourd'hui

- faim, pauvreté, analphabétisme, pandémies mondiales,
- terrorisme, stupéfiants,
- changements climatiques, catastrophes naturelles, menaces qui pèsent sur l'environnement,
- maltraitance des femmes et des enfants, conflits entre sectes et entre ethnies,
- chômage, crises économiques, inégalités sociales,
- pouvoir ou information

# Il faut donc s'associer aux réseaux mondiaux de parties prenantes, qui sont mieux à même de résoudre les problèmes contemporains que les organisations hiérarchisées conventionnelles :

- ils sont plus souples et plus novateurs,
- créent des informations et en font usage plus efficacement et
- sont plus aptes à faire le point des compétences nécessaires et à les déployer.

b) Assouplir le mode de fonctionnement des organes délibérants de l'ONU

# Le Groupe propose :

- chacun de ces organes devrait avoir ses propres méthodes et procédures de travail et
- associer les participants de son choix à ses travaux en fonction de la contribution qu'ils peuvent offrir et de la tâche à accomplir.

c) Appuyer les innovations en matière de gouvernance mondiale

1  la gouvernance par réseau 

devenant manifestement un aspect important de l'élaboration des politiques,

- l'ONU doit s'en inspirer et l'appuyer plus ouvertement
- pour trouver des idées et formuler des propositions d'action
- si elle veut conserver le rôle prépondérant qui est le sien dans l'élaboration des politiques mondiales.
- Cela ne serait pas une nouveauté pour elle.

# difficultés

- Il faut notamment éviter d'atomiser l'élaboration des politiques pour des raisons de cohérence.

- comment faire en sorte que le système des Nations Unies soit autant à même de tenir systématiquement compte de ces questions?

2 donner plus d'efficacité aux organes délibérants intergouvernementaux

# en créant des mécanismes qui permettent d'anticiper

- les problèmes que posent leur gouvernance,
- leur obligation de rendre des comptes et
- d'éventuels conflits d'intérêt.

# Faire appliquer sur le terrain des normes acceptées d'un commun accord

- nécessite une concertation systématique.
- Dans ce cas, l'instauration de partenariats est la solution la plus efficace 

# Examiner et réviser des stratégies mondiales

- nécessite un cadre moins officiel que celui des grandes conférences
- mais suppose un nombre important de participants si l'on veut que le public soit informé.

3 les nouvelles questions,

- elles pourraient être examinées lors de petites tables rondes officieuses de haut niveau
- Une fois qu'une question aurait été débroussaillée,
- une manifestation multipartite de haut niveau telle qu'une grande conférence mondiale permettrait de dégager un consensus à l'échelle mondiale et de faire comprendre qu'il est urgent de modifier les politiques et les mentalités.

4 Maintenir la possibilité de convoquer de nouvelles grandes conférences mondiales

# en rassemblant un grand nombre d'acteurs gouvernementaux et autres, elles ont
apporté une contribution exceptionnelle à la gouvernance mondiale.
permis d'élaborer des stratégies collectives propres à résoudre ces questions.

# Le Groupe est d'avis que ce serait faire une erreur que de renoncer aux grandes conférences et qu'il faut en organiser d'autres dans une optique stratégique

- Des questions nouvelles telles que la question des migrations nécessitent d'être examinées dans le cadre de débats multipartites comme seules les conférences mondiales en offrent la possibilité.

5 Convocation d'auditions publiques consacrées à l'examen des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs mondiaux

# les objectifs :

- assurer un suivi multipartite transparent, participatif et honnête de leur mise en œuvre serait de nature à rétablir la confiance (exemple certains objectifs du Millénaire pour le développement) 
- Elles permettraient d'examiner la situation, les succès obtenus, les obstacles rencontrés et les mesures correctives à prendre dans un grand nombre de pays.
- Elles devraient porter sur des questions précises et rassembler plusieurs catégories de parties prenantes
- il faudrait s'assurer que les résultats sont utilisés par les entités de l'ONU concernées dans leurs travaux au niveau intergouvernemental.

6 Reconnaître la contribution que d'autres parties prenantes peuvent apporter aux travaux de l'Assemblée générale

# Les organisations non gouvernementales sont souvent autorisées à contribuer aux travaux mais dans le cadre d'arrangements officieux

# Des réunions officieuses organisées dans le cadre de l'Assemblée générale seraient intéressantes ( dialogue entre les spécialistes représentant les gouvernements et les autres).

