Nations Unies XXI AGNU 59 - http://membres.lycos.fr/afnulorraine
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| DOSSIER NATIONS UNIES XXI - EXTRAITS des Communiqués de Presse des Nations Unies - des Rapports UN |
| DPI - ONG 2005 09/05 |
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Rapport Volcker - ONU / Irak pétrole contre nourriture 09/05 |
| Dialogue AG - ONG 06/05 |
| SUITE du DOSSIER UN59 - voir DOSSIER SOMMET MONDIAL UN60 puis DOSSIER AGNU 60 puis ONU reforme |
QUELQUES ELEMENTS DU DEBAT SUR LA REFORME DES NATIONS UNIES à la lumière des travaux AGNU59
KA présentation du rapport - KA conférence de presse - KA - AG ONU - rapport
" ... J’ai intitulé mon rapport « Dans une liberté plus grande » car je pense que ces mots tirés de la Charte expriment l’idée que le développement, la sécurité et les droits de l’homme doivent aller de pair.
Dans un monde où les menaces et les opportunités sont communes, il est de l’intérêt de chaque pays de s’attaquer efficacement à chacun de ces défis. La cause d’une liberté plus grande ne peut progresser que si les nations collaborent entre elles;
et l’Organisation des Nations Unies ne peut les aider que si elle est transformée en un instrument efficace mis au service de leur objectif commun..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10104.doc.htm
170905 KA - AGNU - ONU XXI - points importants de notre programme de travail
"... en nous attaquant globalement à une série de questions, nous avons certainement accompli beaucoup de choses... Il nous faut maintenant passer à une nouvelle tâche et donner effet ce qui a été décidé, en continuant de chercher à surmonter les différends qui subsistent...
Permettez-moi de vous rappeler quelques-uns des points importants de notre programme de travail ...
Il y a d’abord la réforme de la gestion.
qui doivent rendre le Secrétariat plus efficace et plus responsable... je formulerai des recommandations pour vous aider à examiner tous les mandats en cours convenus au cours des 55 premières années de l’Organisation. Je procéderai également à une évaluation détaillée de nos règlements en matière de budget et de ressources humaines et recommanderai des aménagements de façon que le Secrétariat soit géré de la manière la plus moderne possible. Et je vous soumettrai une proposition détaillée de programme ponctuel d’encouragement au départ, de manière que nous disposions du personnel le mieux à même d’exécuter les tâches prioritaires que vous avez fixées.
Afin d’encourager la responsabilité, après avoir fait exécuter un examen détaillé et indépendant de notre système de contrôle et de gestion, je présenterai un schéma de comité indépendant d’audit du contrôle. Je présenterai aussi sous peu une description détaillée du bureau indépendant des questions d’éthique que je me propose de créer, qui sera chargé de défendre ceux qui tirent la sonnette d’alarme et d’assurer une plus grande transparence financière. Et je formulerai des propositions tendant à faire en sorte qu’à l’avenir, le Secrétaire général soit entièrement équipé pour s’acquitter de sa charge de plus haut fonctionnaire de l’Organisation et que vous, les États Membres, soyez en mesure de lui demander des comptes...
Appliquons-nous à la tâche au cours de l’année à venir et traduisons ces réformes dans les faits. C’est ainsi que nous pourrons rétablir la confiance dans l’intégrité et l’efficacité de l’Organisation.
Deuxièmement, nous devons renforcer notre mécanisme dans le domaine des droits de l’homme.
Le Haut Commissaire aux droits de l’homme poursuivra l’exécution de son plan d’action et vous vous êtes engagés à l’aider à renforcer ses services et à doubler son budget... de renforcer les organismes créés en vertu d’instruments relatifs aux droits de l’homme.
Et surtout, vous avez décidé de créer un conseil des droits de l’homme... je crois que les négociations devraient reprendre sur la base des textes détaillés élaborés au cours de la préparation du Sommet et qui ont été appuyés par une écrasante majorité d’États Membres. Je suis convaincu que c’est la majorité qui doit montrer la voie et ceux qui ont encore des réserves devraient s’efforcer de faire preuve de souplesse...
Troisièmement, nous devons aller de l’avant pour ce qui est du terrorisme.
Pour la première fois, une condamnation sans nuance du terrorisme, « sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu’en soient les auteurs, les lieux et les buts », a été prononcée au Sommet par tous les États Membres. Comme vous en êtes convenus, vous devez partir de cette proposition simple et vous en servir pour achever une convention générale contre le terrorisme dans l’année à venir et forger une stratégie mondiale de lutte antiterroriste qui affaiblisse les terroristes et renforce la communauté internationale. Nous le pouvons, et nous le devons.
Quatrièmement, il nous faut mettre en place et faire fonctionner la Commission de consolidation de la paix.
Presque toutes les modalités essentielles sont maintenant arrêtées. La tâche qui vous attend durant les quelques prochains mois est de donner sa forme définitive à la Commission et de la rendre opérationnelle. La mienne est de constituer un petit bureau d’appui et un fonds permanent pour financer son action. Jouons chacun notre rôle, afin que la Commission de consolidation de la paix puisse commencer ses travaux avant la fin de l’année.
Cinquièmement,
et ce point est particulièrement important, nous devons honorer nos engagements
relatifs au développement.
C’est une année historique pour le développement que celle qui vient de s’écouler. À la fin de cette semaine, il ne fait plus le moindre doute que les objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire bénéficient d’un appui universel.
Nous nous trouvons avec l’ambitieux engagement de dégager 50 milliards de dollars supplémentaires par an pour la bataille du développement, en l’espace de cinq ans. Il semble que l’ampleur de ce succès ait échappé à quelques-uns. Faisons donc en sorte de tenir nos promesses envers les pauvres de la planète.
Tous les pays en développement sont maintenant tenus par l’engagement de formuler, et de commencer à mettre en œuvre, au plus tard l’an prochain, une stratégie nationale suffisamment audacieuse pour atteindre les objectifs de développement convenus au niveau international, et notamment les OMD d’ici à 2015.
D’autre part, il incombe maintenant aux pays développés de tenir leurs promesses de stimuler le financement du développement et d’alléger les dettes des pays en développement.
De plus, certains signes donnent à espérer qu’il est possible de progresser vers le système commercial multilatéral universel, fondé sur des règles, ouvert, non discriminatoire et équitable qui est envisagé dans le document du Sommet. Mettons cette promesse à profit pour aller de l’avant et faire progresser le cycle des négociations commerciales de Doha.
En sixième lieu, nous devons continuer de travailler à la réforme du Conseil de sécurité.
Nous nous sommes efforcés de trouver un moyen de progresser sur cette question capitale. Cela n’a pas été facile, et nous n’y avons pas encore réussi mais les dirigeants du monde entier sont d’accord pour considérer que le Conseil de sécurité doit être réformé sans tarder, parce que c’est – et je les cite – « un élément central de la réforme générale de l’Organisation que nous menons ».
Ils ont demandé un examen avant la fin de l’année des progrès accomplis dans cette voie. C’est à toutes les parties de faire un réel effort pour trouver une solution qui recueille un très large soutien, dans l’intérêt non pas d’un groupe particulier, mais de l’Organisation tout entière.
Septième point, nous devons d’urgence commencer à rectifier nos erreurs regrettables en matière de non-prolifération et de désarmement nucléaires.
Le consensus qui inspirait le Traité sur la non-prolifération s’est dangereusement dégradé. À deux reprises cette année, à la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité et à présent, au Sommet, des mois de négociations ont abouti au silence. Les États n’ont même pas pu se mettre d’accord pour réaffirmer leurs engagements existants, ni pour trouver, ne fût-ce qu’au niveau des principes, une voie à suivre. Ils se sont contentés de se montrer mutuellement du doigt au lieu de rechercher des solutions.
Et pourtant, les risques de prolifération et de terrorisme catastrophique ne cessent d’augmenter, et les enjeux sont trop importants pour que nous continuions à nous laisser glisser sur la pente dangereuse de la diplomatie du quitte ou double.
Tâchons plutôt ensemble de renforcer les trois piliers du régime : non-prolifération, désarmement et utilisations pacifiques. J’encourage la Norvège, l’Australie, le Chili, l’Indonésie, la Roumanie, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni à poursuivre leurs efforts pour trouver un moyen d’aller de l’avant. Tous les États devraient soutenir l’initiative qu’ils ont prise pour s’attaquer à ce péril qui menace notre existence même.
Parfois, les solutions multilatérales sont d’une difficulté qui les fait paraître impossibles. Mais, de temps à autre, cela vaut la peine de se retourner pour mesurer le chemin accompli...
à présent, vous vous êtes réunis pour reconnaître le devoir sacré qui vous incombe non seulement de compatir, mais encore d’agir. C’est sur cet engagement que vous serez jugés dans les années à venir.
Ne vous méprenez pas. Cette bataille durement gagnée a constitué une révolution dans les affaires internationales et un signal d’espoir pour les faibles de notre monde.
Elle nous apporte en outre un enseignement de la plus haute importance: en persévérant, nous pouvons trouver des réponses collectives à nos problèmes communs..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10089.doc.htm
130905 KA - Conférence de presse - ONU XXI
"... nous avons à présent un document final qui vient d’être approuvé par l’Assemblée générale pratiquement à l’unanimité, hormis deux délégations qui ont émis des réserves .
Le document comprend un chapitre important sur le développement. Nous avons fait approuver la création d’un Conseil des droits de l’homme, d’une Commission de consolidation de la paix, ainsi que le principe relatif à la responsabilité de protéger.
Nous avons obtenu également une déclaration sur le terrorisme et la création d’un fonds pour la démocratie.
Le grand sujet manquant, c’est la non-prolifération et le désarmement. C’est vraiment regrettable. Nous avons échoué à deux reprises cette année pour traiter de la non-prolifération et encore une fois, aujourd’hui... à un moment où nous nous inquiétons de voir des armes de destruction massive tomber dans des mains criminelles..."
Réponses
"... J’ai beaucoup travaillé, nous avons passé beaucoup de temps aujourd’hui avec de nombreuses délégations, y compris avec John Bolton, qui a été très constructif..."
"... Nous en voulions tous davantage, mais je pense que nous pouvons nous atteler à la tâche à partir de ce que nous avons. C’est un grand pas en avant et, pour traduire cela de façon pratique et fonctionnelle, nous devrons faire de notre mieux pour donner à l’ONU les structures dont elle a besoin pour accomplir son travail. J’espère que nous pourrons travailler dans ces limites..."
"... Je ne pense pas que l’idée de la réforme du Conseil de sécurité soit morte, je pense que le document adopté cet après-midi permettra aux Etats Membres de poursuivre la réforme du Conseil de sécurité. Et si je me souviens bien, on nous demande un rapport d’ici décembre. Je pense que parfois, on peut avoir des surprises..."
"... dans ma discussion avec les Etats Membres ... j’ai essayé de leur faire comprendre que dans notre monde interconnecté, nous devons examiner les questions dans un cadre bien plus large, et non pas dans une perspective étroite et nationale, et qu’il faut prendre en compte les intérêts collectifs, lesquels vont souvent de pair avec les intérêts nationaux... Et je l’ai dit à plusieurs reprises en disant que les délégations se concentraient sur les arbres et perdaient de vue la forêt..."
"... Dans le rapport « Dans une liberté plus grande », j’avais indiqué que le consensus était l’idéal. Mais quand le consensus n’est pas possible, alors les Etats Membres ne devraient pas tolérer la passivité. Ils devraient mettre en place un mécanisme qui permette de conclure une discussion au moyen d’un vote. Il faut avoir la volonté de faire cela.
Tant que cette volonté n’est pas là, il faut continuer de négocier jusqu’au plus petit dénominateur commun, sans cela on n’obtient aucune décision. C’est pourquoi je pense que lorsqu’il existe un large consensus autour d’une question, une petite minorité ne devrait pas avoir la possibilité de paralyser le processus. Je continue de penser que les Etats Membres devraient trouver un moyen de voter. Je sais que ceci n’est pas très apprécié mais cela doit être examiné dans le cadre de la réforme..."
"... Je crois qu’il importe de voir que nous avons abordé une ère nouvelle à l’ONU. L’ONU travaille avec la société civile et le public... Il est important de voir qu’il y a eu un concert où deux millions de personnes sont venues ... On leur a dit : « Nous ne voulons pas de votre argent, nous voulons votre engagement dans la lutte contre la pauvreté, nous voulons que vous gardiez les yeux grand ouverts sur vos dirigeants pour veiller à ce qu’ils honorent leurs promesses ». Les peuples du monde et la société civile sont très, très engagés et ils vont continuer de suivre de près la situation..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10375.doc.htm
130905 AG - clôture de la 59me cession - ONU XXI
"... M. JEAN PING ... Outre la priorité accordée à l’environnement, dans le souci d’assurer le bien-être des générations futures, cette session a aussi accordé à la lutte contre le VIH/sida toute l’attention qu’elle mérite... Parmi les autres innovations, il a cité le renforcement de la coopération entre l’ONU ... avec les représentants des organisations non gouvernementales (ONG), de la société civile et du secteur privé.
Il a également rappelé la tenue les 27 et 28 juin 2005, du second Dialogue de haut niveau sur le financement du développement en ajoutant qu’un accent particulier avait été mis sur la question du terrorisme. À cet égard, il s’est réjoui de l’adoption d’une convention sur la lutte contre le terrorisme nucléaire et d’un accord sur une condamnation ferme du terrorisme, malgré des négociations émaillées de divergences...
Il s’est félicité qu’un large consensus ait émergé pour reconnaître l’interdépendance des menaces et défis et la nécessité de mener une action collective, conforme aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, pour y faire face. Il a ajouté que l’accord entre les États Membres pour mieux faire face à des situations comme le génocide, le crime de guerre, le nettoyage ethnique, ou le crime contre l’humanité constituait une avancée significative.
S’agissant de la réforme des Nations Unies, il a déclaré qu’il incombait à tous de tout faire pour adapter les institutions de l’Organisation aux réalités du XXIe siècle. Il nous faut pour cela... continuer à veiller à la revitalisation des travaux de l’Assemblée générale en renforçant son rôle et son autorité en particulier; donner à l’ECOSOC les moyens de remplir sa mission de coordination de l’action de l’ONU en matière économique et sociale, et bien entendu réformer le Conseil de sécurité pour qu’il soit plus représentatif du monde d’aujourd’hui, de manière à accroître la légitimité de ses décisions...
Parmi les autres enseignements tirés, il a déclaré utile de rechercher un cadre de négociations plus représentatif et plus propice à un processus de négociations intergouvernementales et enfin la mise en place d’un espace de dialogue stable avec les organisations de la société civile, les ONG et le secteur privé.
En effet, il a estimé que la contribution de la société civile à la promotion de la paix et la sécurité, au développement et aux droits de l’homme, dans le cadre du renforcement de l’Organisation des Nations Unies pour l’adapter aux réalités du XXIe siècle, était indispensable pour l’avènement d’un monde meilleur..."
"... Le représentant du Venezuela a déclaré que sa délégation avait assisté avec beaucoup d’étonnement à l’approbation d’un document de 34 pages sans aucune traduction dans les autres langues officielles. Il a contesté une pratique qui selon lui allait à l’encontre des principes démocratiques. Il a réservé sa position en raison de la façon dont ce document à été adopté sans que sa délégation ait pu en prendre connaissance..."
"... Le représentant de Cuba a déclaré que le processus de négociation s’était caractérisé par beaucoup d’irrégularités et un manque de transparence, en estimant que les intérêts de certains pays puissants avaient été privilégiés aux dépens de ceux des petits pays et pays en développement..."
"... Intervenant au nom de l’Union européenne et des pays associés, le représentant du Royaume-Uni s’est félicité de l’adoption d’un document final qui représente une réalisation extrêmement importante, ce qui permettra au Sommet de commencer sur des bases solides. Il a salué le Président de l'Assemblée générale et son équipe pour le travail réalisé..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10085.doc.htm
090905 KA - DPI / ONG - ONU XXI
"... Le fait est que les ONG travaillent partout avec nous :
– À nos côtés, lorsque des crises surviennent;
– Juste derrière nous, pour défendre les droits des femmes, promouvoir la justice pénale internationale et mobiliser l’action contre le réchauffement planétaire;
– Et, souvent, loin devant nous, pour mettre en lumière des risques et des problèmes nouveaux.
C’est là, à mon sens, que vous jouez le rôle le plus important. Car vous voyez souvent ce qui n’est pas encore apparent pour les diplomates et pensez ce qui semble encore impensable aux gouvernements et inadmissible aux fonctionnaires. Ce que vous dites peut déplaire aujourd’hui, mais deviendra probablement demain une vérité incontestable...
Je sais que vous avez parfois l’impression de parler dans le désert, mais les auditions de juin dernier ont marqué un réel progrès dans les rapports entre l’ONU et la société civile. Le document final officiel en porte l’empreinte, surtout en ce qui concerne l’égalité des sexes et l’environnement...
De sérieuses discussions se poursuivent. Si les Etats Membres veulent un résultat solide, il faudra que chacun fasse davantage de concessions. Mais le temps est compté. Malgré des signes de progrès, il y a un risque que le travail ne soit terminé à temps et que les délais ne soient pas respectés. Cela m’inquiète et j’espère que les faits me donneront tort.
Quoi qu’on décide et obtienne, l’ONU ne pourra avancer seule. Vous avez tous un rôle clef à jouer...
En ce soixantième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, reconnaissons une fois de plus la sagesse de ses fondateurs, qui, à l’Article 71 de la Charte, ont prévu des consultations avec les ONG. Des échanges étroits avec la société civile étaient alors jugés indispensables à la bonne santé de l’Organisation et au bien-être des peuples...
Ce qui compte vraiment, c’est ce qui se passe, dans le monde et sur le terrain. Que votre activité principale soit d’aider à déterminer les politiques mondiales ou d’aider directement ceux qui sont dans le besoin, vous donnez tout son sens à l’expression « Nous, peuples ».
Je vous remercie tous pour votre engagement et compte sur votre appui dans la période cruciale qui s’annonce..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ONG581.doc.htm
090905 DPI / ONG - ONU XXI
SÉANCE DE CLÔTURE
Mme SHIRIN EBADI, prix Nobel de la Paix, Fondatrice de la National Association in Support of Children's Right et Présidente du Human Rights Defence (Iran), a salué le rôle de médiateur joué par les ONG partout dans le monde entre le public et leur gouvernement.
La fonction la plus importante des ONG... consiste à transmettre les aspirations, préoccupations et critiques des populations aux gouvernements en offrant des suggestions pour combler des lacunes ou améliorer les conditions de vies des populations.
