plaidoyer pour une évolution préalable du système monétaire quelques
pistes pour un monde en paix - http://membres.lycos.fr/afnulorraine
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Translation – ES EN GE VOILA |
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CEMPLAN - plan pour la croissance
économique mondiale - quelques pistes pour un monde en Paix |
modifié au 03/03/01
plan
INTRODUCTION
le 11/06/94
I. LE CONSTAT
II. LES BANQUES CENTRALES
III. LES MARCHES
IV. DES PISTES modifié au 03/03/01
-LE VOLET MONETAIRE
-LE VOLET POLITIQUE
-LE VOLET SOCIAL
V. PROSPECTIVE
CONCLUSION
VI. La Paix en EUROPE
VII - DES PISTES pour la
France , vers quel modèle social européen
le 14/03/95
VII - DES PISTES POUR L'UNION MONETAIRE REGIONALE le 28/04/95
INTRODUCTION
I DES EXEMPLES RECENTS
II LES PISTES
IIA - Le Fonds de Convergence
II B - Les conditions de la réussite
IIC - Les Objectifs
CONCLUSION
*******************************
INTRODUCTION 11/06/94
La croissance depuis la fin de la seconde guerre mondiale, avec une brusque
accélération ces dernières années, s'est appuyée sur le recours à l'emprunt.
Aussi nous trouvons nous aujourd'hui aux limites d'un système qui a déjà subi
de
nombreuses secousses. L'accès à l'information en temps réel et ceci à l'échelle
mondiale, tout comme la liberté de circulation des capitaux permettent aux
marchés financiers (parités, bourses, taux d'intérêt) de refléter la confiance
des décideurs dans la politique menée dans tel ou tel pays.
Or, du fait de l'endettement de leurs économies, les sociétés du monde développé furent obligées de réduire leurs coûts. D'abord au détriment du maillon le plus faible de la chaîne (baisse du prix des matières premières) avec comme incidence une remise en cause de la croissance de nombreux pays du tiers monde, puis au niveau même des économies développées en réduisant leurs investissements avec comme conséquence le chômage et des pertes considérables au niveau financier .
Aujourd'hui, au fur et à mesure
-que de nombreux pays sombrent dans la crise,
-que les nouveaux pays industrialisés (N.P.I.) tentent par leur travail et
leur épargne de créer l'accumulation du capital,
-que les spectres du chômage et des taux d'intérêts s'incrustent dans le
paysage des Nations développées.
Le Consommateur, clé de voûte du système voit ses rangs s'éclaircir obligeant
les gouvernements à prendre le relais ,alourdissant encore plus le fardeau.
Or paradoxalement, jamais circonstances aussi favorables n'ont existé à bord
du Vaisseau Monde:
- existence de problèmes similaires à l'ensemble de la zone OCDE devant
favoriser la recherche de solutions communes,
- disparition de la fracture européenne issue de la derniere guerre,
- montée en puissance de certains pays d'Asie (Thailande, Corée...), les
Nations- continents que sont la Chine et l'Inde ne demandant qu'à se
développer.
-montée en puissance de possibles relais de développent régional susceptibles à
terme d'entraîner leurs voisins continentaux (Afrique du sud, Maroc, Turquie,
Israël, Argentine, Chili, Brésil ...).
Seul frein au développement :
la solvabilité de toutes ces régions, la nôtre comprise(Occident).
Il faut absolument profiter du regain d'activité actuellement perçu dans les statistiques pour tenter d'améliorer le système actuel, le repli sur soi étant toujours plus accentué en phase de récession.
I.Le constat 11/06/94
Les taux d'intérêt à long terme réels à la hausse, bien que déjà très
positifs dans toute la zone OCDE, traduisent certes une anticipation des
marchés face à une possible reprise de l'inflation, mais aussi leur
appréhension devant une croissance
de la dette accumulée, qui paraît inexorable.
Cette ponction de richesse ne peut être dégagée qu'aux dépens de
l'investissement et de l'indispensable redistribution de la richesse
nouvellement crée , hypothéquant la croissance et la paix sociale.
De leur côté , les gouvernements se voient confrontés à deux fronts aux
solutions antagonistes :
d'une part la baisse de la croissance, la baisse des rentrées fiscales,
d'autre part l'augmentation du déficit encore amplifiée si un soutien à
l'activité est mis en oeuvre.