# Pour faire du bon travail, cependant, les représentants devraient être soigneusement sélectionnés en fonction de la question à l'examen

# Le même processus pourrait également permettre de sélectionner d'autres parties prenantes, qui participeraient aux travaux en qualité d'observateur et seraient ainsi mieux à même d'informer les participants et le public.

# Le Secrétariat devrait se servir de son réseau de relations et exercer le pouvoir qu'il a de convoquer des réunions pour que cela devienne la règle.

7 Donner la priorité à l'action au niveau des pays

# Les processus intergouvernementaux de l'Organisation produisent des objectifs et des normes qui transcendent les cultures et les souverainetés.

#Mais pour avoir un sens,

- ils doivent tenir compte des réalités du terrain telles que les perçoivent les populations les plus directement concernées et ceux qui travaillent avec elles, et
- pour être efficacement appliqués, ils doivent également être associés à des stratégies opérationnelles auxquelles contribuent toutes les parties prenantes.

L'ONU doit donc

- valoriser le rôle des pays dans ses activités opérationnelles et normatives et
- prévoir des articulations fortes entre le niveau local et le niveau mondial.

# Les stratégies conçues localement pour la réalisation des objectifs convenus sur le plan mondial sont plus efficaces

- Elles tiennent compte des réalités, des cultures et des priorités locales,
- elles sont assumées au niveau local,
- ont l'adhésion du public et
- sont ouvertes à la participation de ses élus

# L'ONU est souvent perçue comme manquant d'imagination dans la façon dont l'expérience des pays est prise en considération dans les débats sur les priorités au niveau mondial.

# le personnel opérationnel de l'ONU a parfois confirmé que si la politique générale favorisait bien une démarche participative, le manque de ressources et de coordination effective menait souvent à une réalité fort différente.

# Les commissions régionales peuvent contribuer

- à améliorer le niveau des partenariats et de la participation de la société civile et
- à introduire l'expérience des pays dans les processus délibératifs mondiaux.


d) le coût de l'opération ne doit pas être sous-estimé.

- Il faut du temps et de l'expertise pour identifier les parties prenantes idoines et pour obtenir leur participation.

- un réel travail d'information des dirigeants de la société civile et des responsables de l'ONU,
- ainsi que de suivi.

# Les principaux obstacles semblent tenir

- au manque de personnel,
- à l'absence de contacts systématiques avec les organisations de la société civile nationale et
- à des stratégies de communication et d'information inadaptées.

II B 4°) Autoriser un accès au plus grand nombre d'informations possible pour élaborer les stratégies nationales.

a) Voilà quelle devrait être la priorité des stratégies d'information de pays dans tout le système des Nations Unies.

Au départ,

- il faut veiller à ce que toutes les parties se sentent respectées

- à ce qu'elles aient accès au plus grand nombre d'informations possible pour élaborer les stratégies nationales.

- les centres d'information font du bon travail pour ce qui est de faire connaître l'action de l'ONU dans le monde.
- Mais ils en disent beaucoup moins au sujet des grands problèmes de développement qui se posent au niveau national.
- Ce sont les questions, et non les organisations, qui devraient être au centre de l'action.

b) L'ONU devrait sans cesse chercher performance et prioritisation

- des moyens plus performants de communiquer et

- d'une meilleure prioritisation de ses messages,

- Il est impératif qu'elle élargisse la communication en direction du nord et du sud, au lieu de la réduire, et
- qu'elle affecte des ressources à cette fin.

c) Le Coordonnateur résident et des responsables du système des Nations Unies

- pourraient se réunir au moins une fois par an avec les dirigeants des groupes de la société civile qui intéressent l'ONU
- pour avoir leur avis sur ce qui a marché et ce qui n'a pas marché et affiner la stratégie d'associations
- Si ces réunions s'avèrent utiles, des groupes consultatifs parallèles pourraient être créés avec le secteur privé et peut-être même avec d'autres parties prenantes.

d) Les UNA

 Un partenariat plus étroit pourrait également être construit avec les associations pour les Nations Unies de manière à ce qu'elles fournissent des services de sensibilisation et de communication au nom de l'ONU dans les pays du Nord comme dans ceux du Sud.

II B 5°) Renforcer le Conseil de sécurité - rôles pour la société civile

# Les conflits d'aujourd'hui semblent plus complexes que jamais. Pour y faire face,

- il faut d'énormes connaissances sur le terrain,
- de nouveaux outils, de nouvelles aptitudes en matière d'analyse sociale et culturelle,
- une participation active des populations locales et de leurs dirigeants,
- des liens avec les groupes vulnérables et
- des passerelles qui conduisent à l'intégration dans le processus de développement.