L'un des avantages caractéristiques des ONG... est qu'elles sont indépendantes des gouvernements. L'indépendance vis-à-vis des gouvernements... ne signifie pas qu'elles ne puissent obtenir ou accepter de l'aide mais qu'une telle aide ne peut influer en rien sur leur autonomie ou spécificité.
Par ailleurs, elle a déclaré que lorsque les ONG réalisaient leurs activités de manière pacifique, il n'y avait aucune raison que les gouvernements s'ingèrent dans leurs activités... Dans les sociétés ou les gouvernements font obstacle aux travaux des ONG, un soutien international ferme à l'appui des organisateurs d'ONG est indispensable.
Elle a jugé nécessaire des pressions sur les États concernés, une fonction, qui selon elle, l'ONU était la seule à pouvoir exercér. Elle a aussi dénoncé les tentatives de certains gouvernements d'infiltrer les ONG et de les détourner de leurs objectifs.
Dans ses observations relatives à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, Mme Ebadi a regretté que de trop nombreux États Membres de cette Commission étaient connus pour ne pas respecter les droits de l'homme, et n'avaient ratifié aucune des conventions majeures des droits de l'homme comme par exemple la Convention de lutte contre la discrimination à l'égard des femmes ou la Convention de lutte contre la torture.
C'est pourquoi, dans un souci d'efficacité et de crédibilité, elle a suggéré que le nouvel organe chargé de remplacer la commission des droits de l'homme comprenne parmi ses membres des organisations internationales des droits de l'homme comme la Fédération internationale des droits de l'homme, Amnesty International ou Human Rights Watch.
Dans ses remarques de clôture, M JOSEPH DONELLY, Président de la Conférence... Il faut nous demander aujourd'hui... quelles nouvelles voix ont été entendues au cours de ces trois dernières journées et quelle voix nous ferons résonner en rentrant chez nous.
Nous devons aussi nous demander ce que nous devrons entreprendre pour rassembler d'autres voix...
Nous devons veiller... pour nos six milliards de frères et de sœurs à travers le monde, à ce que cette chance qui s'offre de nous faire entendre par nos gouvernements de façon à ce qu'une liberté plus grande soit partagée par tous, ne soit pas gâchée..."
plus sur la réunion DPI/ONG 2005 cliquer
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10082.doc.htm
080905 KA - Conférence mondiale des présidents de parlement - ONU XXI
"... Certains d’entre vous étaient ici pour la première conférence. C’était il y a cinq ans ...
Des progrès notables ont été accomplis sur le plan du développement, et les objectifs du Millénaire jouissent d’un appui sans précédent à l’échelle mondiale... La croissance économique et les avancées technologiques nous ont donné les moyens de régler les problèmes qui se posent .
Et grâce aux progrès des connaissances, conjugués à des échanges d’idées intensifs entre gouvernements, spécialistes du monde universitaire et membres de la société civile, nous avons, dans beaucoup de cas, la même conception des stratégies et priorités à adopter....
Quels que soient les résultats du Sommet ... vous devez vous assurer que le programme de réforme reçoive suffisamment d’attention politique, encourager vos gouvernements à faire preuve de bonne volonté et à donner effet aux engagements pris, veiller à ce que les gens de votre pays soient associés de près au processus et, bien sûr, faire en sorte que leurs préoccupations soient entendues.
En tant que parlementaires, vous personnifiez les principes démocratiques, qui sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et que l’Organisation des Nations Unies aide de plus en plus, chaque année, à faire respecter. En travaillant avec l’ONU, vous la rendez elle aussi plus démocratique.
Par ailleurs, vous tenez dans bien des cas les cordons de la bourse...
Je... vous invite à unir vos forces aux nôtres pour que, si vous vous réunissez encore d’ici cinq ans, nous puissions dire que nous avons fait des progrès considérables dans la modernisation de nos institutions et dans l’édification d’un monde plus libre, plus juste et plus sûr pour tous ceux qui l’habitent."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10081.doc.htm
080905 KA - Organisation « Cité et Gouvernements locaux unis » - ONU XXI
"... La vulnérabilité
des villes n’a fait qu’augmenter depuis que les Objectifs du Millénaire ont
été adoptés. La mondialisation crée des emplois et de nouvelles
perspectives, mais elle entraîne aussi des perturbations, notamment économiques.
Le sida a continué de gagner rapidement du terrain, pesant de plus en plus sur
les systèmes de santé publique. Les problèmes d’environnement sont en
maints endroits devenus plus aigus...
Ces problèmes touchent à toute une série de questions intimement liées entre elles. Les affaires mondiales et les affaires locales sont plus interdépendantes que jamais. Certains problèmes, qui étaient autrefois du seul ressort des gouvernements, ne peuvent être réglés aujourd’hui que par le biais de partenariats entre le gouvernement central, le secteur privé, la société civile, les autorités locales et bien souvent aussi, des institutions internationales...
Des villes faibles ne peuvent que freiner le développement d’un pays, alors qu’une démocratie locale forte peut être un facteur clef de la prospérité d’un pays... Les institutions et programmes des Nations Unies sont déterminés à s’engager toujours plus à vos côtés..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ONG579.doc.htm
070905 DPI /ONG - ONU XXI
"... M. SHASHI THAROOR ... Si les gouvernements ont un rôle clé à jouer comme les Nations Unies et la société civile, il a qualifié cette dernière de gardien de la réforme du système international en souhaitant que les organisations non gouvernementales et la société civile dans son ensemble utilisent leurs compétences pour demander plus lorsqu’elles estiment cela nécessaire. Elles devront ensuite s'assurer que les engagements qui seront pris en septembre 2005 sont effectivement respectés ... que ce soit en 2005, en 2010 ou en 2015...
M. JAN EGELAND ... a qualifié les ONG de partenaires essentielles des Nations Unies dans leur travail humanitaire. Notant qu'elles disposaient souvent d'un excellent accès au terrain, il a invité les ONG à prendre part à l'effort de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Il a noté que si les ONG avaient aussi acquis davantage d'importance, elles devaient assumer davantage de responsabilités et rendre pleinement compte aux gouvernements et institutions qui les financent. Enfin, il a souhaité une révolution morale et éthique qui soit à la hauteur de la révolution technologique...
... Mme Joan Levy, Présidente du Comité exécutif ONG/DPI a déclaré que ce comité avait pour ambition de servir de passerelle entre la communauté des ONG et le Département de l'information et a présenté les mécanismes en place pour permettre aux ONG de mieux informer les Nations Unies sur leurs activités à travers le monde.
Par ailleurs, M. Joseph Cornelius Donnelly, Président de la 58ème Conférence DPI/ONG, a invité tous les participants, qu’ils soient présents physiquement ou via Internet, à s’associer au renouveau de l’ONU et à faire entendre leur message et changer le monde..."
plus sur la réunion DPI/ONG cliquer
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/IK524.doc.htm
271005 Paul Volcker, Président de la Commission d’enquête indépendante sur le programme « Pétrole contre nourriture » -
"... Selon M. Volcker, l’enquête n’a pas seulement mis au jour des « cas individuels de corruption », mais également la « politisation du processus ». « Les différences et les pressions politiques au sein des Nations Unies ont constitué un frein à une réponse efficace et contribué à la corruption du programme », a-t-il observé. « Les efforts de corruption de Saddam Hussein n’auraient pas été si efficaces s’il y a avait eu une gestion plus disciplinée des Nations Unies et de ses agences »...
Si le programme était « unique et exceptionnel », certaines des faiblesses identifiées dans son administration « reflètent des difficultés systémiques à l’Organisation », a-t-il estimé, citant, par exemple, le manque d’indépendance et de ressources des personnes chargées des contrôles. Le Conseil de sécurité n’avait pas clairement défini les tâches du Secrétariat.
Il faut mieux cibler le professionnalisme des cadres au sein de l’Organisation, a jugé le Président de la Commission d’enquête. « Cela ne peut pas relever du seul Secrétaire général, qui est généralement choisi pour ses compétences diplomatiques et est occupé par les grandes questions de sécurité ».
« Il faut un responsable des opérations qui bénéficie du respect du personnel, du Secrétaire général, et puisse être nommé par l’Assemblée générale ». M. Volcker a également plaidé en faveur de la constitution d’un organe de contrôle indépendant équipé de suffisamment de personnel pour suivre les questions de budget..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10189.doc.htm
271005 KA - Commission d’enquête indépendante sur la gestion du programme « pétrole contre nourriture » dernier rapport
"... note qu’un vaste réseau de dessous de table et de surfacturations a été mis à jour, impliquant des compagnies de différents États Membres, qui s’étaient portés garants de leur compétence à effectuer des transactions dans le cadre de ce programme.
Il espère que les autorités nationales prendront des mesures pour empêcher que de telles pratiques ne se reproduisent à l’avenir et entreprendront une action, à chaque fois qu’elle sera nécessaire, contre les compagnies relevant de leur juridiction...
est convaincu qu’une vaste réforme des structures et des pratiques de gestion des Nations Unies, en particulier celles se rapportant au contrôle, à la transparence et à la responsabilité, est essentielle.
Il a d’ores et déjà instauré de très grands changements - notamment le contrôle renforcé et l’exigence de transparence des situations financières; la politique ferme de protection des dénonciateurs d’abus et l’examen de toutes les dispositions en matière de contrôles et d’audits. Il a l’intention de poursuivre ces réformes et d’autres..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/CS8492.doc.htm
070905 Rapport Volcker - ONU / Irak pétrole contre nourriture - ONU XXI
"... M. PAUL VOLCKER, ... La difficulté fondamentale... venait d’un manque de définition claire des responsabilités administratives complexes qui étaient partagées entre le Comité du Conseil de sécurité créé en vertu de la résolution 661 et le Secrétariat et sous-tendues par des divergences politiques persistantes.
Personne n’était réellement aux commandes... jugeant que la structure administrative et les pratiques du Secrétariat et de certaines institutions n’ont pas été à la hauteur des défis extraordinaires du Programme...
Le Président de la Commission a aussi mis l’accent sur l’absence de services d’audit et de contrôle administratif efficaces. Il a ensuite mis le doigt sur le manque de coopération parmi les divers organes de l’ONU...
Les problèmes suscités... sont symptomatiques de questions systémiques. Ces questions découlent du fait que l’ONU a été créée en des temps plus simples, des temps où l’Organisation n’avait pas à relever des défis opérationnels importants et complexes, aux côtés de ses responsabilités politiques et diplomatiques ...
Mes conclusions... soulignent ... la nécessité d’un service d’audit et de contrôle indépendant et fort ainsi que celle d’une capacité d’enquête...
Rendant tout de même hommage aux succès enregistrés par le Programme, le Président de la Commission a souligné la nécessité de renforcer l’autorité et la capacité opérationnelle de l’ONU..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10373.doc.htm
010905 Sommet mondial de 2005 - ONU XXI
"... Des informations détaillées sur le Sommet peuvent être obtenues sur le site Web à l’adresse www.un.org/summit2005.
Si vous êtes professionnel de l’information ou si vous représentez un organe de presse et désirez vous procurer du matériel de presse, des interviews ou des informations de base sur le Sommet, veuillez faire une demande par courrier électronique à l’adresse mediainfo@un.org ou téléphonez au 1-212-963-5851, au 1-212-963-2932, ou au 1-917-367-9322. Vous pouvez aussi directement contacter le Centre d’information des Nations Unies le plus proche..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Conf.presse.Adeniji.doc.htm ONU XXI
140705 AG - Union africaine
"... Oluyemi Adeniji (Nigéria), dont le pays préside l’Union africaine a souligné que la seule chose à laquelle son continent ne renoncera pas est sa prétention à occuper deux sièges permanents au sein d’un Conseil de sécurité réformé..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10368.doc.htm ONU XXI
120705 AG - réactions aux propositions du G4
"... D’emblée, les États-Unis et la Fédération de Russie se sont catégoriquement opposés à toute augmentation du nombre des membres du Conseil qui, ont-ils souligné, affecterait son efficacité..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10367.doc.htm ONU XXI
110705 AG - Conseil de sécurité - Propositions du G4
"... Six nouveaux sièges permanents, quatre nouveaux sièges non permanents et la question de l’élargissement du droit de veto suspendue pendant 15 ans..."
"... M. KENZO OSHIMA (Japon)... attirant l’attention sur les propos du Secrétaire général selon lesquels les États membres devraient tomber d’accord sur une décision avant le Sommet mondial de 2005..."
"... M. PETER MAURER (Suisse) a déclaré que l’élargissement du Conseil de sécurité devrait se faire sur des critères objectifs en tenant compte de la contribution des pays candidats aux actions de l’ONU.
La Suisse s’oppose cependant à l’octroi du droit de veto à de nouveaux États membres permanents du Conseil, car cela entraverait le fonctionnement de cette instance...
L’élargissement du Conseil de sécurité à de nouveaux membres permanents serait facilité par la possibilité que pourraient avoir les États Membres de se prononcer périodiquement sur sa composition...
L’usage du droit de veto devrait pour sa part être limité. Face à des situations de génocides ou de massacres à grande échelle, l’usage du veto devrait être interdit.
Le Conseil ne devrait d’autre part pas se poser comme un organe de législation internationale. Les situations et circonstances dans lesquelles il se donne ce rôle devraient être minutieusement redéfinies.
Enfin, concernant les régimes de sanctions, les comités de sanctions devraient établir des procédures précises permettant de réviser les listes de personnes ou d’entités mises à l’index quand elles sont capables de prouver qu’elles ont été injustement accusées..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10367.doc.htm ONU XXI
110705 AG - Conseil de sécurité - Propositions du G4
"... Six nouveaux sièges permanents, quatre nouveaux sièges non permanents et la question de l’élargissement du droit de veto suspendue pendant 15 ans..."
"... M. KENZO OSHIMA (Japon)... attirant l’attention sur les propos du Secrétaire général selon lesquels les États membres devraient tomber d’accord sur une décision avant le Sommet mondial de 2005..."
"... M. PETER MAURER (Suisse) a déclaré que l’élargissement du Conseil de sécurité devrait se faire sur des critères objectifs en tenant compte de la contribution des pays candidats aux actions de l’ONU.
La Suisse s’oppose cependant à l’octroi du droit de veto à de nouveaux États membres permanents du Conseil, car cela entraverait le fonctionnement de cette instance...
L’élargissement du Conseil de sécurité à de nouveaux membres permanents serait facilité par la possibilité que pourraient avoir les États Membres de se prononcer périodiquement sur sa composition...
L’usage du droit de veto devrait pour sa part être limité. Face à des situations de génocides ou de massacres à grande échelle, l’usage du veto devrait être interdit.
Le Conseil ne devrait d’autre part pas se poser comme un organe de législation internationale. Les situations et circonstances dans lesquelles il se donne ce rôle devraient être minutieusement redéfinies.
Enfin, concernant les régimes de sanctions, les comités de sanctions devraient établir des procédures précises permettant de réviser les listes de personnes ou d’entités mises à l’index quand elles sont capables de prouver qu’elles ont été injustement accusées..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECOSOC6162.doc.htm
080705 ECOSOC - dialogue sur les réformes portant sur le fonctionnement des activités de développement de l'ONU...
M. BRUCE JENKS, Administrateur assistant et Directeur du Bureau des ressources et des partenariats stratégiques du PNUD ... Les Nations Unies ont prouvé qu’elles étaient à même de fournir une importante contribution en ce qui concerne le Cadre de stratégie de réduction de la pauvreté (PRSP), car il est nécessaire de disposer de capacités analytiques pour pouvoir prendre des décisions politiques...
il a jugé centrale la question de l’appropriation, en raison du très grand pouvoir de rassemblement dont jouissent les Nations Unies...
Nous sommes au service des gouvernements et il est donc nécessaire de déterminer leur vision concernant le rôle des Nations Unies d’ici à 10 ans ...
Le but n’est pas d’accroître ces ressources car les Nations Unies ne sont pas une banque et ne pratiquent pas le financement. Elles ne doivent donc pas se sentir menacées par la montée en puissance des banques et des organismes de financement ... il faut ... parvenir à un équilibre entre ressources de base et autres ressources, ce qui est compatible avec la croissance d’autres organisations..."
"... Dans ses remarques de clôture, M. JOSE ANTONIO OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales a reconnu que le domaine des Nations Unies s’était rétréci par rapport à celui des banques... Dans le même temps, les Nations Unies ont démontré leur force, à commencer par leur capacité unique de rassemblement. Elles sont également uniques de par leur capacité normative, et elles organisent des conférences internationales importantes... De plus, l’appropriation des stratégies par les pays en développement découle de la capacité à effectuer un choix parmi des idées très diverses.
L’ONU défend l’idée qu’elle a des atouts lui permettant de travailler dans le cadre du développement, ce qui lui a permis de forger des partenariats avec les banques et de travailler en collaboration avec les institutions de Bretton Woods.
Cependant, il reste des défis à relever.
Premièrement, le concept d’appropriation nationale présente toujours des difficultés pour toutes les agences de coopération. Les Nations Unies continuent à travailler sur la base de l’offre, car travailler sur la base de la demande impliquerait une initiative des États Membres.
Deuxièmement, le renforcement des capacités nationales constitue une question fondamentale, car elle est la condition préalable au fonctionnement de la coopération.
Troisièmement, le système des Nations Unies est confronté à la fragmentation... Celle-ci se doit de laisser place à une culture de coopération accrue. Cependant, les gouvernements ont besoin d’une coopération spécifique, et les Nations Unies doivent donc travailler en tant que système tout en répondant aux besoins divers émanant des pays...
De même, il faut déterminer comment les institutions appuient les processus nationaux. La société civile critique souvent les Objectifs du Millénaire pour le développement, a constaté le Secrétaire général adjoint, car elle leur reproche d’être axés sur les donateurs...
Par ailleurs... il a jugé nécessaire de s’interroger sur le lien existant entre les engagements pris par les pays dans le cadre des grandes conférences internationales, et ce qu’ils font ensuite sur le terrain... "
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECOSOC6158.doc.htm
010705 ECOSOC - CCS / Conseil des chefs de secrétariat
" M. PATRIZIO CIVILI, CCS ... a noté que, ces dernières années, il y avait eu une convergence croissante entre l’ECOSOC et le CCS pour faire progresser l’exécution des OMD et les intégrer dans le programme plus général de développement des Nations Unies.
Afin de continuer à avancer ... il a souhaité qu’une des principales réformes soit de donner à l’ECOSOC un mandat clair pour jouer un rôle central de suivi et de surveillance... il a souligné que l’idée d’un suivi intégré des conférences internationales de ces dernières années n’était pas théorique, insistant notamment sur la coordination inter organisations...
les engagements issus des conférences des Nations Unies devaient se traduire par des actions concrètes des pays développés et en développement, avec l’appui du système des Nations Unies.."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9970.doc.htm
290605 KA - ECOSOC
"... L’espoir que je nourris est que les États Membres se rendront compte que pour amener les autres à coopérer sur les questions auxquelles ils accordent le plus d’importance, ils doivent eux-mêmes faire preuve de bonne volonté au sujet des questions que les autres jugent prioritaires.