Cette paix sociale, aujourd'hui remise en cause dans de nombreux pays
syndrome des grandes villes, guerres, instabilité politique, économies au seuil
de l'hyperinflation ...) est pourtant nécessaire aux légitimes propriétaires de
la dette (c'est-à-dire l'immense majorité des citoyens par l'intermédiaire des
fond de retraite, de pension, de capitalisation).
Sans oublier que ce capital accumulé est primordial à cette économie mondiale
(en mal de capitaux)
En effet, le monde actuel est face à d'énormes besoins d'investissements
-aux financements des économies développées, il faut désormais ajouter
-l'autre moitié de l'Europe et la CEI qui seraient à revitaliser
-l'Amérique du Sud qui reprend peu à peu le chemin de la croissance
-la Chine, l'Inde, l'ASEAN qui ne pourraient ralentir dans leur décollage
économique à cause de la pression démographique.
-l'Afrique Australe et le Moyen-Orient qui viennent de revenir de manière
éclatante sur le devant de la scène, modèles porteurs d'espérances régionales
fortes.
-l'Afrique Occidentale qui vient de prendre un chemin menant à la croissance.
Face à ces déséquilibres, les grandes banques centrales, prêteuses en
dernier ressort, n'ont pas connu d'augmentation de leur fonds propres en
rapport à la masse de la dette qui ne fait que croître. Aussi ont-elles vu leur
rôle dans la définition des taux d'intérêts se réduire petit à petit, pour
aujourd'hui se limiter aux seuls taux courts, la tendance longue reflétant
le consensus des marchés. Ainsi les taux longs sur le Dollar ont-ils amorcé
leur remontée dès novembre 93, car la reprise actuelle des Etats-Unis
d'Amérique se traduit en déficits accrus au niveau des salles de marché.
Nous nous trouvons face à ce problème:
-soit la nouvelle demande est étudiée avec circonspection
-soit au niveau de la zone développée, une plus grande création monétaire butte
sur les problèmes liés de dette et de taux d'intérêt.
- une sphère financière qui ne peut, à l'heure actuelle, faire face à une telle
demande sans créer de graves troubles en cas de transferts massifs de capitaux
d'un marché à un autre.
-une impossible croissance zéro
Une impossible croissance zéro
Quand le Produit National Brut (PNB) par habitant s'élève à quelques
centaines de Dollars, il est difficile de parler croissance zéro aux
populations, aux pouvoirs politiques et économiques des régions concernées.
De plus, ces pays se voient souvent soumis à une forte pression démographique .
C'est également le manque de capitaux qui rend de manière quasi obligatoire une
mise entre parenthèse du facteur environnement.
II Les banques centrales
Prêteuses du dernier recours, les banques centrales n'ont pas vu leurs fonds propres s'accroître dans la même proportion qu'un marché entre temps devenu multinational. De plus, la désynchronisation de la croissance d'un monde devenu multipolaire ne facilite pas leur tâche.
2.1.Elles sont dépendantes de la politique de leur pays hôte
Instrument de pouvoir, le rôle de la banque centrale d'un pays est d'assurer du
mieux possible le financement des investissements de l'économie sur laquelle
elle repose.
Or l'influence du gouvernement sur l'économie d'un pays ne peût être niée de
par son action dans le domaine budgétaire. C'est d'ailleurs à ce niveau que se
posent les principaux problèmes :
comment financer un déficit budgétaire devenu chronique surtout quand il est
associé à une balance des paiements également déficitaire?
Au niveau extérieur, l'explosion du commerce mondial et l'interconnexion
croissante des économies rendent nécessaire le maintien d'une parité de change
acceptable si on ne veut pas voir ressurgir des tentations protectionnistes de
la part des pays se trouvant injustement concurrencés.
2.2.Leur influence
La maîtrise du taux de croissance monétaire et des taux à court terme influence le paysage économique et le maintien d'une parité de change.
Au niveau des marchés, cette influence est heureusement réelle lorsque la
définition des objectifs recherchés est compatible avec la volonté politique et
l'état de santé de l'économie. Elle est encore renforcée par le soutien
d'autres banques
centrales .
2.3. vers une plus grande coopération
Un dialogue existe au sein d'institutions internationales mais beaucoup de chemin reste à parcourir avant une réelle solidarité intercontinentale. Cependant, des signaux encourageants sont envoyés par certains pays européens entre lesquels une solidarité continentale commence à prendre corps.