# Le Conseil de sécurité, l'organe le plus politiquement sensible de l'ONU, a considérablement renforcé ses relations informelles avec la société civile au cours des dernières années

- Il a pris la forme d'un nombre accru de réunions selon la " Formule Arria ",
- de réunions régulières du Groupe de travail des ONG sur le Conseil de sécurité avec les membres des pays membres du Conseil,
- de contacts plus nombreux avec les ONG internationales dans les capitales
- de plus grandes possibilités de rencontre avec la société civile dans le cadre des visites de membres du Conseil sur le terrain.

# Initiative importante, les organisations de la société civile préparent une conférence mondiale sur la paix et les conflits en 2005.

# Mais

- d'autres acteurs de la société civile considèrent que les " consultations " informelles sont orientées expressément vers les ONG à vocation humanitaire et de défense des droits de l'homme des pays du Nord, et surtout basées à New York,

- et que la société civile du Sud a tendance à être exclue.

# Le Groupe suggère le renforcement des mécanismes d'échange avec la société civile, notamment dans le cadre des visites sur le terrain, ce qui donnerait plus d'importance aux acteurs des pays en question.

# le Secrétaire général pourrait proposer

- des séminaires du Conseil de sécurité ouverts aux membres du Conseil et à d'autres ambassadeurs intéressés par la question;
- le Secrétariat assurerait le service de ces séminaires.
- Ceux-ci ne prendraient pas de décisions et les notes ne feraient pas état du nom des pays ou des orateurs.

# le Conseil de sécurité pourrait instituer

- une pratique régulière qui consisterait à charger des commissions de procéder à une évaluation indépendante des opérations de l'ONU mandatées par le Conseil de sécurité

 

II B 6°) Instaurer des relations avec les représentants élus - les faire participer plus systématiquement aux travaux de l'ONU

# remédier au manque de démocratie actuellement observé dans la gouvernance mondiale.

- À cette fin, il faudra que ceux auxquels ont été confiés des mandats représentatifs, tels les parlementaires et les pouvoirs locaux, jouent un rôle plus stratégique.

# stratégie comportant quatre volets :

- Porter plus systématiquement à l'attention des parlements nationaux les questions dont s'occupe l'ONU

- Veiller à ce que les parlementaires jouent un rôle plus stratégique dans les réunions et rencontres de l'ONU auxquelles ils assistent

- Relier les parlements eux-mêmes aux processus délibératifs internationaux

- Offrir aux parlementaires un cadre institutionnel à l'ONU pour assurer leur participation



II B 7°) Simplification et dépolitisation des processus d'accréditation et d'accès

# Sachant que les premiers mots de la Charte des Nations Unies (" Nous, peuples des Nations Unies, ... ") énoncent clairement la volonté d'inclusion de l'Organisation, et que l'ONU est l'institution mondiale qui incarne les valeurs de la liberté d'expression et de la liberté de réunion,

- Il est admis que la participation des organisations de la société civile aux processus officiels demeurera importante et qu'elle requiert un processus d'accréditation.

# Le Groupe invite instamment les États Membres à reconnaître officiellement l'émergence d'un phénomène nouveau : les organisations de la société civile et d'autres parties prenantes, ont montré de longue date l'utilité de leurs connaissances et de leurs compétences pour les commissions et les sessions extraordinaires de l'Assemblée générale, et dans des domaines d'activité de l'ONU sortant du cadre économique et social.

# Le Groupe propose que l'Assemblée générale admette désormais une telle évolution en consentant à accorder à la société civile un certain rôle dans ses affaires (voir proposition 6) et à accepter la responsabilité des accréditations.

# nombreux sont ceux qui, au sein de l'Organisation comme à l'extérieur, estiment que l'application de ces mécanismes est devenue inéquitable, en partie du fait de leur seule charge de travail, et en partie du fait qu'ils entravent l'accès d'organisations considérées par certains gouvernements comme n'apportant pas de contribution utile sur le plan politique.

# Si le mécanisme d'octroi du statut consultatif doit être maintenu, il doit s'agir d'un système clair et transparent, fondé sur le mérite, la sélection doit reposer sur des critères techniques et non politiques.

III°) REDRESSER les DESEQUILIBRES ENTRE le NORD et le SUD

 

a) Des progrès seront faits dans cette voie lorsque l'accent sera mis sur la participation des acteurs nationaux et régionaux aux délibérations de l'ONU.

b) Créer un fonds destiné à renforcer les capacités de la société civile et les partenariats

# Il devrait être doté d'un budget annuel permanent, et non pas être alimenté par des ressources affectées ponctuellement à tel ou tel projet.