C’est ensemble et simultanément que nous devons avancer sur les trois fronts du développement, de la sécurité et des droits de l’homme.
Le Sommet mondial de 2005 est aussi l’occasion de renforcer le Conseil économique et social.
Principal organe d’élaboration des politiques de développement et de coordination de ces politiques, le Conseil a de nombreux atouts.
- Il est bien placé pour favoriser une approche intégrée du développement.
- Il est le seul organe habilité à coordonner les activités des organismes des Nations Unies et à traiter avec les organisations non gouvernementales, qui sont pour nous des partenaires de plus en plus importants.
- Avec son réseau de commissions techniques et régionales, il a d’importants moyens à sa disposition.
Sa principale mission, aujourd’hui, est de veiller à ce qu’il soit donné effet aux engagements pris, dans le domaine du développement, aux conférences et réunions au sommet qui se sont tenues sous l’égide des Nations Unies ces 15 dernières années...
trois dimensions interdépendantes de ce travail de mise en œuvre... C’est dans cet esprit que j’ai invité le Conseil à ...
Premièrement, ... faire converger les axes de mise en œuvre... - des sessions d’évaluation au niveau ministériel. ... annuellement...
Si toutes les parties intéressées participent activement, ces sessions pourront entretenir la dynamique... pour que nos bilans périodiques débouchent sur des mesures concrètes qui se renforcent les unes les autres.
Deuxièmement, ... établir un lien beaucoup plus systématique entre les débats d’orientation et les activités opérationnelles sur le terrain... - tenir deux fois par an un forum de haut niveau sur la coopération au développement...
Nous avons besoin d’un lieu d’échange, de rencontre, de rassemblement où se réunissent tous les acteurs du développement et où tous les aspects de la coopération au développement puissent être étudiés du point de vue de leur logique et de leur cohérence, et dans l’optique de déterminer s’ils cadrent avec les politiques préconisées et sont de nature à donner, à long terme, des résultats concrets au niveau des pays...
Troisièmement, ... faire face aux menaces et aux défis dans le domaine économique et social avec toute la diligence que nous mettons à réagir aux problèmes de paix et de sécurité.
- nos interventions doivent être axées non seulement sur les secours d’urgence, mais aussi sur le développement en général...
Qu’il s’agisse d’un tsunami en Asie, d’une famine en Afrique ou d’une crise de la dette en Amérique latine,... Nous ne pouvons prédire l’avenir, mais nous pouvons et devons nous y préparer en mettant en place des systèmes d’alerte rapide efficaces et en créant une véritable culture de la prévention.
Ces tâches aussi sont des tâches de coordination que le Conseil est bien placé pour exécuter...
- rendre le Conseil plus souple et plus dynamique, et donc plus utile à ceux qui comptent sur lui pour orienter leur action... que le Conseil se réunisse rapidement quand il se produit des événements qui risquent de compromettre les progrès du développement.
- J’ai aussi invité le Conseil à resserrer ses liens avec le Conseil de sécurité pour pouvoir traiter plus systématiquement des aspects économiques et sociaux des conflits.
- j’ai suggéré qu’il collabore de près avec la Commission de la consolidation de la paix dont j’ai proposé la création, afin de cimenter les résultats des efforts qu’il déploie depuis des années pour sensibiliser le monde aux problèmes économiques et sociaux particuliers qui se posent au sortir d’un conflit.
Les États Membres ont certes des divergences de vues, mais il me semble qu’ils devraient pouvoir se mettre d’accord sur beaucoup des grandes questions, notamment celles qui concernent directement le Conseil économique et social...
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10366b.doc.htm
280605 AG - dialogue de haut niveau sur la mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey 3
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10364.doc.htm
270605 AG - dialogue de haut niveau sur la mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey 2
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9966.doc.htm
270605 KA - dialogue de haut niveau sur la mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey
... 90 interventions en plénière... six tables rondes ministérielles... Le Dialogue de haut niveau doit être interprété comme une contribution à la Réunion plénière de haut niveau de septembre prochain
Le Président de l’Assemblée générale a résumé en 10 points « particulièrement importants » ce qui est ressorti des échanges. Il est revenu, entre autres,
sur la nécessité de renforcer le secteur privé;
l’importance de conclure, en 2006, les négociations du Cycle de développement, lancé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 à Doha;
le besoin d’augmenter l’aide publique au développement (APD) ou encore,
l’importance de tenir dûment compte du surendettement des pays à revenu faible et intermédiaire.
Comme la majorité des intervenants à ce Dialogue, le Président s’est félicité, une nouvelle fois, de la décision de l’Union européenne de parvenir d’ici à 2015 à réaliser l’objectif de consacrer 0,7% du PNB à l’APD. Il a salué des mesures telles que le Fonds de solidarité au sein de l’ONU ou le Fonds de développement proposé par le Qatar.
Toujours au titre des sources novatrices de financement, il a rendu hommage au Royaume-Uni pour sa proposition de créer une facilité financière internationale, ainsi que la France pour son projet relatif à la contribution de solidarité sur les billets d’avion. Concernant la dette, il a rappelé la décision du G-8 d’annuler la totalité de la dette de 18 pays africains ayant atteint le point de décision de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE).
Jean Ping a conclu par les mots prononcés hier, lors de l’ouverture du dialogue, par le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan: « Jamais, peut-être, quelques semaines n’ont été aussi importantes, pour les pauvres du monde, que vont l’être celles qui viennent ». "
suite - ESSAI de Synthèse du dialogue Monterrey
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10361.doc.htm
240605 AG / ONG - auditions informelles interactives 2 ONU XXI
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10359.doc.htm
230605 AG / ONG - auditions informelles interactives 1 ONU XXI
"... M. KOFI ANNAN, Secrétaire général des Nations Unies, a relevé que les représentants de la société civile avaient au cours de ces deux jours soulevé bien des questions qu’il s’agisse des questions liées à l’égalité entre les sexes, de la prévention des conflits, du commerce, de la dette ou de l’environnement.
Vous avez exprimé votre soutien à la création d’un conseil des droits de l’homme et d’une commission pour la consolidation de la paix et avez milité pour que les pays développés allouent 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement.
Vous avez également parlé de la nécessité d’élaborer de véritables stratégies environnementales et avez demandé qu’une attention plus importante soit accordée à l’égalité entre les hommes et les femmes.
Vous avez aussi souhaité que le projet de déclaration du Sommet de 2005 soit plus fort.
Votre message est clair: pour bâtir un monde plus prospère, plus juste et plus pacifique, les États Membres devront prendre des mesures audacieuses en septembre
Ces auditions représentent une étape nouvelle dans la manière de travailler des Nations Unies avec la société civile. Je souhaite, a ajouté le Secrétaire général, que ce format de réunion soit reconduit dans le cadre des efforts que déploie l’Assemblée générale pour s’ouvrir aux acteurs non étatiques.
Que l’on parle de la lutte contre la pauvreté, contre le VIH/sida, de la responsabilité de protéger les populations des conflits armés ou de les prévenir, les Nations Unies auront toujours besoin de travailler en étroit partenariat avec les représentants de la société civile. Ensemble, nous pouvons renvoyer la pauvreté au passé
M. JEAN PING, Président de l’Assemblée générale, ... a salué la forte participation des différentes organisations, ce qui, selon lui, a montré à quel point les enjeux étaient importants..
a fait part de sa conviction que le temps était venu de prendre à bras le corps les menaces et défis auxquels l’humanité doit faire face afin de bâtir un monde plus juste et plus solidaire. « Nous y réussirons avec d’autant plus de succès que les États Membres et les organisations non gouvernementales, la société civile et le secteur privé sauront travailler de concert dans un véritable esprit de partenariat »..."
" le représentant de l’Allemagne ... Accueillant avec gratitude, le « service » que la société civile a rendu aujourd’hui aux États Membres, ... a jugé qu’à l’issue de sa réforme, le Conseil économique et social doit être un organe véritablement ouvert à la société civile et aux ONG.
Lui aussi a plaidé pour que le Sommet mondial trouve les moyens de s’ouvrir aux ONG et à la société civile. .."
"le représentant de la France a salué ce rendez-vous des « idéalistes réalistes ».
Un gros travail a déjà été fait sur les propositions de réforme de l’ONU ... en jugeant très utile qu’au moment où les délégations s’approchent de la dernière étape, la société civile puisse être entendue. Le représentant s’est déclaré tout à fait disposé à tenir compte des recommandations faites par elle.
Il a promis une lutte acharnée pour la mise en place d’une commission de consolidation de la paix, d’un conseil des droits de l’homme qui préserve les prérogatives des ONG, et pour un Secrétariat de l’ONU qui, rendu plus moderne, aurait les moyens de travailler efficacement..."
suite - ESSAI de Synthèse du dialogue AG / ONG
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/DHCN1110.doc.htm
210605 LH - plan d'action - débat informel sur la réforme ONU XXI
"... si riche que soit l'héritage des Nations Unies en matière de normes relatives aux droits de l'homme, il convient désormais de changer de stratégie en passant de l'élaboration des normes à la mise en œuvre.
Ce plan vise à répondre aux défis actuels dans le domaine des droits de l'homme, notamment ceux posés par la pauvreté, la discrimination, les conflits, l'impunité, les déficits démocratiques et les lacunes institutionnelles ..."
Aperçu du débat informel
"... L'idée de voir transformer la Commission en un Conseil des droits de l'homme permanent a semblé recueillir l'assentiment de la grande majorité des délégations. ... La Chine a pour sa part indiqué ne pas être encore convaincue qu'il faille remplacer la Commission par un tel conseil...
De nombreuses délégations africaines et asiatiques, mais aussi les États-Unis, ont fait part de leur préférence pour la création d'un conseil qui serait un organe subsidiaire de l'Assemblée générale. ...
Pour sa part, l'Union européenne, dont la position était exprimée par le Luxembourg, a indiqué qu'elle soutenait sans réserve l'idée d'une élévation de la Commission en Conseil des droits de l'homme siégeant en permanence.
En ce qui concerne son statut, l'Union européenne privilégierait un Conseil des droits de l'homme qui soit un organe principal et autonome des Nations Unies, relevant de la Charte et qui soit lié à l'Assemblée générale...
Quoi qu'il en soit, transformer la Commission en un conseil qui serait un organe principal des Nations Unies exigerait d'amender la Charte des Nations Unies, processus qui prendrait du temps, ont fait observer plusieurs intervenants...
S'agissant de la composition du futur organe, l'Union européenne s'est dite disposée à étudier différentes possibilités. À l'instar de nombreux autres intervenants, elle a mis l'accent sur la nécessité de faire en sorte que la composition du futur conseil respecte le principe de répartition géographique équitable. ...
Si plusieurs délégations ont soutenu l'idée de voir les membres du futur conseil être élus à la majorité des deux tiers, d'autres ont fait part de leur préférence pour une élection à la majorité simple en soulignant que l'élection aux deux tiers risquait d'exclure des États n'appartenant pas à des groupes importants...
Pour le Groupe arabe et pour plusieurs autres délégations, il ne devrait pas y avoir d'autres critères pour la participation au Conseil des droits de l'homme que ceux énoncés dans la Charte; les membres de ce Conseil devraient être élus par l'Assemblée générale en respectant le principe de répartition géographique équitable.
Quelques délégations ont estimé qu'un historique crédible en matière de droits de l'homme devrait être un critère retenu, les membres du futur conseil devant, selon elles, respecter les normes les plus élevées en matière de droits de l'homme. Les membres qui ne respecteraient pas ces critères une fois élus devraient quitter le Conseil des droits de l'homme, ont estimé les États-Unis...
S'agissant des liens que le futur organe pourrait entretenir avec le Conseil de sécurité, le Groupe arabe et, par la voix du Pakistan, l'Organisation de la Conférence islamique ont estimé que le travail du Conseil des droits de l'homme ne devrait pas être lié à celui du Conseil de sécurité. ... Le Brésil a souligné qu'il faut rester très prudent en ce qui concerne les rapports entre ce futur conseil et le Conseil de sécurité...
Un très grand nombre de délégations, et notamment les membres du Groupe arabe et du Groupe africain, ont apporté leur soutien à l'idée de voir le futur organe siéger à Genève, ville qui abrite déjà le siège du Haut Commissariat aux droits de l'homme...
Par ailleurs, le Groupe africain s'est rallié à l'idée, soutenue par nombre de pays, y compris ceux de l'Union européenne, selon laquelle il faudrait préserver la force et les acquis de la Commission en matière de procédures spéciales et de participation des organisations non gouvernementales...
Enfin, l'ensemble des délégations a apporté son soutien à l'idée d'accroître le budget du Haut Commissariat aux droits de l'homme. La grande majorité d'entre elles a indiqué souhaiter que cet accroissement de ressources soit imputé sur le budget ordinaire des Nations Unies, le Groupe arabe ne cachant pas son désir de voir réduire la dépendance du Haut Commissariat à l'égard des contributions volontaires...
Plusieurs organisations non gouvernementales se sont exprimées en fin de journée.
L'une d'entre elles s'est dite étonnée de constater que la proposition de transformer la Commission en un organe permanent semble recevoir un écho favorable sans avoir été suffisamment débattue. ..."
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=10517&Cr=Annan&Cr1=Conseil
090605 KA
" a réaffirmé aujourd'hui sa volonté de voir aboutir au plus vite une réforme du Conseil
« J'ai toujours encouragé les Etats Membres à poursuivre le dialogue, à continuer de rechercher un consensus et, bien évidemment, s'ils ne sont pas capables de se mettre d'accord, ils ne devront pas en rester là, il se peut qu'ils doivent en arriver au vote d'une résolution » ..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Conf_presse_J__Ping.doc.htm
030505 AG JP - conférence de presse - réforme de l'ONU XXI
"... a affirmé ce matin, lors d’une conférence de presse, que l’ensemble des États Membres étaient déterminés à renforcer les Nations Unies... à prendre des décisions ambitieuses sur tous les fronts...
... la réforme du Conseil de sécurité. Il n’y a pas de consensus pour l’instant, a-t-il souligné, précisant que deux modèles différents de réforme étaient sur la table. Ces divisions peuvent entraîner des difficultés sur le déroulement de l’ensemble du processus...
Selon le Président de l’Assemblée générale, le projet de document est fondé dans son architecture d’ensemble sur l’idée principale du lien étroit entre les trois piliers que sont le développement, la paix et la sécurité; les droits de l’homme; et l’urgence d’un renforcement des Nations Unies pour en faire un socle solide à la base d’un système multilatéral efficace. Les États Membres y réaffirment que ces défis et menaces sont liés entre eux et exigent donc un traitement concerté et global, poursuit-il.
M. Ping a en particulier mis l’accent
sur la volonté générale des États Membres d’accroître de manière significative l’aide au développement.
En matière de sécurité et de paix, ils sont prêts à prendre des mesures collectives notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles dans les cas graves tels que le génocide, les crimes contre l’humanité, et autres crimes de guerre.
Ils souhaitent en outre établir la Commission de la consolidation de la paix en tant que mécanisme chargé de préserver la paix, surtout dans les pays sortant d’un conflit.
Le document contient par ailleurs une condamnation sans réserve du terrorisme et un appui fort de la stratégie proposée par le Secrétaire général en vue d’éradiquer le terrorisme sous toutes ses formes.
S’agissant des droits de l’homme, les États Membres pourraient s’engager également à renforcer leur action, en élevant la Commission des droits de l’homme au rang d’organe subsidiaire de l’Assemblée générale.
M. Ping a enfin réaffirmé que sur le plan institutionnel, les États Membres souhaitaient renforcer tous les principaux organes de l’ONU, notamment l’Assemblée générale, le Conseil économique et social (ECOSOC), le Secrétariat et le Conseil de sécurité..."
Draft of the Declaration to be adopted by the Summit in September http://www.reformtheun.org/index.php/articles/754 EN
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=10315&Cr=AG&Cr1=liberté 040505 AG Jean Ping - réforme ONU XXI
"... Peut-être pour la première fois, « on a l'impression que ça bouge », a estimé Jean Ping, Président de l'Assemblée générale à l'issue d'une session de consultations de l'Assemblée consacrées à l'étude des propositions du Secrétaire général pour une réforme des Nations Unies..."
"... qui a cité les propositions du Chancelier britannique Gordon Brown et de Tony Blair, qui ont proposé un « financement du développement par l'emprunt » et les propositions du Président Jacques Chirac, « qui a proposé des taxations pour obtenir de nouvelles sources de financement ».
De même, l'objectif de consacrer 0,7% du PNB des pays riches en faveur de l'aide publique au développement commence à faire l'objet de propositions concrètes, a-t-il rappelé. « On commence à envisager comment on va tendre » vers cet objectif..."
"... « Nous avons vu de la part des pays donateurs une volonté affichée de faire quelque chose », en contrepartie, il importe de répondre aux préoccupations en matière de « bonne gouvernance, de pollution ».
« Il n'y a pas de frictions, mais en revanche il y a beaucoup d'espoir » ..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9823.doc.htm
050505 KA/FMI/BM - dîner de travail le 16/04/05 - perspectives ONU XXI
Comité monétaire et financier du Fonds monétaire international (FMI) - Comité de développement de la Banque mondiale à Washington DC
"KA ... Nous travaillons tous sur les mêmes grands dossiers –l’aide aux pays dans le besoin, la dette, le commerce, le développement– et grâce aux conférences des Nations Unies au cours des années 90, nous avons pu dégager une optique commune des priorités en matière de développement...
À présent, il nous faut collaborer encore plus étroitement pour apporter un concours aux citoyens et aux pouvoirs publics dans chacun des pays en développement...
Je sais bien que vous êtes déjà gagnés à cette cause et que je n’ai pas à vous y rallier. Le seul fait que vous m’ayez invité ici ce soir témoigne de l’importance que vous accordez à vos liens avec les Nations Unies ...
nous savons de quel ordre doivent être ces engagements.
Tous les pays en développement doivent s’engager à appliquer des stratégies nationales viables, transparentes et responsables, qu’ils auront arrêtées eux-mêmes et qu’ils assumeront pleinement, en vue de jeter toutes leurs forces dans la lutte contre la pauvreté.
Tous les pays qui auront pris de tels engagements devront recevoir, dans les meilleurs délais, une aide suffisante qui leur permettrait d’atteindre d’ici à 2015 les Objectifs du Millénaire pour le développement.