3.Les marchés
3.1. Leur rôle
Les marchés devraient être attentivement écoutés par les instances dirigeant
l'économie mondiale car ils reflètent une bonne part de vérité indiquant donc
une voie possible. La diversité et la multiplicité de ses intervenants en font
sans doute une des
plus démocratique des instances internationales
3.2. Leurs faiblesses
Ce sont des amplificateurs de la tendance de fond. Un marché se nourrissant de transactions, il ne peut se maintenir durablement au point d'équilibre surtout si une division des politiques menées par les différents pays est perceptible.
Le développement des marchés à terme n'a pas toujours eu pour corollaire une
meilleure transparence de la part des intermédiaires et des intervenants. Or
ces marchés sont à somme nulle, à un (ou des) gagnant (s) correspond(ent) un(ou
des) perdant(s). Les sommes en jeu lors d'échanges quotidiens sont si
importantes il faut aujourd'hui
craindre la défaillance d'intervenants ayant risqué bien au-delà de leur
capital, provoquant alors la chute d'institutions de bonne foi .
3.3. Ce qu'ils ont fait
Devant l'augmentation massive des crédits et de la masse monétaire, ils ont cassé la référence des 35$ l'once, et participé aux remous monétaires qui ont suivi.
Aujourd'hui dans une sphère financière incertaine, ils rétablissent une corrélation entre :
D'une part
-la croissance économique, la création monétaire et les taux d'intérêts obligataires
d'autre part
-la valeur d'un bien immobilier et sa valeur locative
-la valorisation d'une entreprise et son niveau d'activité
En effet, la détention de ces biens, pierre angulaire du système durant de longues années, est handicapée par la nécessité d' une constante remise de fonds ne pouvant avoir que deux origines, le bien possédé ou un apport d'argent frais extérieur.
3.4. Leur jugement actuel
Enfants gâtés des dernières décennies, les marchés ont profité de la
déréglementation à l'échelle quasi- mondiale du système financier.
La bataille menée par les banques centrales afin de combattre l'inflation les a confortés jusqu'à ce jour. Cependant, l'accentuation des déséquilibres au niveau des sociétés développées leur pose désormais problème. Quel serait le coût d'une crise sociale de grande ampleur qui sans doute se propagerait à toutes les économies développées ?
On a assisté ces dernières années à une tentative de diversification des risques sur les marchés émergents mais sans illusion car l'essentiel de la dette est captive des grands marchés.
IV Des pistes ( revu au 03/03/01)
une amélioration du paysage actuel ne pourrait se réaliser que par une
initiative
-à l'échelle de la planète.
-soutenue par les marchés.
-où tous les pays, les habitants et les acteurs économiques se trouveraient
face à une amélioration
-impliquant plusieurs volets : monétaire, politique, social.
le volet monétaire
Première étape, il doit répondre à l'inquiétude des marchés concernant la solvabilité des différents contracteurs de la dette, (Occident, Nouvelles économies industrialisées, Pays en développement).
L' amélioration repose sur une consolidation de la dette par les banques centrales au niveau des pays développés et sur l'ouverture aux marchés de zones aujourd'hui exclues à fort potentiel de croissance.
Cette amélioration serait rendue possible par une redéfinition du rôle de
l'or
.
Pourquoi l'or?
Considéré depuis sa sortie de la zone des 35$ l'once comme un signal
d'alarme inflationniste , son maintien à ce simple rôle nie sa notion monétaire
de dernière garantie.
Or sur la période 1969-1973 /1981, nous avons vu le marché essayer de donner à
l'once d'or sa véritable valeur monétaire. Cet effort a été cassé
judicieusement par les banques centrales, cette hausse n'étant pas limitée au
seul métal précieux et le risque inflationniste généralisé étant trop grand.
Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, les principaux acteurs de l'économie mondiale sont désormais conscients de la nécessité de contenir l' inflation (fourchette : 0 à 2-3% ). Ainsi, le cours de l'or pourrait-évoluer indépendamment du prix des autres matières premières.
De plus,
-il est encore comptabilisé pour plus de 900 millions d'onces dans les
réserves des banques centrales et sa hausse confortera leurs fonds propres.
-personne ne met en doute sa notion d'universalité, et il existe des stocks
importants ( présence d'or brut ou travaillé dans tous les pays ).
-les principaux producteurs (Amérique du Nord, Russie, Afrique du Sud, Asie...)
et les principaux détenteurs ( Etats Unis d'Amérique, Europe, Asie...)
recouvrent presque parfaitement les zones actuellement sensibles en raison du
déficit de leurs
échanges commerciaux, de leur endettement ou de leur besoin de croissance.