# Ce fonds servirait plusieurs objectifs :

- Aider la société civile et d'autres parties prenantes des pays du Sud et des pays en transition à participer aux importantes délibérations de l'ONU et de ses institutions spécialisées

- Organiser des séances d'information et de formation en prévision des grandes réunions organisées par l'ONU

- Apporter un appui au fonctionnement en réseau et aux mécanismes d'autogouvernance qui présentent un intérêt pour l'ONU

- Renforcer la capacité des groupes sous-représentés de s'associer aux activités de l'ONU, en particulier les femmes, les autochtones, les handicapés et les pauvres

- Renforcer la participation des parties prenantes à l'application des DSRP et à la réalisation des OMD de même qu'aux activités menées au niveau des pays dans le but de contribuer aux partenariats mondiaux

- Aider à renforcer les partenariats et le dialogue entre les gouvernements et les organisations de la société civile

# Ce fonds serait financé par les gouvernements, les fondations, les organisations internationales de la société civile et l'ONU elle-même.

# L'expérience des fonds d'affectation spéciale existants et de l'organisme du PNUD pour les partenariats pourrait se révéler utile.

IV °) SATISFAIRE les BESOINS en MATIERE de FORMATION

à la gestion et dans les autres domaines du développement des ressources humaines

# Les progrès accomplis ne seront que limités si les relations avec la société civile ne sont pas placées au cœur des efforts de gestion au sein de l'Organisation des Nations Unies.

# Le Groupe souligne donc qu'il est important de prendre les mesures suivantes :

- Tenir compte de manière systématique, lors de l'évaluation des membres du personnel, de l'esprit d'ouverture dont ils font preuve et de leur capacité de mobiliser les parties prenantes compétentes et de conclure des partenariats

- S'efforcer de recruter du personnel ayant acquis une expérience dans le domaine de la mobilisation des différentes parties prenantes

- Procéder à des échanges de personnel avec les organisations de la société civile et d'autres parties prenantes

- Lancer de nouveaux programmes de formation ou revoir ceux qui sont en place pour sensibiliser le personnel et lui permettre d'acquérir les compétences requises

- Inviter les responsables des organisations de la société civile et d'autres acteurs à participer aux principaux événements organisés au sein de l'Organisation des Nations Unies et aux séminaires de fonctionnaires supérieurs.

- faire comprendre au personnel que l'Organisation ne peut plus se passer aujourd'hui du concours de la société civile et des autres acteurs concernés.

V°) PREVISIONS BUDGETAIRES pour l'ENSEMBLE de la STRATEGIE

# Le Groupe estime que le montant du budget annuel total pour toutes les mesures proposées s'établira à environ 4 millions de dollars destinés aux activités de base,

# dont un montant d'environ 3 millions de dollars qui pourrait être dégagé à partir des économies réalisées grâce, par exemple, à la modification du processus d'accréditation.

CONCLUSION - Il est tout à fait possible

- d'améliorer les normes de publication et de participation dans tout le système des Nations Unies,

- de mettre en commun ou de coordonner les systèmes d'accréditation et les bases de données des organisations de la société civile

- de renforcer la coopération pour accomplir des progrès sur la voie des objectifs du Millénaire pour le développement et dans le cadre des stratégies de réduction de la pauvreté

- d'amener les parlementaires à s'intéresser davantage aux affaires internationales

- d'inciter les citoyens à soutenir encore plus le multilatéralisme

- d'encourager les gouvernements à favoriser l'épanouissement de la société civile

de constater d'importantes lacunes dans la direction des affaires mondiales

# Les groupes et les conférences

- jouent certes des rôles très différents (les uns donnent des conseils, tandis que les autres offrent un espace de négociation sur les questions de direction des affaires mondiales), mais ils

- ont des caractéristiques communes.

# Dans les deux cas en effet,

- l'accent est mis sur des défis spécifiques à relever dans des délais bien définis,

- l'équilibre régional est préservé

- tous les types d'acteurs concernés sont invités à participer aux activités menées

- sous la supervision du système des Nations Unies.

# L'importance fondamentale de tous ces aspects pour réaliser des progrès au niveau mondial est désormais admise par tous.