C’est dire que tous les pays donateurs doivent s’engager à atteindre dans les délais fixés l’objectif de 0,7 % à l’aide publique au développement. Je me félicite de voir que de plus en plus de pays ont arrêté un calendrier dans ce sens. J’espère que d’ici septembre, la plupart des pays de l’Union européenne en auront fait de même.
L’essentiel de cette aide nouvelle doit être débloqué dès le départ, grâce à un mécanisme de financement international ou autre dispositif qui permettra d’accroître véritablement les rentrées de fonds à temps pour produire l’effet escompté.
Pour que cette manne nouvelle ne fonde pas rapidement, nous devons nous engager à trouver de nouvelles sources de financement à long terme ainsi que de nouveaux moyens de faire en sorte que les pays en développement ne ploient pas sous le fardeau de la dette...
Il nous faut aussi des engagements mieux ciblés qui nous permettent de répondre aux besoins particuliers de l’Afrique, en nous inspirant des admirables recommandations du rapport de la commission Blair.
De plus, nous devons nous attacher à libérer les ressources nécessaires pour apporter une réponse d’envergure multiforme à la crise du VIH/sida ...
Le dernier engagement qu’il nous faille obtenir, et non le moindre, c’est celui de réfléchir à tous les moyens possibles, aux points de vue technique et politique, d’atténuer les changements climatiques et leurs conséquences au cours des décennies à venir..."
"... Il va sans dire que le programme ambitieux dont je parle doit faire l’objet de négociations entre les États, et que ces négociations doivent être l’occasion de concessions mutuelles...
Certains gouvernements seront d’autant plus disposés à apporter leur pierre à l’entreprise de développement que la réforme de l’ONU leur réservera un plus grand rôle dans les questions de paix et de sécurité internationales,
d’autres étant, sans doute, davantage animés du désir de voir l’Organisation défendre plus efficacement les droits de l’homme, prévenir la prolifération des armes nucléaires et le terrorisme, et consolider la paix dans les pays déchirés par la guerre...
De même, les pays en développement seront d’autant plus enclins à souscrire à ces objectifs essentiels en matière de sécurité et de droits de l’homme que les pays donateurs seront disposés à investir davantage d’efforts dans le développement et à mieux les écouter au sujet de la gouvernance économique mondiale.
La logique voudrait donc que ces négociations aboutissent. Mais les négociateurs les plus chevronnés savent que la seule logique ne suffit pas. Pour que des négociations aboutissent, il faut aussi une échéance et du sérieux...
La réunion au sommet constitue l’occasion idéale, le moment privilégié pour les chefs de tous les États de mettre en commun le fruit des efforts respectifs de leurs représentants dans diverses instances, et de marquer ces résultats de leur estampille.
Bien sûr, il est des mesures concrètes qui s’offrent à nous, et même qui s’imposent, avant et après la réunion au sommet. Cette semaine, déjà, l’Assemblée générale a adopté une convention internationale contre le terrorisme; c’est là la première des recommandations spécifiques contenues dans mon rapport, à laquelle nous ayons donné suite.
Je sais que certaines des décisions clefs relevant du cycle de Doha devront être reportées à l’an prochain. Néanmoins, il nous faudra nous entendre dès septembre sur les principaux éléments de la donne mondiale.
C’est du moins là mon point de vue sur la question. J’espère que vous le partagez, et j’ai bon espoir que vous inscrirez vos propres négociations et vos discussions dans l’échéancier que j’ai évoqué..."
"... J’ai toujours considéré, et j’espère que vous êtes de mon avis, que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international faisaient partie de la famille des Nations Unies ..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9828.doc.htm
020505 KA / ECOSOC - réunion de haut niveau CNUCED FMI BM OMC - perspectives ONU XXI
"... Les prochains mois nous offrent l’occasion unique d’apporter au système international de véritables changements, –des changements qui rendront le monde plus libre, plus juste et plus sûr pour tous ceux qui l’habitent..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9808.doc.htm
070405 KA - Commission des droits de l'homme - réforme ONU XXI
" ... Les droits de l’homme sont au cœur de l’identité de l’ONU. Les hommes et les femmes du monde entier attendent de nous que nous défendions les idéaux universels. Ils ont besoin de nous comme alliés et protecteurs. Ils veulent croire que nous pouvons aider à démasquer le fanatisme et à défendre les droits des faibles et des sans-voix.
Cela fait trop longtemps que nous nous complaisons dans l’idée que c’est ce que nous faisons. Mais l’écart entre ce que nous semblons promettre et ce que nous faisons réellement s’est creusé. La réponse n’est pas de rabattre nos ambitions, mais de procéder aux améliorations qui permettront à nos institutions de ne pas décevoir les attentes que le monde place en nous...
L’ONU est déjà dotée de deux conseils chargés de poursuivre ses deux autres buts principaux, la sécurité et le développement. La création d’un conseil à part entière pour les droits de l’homme est donc conceptuellement et structurellement logique. Mais, le plus important est que le nouvel organe puisse mener à bien les tâches qui lui seront confiées...
J’ai proposé que ce conseil soit un organe permanent, qui puisse se réunir quand il le faut et non pas seulement six semaines par an, comme c’est le cas actuellement. Il devrait être expressément chargé de jouer le rôle de chambre d’examen collégial.
Sa principale tâche serait d’évaluer la manière dont tous les États s’acquittent de toutes leurs obligations en matière de droits de l’homme, concrétisant ainsi le principe selon lequel les droits de l’homme sont universels et indivisibles. Une attention égale devra être accordée aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi qu’au droit au développement, et le conseil devrait pouvoir offrir une assistance technique aux États et des conseils de politique générale aux États et aux organismes des Nations Unies.
Chaque État Membre ferait l’objet d’une évaluation périodique, ce qui n’empêcherait pas le conseil de se pencher sur les cas de violations massives et flagrantes des droits de l’homme qui pourraient se produire. Le conseil devrait, bien entendu, être en mesure de porter à l’attention de la communauté mondiale les crises exigeant que des mesures soient prises d’urgence.
Le nouveau conseil des droits de l’homme doit être constitué de membres dévoués et convaincus. Il doit être plus responsable et plus représentatif. C’est la raison pour laquelle j’ai proposé que ses membres soient élus par l’Assemblée générale à la majorité des deux tiers et que les élus justifient d’un solide attachement aux normes les plus élevées en matière de droits de l’homme.
L’élection par l’Assemblée générale à la majorité des deux tiers devrait contribuer à une plus grande responsabilisation et rendre l’organe dans son ensemble plus représentatif..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG_10339.doc.htm - ONU XXI
080405 AG - rapport du Secrétaire général de l’ONU intitulé " Dans une liberté plus grande" ... réactions des Pays membres
" L’Assemblée
générale a achevé, aujourd’hui, la première lecture des propositions de réformes
de l’ONU ... les États
Membres se réuniront, à partir du 19 avril, au sein de quatre groupes thématiques
relatifs au développement, à la sécurité internationale, à la promotion des
droits de l’homme et à la réforme institutionnelle de l’ONU...
À la lumière
des interventions faites au cours de ces trois jours de débat, l’Assemblée générale
s’attend à des négociations intenses. Le débat a, en effet, montré...
des pays en développement... déçus de ne pas y avoir trouvé les
moyens opérationnels de garantir la réalisation des objectifs fixés...
S’agissant de la sécurité internationale, les difficultés liées à la définition du terrorisme ... de même que la philosophie qui sous-tend la nouvelle vision de sécurité collective avec des concepts tels que « la responsabilité de protéger les civils » ou les critères à établir pour le « recours à la force ». ...
À ces
difficultés, il faut ajouter celles qui viendront des propositions relatives à
la réforme institutionnelle de l’ONU. Des avis très tranchés ont été
avancés sur les propositions relatives au remplacement de la Commission des
droits de l’homme par un conseil plus restreint.
La réforme du Conseil de sécurité, inscrite depuis 12 ans à l’ordre du jour de l’Assemblée générale, constituera une autre pierre d’achoppement, compte tenu des revendications spécifiques de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine et du refus des États d’Europe orientale de voir leur Groupe régional englobé dans un ensemble « européen » unique... L’opportunité de soulever cette question au cours d’un Sommet consacré à la réalisation des OMD ne fait pas l’unanimité sur la date butoir du mois de septembre ... ».
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG_10338.doc.htm 070405 AG suite 1 - ONU XXI
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG_10337.doc.htm
060405 AG - rapport du Secrétaire général de l’ONU* intitulé « Dans une liberté plus grande ... réactions des Pays membres
"... Tel que conçu, ont argumenté certains pays, le concept de « sécurité collective » ouvre la voie à l’interventionnisme et à l’unilatéralisme plutôt qu’à la coopération, en ce sens qu’il concentre les pouvoirs entre les mains du Conseil de sécurité et légitime, en conséquence, l’inégalité persistante en matière de sécurité, de pouvoir et de richesses.
Les délégations se sont aussi attaquées avec vigueur à l’argumentation du Secrétaire général sur le recours à la force et sur la notion de « responsabilité de protéger » qui, selon elles, ressemble à s’y méprendre à « l’ingérence humanitaire » pourtant rejetée en son temps.
... Le Fonds pour la démocratie a fait l’objet d’une opinion plutôt favorable contrairement à l’idée de créer un conseil des droits de l’homme qui apparaît dans le chapitre consacré aux réformes institutionnelles..."
KA présentation du rapport - KA conférence de presse - KA - AG ONU - rapport
" ... J’ai intitulé mon rapport « Dans une liberté plus grande » car je pense que ces mots tirés de la Charte expriment l’idée que le développement, la sécurité et les droits de l’homme doivent aller de pair.
Dans un monde où les menaces et les opportunités sont communes, il est de l’intérêt de chaque pays de s’attaquer efficacement à chacun de ces défis. La cause d’une liberté plus grande ne peut progresser que si les nations collaborent entre elles;
et l’Organisation des Nations Unies ne peut les aider que si elle est transformée en un instrument efficace mis au service de leur objectif commun..."
-
Page accueil -Paix quelle stratégie - - SELECTION d'extraits des communiques de presse des Nations Unies par ORDRE CHRONOLOGIQUE
web page in english on un reform http://www.reformtheun.org/index.php
EN
ESSAI de SYNTHESE - Dialogue AG - mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10366.doc.htm
280605 AG - dialogue de haut niveau sur la mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey 3
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10364.doc.htm
270605 AG - dialogue de haut niveau sur la mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey 2
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9966.doc.htm
270605 KA - dialogue de haut niveau sur la mise en oeuvre et le suivi de la Conférence de Monterrey
" ... le principe cardinal du Consensus de Monterrey était que les États sont responsables non seulement vis-à-vis du peuple qu’ils servent, mais aussi vis-à-vis les uns des autres...
Des années de travail acharné en faveur du développement et du respect de la dignité humaine nous ont amenés à deux pas d’une victoire décisive,
... les Objectifs du Millénaire ... point de ralliement sans précédent, une référence mondiale en fonction de laquelle les politiques doivent être façonnées et les progrès mesurés. À ce titre, le Consensus de Monterrey a été le point de départ d’un partenariat entre les pays riches et les pays pauvres ...
Il s’est, dans ce contexte, félicité de la décision prise par les ministres des finances du G-8 d’annuler la dette de certains des pays les plus pauvres du monde. Il a également trouvé encourageant de savoir que l’Union européenne avait adopté un calendrier précis pour la réalisation de l’objectif qui consiste à ce que les pays consacrent 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement d’ici à 2015.
Le déficit de ressources qui maintient des millions et des millions de personnes dans le dénuement le plus total devrait pouvoir être comblé...
Les fonds promis n’ont pas encore été versés, a-t-il rappelé, et l’engagement n’est pas encore universel, ni parmi les donateurs, ni parmi les pays en développement, ni au sujet d’une question aussi essentielle que le commerce..."
Documentation
- Rapports du Secrétaire général (A/59/800 et A/59/822)
- Notes du Secrétaire général (A/59/826 et A/59/850)
- Résumé établi par le Président du Conseil économique et social (A/59/823-E/2005/69)
- Note du Secrétariat (A/59/855)
- Document de séance (A/59/CRP.6)
"
M. JEAN PING, Président de l’Assemblée générale, ... Monterrey... a été l’aboutissement d’une prise de conscience des problèmes complexes de développement et du manque de ressources financières dans les pays en développement. Le processus lancé ... a eu pour objectif d’explorer les facteurs interdépendants affectant la capacité des États à générer des ressources financières au développement.
De façon inédite, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ont été invités à rejoindre l’ONU dans un partenariat dynamique afin de mobiliser des ressources publiques et privées nouvelles. ...
Les OMD ont un lien crucial avec le Consensus de Monterrey ... Dans ce contexte, le Président a jugé essentiel de renforcer la cohérence des systèmes monétaires, financiers et commerciaux pour créer un environnement international favorable aux réformes nécessaires à la mobilisation des ressources aux fins du développement...
Le Président du Conseil économique et social, M. MUNIR AKRAM (Pakistan), ... a rappelé que le Conseil économique et social, aux termes du document final du Consensus de Monterrey, avait pour tâche de favoriser la coopération entre les Nations Unies et les institutions financières et commerciales en vue d’appliquer les mesures prises à Monterrey...
Cette année... Les participants ont estimé que l’accent devait être mis sur la création d’emplois qui est un élément important des stratégies nationales de développement, sur la croissance mue par le secteur privé et sur la bonne gouvernance...
Les discussions ont également admis qu’il était indispensable d’alléger le poids énorme de la dette des pays en développement..."
M. BALEDZI GAOLATHE, Botswana, ... Le VIH/sida continue de faire des ravages, la proportion de gens vivant dans un état d’extrême pauvreté en Afrique sub-saharienne demeure au taux élevé de 45%, la région étant également affectée par une constante insécurité alimentaire et un fort taux de mortalité maternel...
M. ERROL CORT, Antigua-et-Barbuda, ... a recommandé un partenariat entre pays très endettés et pays développés pour réduire la dette non viable... avant d’implorer les grands créditeurs à travailler davantage avec les pays en développement endettés.
S’agissant du commerce... Les pays nantis doivent reconnaître le caractère injuste des barrières qu’ils ont mis en place...
M. ANDREW NATSIOS, États-Unis... les Nations Unies pourraient être utiles en aidant les pays à prendre des décisions efficaces pour assurer une bonne gestion de leurs programmes de développement... précisant que les politiques choisies doivent être mises en œuvre pour protéger les membres les plus vulnérables de la société...
Mettre un
terme à la pauvreté est un défi considérable... mettre en place des
institutions économiques équitables et efficaces prendra temps et
persévérance...
M. LUIS ERNESTO DERBEZ, Mexique, ... Il est essentiel pour nous, ... de lier les Objectifs du Millénaire et l’action des différents mécanismes financiers de développement qui ont été établis à l’issue de la Conférence internationale de Monterrey...
Le renforcement de ce lien... permettra de solidifier la cohérence entre les stratégies nationales de développement et le processus de mondialisation économique... nous devons convenir d’une nouvelle architecture internationale capable de répondre aux défis du développement et de la sécurité et, ce, par le biais du dialogue et du consensus...
Mme HEIDEMARIE WIECZOREK-ZEUL, Allemagne, ... La pauvreté est une arme de destruction massive qu’il faut combattre avec acharnement, a-t-elle prévenu en dénonçant le fait que les dépenses militaires représentent 1 000 milliards de dollars contre 78 milliards pour le développement. Ce n’est pas de cette façon que nous pourrons établir la paix et faire de celle-ci le véritable fil de la vie humaine...
Il faut une percée en la matière comme la taxe sur le combustible aérien ou sur les transactions financières. Commentant à son tour les questions commerciales, la Ministre a demandé l’élimination ... des subventions sur le coton... des subventions agricoles à l’exportation.
M. THIERRY BRETON, Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie de la France... a indiqué que son pays veillerait à ce que les deux tiers de son aide bilatérale restent orientés vers l’Afrique, une zone prioritaire, selon lui, sur laquelle il faut concentrer tous les efforts...
... a en outre émis le souhait que soient trouvées de nouvelles sources de financement, qui apportent des ressources supplémentaires mais également plus stables et prévisibles... indispensables pour financer des stratégies de long terme qui sont les fondements d’un véritable développement.
Il a déclaré que la France était convaincue que les prélèvements de solidarité internationale sont l’une des voies les plus prometteuses pour les pays en développement et l’architecture de l’aide internationale.
Dans ce contexte, pour agir rapidement, nous plaidons avec l’Allemagne, le Brésil et le Chili, pour la mise en place d’un projet pilote de contribution de solidarité sur les billets d’avion. Les recettes ainsi collectées seraient dépensées via des institutions existantes, de manière à éviter toute bureaucratie inutile. Elles pourraient financer les programmes de développement humains les plus urgents, comme par exemple des campagnes de vaccination ou encore l’achat groupé de traitements contre le sida...
M. HILARY BENN, Royaume-Uni, ... nous savons que
l’éducation primaire pour tous ne sera pas assurée avant 2130, soit 115 ans plus tard que l’objectif ...
la pauvreté ne sera pas réduite de moitié d’ici à 2150, soit 135 plus tard, et
nous ne pourrons pas non plus éradiquer les maladies infantiles évitables d’ici à 2165, soit 150 ans après ...
Cinq pays ont déjà atteint l’objectif de consacrer 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement et d’autres s’engagent à le faire. Le Royaume-Uni est déterminé à réaliser cet objectif d’ici à 2013... appelant tous les pays développés à augmenter leur aide...
Nous devons également reconnaître que ces engagements ... ne permettent pas de verser les fonds qui sont indispensables maintenant. C’est pourquoi, le Royaume-Uni avait proposé la création d’une Facilité internationale de financement ... avec l' ... appui de nombreux pays, comme la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, la Chine, le Brésil et l’Afrique du Sud, ainsi que d’un large éventail d’ONG et de groupes religieux.
Le Royaume-Uni ... salue également les initiatives de moyens innovants de financement lancées par la France, l’Allemagne, le G-8, le Brésil et autres pays pour mobiliser d’autres ressources en faveur du développement...
La semaine prochaine, les dirigeants du G-8 prendront des décisions pour s’attaquer aux questions concernant l’Afrique et les changements climatiques.
En outre, le Sommet du Millénaire+5 de septembre prochain nous offrira une occasion unique pour nous prononcer sur les mesures nécessaires à la réalisation des objectifs pour 2015...
En décembre prochain, lorsque l’OMC tiendra son sommet à Hong Kong, nous devrons saisir l’occasion pour garantir un régime commercial plus juste..."
M. JEAN-MARC HOSCHEIT, Luxembourg au nom de l’Union européenne, ... Le renforcement de la bonne gouvernance et la mise en place d’un système de gestion transparente et responsable des finances publiques sont d’une importance capitale. Il a aussi souligné l’importance déterminante d’un cadre transparent, stable et prévisible pour les investissements...