Enfin,
- l'or jouerait un rôle de tampon entre les monnaies. Actuellement, un trop grand transfert de capitaux d'une monnaie à l'autre se traduit par une création monétaire qui n'est pas toujours souhaitée de même ampleur que le montant de la vente renforçant encore le déséquilibre. De plus, cette création monétaire se trouve rétribuée à un taux d'intérêt ( l’or physique n’étant pas rétribué, ce que pourrait perdre ne revenu une banque centrale se trouverait compensé ) dont nous avons vu qu'il est souvent supérieur à la capacité économique du pays.
comment?
Le signal pourrait venir par l’achat concerté et régulier d’or physique par les grandes banques centrales des pays développés qui rétablirait de fait l'or dans son rôle monétaire.
Puis, les marchés devraient rechercher la valeur d'équilibre du métal fin.
Cette valeur dépendrait d'un Taux de corrélation monétaire laissé au libre arbitre des marchés. selon une
relation de type :
Valeur du stock monétaire mondial + création monétaire annuelle = (valeur
du stock d'or + production annuelle) x Taux de corrélation monétaire
( Formule de Paix dans les sociétés )
Ce taux serait un indicateur précieux de la situation monétaire mondiale. A titre de comparaison, la meilleure couverture se comparerait au ratio actuellement en vigueur au niveau des banques commerciales ( 10%), par contre, une situation plus incertaine comme actuellement pourrait amener à un taux de couverture renforçant la crédibilité des monnaies par une hausse de l’once d’or.
L'absence de réaction négative des grandes banques centrales montrerait que
le cours de l’once se trouve dans la fourchette escomptée, un début de vente
l’inverse.
Parallèlement, les gouvernements et les banques centrales des grands pays
industrialisés ou détenteurs réaffirmeraient fermement leur volonté du maintien
de leur objectif à moyen terme de contenir l'inflation et leur volonté de mieux
coordonner leur action. Autres engagements, le retour à l'équilibre budgétaire
à moyen terme, avec cependant comme objectif à plus long terme une réduction de
l'endettement calculé en pourcentage du PNB. Des interventions sur le marché
des métaux précieux tant à l'achat qu'à la vente étant également considérées
comme un moyen de réaffirmer leur engagement
et leur soutien dans ce système.
.
Cas particuliers
Des mines
Les politiques menées ces dernières années militent en faveur du secteur privé
pour gérer les gisements aurifères.
Cependant, une fiscalité particulière des bénéfices issus de la production de
métal fin pourrait rapidement voir le jour. Elle leur assurerait la totalité du
bénéfice dans la limite d'un certain pourcentage du coût moyen d'extraction
mondial, au-delà, une fiscalité spécifique s'appliquerait par tranches.
de la bijouterie
Elle a déjà commencé sa révolution avec l'apparition d'alliages incorporant une
moindre quantité d'or, de plus la quantité en stock autoriserait un financement
plus aisé la redéfinition de sa production.
Le volet politique
L'imbrication sans cesse plus grande des différentes économies rend
nécessaire une meilleure coordination des politiques, de manière à éviter dans
la mesure du possible des décisions opposées aux efforts engagés par d'autres.
A cet effet, une
baisse accentuée du Dollar est contre productive à toute les zones, dollar ou
non. Au lieu de chercher à réduire le déficit de cette manière, il faudrait au
contraire solvabiliser ce déficit américain si nécessaire aux autres pays du
monde.
Aussi pourrait-on proposer et réussir la création au sein de l'ONU d'un(e) :
De par la définition de leurs Conseils d'Administration,
représentatifs d'un poids économique ou démographique, ces organisations
favoriseraient également le
dialogue au sein d'espaces régionaux, autorisant la recherche plus aisée de
propositions communes. ( La solution actuellement envisagée serait la
réactivation d'une telle enceinte au FMI )
- par exemple le conseil d'administration pourrait comprendre Dix pays, et
huit espaces régionaux.
Aux pays membres du conseil de sécurité viendraient se joindre cinq pays,
Allemagne- Afrique du Sud - Arabie Saoudite - Inde - Japon et huit
représentants de communautés d'états existants ou à créer - Alena - Amérique du
Sud - Asean - Moyen Orient - Océanie Pacifique - Oua - Asie Centrale - Union
Européenne
issus de pays à régime démocratique, ces représentants auraient une simple voix consultative le temps nécessaire à la réalisation d'une bonne concertation au sein des espaces régionaux.