# Pourtant, rares sont les instances qui présentent tous ces attributs.

# Il faudrait donc lancer un débat sur le type de réformes en s'appuyant les propositions

- notamment celles proposées dans son récent rapport par la Commission mondiale de l'OIT sur la dimension sociale de la mondialisation
- et celles suggérées par le nouveau groupe sur les menaces mondiales ( à venir )
- et par le présent Groupe

# Une telle initiative serait d'ailleurs favorablement accueillie et soutenue par la société civile et d'autres intervenants dans le monde entier.

# Pour que les groupes jouent un rôle croissant et commandent le respect, il faut inviter les différentes parties prenantes à sélectionner leurs membres et à défendre leurs propositions.

# Le Groupe suggère à cet égard d'organiser la première audition publique immédiatement après l'examen, par l'Assemblée générale, des progrès accomplis sur la voie des objectifs du Millénaire pour le développement en 2005.

que les libertés d'expression, d'association et de réunion, piliers des droits de l'homme, ne demeurent pas lettre morte

# Il apparaît prioritaire de prendre les initiatives suivantes :

- Aborder la question des libertés de la société civile dans les instances de l'Organisation des Nations Unies et à l'occasion des réunions au plus haut niveau entre le Secrétariat et les gouvernements et encourager le lancement des réformes nécessaires

- Veiller à la prise en compte de ces questions dans tous les programmes relatifs à la bonne conduite des affaires publiques et à la réforme judiciaire

- Promouvoir la tenue de consultations avec les acteurs non étatiques dans le cadre des processus de délibération gouvernementaux auxquels prend part l'Organisation des Nations Unies (notamment en ce qui concerne les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté et les rapports sur les objectifs du Millénaire pour le développement)

- Assurer l'entière transparence de tous les programmes gouvernementaux et des auditions publiques soutenus par l'ONU pour que ceux qui sont directement concernés puissent exprimer leurs préoccupations et leurs points de vue

- Encourager les gouvernements à consulter la société civile et les autres acteurs intéressés à conclure des partenariats avec eux et à les inviter à participer aux délégations qu'ils envoient aux instances des Nations Unie

- Renforcer les rôles des parlements nationaux et des autorités locales dans le cadre des processus intergouvernementaux

d'améliorer la direction des affaires mondiales 

- grâce au rôle moteur des Nations Unies joué au niveau mondial 

- en faisant fond sur son autorité morale et sa capacité de rassemblement,

# Les États Membres devraient affirmer l'importance des partenariats et de l'implication des diverses parties prenantes

- à l'échelle nationale
- ainsi qu'au sein de l'Organisation des Nations Unies,

# le Secrétaire général

- plus haut fonctionnaire de l'Organisation des Nations Unies
- à la tête des fonds et programmes des Nations Unies
- Président du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination,
- ce qui lui permet de convoquer des réunions

# le Secrétaire général et l'Organisation

pourraient diffuser dans tout le système international un nouveau modèle de direction des affaires mondiales

fondé sur les principes

- d'intégration,
- de participation,
- d'ouverture,
- de transparence et
- d'équité.

 

 

Service de liaison avec les organisations non gouvernementales.

# La question se pose de savoir si le groupe chargé de la société civile devrait intégrer les activités ainsi que les ressources humaines et institutionnelles qui sont actuellement celles du Service de liaison avec les organisations non gouvernementales.

# Ce service est hautement respecté, à l'ONU comme à l'extérieur, en grande partie en raison de son mandat interinstitutions, de sa fiabilité en tant qu'interface entre le système des Nations Unies et la société civile, de son fonctionnement semi-autonome et de la rigueur de ses normes professionnelles.

# Si le Service était intégré à ce nouveau groupe pour en devenir un élément central, l'ONU risquerait de perdre un précieux mécanisme semi-autonome.

# Il convient néanmoins de préciser que ce Service connaît une situation financière instable et précaire, qui menace constamment ses activités de base et ses projets spéciaux. # Sa capacité de fournir des conseils à l'ensemble du système sur les questions de la société civile pourrait être renforcée s'il était situé au Secrétariat.

# Le Groupe apprécie et appuie le travail remarquable réalisé par le Service de liaison et pense qu'il pourrait constituer un atout majeur de ce nouveau bureau, qui à son tour lui donnerait une assise plus solide et lui permettrait de partager ses données d'expérience et méthodes de travail avec les autres entités du bureau et du système des Nations Unies en général.

# Le Service de liaison donnerait au nouveau bureau une base de ressources et une solide réputation au sein du système des Nations Unies et de l'ensemble des ONG.

# Le Groupe convient, cependant, que cet équilibre sera difficile à trouver et qu'une grande attention devra être apportée aux moindres détails.

 

 

 


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