Faisant fond sur l’expérience acquise dans le cadre du programme « Tout sauf les armes », l’Union européenne exhorte tous les pays en développement membres de l’OMC à accorder à tous les produits originaires des PMA un accès en franchise et sans quotas à leur marché... En outre, l’Union européenne est fermement déterminé à fournir aux pays en développement une aide liée au commerce qui soit renforcée et plus efficace...
Le représentant a malgré tout souligné la nécessité de mécanismes de financement innovants.
Concernant la qualité de l’aide, il a dit l’attachement de l’Union européenne à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, notamment en ce qui concerne l’approbation d’ici septembre d’objectifs-cibles vérifiables pour 2010.
Afin de permettre aux pays en développement de mieux planifier l’utilisation des augmentations prévues des flux d’APD... l’Union européenne établira de nouveaux mécanismes d’aide plus prévisibles et moins précaires. Il a promis... un règlement relatif à l’accès à l’aide extérieure de la communauté...
Par ailleurs, l’Union européenne s’est engagée à relever de 50% ses dépenses d’aide en Afrique à partir de 2006. Le représentant a aussi reconnu les besoins de développement spécifiques des pays à revenu intermédiaire.
Concluant sur la dette, il s’est félicité des progrès accomplis par le FMI et la Banque mondiale en ce qui concerne l’élaboration d’un cadre pour la viabilité de la dette ainsi que de la proposition faite par le G-8 de supprimer l’encours de la dette des PPTE qui ont atteint le point de décision. Il est essentiel de se mettre d’accord sur les modalités d’un allègement supplémentaire de la dette multilatérale et de réussir à les mettre en application..."
M. LOUIS MICHEL, Commissaire européen pour le développement et les affaires humanitaires, ... Un changement radical est nécessaire par solidarité mais aussi pour des raisons de sécurité... la communauté internationale ... doit faire plus, mieux et plus vite. Les 25 États de l’Union européenne ... Les engagements pris en 2002 à Monterrey seront respectés et même dépassés...
L’amélioration de la qualité et de l’efficacité de l’aide est une autre priorité...
adopter des approches basées sur les résultats...
cesser d’imposer des exigences administratives qui n’ont que peu de lien avec la réalité...
rendre l’aide plus prévisible et moins volatile...
améliorer la coordination de cette aide...
trouver des synergies appropriées qui apportent une plus-value additionnelle au développement...
L’Union européenne ... financera les grands réseaux transafricains de télécommunications, les infrastructures de désenclavement ou encore l’accès aux services de base...
M. ICHIRO AISAWA, Japon, ... les pays donateurs doivent redoubler d’efforts pour renforcer les initiatives appropriées en tenant compte de leurs capacités, fondées sur leurs propres systèmes institutionnels...
Nous devons éviter de nous concentrer exclusivement sur les nouveaux mécanismes financiers comme les taxations internationales,..
... consacre 40% de l’aide publique au développement (APD) au secteur agricole des pays asiatiques en développement. Il entend aider à mettre en place certaines des initiatives prises dans le cadre du nouveau Plan d’action pour le partenariat stratégique Asie-Afrique, annoncé en Indonésie lors du dernier sommet Asie-Afrique en avril dernier, en ce qui concerne les ressources humaines et le renforcement des capacités...
M. E. AHAMED, Inde, ... Si l’absence de progrès a poussé la communauté internationale à rechercher des mécanismes novateurs,... Il serait tout aussi regrettable que les sources nouvelles de financement représentent un fardeau plus lourd pour les pays en développement...
espérant une conclusion rapide du cycle des négociations de Doha. Il devrait aboutir à une réaffirmation du principe de traitement différencié...
a en outre appelé à une correction démocratique des institutions de Bretton Woods... Ce qui pose problème c’est le fait que les pays en développement ne soient pas représentés de manière permanente à la prise des décisions internationales
Le développement doit être replacé au centre des préoccupations internationales et le rôle des Nations Unies en la matière doit être réaffirmé. La cohérence entre les Nations Unies et les institutions de Bretton Woods, l’OMC et la CNUCED ne saurait suffire...
Il a souligné le rôle de l’ONU dans l’orientation de l’ordre du jour macroéconomique.
M. DELANO FRANLYN, Jamaïque, au nom du Groupe des 77 et de la Chine... La plupart des pays en développement et les pays à économie en transition ont accompli des progrès important pour mobiliser les ressources, ... avant de souhaiter que l’accent soit mis sur la possibilité de donner aux pays en développement « la marge de manœuvre » nécessaire à l’adaptation à leur situation particulière.
La communauté internationale doit inverser la tendance des transferts nets de ressources,... pour renforcer la capacité du secteur privé au niveau local afin de lui permettre de mieux se placer au niveau mondial. ...
Il a demandé une plus coordination entre les institutions financières, monétaires et commerciales internationales pour promouvoir la cohérence des politiques...
Il a aussi dénoncé les déséquilibres systémiques dans ces domaines pour appeler à des réformes de l’architecture financière internationale et renforcer ainsi la voix et la participation des pays en développement dans les processus de prise de décisions des institutions financières internationales..."
M. MOTEE RAMDASS, Maurice, ... deux ans après ... les déclarations d’intention pour accroître l’aide publique au développement ne se sont toujours pas matérialisées au niveau attendu. L’Afrique est au centre d’une crise et reste prisonnière du cercle vicieux de la pauvreté extrême, des taux de mortalités infantiles et maternelles élevés et d’un manque d’accès à l’eau potable. L’incidence du VIH/sida, des maladies transmissible pèse d’un poids énorme.
L’importance des liens entre développement, commerce et intégration aux marchés mondiaux de l’économie des pays en développement a été reconnue lors des sommets mondiaux.
Nous ne pouvons pas nous appuyer sur un système de règles qui s’applique de manière égale à des partenaires inégaux et qui ne tient pas compte des disparités dans les niveaux de développement...
Il faut reconnaître que nous ne pouvons pas entrer en compétition sur un pied égalité avec les pays en développement les plus technologiquement développés. La seule solution est de fournir à des pays comme le nôtre des conditions d’accès aux marchés qui leur soient favorables...
Nous devons aussi reconnaître que l’ouverture des marchés n’est pas suffisante sans une capacité de production. Dans ce cadre, l’aide de la communauté internationale est cruciale.
Pour ce qui est de la dette extérieure, il est regrettable que l’initiative PPTE en faveur des pays pauvres les plus endettés ait suscité des réactions mitigées. Nous apprécions la proposition visant à redéfinir la notion de « durabilité » de la dette, à savoir un niveau de dette permettant tout de même à un pays d’atteindre ses objectifs de développement.
M. FRANCISCO THOMPSON FLORES, OMC, ... le commerce n’était pas la réponse ultime à tous les problèmes humains... le seul moyen pour répondre aux défis posés par nos sociétés...
Toutefois, a-t-il poursuivi, le commerce est un important moteur de croissance en vue de contribuer en profondeur à l’effort mondial de lutte contre la pauvreté et de promotion du développement.
C’est dans ce contexte que l’OMC peut apporter sa pierre à l’édifice.
... Un message fort de soutien permettrait... de réaffirmer que ce sont les plus pauvres qui subissent le plus durement les délais dans la mise en œuvre du cycle de Doha.
beaucoup restait à faire... Des progrès significatifs doivent ainsi être accomplis dans les domaines de l’agriculture, de l’accès aux marchés et des services...
M. CARLOS FORTIN, CNUCED, ... en 2004, les flux mondiaux d’IED ont été révisés à la hausse mais continuent de se concentrer dans quelques pays. En outre pour la majorité des pays la question est d’attirer le type d’IED qui permet la croissance et le développement économique.
... Il est temps de se mettre d’accord sur un calendrier relatif à l’élimination des subventions agricoles. L’accès en franchise des exportations des PMA doit aussi devenir une réalité de même que la création d’un fonds en faveur de ces pays.... Il faut que les créanciers et les débiteurs s’engagent dans un dialogue constructif. Concluant sur les questions systémiques, il a plaidé pour le renforcement de la cohérence entre les systèmes financiers, commerciaux et monétaires.
M. MARK MALLOCH BROWN, PNUD, ... trois ans après la Conférence de Monterrey, le dialogue et la coopération avec la société civile apparaissent comme un élément essentiel pour la bonne conduite des relations internationales, mais aussi pour mener à bien les efforts nationaux de développement.
Ce dialogue noué à Monterrey doit se poursuivre, de même que ceux liant les Nations Unies et les institutions de Bretton Woods, et les pays développés et en développement.
L’esprit de Monterrey est animé par la recherche du consensus, les engagements mutuels et le partage des responsabilités aux fins de développement. C’est cet esprit qui doit nous guider alors que se profile le Sommet mondial de septembre prochain.
M. FRANÇOIS BOURGUIGNON, Banque mondiale, a affirmé que des progrès significatifs avaient été réalisés ... citant notamment le consensus à travers les agences et les groupes de pays, ... le rapport de suivi mondial 2005 établi conjointement par la Banque mondiale et le FMI, et le rapport des Nations Unies sur le financement du développement...
Selon lui, la clef du succès sera à la fois la réaffirmation de l’engagement international en faveur des objectifs fixés à Monterrey et un soutien politique fort... en faveur des États à revenu faible... en faveur du financement du développement...
La Banque mondiale a identifié quatre éléments clefs visant à obtenir des résultats concrets.. citant
un soutien financier aux pays qui ont mis en œuvre des stratégies de développement,
la nécessité de donner un coup d’accélérateur ... concernant l’éducation pour tous,
les soins de santé de base et
la lutte contre le VIH/sida et les autres maladies graves.
Il est également essentiel, a-t-il poursuivi, d’œuvrer avec la communauté internationale
M. AGUSTIN CARSTENS, FMI ... aide les pays à mettre en place leur propre stratégie d’élimination de la pauvreté en contribuant à la mise au point de cadres permettant la stabilité macroéconomique et une croissance accélérée...
aide aussi les pays en développement à mettre en place un environnement propice au commerce et à l’investissement étranger direct par le renforcement des secteurs financiers et l’adaptation des cadres réglementaires...
le FMI renforce ses activités liées à l’ajustement commercial... continuera à accorder des prêts à des taux concessionnels et envisage une nouvelle facilité pour compenser les chocs économiques... sur les questions de la dette... le FMI a identifié des questions qui permettront d’aller de l’avant.
M. PAUL TOUNGUI, Gabon, a déclaré que, concernant la mobilisation des ressources nationales, les actions menées par les pays en développement n’avaient pas produit les résultats escomptés... Eu égard au fardeau de la dette, ... les seules capacités et ressources nationales ne suffisaient pas...
Sur la mobilisation des ressources internationales, ... les investissements étrangers directs se trouvaient concentrés dans un nombre limité de pays...
M. MOHAMED NOURI JOUINI, Tunisie, a expliqué que le processus d’intégration internationale ... a entraîné une croissance rapide de l’économie mondiale et des échanges internationaux et amélioré sensiblement le bien-être de l’humanité...
Cela inclut... l’implication des citoyens dans l’élaboration des choix fondamentaux du pays, le renforcement des mécanismes du marché, l’intégration dans l’économie mondiale et l’indissociabilité des dimensions économique et sociale de l’effort de développement...
... le soutien financier international ne devait pas manquer aux pays qui réussissent dans l’application volontaire des réformes politiques et économiques... ces pays doivent être encouragés ... et non pas être pénalisés par la réduction ou l’élimination de l’aide publique au développement...
De surcroît... il a souhaité que le Fonds mondial de solidarité, adopté au cours de sa 56e session par l’Assemblée générale des Nations Unies, devienne opérationnel ..."
Mme FAYZA ABOULNAGA, Égypte, ... l’accent doit être mis sur l’accroissement du rôle des Nations Unies dans le domaine du développement.
Nous croyons en outre fermement à la nécessité de parvenir rapidement à de nouveaux accords visant à convenir de nouvelles sources de financement du développement... Nous estimons également essentiel d’améliorer la coopération entre pays développés et institutions donatrices, ce qui aura pour effet d’assurer une plus grande efficacité aux programmes d’aide au développement.
S’agissant de la dette, la Ministre a souhaité que l’allégement porte dans le futur sur les pays à revenu intermédiaire, qui, selon les rapports de la Banque mondiale, regroupent près de 70% des pauvres du monde entier...
M. CONOR LENIHAN, Irlande, ... les pays donateurs peuvent jouer un rôle important pour améliorer la gouvernance... le système des Nations Unies a également un rôle clef à jouer pour assister les États Membres à formuler et appliquer leurs stratégies nationales de développement...
Une plus grande cohérence est nécessaire entre les plateformes de développement stratégique des différents fonds, en particulier les Institutions de Bretton Woods..."
Mme ULLA TØRNǼS, Danemark, a ... présenté aujourd’hui le rapport du Danemark sur l’Objectif numéro 8 ...espérant qu’il serait source d’inspiration... la relation triangulaire assistance-croissance-commerce...
un régime commercial international ouvert et équilibré est une condition préalable à la croissance et au développement. Il convient de donner un accès libre, sans quotas et tarifs douaniers, aux exportations des pays pauvres,... "
Mme CARIN JAMTIN, Suède, ... Une bonne gouvernance économique et politique est la clef du développement durable, ... avant d’encourager une vision plus cohérente de l’architecture financière internationale... une coordination des efforts systématique et harmonieuse..."
M. MUSTAPA MOHAMED, Malaisie ... la croissance économique, ... est le plus sûr moyen de lutter contre les différents facteurs de déstabilisation des sociétés les plus vulnérables, les ressources ainsi acquises pouvant être utilisées dans l’établissement d’infrastructures indispensables à la stabilité et au développement durable des pays minés par la pauvreté..."
M. NGUYEN SINH HUNG Viet Nam... a rappelé que depuis 20 ans, son pays avait fait de grands efforts pour transformer son économie en un système basé sur le marché ... dans les cinq dernières années, le PIB du Viet Nam avait augmenté en moyenne de 7,5%, que le total des investissements avait atteint 36,5% du PIB et que les exportations avaient connu une hausse de 16%.
... a souhaité que la communauté internationale accorde un rôle plus important aux pays en développement dans l’élaboration des politiques internationales sur les questions financières et monétaires ainsi qu’en ce qui concerne les investissements et le développement...
Mme SRI MULYANI INDRAWATI, Indonésie, ... Le pays met en place un cadre réglementaire pour les investissements qui sont perçus comme une valeur ajoutée... Les efforts de lutte contre la corruption ont, pour leur part, déjà donné des résultats...
L’Indonésie a pris également des mesures avec l’Afrique du Sud en faveur d’un partenariat intercontinental pour promouvoir une coopération entre l’Asie et l’Afrique. Ce partenariat a été décidé lors du Sommet Afrique-Asie qui vient de se tenir à Jakarta...
Elle a appelé les pays développés à fixer un calendrier précis pour le respect de leurs engagements. Ils doivent coordonner leur politique en matière d’aide, et la rationaliser afin d’en améliorer l’efficacité.
Tant qu’on n’aura pas réglé les déséquilibres macroéconomiques et fait participer les pays en développement aux processus de prise de décisions internationales, on ne disposera pas des mécanismes nécessaires à la mise en oeuvre des OMD..."
M. BERHANE ABREHE, Érythrée, ... L’élimination de la pauvreté... est inscrite dans la Constitution nationale. Nous avons établi pour principe d’éliminer la pauvreté en créant un environnement compétitif qui permette aux entreprises privées de se développer. Nous avons également investi dans l’éducation, l’assainissement, l’édification des capacités institutionnelles, et l’accès aux soins de santé, la gestion des pâturages et dans l’agriculture. Nous adhérons aussi à une politique de tolérance zéro face à la corruption.
Évoquant
la guerre qui a ravagé l’Érythrée, le Ministre a expliqué que les
difficultés économiques auxquelles est actuellement confronté son pays sont
liées aux tentatives d’invasion répétées de grande ampleur menée par l’Éthiopie.
Au cours des cinq dernières années, a expliqué le Ministre, nous avons aussi
connu une sécheresse et souffert de la hausse du prix du pétrole...
M. JUMA NGASONGWA, Tanzanie, ... En 2005, le Gouvernement a adopté une stratégie quinquennale pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté, a-t-il expliqué. Selon lui, la République-Unie de Tanzanie doit pouvoir bénéficier d’une augmentation accrue de l’aide publique au développement.
... a .. lancé un appel à la communauté internationale pour que celle-ci aide
à la mise en place des stratégies nationales pour la croissance et la réduction
de la pauvreté devant mener à la réalisation des Objectifs du Millénaire
pour le développement.
M. YENDJA YENTCHABRE, Togo, ... a expliqué qu’un projet de DSRP intérimaire avait été transmis au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale alors qu’un premier rapport de suivi des OMD avait conclu que seuls trois des objectifs, à savoir ceux liés à l’éducation primaire pour tous, à la lutte contre le VIH/sida et à la réduction du taux de mortalité maternelle, étaient réalisables...
Le Ministre a affirmé que la suspension de la coopération avec l’Union européenne avait entraîné une raréfaction des ressources nécessaires à l’accroissement des investissements alors que l’absence de coopération avec les institutions de Bretton Woods n’avait pas permis d’engager la résolution de la question de la dette extérieure...
M. Yentchabre a fait valoir que la situation politique dans son pays était désormais stable et a ainsi souhaité que le processus de réengagement de la communauté internationale dans le cadre de la facilités LICUS (Low Income Countries Under Stress) puisse être dynamisé dans les plus brefs délais...
Mme NENEH MACDOUALL-GAYE, Gambie,.. a attiré l’attention sur le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et la précision des Documents stratégiques pour l’élimination de la pauvreté (DSRT) qui sert désormais aux pays de cadre de développement.
Les impératifs du développement africain sont donc clairement définis, ...
Elle a ensuite salué l’entrée du Qatar dans la base des donateurs, avec son idée de créer un Fonds pour le développement et l’assistance humanitaire...
Elle a conclu sur les sources novatrices de financement du développement, en souhaitant que l’on étudie, entre autres, les moyens de compenser les pays qui souffrent de la fuite des cerveaux...
M. RAFAEL CORREA, Équateur, a expliqué que la
formulation des programmes économiques nationaux était une décision
souveraine, mais que les accords internationaux fixaient des limites et devaient
continuer à aider les pays en développement en leur donnant un cadre adéquat
à cette fin...
Le Ministre a souhaité que prévale une logique de coopération qui ne soit pas qu’une logique de marché, pour ainsi parvenir à établir, dans le cas de l’Amérique du Sud, un espace d’intégration au sein duquel les organismes régionaux auraient véritablement leur mot à dire.