Une observation des faits historiques montre cependant, qu’une union économique et/ou monétaire ne pourrait se réaliser qu ‘entre Pays de niveau économique comparable, l’inverse risquant d’aboutir à la marginalisation d’une économie, l’union renforçant le déséquilibre. ( seule exception , une économie inexistante et des échanges massivement réalisés avec l’économie dominante ).
en parallèle création d'un :
- Conseil des Banques Centrales Mondiales
à l'origine de réunions informelles, cet espace de dialogue autoriserait une
confrontation d'idées et proposerait ses options en matière monétaire. ( noyau
de création BRI Bâle )
- Conseil des Autorités de Marché
consultatif du précédent et regroupant des représentants des marchés les plus
significatifs qui pourraient ainsi débattre de sujets aussi variés que les
besoins de financement de leur zone respectives et des principaux problèmes
auxquels
ils sont confrontés.
- Enfin un renforcement des fonds propres des institutions bancaires internationales déjà existantes FMI , Banque Mondiale ,BIRD , BERD etc.. autoriserait :
Une accentuation de l'aide aux pays les plus pauvres non touchés par cette initiative. Cette aide devrait , outre une libération de la dette existante, se porter vers des investissements créatifs d'une base saine de leur tissus économique .
Un financement à taux réduit des projets prioritaires au niveau de tous les pays.
Les nouveaux espaces régionaux
Leur création devrait prendre comme modèle l'exemple récent donné par les
Etats-Unis avec la création de l'ALENA ou celui plus ancien de la CEE qui a
abouti à l'actuelle Union Européenne. Ces exemples militent en faveur du
regroupement régional des différents Etats au sein d'une communauté aux liens
plus ou moins étroits.
Toute initiative dans ce domaine devrait recevoir le soutien de l'Organisation
des Nations Unies et des
principaux Espaces déjà crées car une stabilité régionale accrue est porteuse
d'un accroissement des échanges et des connaissances, de la paix.
volet social
Parallèlement à la création de ces différents organismes, des priorités
mondiales devraient être définies, et les projets répondant à ces priorités se
verraient qualifiés d'une enveloppe à un taux préférentiel de la part des
grandes banques de
développement.
Ces différentes priorités pourraient être
-Education, Formation et Communication
Les liens sont désormais suffisamment établis entre le niveau d'enseignement
reçu et la capacité économique individuelle, l'évolution démographique et
l'aspiration au libre jeu politique.
Or l'enseignement est un domaine, avec celui de la santé qui a été le plus
touché ces dernières années dans de nombreux pays.
Au niveau des économies développées, une politique de l'emploi s'appuierait nécessairement sur un volet tendant à une requalification des classes d'âge les plus touchées par le chômage .
-Recherche
Fondamentale à nos sociétés , plusieurs axes devraient être qualifiés de
prioritaires
-Dans le domaine de la communication, afin que le savoir existant puisse être à la portée de tous.
-Dans le domaine de la santé où, en particulier la recherche concernant la génétique devrait se voir qualifier de patrimoine de l'humanité.
-Dans le domaine industriel, en particulier les industries liées au
transport et celles dites vertes, eau, dépollution, recyclage ... Le but serait
une amélioration des rendements et une diminution des coûts afin que tous aient
la possibilité d'accéder aux
technologies les plus avancées.
-Dans le domaine énergétique, en réalisant les investissements nécessaires demandés par nos physiciens dans leur recherche de l'infiniment petit, de l'infiniment grand.
-Dans le domaine spatial, enfin, car d' avenir et porteur de l’idée d’humanité. De plus, un immense potentiel de recherche ayant eu des objectifs proches est désormais disponible.
- En parallèle d'autres investissements seraient à réaliser afin de pouvoir répondre à la demande énergétique dans un proche avenir. Un retour des prix du pétrole dans une zone autorisant ces investissements serait souhaitable.
- L'association des grands groupes pétroliers, chimiques et industriels à ces projets de recherche serait également un facteur majeur de réussite.
- Une amélioration de la recherche serait également probable si un nécessaire
suivi (par l'intermédiaire de publications) de la recherche entreprise
conditionnait le maintien de la protection par le brevet déposé. Une
unification de cette protection et une aide institutionnelle en cas de fraude
seraient également à rechercher.
-Environnement
L'adoption de normes internationales minimales serait facilitée par la meilleure capacité de financement; ce qui permettrait de mieux prendre en compte le capital environnement dans les nouveaux projets industriels, et dans l'amélioration des exemples les plus frappants.
V PROSPECTIVE
Dans un premier temps, les prix de l'once de métal précieux suivraient une
pente ascendante. Cette hausse ne serait pas contrée par les banques centrales,
car elle serait limitée au seul métal fin.
En parallèle la baisse des taux longs traduirait une meilleure anticipation de
la situation par les opérateurs économiques.
De par la diversité géographique de ses lieux de production et du stock déjà
existant, cette hausse de l'or autoriserait une mise entre parenthèse des
principaux problèmes actuels. Une phase de croissance et d'assainissement
pourrait alors voir
le jour. Au début de cette phase, les pays en développement s'engageraient à
modérer leur taux de change, à prendre en compte l'environnement, et à
progressivement augmenter le niveau de vie et les conditions sociales de leurs
populations.
De leur côté, les sociétés des pays développés, encouragées par la baisse des
taux et la reprise ainsi engagée seraient plus ouvertes aux réformes. Les
gouvernements gagneraient une marge de manœuvre en vue de réorienter leurs
budgets dans
le cadre d'une politique à moyen terme visant à résoudre les déséquilibres
actuels.
L'état atteint actuellement par nombre de pays nécessitera une longue phase
de transition, probablement plusieurs dizaines d'années, durant laquelle une
solidarité réciproque devrait voir le jour, seule espérance d'une résolution de
nos
problèmes.
L'objectif terminal, à l'horizon lointain, serait un prélude à une vaste
mouvance monétaire mondiale.
Entre temps, ces années de croissance devraient être mises à profit pour définir les lignes directrices d'un projet de développement et de société conforme aux espérances de la population et la réalisation de moyens et d'objectifs communs à l'humanité.
CONCLUSION
Nous sommes probablement arrivés à la croisée des chemins, le monde occidental, après avoir géré la course aux armements se retrouve maintenant seul face au choix suivant :
-laisser la voie du développement ouverte au reste du monde tout en se donnant le temps nécessaire au rétablissement des déséquilibres créées, et pour cela faire évoluer le système monétaire actuel par trop inégal en acceptant une redistribution limitée su pouvoir monétaire.
-conserver le système inchangé au risque d'accroître l'instabilité dans de nombreux pays et de voir se déplacer une frontière de sous-développement jusqu'en son sein, l'effort produit par nos sociétés au cours de ces dernières décennies devant être apuré.
Encouragés par la neutralité bienveillante des déclarations politiques et monétaires, les marchés internationaux, toujours à la recherche de plus d'épanouissement, pourraient alors montrer la voie .
VI La Paix en Europe
Un élargissement aux autres pays du continent serait souhaitable (ancrage
dans le camp des démocraties) ce qui ne peut empêcher la nécessaire recherche
de liens beaucoup plus étroits au niveau des pays le désirant. Le grand marché
devrait être en effet considéré comme une urgence car même limité à cette seule
ambition il aurait l'avantage d'exister comme l'antichambre d'une Europe plus
unie sur des sujets comme la politique monétaire,
étrangère et la défense.
Cette union devrait être considérée comme le seul moyen de stabiliser à terme
notre continent dans la paix.
Sur le plan international, la reconnaissance de l'Union Européenne pourrait se forger au niveau des organisations internationales. Le point de départ, nécessairement objet d'un consensus européen pourrait intervenir au sein de deux des organismes mondiaux que l'Europe a la chance de détenir sur son sol : l' UNESCO et l' OMS.
Une plus grande implication dans ces deux domaines, santé, éducation, où la
compétence européenne ne fait aucun doute, autoriserait à terme une action sur
le terrain de ces deux réservoirs d'information, aujourd'hui cantonnés à des
missions d'étude. ( pas de budget propre aux actions de terrain )
Cette action dans tous les pays pourrait en outre se développer en coopération
étroite avec le PNUD, l'UNICEF dans
les pays où ces organisation sont déjà présentes .
L'Europe ,pour être reconnue devrait disposer de lieux où elle puisse mener sa
propre existence.
Ces lieux , de par les progrès des télécommunications peuvent être éloignés les
uns des
autres une fois leurs compétences clairement établies.
De plus, ce serait un formidable défi à relever que de créer ces premières autoroutes de données et d'images reliant ces différents centres européens.