Cette entreprise n’est pas qu’affaire de technicité économique mais de volonté politique et de vision de nos dirigeants.
... nous appelons de nos vœux la mise en place d’une nouvelle architecture financière qui tiendrait compte de la justice sociale, et qui s’appuierait sur un tribunal international de la dette destiné à régler les situations inextricables de paiements des plus pauvres.
M. JAMES SMITH, Bahamas, ... a notamment amélioré un régime de législation en matière de lutte contre la corruption et le blanchiment de l’argent sale.
Les Bahamas continuent d’être confrontés aux difficultés résultant de la petite taille du pays...Le cas des petits pays en développement doit être pris en compte dans le cadre d’un forum objectif et ouvert, a-t-il poursuivi.
M. MANUEL CHANG, Mozambique, ... l’aide... La question de l’efficacité est une question préoccupante, a-t-il dit en appelant à harmoniser cette aide pour l’alignement aux procédures des pays concernés, à réduire sa volatilité et à accroître sa prévisibilité ainsi qu’à minimiser les coûts de transaction et à renforcer ses capacités.
M. ROLAND PIERRE, Haïti, ... a expliqué que ... le secteur de l’immobilier était un autre domaine où la libéralisation pouvait porter rapidement ses fruits. La libéralisation de ce secteur permettrait de relancer l’industrie de la construction qui constitue un moteur pour l’économie dans notre pays...
En dehors de ces mesures à effet rapide, ... il n’y a d’autre solution que de s’atteler patiemment à la tâche et d’investir dans le capital humain, d’améliorer la gouvernance politique et économique et de réduire le niveau général de risque dans l’économie.
M. ROGATIEN BIAOU, Bénin , Groupe des pays les moins avancés, ... souvent dissociés de ceux pris à l’issue du Consensus de Monterrey. Les objectifs de développement inscrits dans le Programme d’action de Bruxelles en faveur des PMA sont l’expression spécifique des Objectifs du Millénaire pour le développement, ... notant que les partenaires au développement se consacraient effectivement à orienter leur soutien à la mise en œuvre de ce Programme d’action.
Mme MARJATTA RASI, Finlande, ... Une aide technique et davantage d’investissements sont en outre indispensables en vue de favoriser l’établissement d’infrastructures adaptées aux objectifs fixés par la déclaration de Doha.
M. HELMUT K. ANGULA, Namibie, ... a déclaré que la réponse des partenaires de développement, en ce qui concerne l’assistance, n’avait pas été proportionnelle aux progrès effectués par les pays en développement pour mobiliser des ressources nationales.
Il a pris note de l’appel du Secrétaire
général pour que les pays pauvres adoptent des stratégies nationales de développement
permettant d’atteindre les OMD d’ici à 2015 ... Mais il a demandé
que ces initiatives ne soient pas un fardeau supplémentaire pour les pays en développement.
M. PETER ADAMS, Nouvelle-Zélande, ... a ... mis l’accent sur l’impact du changement climatique sur le développement. Ainsi, un dialogue international constructif est nécessaire et urgent, a-t-il assuré. Il faut que le cadre international en matière de changement climatique soit plus inclusif,...
M. JOAO GOMES CRAVINHO, Portugal, ... élabore actuellement sa nouvelle Stratégie de coopération pour le développement qui s’inspire des Objectifs du Millénaire pour le développement. Ce processus donnera lieu à la naissance d’un nouveau mécanisme de financement du développement qui aidera à la mobilisation des ressources et renforcera la synergie entre les investissements directs et l’APD...
Le Portugal croit en un partenariat mondial qui associe gouvernements et organisations de la société civile, de l’hémisphère Nord comme de l’hémisphère Sud, mais il reste cependant beaucoup à faire pour renforcer un tel partenariat,...
M. GUISEPPE DRAGO, Italie, ... est particulièrement attachée au rôle du secteur privé en tant que moteur de la croissance économique,... La coopération italienne consiste à ce titre à promouvoir le développement des entreprises dans les pays pauvres, en particulier dans les domaines de l’agriculture et de la confection.
initiatives pour rationaliser la circulation des envois de fonds des immigrés et encourager le développement du microcrédit et de la microfinance en liaison avec le système bancaire italien.
projet de recherche de fabrication de nouveaux
vaccins contre les maladies les plus répandues, telles que le paludisme, le VIH/sida
et la tuberculose.
M. OSKARAS JUSYS, Lituanie,... Il est de la plus haute importance de s’interroger sur ce qui a été accompli depuis 2000 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement...
en 10 ans, la Lituanie avait réussi son processus de réforme et que cette expérience unique pourrait servir d’exemple pour de nombreux pays en développement.
M. BRUCE BILLSON, Australie,... a particulièrement insisté sur l’importance de réformer le secteur de l’agriculture, notamment en éliminant les subventions, en réduisant les distorsions commerciales et en abaissant les barrières douanières...
En matière d’APD, M. Billson a souhaité que les efforts soient coordonnés et répondent aux besoins spécifiques de chaque pays... a déclaré que l’Australie préparait un document de travail sur son programme d’aide qui sera présenté au Parlement en 2006... région Asie-Pacifique,... plus des deux tiers des pauvres du monde résidaient dans cette région...
28/06/05
M. ASIM ARAR, Turquie, ... La mondialisation doit être perçue comme un processus inclusif... Dans ce cadre, la priorité des pays en développement est de créer une stratégie de développement qui ... doit jeter les bases des mécanismes juridiques et financiers nécessaires à la mobilisation de ressources nationales pour le développement.
Le représentant a également jugé importante la collaboration entre les pays en développement et les institutions financières, ces dernières devant accorder une attention particulière au renforcement des capacités nationales et des ressources humaines...
" Mme LEIRE PAJIN IRAOLA,Espagne, ... a expliqué que l’Espagne entend s’engager davantage en faveur des pays les moins avancés (PMA) et des pays d’Afrique sub-saharienne, qui recevront au moins 20% de cette APD... Le Plan de la coopération espagnole pour 2005 et 2008, ... envisage de consacrer au moins 20% de son APD aux secteurs sociaux de base...
M. LYUBOMIR DATZOV, Bulgarie, ... l’important demeure la mise en œuvre des décisions et leur efficacité... À l’échelle régionale, la Bulgarie croit fermement que ses efforts associés à ceux de ses voisins européens doit aller dans le sens de l’intégration en vue de servir plus efficacement la cause du développement...
M. MAURICIO GOMEZ LACAYO, Nicaragua, ... Au cours des 25 dernières années, notre pays a reçu plus de 24 milliards de dollars ce qui est plus que ce que l’Europe a reçu dans le cadre du Plan Marshall...
Malheureusement, nous n’avons pas su mener la coopération pour le développement sur la bonne voie.
Il faut désormais que la communauté internationale assume une responsabilité partagée en la matière...
M. PEDRAG BOSKOVIC, Serbie-et-Monténégro,... Comme précondition, il a insisté sur le développement des infrastructures, y compris les routes, les télécommunications, les hôpitaux ou encore les nouvelles technologies...
Il a expliqué que pour la Serbie-et-Monténégro, la réalisation des OMD se faisait sur la base de l’intégration à l’Union européenne ainsi que de l’harmonisation de ses lois avec les pays modernes, le renforcement du processus démocratique et l’intégration et le retour des réfugiés, entre autres...
Mme ANA HRASTOVIC, Croatie, a indiqué que pour son pays la réalisation des Objectifs du Millénaire se confondait avec celle de certains des objectifs économiques nationaux qui devraient lui permettre d’adhérer à l’Union européenne...
Notre programme économique de développement se concentre en premier lieu sur l’ajustement fiscal nécessaire pour limiter la vulnérabilité de notre économie vis-à-vis de l’extérieur et l’augmentation de notre dette. Dans le même temps, le Gouvernement croate s’efforce de renforcer la transparence et d’encourager les réformes structurelles, notamment en matière juridique, de santé et d’administration publique. Un tel programme devrait avoir des effets positifs sur l’environnement économique et ainsi faciliter l’intégration du secteur privé à l’activité.
... a demandé que les enceintes multilatérales permettent davantage aux pays en développement de faire entendre leur voix, en particulier ceux dont l’économie est aujourd’hui en transition...
M. GEORGE GYAN BAFFOUR, Ghana, ... Nous nous sommes soumis au processus d’évaluation de l’Union africaine et nous nous attendons à un bon classement en termes de gouvernance. Nous avons également adopté des textes de lois permettant de créer un environnement propice aux investissements étrangers directs et au secteur privé... Pour que le développement progresse... il faut que les pays développés et en développement lancent des actions communes complémentaires.
M. RUBEN RAMIREZ, Paraguay, ... Rappelant que la pauvreté dans la région Amérique latine et Caraïbes restait très élevée, 96 millions de personnes vivant dans une pauvreté extrême, il a déclaré que le fossé entre pays développés et en développement ne cessait de s’élargir.
... rappelant que le commerce avait été mis de l’avant à Monterrey comme l’instrument le plus important pour le développement mais que peu avait été effectué depuis pour la participation de ces économies en développement aux échanges...
Il a insisté sur le rôle de l’APD... a indiqué que pour que le développement soit réellement durable, il était nécessaire d’assurer aux pays en développement un accès plus large et sans limitations aux marchés internationaux. Ceci nous donnera une source durable pour notre propre financement du développement,
M. ALOUNKEO KITTIKHOUN lao, au nom des pays en développement sans littoral, ... la mobilisation des ressources nationales, en dépit de certains progrès qu’elle a entraînés, n’est pas suffisante, en particulier s’agissant des pays enclavés...
M. ZHANG YISHAN (Chine) ... a estimé que la tâche la plus urgente était de répondre au manque financier dont souffrent les pays en développement, insistant particulièrement sur le « piège de la pauvreté » dans lequel les pays d’Afrique et les pays les moins avancés sont embourbés...
Pour financer le développement
à long terme, M. Yishan a indiqué qu’il fallait
renforcer la capacité des pays en développement à s’autofinancer, et ce, de
manière diversifiée. La communauté internationale doit aider au
renforcement des capacités institutionnelles dans les pays en développement et
créer un environnement extérieur favorable, notamment par un système économique
juste et équitable...
M. HERALDO MUÑOZ Chili a estimé qu’il convenait de renforcer le multilatéralisme afin de parvenir à un monde plus juste... Le Chili, dans ce cadre, participe activement aux travaux menés dans le cadre de l’Action contre la faim et la pauvreté aux côtés de la France et du Brésil. Nous avons, avec ces deux pays, mis en place un train de mesures incitatives à des financements supplémentaires de soutien au développement.
M. RONALDO MOTA SARDENBERG Brésil a ... rappelé que le Consensus de Monterrey incitait l’ensemble des parties prenantes à la cause du développement –gouvernements, organisations internationales, ONG et acteurs du secteur privé– à mettre leurs efforts en commun en scellant de nouveaux partenariats. Il a demandé que ces parties prenantes maintiennent ces partenariats et redoublent d’efforts pour faire échec à la pauvreté...
Le représentant a encore souligné le caractère essentiel de la coopération Sud-Sud en vue de parvenir à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement...
... et a, à ce titre, lancé divers programmes avec des pays d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Afrique et avec le Timor-Leste... dans divers secteurs tels que l’éducation, l’agriculture, la santé, l’environnement et la formation professionnelle. Dans le domaine de la santé, le Brésil a offert son aide technique au niveau international en matière de prévention et de traitement du VIH/sida...
a évoqué le programme de lutte contre la faim conduit par son gouvernement, et dont ont bénéficié à ce jour des millions de personnes,... Ce programme... touche également l’éducation, la santé, les installations sanitaires et le logement...
M. ANDREY I. DENISOV Fédération de Russie ... a estimé que l’allégement de la dette pour les pays pauvres très endettés, dans le cadre de l’Initiative PPTE du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale constituait une source importante de mobilisation des ressources...
a annoncé l’intention de son pays d’annuler 2,2 milliards de dollars pour les États africains les plus pauvres dans le cadre de l’Initiative PPTE. Toutefois, il a expliqué que l’annulation de la dette, selon son pays, devait s’accompagner de politiques budgétaires efficaces, de réformes financières, du renforcement des institutions et de l’amélioration du climat d’investissement.
Concernant le financement du développement, le représentant a estimé qu’il faudrait explorer les sources novatrices de financement, souhaitant cependant que les initiatives comme le Mécanisme international financier (IFM) ou la taxation internationale se fassent uniquement sur une base volontaire...
Enfin, il a noté les avantages accordés par la Fédération de Russie aux pays les moins avancés, comme l’absence de restrictions quantitatives ou de mesures de protection, et a souhaité que d’autres pays suivent l’exemple...
Il a aussi rappelé que son pays était
candidat à l’adhésion à l’OMC et était prêt
à répondre aux obligations qui sont celles des autres membres de cette
organisation...
M. HAMAD HAREB-AL-ABSI Émirats arabes unis ... le problème de la dette extérieure et la baisse constante des produits intérieurs bruts n’ont fait que creuser le fossé technologique et socioéconomique entre les pays du Nord et ceux du Sud. Notre pays, qui a consacré 3,5% de son PNB à l’aide au développement, est alarmé par le fait que les engagements pris à Monterrey n’ont pas été totalement honorés...
Le représentant a aussi
rappelé que la Conférence de Doha, qui s’est tenue récemment au Qatar, a
appelé à la réforme des institutions sociales et financières et au
renforcement de la coopération régionale...
M. IFTEKHAR AHMED CHOWDHURY Bangladesh a affirmé que le développement ne pouvait être atteint que sur la base du pluralisme, de la démocratie, de la bonne gouvernance, de l’état de droit et de l’égalité entre les sexes...
Il a souligné ... certaines idées nationales mises en œuvre au service du développement, comme le microcrédit ou l’éducation non institutionnalisée des femmes...
En ce qui concerne l’APD, ... Il a demandé que toute assistance future soit sans condition et sans motivation politique...
Par ailleurs, il a indiqué que la stabilité macroéconomique de son pays était le résultat de politiques monétaires et fiscales prudentes et a expliqué que le Document de stratégie de réduction de la pauvreté avait été finalisé...
M. MOHAMED BENNOUNA Maroc a estimé qu’il convenait de réaffirmer le partenariat entre le sud et le nord que représente le Consensus de Monterrey... dans les domaines de la finance, de la monnaie et du commerce...
associer et à responsabiliser les pays du Sud dans la régulation de la mondialisation... veiller à la cohérence des politiques financières, monétaires et commerciales internationales avec les impératifs et les objectifs du développement...
Nous soutenons à ce titre l’accélération de la mise en œuvre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) par le moyen d’une aide fournie intégralement sous forme de dons.
En matière de commerce ... Le Royaume du Maroc, pour sa part, offre aux PMA un accès libre et sans quotas à son marché.
M. CHOI YOUNG-JIN République de Corée ... Quatre questions sont fondamentales: optimiser les ressources financières nationales, fournir une aide publique au développement suffisante, promouvoir le commerce et accroître la coopération régionale....
Le partage des connaissances en matière de bonne gouvernance est également décisif.
M. FAYSSAL MEKDAD République arabe syrienne ... malgré les problèmes liés aux ressources consacrées à la défense du pays. Il a expliqué que son pays s’efforçait d’augmenter les investissements nationaux afin de réaliser un développement durable, tout en créant un marché basé sur la concurrence... nous nous employons à lutter contre la corruption, à promouvoir la transparence et la participation de la société civile.
Il s’est associé aux États qui ont lancé un appel pour que l’OMC
facilite l’adhésion des pays en développement...
Mme CARMEN MARIA GALLARDO El Salvador a ... préconisé de repenser, entre autres, la politique des donateurs. La recherche de solutions durables en matière de développement doit reposer sur une coopération et une assistance technique et financière cohérente.
... Dans ce cadre, le recours croissant au microcrédit et l’amélioration des conditions de circulation des capitaux privés et provenant des investissement directs étrangers constituent un complément essentiel....
a par ailleurs regretté que les pays à revenu moyen, comme le Salvador, soient souvent exclus de l’aide au développement ... Il a demandé que ces pays soient considérés pour ce qu’ils sont, à savoir de vrais partenaires économiques et des alliés dans les stratégies mondiales de développement.
M. MIHNEA IOAN MOTOC Roumanie ... Alors que nous sommes engagés sur la voie de la réforme de l’Organisation,
davantage d’attention devrait être accordée aux donateurs émergents comme la Roumanie...
nous souhaitons partager notre expérience et générer une tendance similaire.
De nombreux pays d’Europe de l’Est connaissent cette transition et sont déterminés à atteindre l’objectif fixé consistant à consacrer 0,7% de leur PNB à l’Aide publique au développement...
Notre accession à l’Union européenne, qui est le plus grand donateur d’aide au développement, nous permettra de simplifier nos procédures opérationnelles et d’accroître la coordination de nos activités...
M. ROBLE OLHAYE Djibouti ... a affirmé que la participation de bon nombre de pays en développement dans le commerce mondial demeurait marginale...
Notant que le financement était une question critique pour de nombreux domaines, dont le VIH/sida, les services sociaux, la bonne gouvernance ou la croissance économique, il a affirmé que ces sujets devaient être traités de manière intégrée...
M. MUNIR AKRAM Pakistan ... Le développement dans les pays les moins avancés sera difficile tant que les ressources nettes sortant de ces pays en direction des pays développés seront aussi importantes, à savoir, par exemple, quelque 312 milliards en 2003. Cette tendance doit être inversée.
Pour le représentant, les ressources financières sont d’ores et déjà disponibles, et ce qu’il est nécessaire de faire est de convenir de mécanismes capables d’assurer que ces liquidités sont plus équitablement réparties...
Ce sera l’une des initiatives à prendre lors du prochain Sommet mondial que prendre des mesures visant à générer à la fois des ressources domestiques et des investissements directs étrangers dans les pays à bas revenu...
l’établissement d’une gouvernance pertinente aux niveaux national et mondial... suppose davantage d’équité ... Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Cela suppose encore plus d’efforts concertés afin d’assurer l’élimination des transferts illégaux et le partage des ressources générées par la corruption et le crime.
Dans ce contexte, les Nations Unies doivent s’engager plus activement ... par le biais notamment des travaux de son Conseil économique et social.
M. YERZHAN KAZYKHANOV Kazakhstan ... a souligné la nécessité d’une cohérence dans les politiques de développement international ainsi que l’importance d’une coopération améliorée entre les Nations Unies et les institutions de Bretton Woods et d’un rôle plus actif des organisations régionales et sous-régionales...
a demandé que les besoins spécifiques des pays en développement sans littoral, comme le Kazakhstan, soient pris en compte dans la prise de décisions dans les secteurs du développement économique, du commerce international, et de la coopération interrégionale.