Chapitre VII - DES PISTES pour la
France , vers quel modèle social européen
le 14/03/95
Chapitre VIII- Des Pistes pour l'Union Monétaire Régionale 28/04/95
plan
INTRODUCTION
I Des Exemples Récents
Observations concernant l'unification monétaire allemande
Plusieurs Observations concernant le simple mécanisme de changes concerté
II Les PISTES
IIA - Le Fonds de Convergence
II B - Les conditions de la réussite
IIC Les Objectifs
CONCLUSION
INTRODUCTION
Au sein d'une région du monde comme l'Union Européenne, où le principe de
libre circulation devient règle commune, la nécessité d'aboutir le plus
rapidement possible à une unité de change commune devrait être l'objectif
premier des politiques
nationales afin de parvenir à un réel marché commun, seul susceptible par son
effet de masse de créer
les meilleures conditions de stabilité nécessaires au développement des
économies, au renforcement des liens sociaux et à la consolidation de la vie
démocratique de la région tant au sein de l'Europe que par l'influence exercée
vis à vis des autres
régions du monde.
Or, seule une volonté politique résolue de la part des différents partenaires autoriserait la réalisation d'une monnaie commune. De plus, cette forte volonté politique devrait être la traduction, par la représentation nationale, de l'expression d'une réelle adhésion des habitants de ces nations. Il faudrait donc définir des règles qui complétant l'option actuelle de stabilisation des changes la rendrait acceptable par tous.
Car le problème européen, aujourd'hui, est de répondre à la question:
comment faire revenir à l'union monétaire les
pays actuellement positionnés en dehors du système actuel, seul espoir d'éviter
la création d'un simple marché unique de biens et de services.
I Des Exemples Récents
Observations concernant l'unification monétaire allemande
- serait le résultat d'une volonté politique, la création d'une monnaie
unique immédiate ayant été la traduction d'un choix privilégiant la paix sociale
en évitant une trop longue phase de transition, obligatoirement source
d'incertitude
- le choix d'une parité d'échange forte rendrait une économie déjà faible non
compétitive, le coût financier d'une telle opération se révèlerait
ultérieurement considérable et ne saurait se reproduire à l'identique pour
l'intégration d'autres pays
- la phase de rattrapage rendrait nécessaire un transfert d'argent. Ici,
d'origine fédéral, qui pourrait être assimilé pour les Lander de l'Est à un
déficit budgétaire supérieur à ceux de l'Ouest
- il serait souhaitable de créer une banque spécialisée dont l'action
s'étendrait à la phase critique initiale
Plusieurs Observations concernant le simple mécanisme de changes concerté
- hormis l'aide apportée par le budget communautaire, il laisse seul le pays
pour faire face à l'environnement social et
économique, tout en devant satisfaire aux critères de convergence, souvent au
prix de taux pénalisant la croissance de son économie
- en cas de crise des changes, la facture est doublement réglée par le pays attaqué dont la banque centrale subit , une perte face aux marchés et doit régler les intérêts si une défense de parité a été organisée par des emprunts
Si aucune évolution du système ne se produisait, il n' aurait que deux évolutions possible:
- une sortie de la monnaie du mécanisme de change européen
- la création d'une Europe à deux vitesses dont le degré de divergence ne ferait que s'accentuer
Ces deux évolutions apportant avec elles des interrogations sur la poursuite de la construction européenne et du libre jeu démocratique car aboutissant à un effet inverse à celui recherché d'une convergence européenne par une fragilisation de plus faible et le renforcement du plus fort.
II Les PISTES
IIA - Le Fonds de Convergence
Du fait de la disparité des sociétés tant en comparaison de puissance économique (Pib/habitant), de positionnement dans le cycle économique, et de croissance démographique, il pourrait être crée durant une phase nécessairement longue dite de convergence :
Un Fonds de Convergence de l'Union Européenne,
Moyen Politique Rapide et à moindre coût d'intégration des Economies
Européennes, cette instance relevant de l'Institut Monétaire Européen verrait
siéger dans son conseil des représentants des instances monétaires et des
représentants politiques des membres participant à l'union monétaire.
Grâce à des fonds propres répartis entre les états à proportion de leur produit
intérieur brut et l'émission d'emprunts, il autoriserait la création d'un
financement interne à l'Union par des prêts aux banques centrales des pays
dépassant les normes établies (moyenne de l'union ou respect des critères de
convergence). Le taux d'intérêt et le délais de remboursement étant le résultat
de décisions politiques.
L'action du Fonds se terminant une fois les critères d'endettement et de déficit budgétaire remplis par tous; l'aide aux économies transitant alors par le budget communautaire.
Ainsi pourrait être crée dans un délais très court avec tout pays le l'Union le désirant une monnaie unique dont le principal avantage intérieur serait un meilleur déroulement de la période de transition dite de convergence des économies.