Mme LAXANACHANTORN LAOHAPHAN Thaïlande ... a informé les participants au dialogue de haut niveau qu’un plan de développement asiatique était en cours d’élaboration avec les partenaires régionaux de la Thaïlande. Il devrait aboutir à la création imminente d’un fonds qui aurait pour fonction de fournir des ressources et d’assurer la sauvegarde des économies régionales contre les fluctuations de change non prévisibles... En outre, il conviendrait de cesser rapidement d’assortir l’APD de conditions qui sapent le développement économique et social des pays les moins avancés.
M. SERGE CHAPATTE Suisse ... Malgré la mise en œuvre, décidée par le peuple suisse, d’un vaste plan d’assainissement des finances fédérales, l’APD suisse est l’une des seules rubriques budgétaires qui pourra augmenter, qui plus est d’environ 8%, sur la période 2006-2008...
M. BRUCE MONTADOR, Agence canadienne du développement international, ... Le développement du secteur privé est le moteur de la croissance économique. Il est donc crucial d’attirer les investisseurs pour multiplier les possibilités offertes aux entrepreneurs... « L’Énoncé de politique internationale »... établit des liens plus clairs entre les programmes de développement, de diplomatie, de commerce et de sécurité.
M. TENS C. KAPOMA (Zambie) a indiqué que ... Lors du Sommet du G-8, la Zambie avait bénéficié de l’annulation de sa dette auprès des institutions de Bretton Woods, abaissant ainsi sa dette totale à moins de 2 milliards de dollars. Le représentant a expliqué que ceci contribuerait à augmenter les ressources en faveur des programmes sociaux...
Il a ainsi demandé, entre autres, une
aide sans conditionnalité, l’harmonisation des cadres de performance des différents
donateurs et le renforcement des bureaux des donateurs dans les pays en développement.
De plus, il a insisté sur l’importance du partage de l’information
concernant l’aide et les programmes d’appui...
M. MOURAD BENMEHIDI Algérie ... Le transfert net des ressources à l’avantage du Nord est une anomalie persistante qu’il convient de corriger impérativement... Résoudre la crise de l’endettement ... libèrera des ressources importantes pour le développement...
M. TERUNEH ZENNA Éthiopie
... La dépendance des PMA
à l’égard de quelques produits à l’exportation les expose à un très
grand risque d’instabilité en ce qui concerne leur balance des échanges et
à une augmentation de leur ratio de solvabilité...
Mme IMERIA NUÑEZ DE ODREMÁN Venezuela ... a indiqué que son pays avait connu de grandes difficultés durant ces six dernières années mais avait quand même réussi à mobiliser des ressources pour le financement du développement. Notant que le Venezuela devait atteindre les OMD d’ici à 2015, elle a insisté sur la participation du peuple dans le processus de prise des décisions affectant le pays...
M. ISIKIA SAVUA Fidji ... Concernant les envois de fonds par les migrants, il a rappelé que ceux-ci étaient vitaux pour les petites économies et a souhaité que ce dialogue donne des directions claires pour le Sommet et le dialogue de haut niveau sur les migrations de 2006...
a demandé une assistance technique et financière adéquate pour la pleine mise en œuvre de la Stratégie de Maurice, soulignant la vulnérabilité des petits États insulaires en développement.
M. DIRK JAN VAN DEN BERG Pays-Bas ... Au plan des réformes, les Nations Unies, afin de pouvoir remplir leur mandat en matière de développement, doivent réaffirmer avec fermeté leurs engagements. Ce qui signifie l’établissement d’un partenariat bien défini avec la Banque mondiale, le Fonds mondial et les autres acteurs majeurs pertinents.
Nous soutenons également la proposition du Secrétaire général ... de confier au Conseil économique et social l’examen des possibilités de nouveaux financements.
Concernant la microfinance... les plateformes nationales de microfinance pourraient aider les gouvernements à mettre en œuvre les recommandations faites par la Banque mondiale en matière notamment d’investissements privés.
M. JIHAD ALWAZIR, Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations Unies, ... a indiqué que la Palestine était l’un des plus importants bénéficiaires de l’aide internationale et avait entrepris, avec l’appui de la communauté internationale, des réformes à tous les échelons de la société.
Toutefois... sans paix, il ne pouvait y avoir de véritables perspectives économiques et que le potentiel de la région serait toujours entravé sans une pleine mise en œuvre de la Feuille de route...
M. ANDA FILIP, Observateur permanent de l’Union interparlementaire auprès des Nations Unies... s’est félicité que de plus en plus de parlementaires se rendaient dans des pays en développement pour constater l’utilisation de l’aide au développement et la mise en œuvre de programmes d’assistance technique...
a déclaré que l’Union interparlementaire était engagée à promouvoir la démocratie au niveau national mais aussi sur la scène internationale...
le problème est politique avant d’être économique et il faut donc sensibiliser les parlementaires du monde entier à l’importance des négociations commerciales internationales à venir ... (OMC) qui se tiendra à Hong Kong au mois de décembre prochain.
M. IAIN LOGAN, de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a déclaré que la Fédération agissait depuis de nombreuses années selon le principe que les activités humanitaires ne sont pas et ne doivent pas être dissociées de celles du développement mais qu’elles doivent agir toutes deux de concert pour soutenir les populations vulnérables.
Nous avons investi des ressources humaines et matérielles dans l’établissement de solides capacités locales, faisant en sorte qu’une opération de secours sème les graines du développement durable... Il a également mis l’accent sur le rôle important de la société civile dans la définition et la mise en place de programmes visant à répondre aux besoins des communautés touchées...
... a ajouté que la Fédération internationale... continuait d’exhorter les gouvernements à soutenir les sociétés nationales dans les domaines humanitaires et du développement... afin de renforcer les moyens d’alerte et d’atténuation des risques de catastrophes et de maladies...
M. INDRAJIT COOMARASWAMY, Président du Secrétariat du Commonwealth, ... le défi lancé aux pays riches est d’arrêter les dommages dont sont victimes les pauvres du fait de l’état actuel du commerce international... de Lutter contre les séquelles sociales des ajustements économiques pratiqués par les gouvernements des pays en développement est une priorité absolue... il faut doubler l’aide au développement et en améliorer le contenu...
Mme KAZU
SAKAI, Banque asiatique de développement, ... a expliqué que la croissance économique est un élément décisif de la réduction
de la pauvreté tandis que le développement des infrastructures est nécessaire
à la croissance économique durable dans de nombreux pays en développement.
Mme NDIORO NDIAYE, OIM, ... il est urgent d’investir dans les forces productives des pays en développement pour réduire le fossé entre la qualité des services de santé et les fonds mobilisés.
Parmi les enjeux principaux, elle a cité
une meilleure gestion des services de santé, ce qui implique une redistribution géographique des ressources disponibles pour contrebalancer l’attraction de la capitale et des grands centres urbains;
l’amélioration des plateaux techniques et de la formation des personnels nationaux de santé;
et l’optimisation de la coordination des programmes intersectoriels.
Elle a insisté sur la nécessité de valoriser les apports des migrants dans les programmes d’aide au développement. Elle a ajouté que l’éventail des compétences des migrants de la diaspora couvrait des domaines de spécialité dont les pays d’origine avaient un besoin criant, notamment dans les professions de santé, l’enseignement et les activités liées à la finance et aux investissements.
Mme Ndiaye a précisé que les travailleurs migrants transféraient plus de 100 milliards de dollars par an vers leur pays d’origine, qu’ils soient installés légalement ou non dans leur pays de résidence. Elle a estimé qu’avec la prise de mesures incitatives cohérentes, il serait raisonnable d’espérer que 15 à 20% de ces montants qui ne sont pas utilisés pour le soutien direct à la famille ou à la communauté d’origine seront investis dans la création d’entreprises ou la prise de participation dans des structures existantes, créant ainsi des emplois et des revenus.
L’OIM, a-t-elle ajouté, plaide pour que les migrations ne soient plus abordées seulement sous l’angle du contrôle et de la répression, mais qu’elles puissent être perçues comme une solution à la problématique du développement durable, en intégrant les compétences et les ressources de la diaspora dans une logique de mobilité, d’échanges et d’investissements.
... 90 interventions en plénière... six tables rondes ministérielles... Le Dialogue de haut niveau doit être interprété comme une contribution à la Réunion plénière de haut niveau de septembre prochain
Le Président de l’Assemblée générale a résumé en 10 points « particulièrement importants » ce qui est ressorti des échanges. Il est revenu, entre autres,
sur la nécessité de renforcer le secteur privé;
l’importance de conclure, en 2006, les négociations du Cycle de développement, lancé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001 à Doha;
le besoin d’augmenter l’aide publique au développement (APD) ou encore,
l’importance de tenir dûment compte du surendettement des pays à revenu faible et intermédiaire.
Comme la majorité des intervenants à ce Dialogue, le Président s’est félicité, une nouvelle fois, de la décision de l’Union européenne de parvenir d’ici à 2015 à réaliser l’objectif de consacrer 0,7% du PNB à l’APD. Il a salué des mesures telles que le Fonds de solidarité au sein de l’ONU ou le Fonds de développement proposé par le Qatar.
Toujours au titre des sources novatrices de financement, il a rendu hommage au Royaume-Uni pour sa proposition de créer une facilité financière internationale, ainsi que la France pour son projet relatif à la contribution de solidarité sur les billets d’avion. Concernant la dette, il a rappelé la décision du G-8 d’annuler la totalité de la dette de 18 pays africains ayant atteint le point de décision de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE).
Jean Ping a conclu par les mots prononcés hier, lors de l’ouverture du dialogue, par le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan: « Jamais, peut-être, quelques semaines n’ont été aussi importantes, pour les pauvres du monde, que vont l’être celles qui viennent ». "
TABLES RONDES
" ... a, pour conclure son Dialogue de haut niveau ... invité les représentants ... à démontrer le lien entre financement du développement et réalisation des neufs Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) consacrés dans la Déclaration de 2002.
« Mobilisation des ressources financières nationales pour le développement »
... Le représentant de la Suisse a jugé la question de la mobilisation des ressources nationales tellement importante qu’il a regretté qu’elle n’apparaisse pas comme un objectif dans les documents stratégiques pour la réduction de la pauvreté (DSRP).
L’APD ayant été reconnue comme « force d’amorce » de la mobilisation des ressources nationales, les intervenants se sont penchés sur les moyens de renforcer leur première source, à savoir le secteur privé. Ils ont prôné l’instauration d’une véritable « culture d’entreprises » caractérisé par des régimes fiscaux harmonisés et des opportunités d’investissements rentables tant pour le secteur privé national que pour le secteur privé étranger. Comme l’a résumé le représentant du Canada, « l’investissement national attire l’investissement étranger ».
Le représentant du Japon ... aujourd’hui en Afrique, la fuite des capitaux représente des sommes plus élevées que la dette extérieure du continent... commentaires dont celui à contre-courant du représentant de l’African Business Roundtabe ... a minimisé le phénomène en estimant que son ampleur supposée vient d’un refus d’inclure l’économie informelle dans les statistiques nationales...
En quoi un secteur privé dynamique contribuerait à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)? En raison de sa capacité à créer des vocations et des emplois, ont répondu les intervenants.
La création de vocations, ont-ils prévenu, nécessite le développement d’institutions et de secteurs financiers nationaux, fondés sur une réglementation et un contrôle adéquats des établissements bancaires auxquels il faut faciliter l’accès.
Un représentant du monde des affaires de l’Inde a prôné une décentralisation des créneaux d’accès aux fonds. Dans les pays en développement où la majorité des populations vit en dehors des villes, il faut favoriser l’accès des communautés rurales aux services bancaires. Les représentants de la Suisse et du Canada, rappelant que 2005 est l’Année internationale du microcrédit, ont mis l’accent sur la diversité des produits offerts par le microfinancement...
La question de la capacité des pouvoirs publics à faire des choix judicieux ... le représentant du Canada a fait part de la proposition de son Gouvernement de créer un conseil consultatif international pour conseiller les pays concernés sur leurs stratégies de développement...
« Mobilisation des ressources internationales pour le développement – investissement étranger direct et autres apports de capitaux privés »
... cette table ronde a insisté, outre les investissements étrangers directs (IED) et la coopération Sud-Sud (qui a permis de mobiliser 40 milliards de dollars en 2004), sur les opportunités que représentent les envois de fonds de travailleurs migrants qui sont devenus une source croissante de devises pour nombre de pays en développement et peuvent jouer un rôle important dans le financement du développement.
La plupart de ces fonds, estimés à 124 milliards de dollars en 2004 par le représentant de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), proviennent des sommes épargnées par les travailleurs migrants, qui apportent un soutien financier à leurs familles dans les pays d’origine, ... ajoutant que 20 pays en développement ont reçu l’équivalent de plus de 10% de leur PIB en flux provenant des émigrés.
La représentante de l’Organisation internationale des migrations (OIM) ... a suggéré la création d’un mécanisme de transferts qui soit plus bénéfique aux pays de destination, avec comme objectif la possibilité d’investir 15 à 20% des fonds consacrés au développement.
... certaines délégations ont relevé que les coûts de transaction élevés grèvent les fonds reçus par les familles et n’encouragent pas le recours aux filières officielles... Ces transferts échappent, a-t-il prévenu, à tout contrôle en matière de blanchiment d’argent.
S’agissant des investissements étrangers directs (IED) ... ... Outre une bonne gouvernance, des délégations ont souligné l’importance d’adopter une politique de concurrence et de fiscalité pour attirer les investissements. À cet égard, le Ministre sénégalais en charge du NEPAD a souligné les nouveaux efforts des pays africains pour promouvoir au niveau régional un environnement propice à l’IED, après avoir axé trop longtemps les priorités de l’économie africaine sur la logique de l’APD... beaucoup ont rejeté le bien fondé des conditionnalités de l’aide au développement...
Le représentant du Pérou s’est ... inquiété de ce que les pays d’Amérique du Sud soient obligés de se faire concurrence au mépris de la dignité humaine pour offrir les salaires les plus faibles dans le souci d’attirer les IED.
... le représentant de la société civile d’Amérique du Sud a indiqué que malgré la croissance des exportations, le PIB des pays à revenu intermédiaire reste stable. C’est pourquoi, il a suggéré que plutôt qu’une course à la baisse des impôts, les pays d’Amérique du Sud devraient mettre en place un impôt plus juste reposant sur les revenus et non la consommation...
Plusieurs délégations ont indiqué que la présence d’infrastructures était un préalable incontournable à l’arrivée de l’IED. À titre d’illustration, le représentant de la Hongrie a indiqué que son pays avait pu financer sa restructuration et la création d’emplois en s’appuyant sur 48 milliards d’IED grâce aux infrastructures physiques et au capital humain disponibles dans le pays.
Les représentants de la société civile ont souhaité la mise en place d’un cadre réglementant la mobilisation des IED, et de mécanismes de gestion des risques pour faire face à des bouleversements liés aux taux de change ou à la volatilité des prix des matières premières...
Le représentant du Fonds mondial contre le VIH/sida a déclaré que c’est parce que la réponse des gouvernements était insuffisante que le Fonds était amené à créer des partenariats avec le secteur privé. Il a indiqué que l’épidémie continuait de se développer ...
« Commerce international comme moteur du développement »
Pour Mme Fayza Aboulnaga, Ministre de la coopération internationale de l’Égypte, qui coprésidait la réunion, si l’année 2005 est celle du 60e anniversaire de la Charte des Nations Unies, elle est aussi celle des 10 ans de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), créée pour assurer un commerce multilatéral juste et équitable.
La contribution du commerce international au développement n’a pas donné sa pleine mesure, a-t-elle estimé, notant les difficultés des pays pauvres à faire face aux politiques de protection de l’agriculture des pays industrialisés et riches, en place depuis plus de 50 ans...
Le Ministre de l’industrie et du commerce de la République-Unie de Tanzanie a jugé essentiel que les pays en développement participent à l’élaboration des normes pour le système commercial multilatéral... De même, il faut traiter la question des produits de base de manière plus concertée si nous voulons régler le problème de la pauvreté en Afrique.
La question des subventions agricoles ... elles dénaturent les accès au marché, a ainsi souligné le représentant du secteur des entreprises. Selon celui du Commonwealth, elles sont un exemple des dégâts provoqués par le système multilatéral du commerce actuel...
Ce système multilatéral est injuste à l’égard des pays en développement, a estimé une représentante de la société civile... Le libre-échange crée des dictatures, a-t-elle dit, proposant que la société civile surveille la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement...
... le représentant de la Commission européenne. Le renforcement de la coopération Sud-Sud constituerait ... la meilleure réponse au développement des pays pauvres... Les pays en développement doivent obtenir de plus grandes concessions sur le plan tarifaire, mais, surtout, les pays donateurs doivent fournir plus d’assistance et investir dans les infrastructures...
« Augmentation de la coopération financière et technique internationale pour le développement »
... Aun Porn Moniroth, Cambodge,... Citant le cas de son pays, il a regretté le fait que le montant de l’APD dont il est destinataire a diminué parce que la Banque asiatique de développement et la Banque mondiale avaient utilisé des systèmes de quotas défavorisant les pays ayant un rendement moins bon que les autres.
Le représentant de l’Organisation
pour la coopération et le développement économiques (OCDE) ... a
cité deux événements majeurs qui marqueront la coopération financière: tout
d’abord le tsunami qui a eu une conséquence décisive en matière de flux
financiers en direction de la région touchée et, ensuite, la radiation de la
dette de l’Iraq et de celle du Nigéria qui auront un impact sur la
composition de l’aide...
Les représentants du Brésil, de l’Allemagne et de la France ont rappelé qu’avec le Chili, ils avaient suggéré la mise en place d’une contribution de solidarité sur les billets d’avion... L’Allemagne a insisté sur les opportunités que représentant les droits de tirages spéciaux, ou encore le projet de taxation des transactions financières.
Le Commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire a soutenu la proposition d’un prélèvement volontaire sur les billets d’avion en suggérant aussi d’utiliser les amendes payées par les entreprises sanctionnées pour des comportements anti-trusts ou encore la mise en place d’une taxe sur les transactions en armement qui représentent un marché annuel de plus de 1 000 milliards de dollars.
S’agissant de l’efficacité de l’aide... Il s’est dit favorable à l’appui budgétaire soutenant les priorités nationales en matière de santé et d’éducation notamment.
... une représentante du monde des entreprises a relevé le problème du manque d’expertise et d’infrastructures qui fait obstacle à l’absorption de l’APD et aux investissements privés. Le Nicaragua ... a défini le coût élevé des transactions financières comme un frein à l’efficacité de l’aide.