II B - Les conditions de la réussite
- L'indépendance des Instituts d'émission
- Une transparence de ces Instituts d'émission vis à vis de l'Institut monétaire européen, autorisant une définition claire de la situation de départ et de son évolution de la masse monétaire au sens le plus large de l'endettement ( état, administrations, ménages, entreprises)
- La détermination de règles européennes communes en matière de création de crédit bancaire en rapport avec les fonds propres existants
- Les états conserveraient leur pouvoir budgétaire donc indirectement de
création monétaire. Cependant, cette création monétaire devrait être utilisée
en codécision avec les partenaires si une fois déduit l'accroissement monétaire
inhérent à la
croissance économique, cette création monétaire restait supérieure à celle
établie par l'Union.
Une plus grande création monétaire serait alors débattue à l'occasion de réunions pluriannuelles et se traduirait:
un prêt sans intérêt pour les pays en phase de redressement et-ou un prêt à
taux intérêt plus faible que celui du marché
et-ou un abandon d'une partie des créances pour les plus faibles, l'état en
bénéficiant s'engageant à procéder à concurrence de cette somme à des achats
dans l'union. (Le montant total de ces engagements correspondant au surcroît de
création monétaire ) ( prêt lié ).
- pour le cas de pays dont le pnb serait inférieur au pnb moyen de l'union, il
pourrait être considéré comme utile d'autoriser un accroissement supérieur à la
moyenne de l'union de leur masse monétaire et cela sans contrepartie. Cette
augmentation se voyant planifiée selon
des contrats de croissance dits de compensation
qui seraient conclus au moment de l'unification des parités, pour une durée
de plusieurs dizaines d'années (contrats basés sur la nécessité d'un
rapprochement à la moyenne de l'Union du revenu annuel moyen par
habitant).L'état en bénéficiant
s'engageant cependant à procéder à concurrence de cette somme à des achats dans
l'union. ( prêt/don lié ).
IIC Les Objectifs
- Ce fonds serait ultérieurement dissous une fois les critères de
convergence atteints.
Ainsi pourrait se créer une véritable entraide entre les différents pays de
l'union, sans pour autant alourdir les transferts vers le budget européen.
Cette entraide serait politiquement acceptable pour les pays recevant de
l'aide , l'Union monétaire les autorisant à financer leur économie aux taux
plus faibles de l'union (favorisant ainsi un retour vers l'équilibre budgétaire
gouvernemental
souvent grevé par le paiement des intérêts de la dette, leurs entreprises
trouvant dans ce cadre un financement moins coûteux, plus aisé). Ces différents
résultats rendant possible le processus d'ajustement et la recherche d'une
convergence économique et politique européenne.
Cette entraide serait également politiquement acceptable par les opinions publiques des pays à l'origine du prêt, la charge étant répartie auprès de tous, quantifiée et rémunérée, sans inflexion de leur politique économique, les taux courts et longs se révélant identiques pour tous les pays. De plus, l'aide apportée aux pays en difficulté ne se traduirait pas par une pression négative mais au contraire, leurs économies bénéficieraient désormais d'un vaste marché stabilisé, qui par sa dynamique se révèlerait pourvoyeur d'un surplus de croissance. Tandis que leurs gouvernements conserveraient une certaine liberté de manœuvre conjoncturelle.
A l'échelon mondial, la création d'un volume économique et monétaire
critique autoriserait une influence monétaire accrue sur les autres monnaies et
sur les marchés. Marchés qui pourraient saluer cette création porteuse
d'espérance dans un
rôle désormais accru de l'Europe dans la stabilisation de l'Est de notre
continent. De plus, en cas de réalisation de cette Unité Monétaire, ce signal
serait une indication d'une direction à prendre par d'autres régions du monde.
CONCLUSION
La recherche de nouvelles références à la construction européenne devant
aboutir en 1996
L'idée toujours présente d'un avenir européen en Italie, et une Union non
remise en cause en Angleterre,
La poursuite du Mécanisme de Change Européen
L'arrivée des Pays Scandinaves à forte tradition de solidarité,
L'arrêt de l'activité de la Treuhand allemande en 1994, traduisant le retour de
ce pays à une situation plus équilibrée,
L'unanimité en faveur de la monnaie unique tant par les partis de droite et de
gauche,
l'élection d'un nouveau Président et la formation d'un nouveau Gouvernement en
France,
Rendent possible une initiative dans le domaine de la monnaie unique dans le
sens d'une meilleure approche de son caractère politique.