Le représentant FAO, PAM, FIDA a estimé
que l’agriculture devait être le premier secteur destinataire de l’aide au
développement, puisque 75% des pauvres vivent dans les zones rurales. Il
a souhaité que l’on évalue ... les avantages économiques du
soutien des secteurs agricoles des pays en développement. Les Etats-Unis
... a estimé que l’efficacité dépendait
de la durabilité de l’aide et de la capacité d’associer cette dernière à
la contribution du secteur privé.
Le représentant de la société civile africaine a dénoncé les contradictions de certains pays donateurs qui exigent des critères de bonne gouvernance pour dispenser une aide à certains pays alors qu’ils soutiennent des régimes corrompus.
Le Bangladesh ... a souhaité une assistance technique dans le domaine du renforcement des capacités..."
« Dette extérieure »
L’annonce par les pays riches du G-8 d’annuler 100% de la dette de 18 pays pauvres pour un montant estimé à 40 milliards de dollars a été au cœur de la table ronde sur la dette extérieure. Plusieurs participants à ce dialogue interactif, que présidaient conjointement le Ministre de l’économie et des finances d’Antigua-et-Barbuda, M. Errol Cort, le Directeur pour les relations internationales de la Belgique, M. Francis Gotds, ont souligné que la dette faisait peser des charges insupportables sur un grand nombre de pays.
L’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), lancée en 1996 et renforcée en 1999, a récemment été prolongée pour permettre aux pays qui répondent aux critères fixés de bénéficier d’un allègement de la dette au titre de cette initiative. À ce jour, 27 pays pauvres très endettés ont bénéficié d’un allègement, 18 ont atteint le point d’achèvement et 9 se trouvent au stade de la prise de décisions.
Dans son rapport intitulé “Le Consensus de Monterrey: bilan de mise en œuvre et travaux à prévoir” (A/59/822), et établi sur la base de consultations et d’une collaboration étroite avec les principales institutions qui participent au processus de suivi de la Conférence sur le financement du développement, le Secrétaire général souligne que, malgré le succès de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés, la dette continue d’imposer des charges insupportables à un grand nombre de pays à revenu faible ou intermédiaire.
Les créanciers sont ainsi appelés à s’entendre sur une approche commune pour alléger davantage la dette des pays pauvres très endettés et des pays qui ne bénéficient que de l’aide de l’Association internationale de développement avant la Réunion plénière de haut niveau que l’Assemblée générale tiendra en septembre 2005. Il convient en outre de renforcer les capacités des pays en développement en matière de gestion de la dette, d’intégrer systématiquement la viabilité de la dette dans les stratégies globales de développement et de continuer de rechercher un accord sur un mécanisme de restructuration de la dette en vue d’assurer un partage efficace et équitable des charges et d’appliquer ce mécanisme.
Pour la représentante de la société civile, si l’on annule toute la dette maintenant, les Objectifs du Millénaire pour le développement pourront être atteints en 2015. Il faut adopter une approche globale, pluridimensionnelle, a-t-elle expliqué. Toutefois, selon elle, il ne faut pas se contenter d’annuler la dette extérieure. Il est nécessaire également d’établir un nouvel ordre international et de favoriser l’insertion des pays endettés dans l’économie mondiale. Ce qu’il nous faut, ici, c’est une véritable réforme financière internationale, a-t-elle déclaré.
Le représentant du Ghana a quant à lui mis l’accent sur la nécessité de faire preuve d’éclectisme avant d’accepter les prêts, afin de déterminer si ceux-ci peuvent constituer une véritable valeur ajoutée. Le fardeau de la dette est en effet un problème si les ressources ne sont pas utilisées avec efficacité ou à bon escient pour augmenter le PNB, a-t-il affirmé.
De l’avis de la représentante des États-Unis, il n’est pas nécessaire de lier le concept de fardeau de la dette aux autres Objectifs du Millénaire pour le développement. Il faut que les pays endettés procèdent à leur propre autocritique, a-t-elle dit. Les contrats doivent être respectés, a-t-elle ajouté, précisant qu’un pays ne devrait pas s’endetter s’il savait qu’il ne pourrait pas rembourser sa dette. Selon elle, le secteur privé devrait également être une source de financement, ce qui contribuerait à améliorer le développement des pays pauvres. Si on utilise avec efficacité les prêts, on peut mobiliser de plus amples ressources, a déclaré pour sa part le représentant du Japon. Par ailleurs, le représentant de la Guinée a observé que le problème de la dette ne pourra être réglé tant que les pays pauvres ne pourront faire face aux contraintes de développement. Il a également jugé important de réaliser des efforts en matière de bonne gouvernance. Le représentant de l’Irlande a estimé que l’annulation de la dette devait s’accompagner de ressources supplémentaires de la part des pays donateurs. L’objectif de l’annulation de la dette est la réduction de la pauvreté, a-t-il dit, ajoutant que les flux d’aide aux pays bénéficiant d’une remise de la dette devaient être maintenus ou augmentés, mais en aucun cas être réduits.
« Questions systémiques – amélioration de la cohérence et de la cohésion des systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux au service du développement »
Quelles politiques pour assurer le développement? Comment améliorer la gouvernance, y compris par le biais des actions des donateurs? Coprésidée par Hilde Johnson, Ministre du développement international de la Norvège, et Ana Hrastovic, Vice-Ministre des finances de la Croatie, la table ronde sur le règlement des problèmes systémiques a été l’occasion de démontrer la nécessité de créer un environnement international adapté pour les réformes que les pays en développement cherchent à mettre en œuvre en vue de mobiliser des ressources nationales.
Dans le rapport intitulé « Le Consensus de Monterrey: bilan de mise en œuvre et travaux à prévoir » et établi sur la base de consultations et d’une collaboration étroite avec les principales institutions qui participent au processus de suivi de la Conférence sur le financement du développement, le Secrétaire général propose de faire le nécessaire pour parvenir à corriger les déséquilibres importants et croissants observés entre les régions sans porter atteinte aux stratégies nationales de développement. Il propose en outre d’encourager les pays à tenir compte des incidences que leurs politiques macroéconomiques ont sur tous les acteurs de l’économie internationale et de continuer à renforcer la cohérence et la comptabilité des systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux.
De nombreux orateurs ont préconisé des changements de gouvernance au sein des institutions mondiales financières afin de restaurer leur crédibilité. De leur côté, les représentants des institutions financières ont assuré que des changements avaient déjà été réalisés dans leurs méthodes de travail au cours des cinq dernières années. Il existe entre elles une meilleure coordination et une plus grande cohérence et harmonisation des programmes, tandis que la transparence s’est accrue.
Sur le règlement des questions systémiques, plusieurs représentants ont appelé à un recalibrage de l’architecture financière en faveur des pays en développement. Certains ont plaidé pour une coordination plus étroite entre les institutions financières et le Conseil économique et social (ECOSOC), en accord avec les principes démocratiques guidant la restructuration, la mise en œuvre et la gouvernance.
La nécessité de restaurer la crédibilité de la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été, par ailleurs, à plusieurs reprises soulignée, de même que la nécessité de faire de l’ECOSOC le centre de la coordination pour les activités de développement.
Dialogue interactif informel
M. JOSÉ OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a évoqué sept domaines dans lesquels des progrès sont cruciaux. Il a d’abord cité la mobilisation de l’épargne et des investissements nationaux qui exige des secteurs financiers forts. Il a aussi cité, dans ce cadre, l’importance qu’il y à mobiliser les ressources humaines par des investissements lourds dans le capital humain et la multiplication des possibilités d’emplois. L’emploi est une donnée essentielle de l’épargne et des investissements nationaux, a-t-il insisté. Le Secrétaire général adjoint s’est ensuite attardé sur le domaine du commerce pour souhaiter une conclusion, en 2006, du Cycle de Doha, lancé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a attiré l’attention sur des questions qui ne sont pas couvertes par l’agenda de Doha comme celles des pays tributaires des produits de base. Ces derniers doivent être appuyés dans leurs efforts pour diversifier leurs exportations et accroître leur capacité de production. Des financements compensatoires officiels doivent leur être accordés pour atténuer la baisse des prix de leurs exportations.
En troisième lieu, le Secrétaire général adjoint a parlé de l’aide publique au développement (APD). Il est revenu sur la décision récente de la Commission européenne relative à l’objectif de 0,7% du PNB pour l’APD et sur la nécessité d’améliorer l’efficacité de l’aide par une mise en œuvre rapide de la Déclaration de Paris. En la matière, il a jugé que les efforts doivent se fonder sur trois critères à savoir l’appropriation nationale des stratégies de développement, l’alignement de donateurs sur ces stratégies et le recours accru aux processus budgétaires par les pays récipiendaires. Les banques de développement multilatérales ont un rôle clef à jouer en la matière même si pour contrer les effets anticycliques, le FMI reste le premier acteur. Le Secrétaire général a aussi mis l’accent sur les sources novatrices de financement comme la facilité financière internationale, les différentes contributions volontaires et les taxes, les droits de tirage spéciaux et un meilleur usage des envois de fonds des immigrants.
Le Secrétaire général adjoint a cité en quatrième lieu, les sources privées de financement dont la stabilité pourrait être assurée par des instruments tels que les obligations, par la transformation des banques de développement multilatérales en véritables « faiseurs de marchés » pour ces nouvelles formes de financement, ou encore l’adaptation des réglementations relatives aux comptes de capitaux. En cinquième lieu, il a évoqué la question de la dette en se félicitant d’abord de la décision récente du G-8. Il a néanmoins attiré l’attention sur le surendettement des pays qui ne sont pas membres de l’Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) et les pays à revenu intermédiaire. Il a donc souligné la pertinence de nouveaux mécanismes tels que l’approche d’Evian du Club de Paris. En la matière, il a souligné l’urgence de s’entendre sur une définition commune de la dette viable.
Il a cité avant de conclure la coopération Sud-Sud en se félicitant de la décision du Sommet du Sud de créer un fonds spécial pour le développement. Les mécanismes d’intégration commerciale sont tout aussi importants, a-t-il dit, en encourageant les négociations sur le système global de préférences commerciales entre pays en développement. Le Secrétaire général adjoint a conclu sur la nécessité de faire participer davantage les pays en développement aux processus internationaux de prises de décisions et d’élaboration de normes. S’il a reconnu que le débat avait commencé au sein des institutions de Bretton Woods, il a dénoncé le fait que les pays en développement sont tenus à l’écart d’organisations aussi importantes que le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire ou encore au Forum de la stabilité financière.
Un huitième domaine a été ajouté par le représentant de la Tunisie, celui du transfert des technologies, compte tenu de leur impact dans la nouvelle économie du savoir. L’intervention du Secrétaire général adjoint a suscité de nombreux commentaires. Concernant la mobilisation des ressources nationales et le rôle du secteur privé, un représentant de ce secteur a encouragé l’avènement d’une véritable « révolution culturelle » pour sensibiliser ses pairs aux exigences du développement. Pour le représentant du Japon comme pour d’autres délégations, il ne s’agit pas tant de mobiliser le secteur privé que de créer un environnement qui lui est favorable compte tenu de son rôle dans une croissance économique génératrice d’emplois et donc susceptible de réduire la pauvreté. La garantie d’un tel environnement ne peut venir que de la volonté des pouvoirs publics de placer la croissance économique au centre de leurs stratégies de développement. De nombreuses interventions ont également porté sur la question de l’aide publique au développement (APD). Le représentant des États-Unis s’est appesanti sur l’efficacité de cette aide en énumérant quelques conditions. Pour lui, l’efficacité de l’aide dépend d’abord de la capacité des donateurs à s’adapter aux réalités du pays hôte. Cela veut dire, a-t-il prévenu, qu’il faut plusieurs mécanismes. L’objectif doit être l’harmonisation et en aucun cas l’homogénéisation, a-t-il résumé avant d’ajouter qu’une aide plus efficace dépend aussi de la viabilité et de la durabilité des efforts de développement. Les promesses sociales que les pays récipiendaires font aujourd’hui pourraient-elles être tenues à long terme? s’est-il demandé. Pour lui, la clé réside dans le renforcement des capacités, lequel est un domaine qui exige plus que des ressources mais une bonne connaissance des infrastructures requises. Enfin, a conclu le représentant américain, l’efficacité de l’aide dépend d’une bonne exploitation des ressources financières privées internes et externes. Lorsque l’on parle d’efficacité de l’aide dans des régions comme l’Afrique, s’est-il encore autorisé, il faut aussi tenir compte des facteurs qui menacent la survie même du continent comme le VIH/Sida, le paludisme et la famine.
Cette dernière a été particulièrement appuyée par le Ministre des finances du Botswana. Résumant le point de nombreuses délégations, le représentant de la Jamaïque a jugé que l’efficacité de l’aide viendra d’abord et avant tout de la simplification des procédures d’octroi de l’aide. Il a plaidé pour la suppression des conditionnalités politiques, perçus par plusieurs intervenants, comme de véritables obstacles à l’acheminement de l’aide. Enfin, le représentant a rejeté toute tentative d’inclure les envois de fonds des immigrants comme une source de financement du développement. Il s’agit, a-t-il précisé, de fonds servant à la consommation dont les frais de transfert devraient d’ailleurs être réduits.
Concernant la dette, des délégations comme le Japon ont prévenu que, pour les pays en développement, l’enjeu n’est pas l’allègement ou l’annulation mais bien la gestion durable de la dette. Modérant ses propos, un représentant du secteur privé kenyan a voulu les fonds provenant des programmes d’allègement de la dette investis dans le renforcement du secteur privé, créateur de richesses. Tout en se félicitant de l’accord du G-8, il a douté que les coûts des conditionnalités politiques aient évalués à leur juste valeur.
Plusieurs interventions ont porté sur la nécessité de développer la coopération Sud-Sud ainsi que la cohérence entre les systèmes monétaires, financiers et commerciaux. Le représentant de l’Afrique du Sud a estimé que le travail consistant à rendre ces systèmes plus favorables au développement doit se faire non pas entre les institutions de Bretton Woods et l’ONU mais bien au niveau des capitales. Les 18 recommandations de l’ONG « New Rules for Global Finance Coalition » ont suscité un grand intérêt parmi les participants au débat.
Déclaration de clôture du Président de l’Assemblée générale
M. JEAN PING, Président de l’Assemblée générale, a dressé une liste de 10 points particulièrement importants issus des échanges qui ont eu lieu au cours de ces deux derniers jours. Il a d’abord cité le sentiment d’urgence parmi les intervenants qui ont convenu qu’il faut à tout prix se donner les moyens d’atteindre les OMD; l’Afrique étant apparue au centre des préoccupations. Il y urgence à respecter, voire à dépasser les engagements en matière d’aide, d’accès au commerce international et de réduction de la dette.
Le Président a aussi notée la reconnaissance de la responsabilité partagée dans l’accomplissement des engagements du Consensus de Monterrey. Il a poursuivi sur le rôle primordial des capacités nationales dans les pays en développement qui exige des investissements en capital humain et en infrastructures. L’appropriation nationale des politiques de développement et les stratégies nationales ont été perçues comme très importantes.
Après avoir relevé l’importance du développement du secteur privé, le Président a souligné le rôle crucial joué par le commerce international et, en l’occurrence l’importance de la réussite du programme de travail de Doha. Le Président a aussi noté les appels à l’augmentation de l’aide publique au développement (APD) en soulignant les initiatives de la Commission européenne de parvenir à l’objectif de 0,7% du PNB pour l’APD d’ici à 2015 et d’autres comme celles visant la création du Fonds de solidarité au sein des Nations Unies et le Fonds de développement proposé par le Qatar. Le Président a aussi salué les propositions relatives aux sources novatrices de financement comme celle du Royaume-Uni et sa facilité financière internationale ou encore le projet présenté par la France sur une contribution de solidarité sur les billets d’avion. Soulignant pour finir l’importance pour le développement d’une approche régionale et les avancées significatives en matière de dette, il a attiré l’attention sur les préoccupations des pays à revenu bas et intermédiaire. Il a conclu sur le besoin impérieux d’assurer plus de cohérence et de synergies entre les Nations Unies, le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Les appels à la cohérence ont également concernés, a-t-il ajouté, les États, les politiques commerciales, d’aide, et des décisions financières. Il a relayé les appels à la participation des pays en développement au processus internationaux de prise de décision et d’élaboration des normes.
ESSAI de SYNTHESE Dialogue AG / ONG
Want http://www.un-ngls.org/GA/Want%20(MDG%201%20to%207).doc
Fear http://www.un-ngls.org/GA/Fear%20--%20Prevention%20of%20Armed%20Conflict.doc
Dignity http://www.un-ngls.org/GA/Dignity.doc
Strengthening http://www.un-ngls.org/GA/Reform.doc
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10359.doc.htm
230605 AG / ONG - auditions informelles interactives 1 ONU XXI
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10361.doc.htm
240605 AG / ONG - auditions informelles interactives 2 ONU XXI
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10379.doc.htm
140905 Résumé des auditions informelles interactives de l’Assemblée générale avec des représentants d’ONG, de la société civile et du secteur privé (A/60/331)
"... se sont tenues les 23 et 24 juin 2005 à New York. Elles ont été organisées par M. Jean Ping, Président de la 59e session..
Cinq thèmes, choisis sur la base du rapport d’ensemble du Secrétaire général du 21 mars 2005 et des groupes de questions qui y étaient définis, ont chacun fait l’objet d’un débat: « Vivre à l’abri du besoin: Objectifs du Millénaire pour le développement nos 1 à 7 »; « Vivre à l’abri du besoin: Objectifs du Millénaire pour le développement no 8 et questions relatives au financement du développement »; « Vivre à l’abri de la peur »; « Vivre dans la dignité »; « Renforcer l’Organisation des Nations Unies ».
... Tous les débats ont eu pour fil conducteur la nécessité de mettre l’accent sur une conception du développement, de la paix et de la sécurité fondée sur les droits de l’homme et de rehausser la place faite à ces droits au sein du système des Nations Unies.
Un autre leitmotiv a été l’idée que l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et la protection ainsi que leurs droits fondamentaux, notamment les interventions visant à leur assurer l’accès à des services de santé en matière de sexualité et de procréation et le respect de leurs droits en la matière, étaient des préalables à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.
Il est également ressorti très clairement des auditions qu’il fallait accorder une attention accrue à la durabilité de l’environnement, à l’emploi et au travail décent, ainsi qu’à l’accès de tous aux soins de santé et à l’éducation, questions transversales d’une importance critique pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.
Des appels vigoureux ont été lancés en faveur du maintien de l’engagement consistant à consacrer 0,7% du produit national brut à l’aide publique au développement, à la recherche de sources de financement nouvelles et d’un vaste et immédiat allégement de la dette ou de son annulation.
Les participants estimaient que le document final devait faire davantage ressortir la nécessité de renforcer la démocratie et l’obligation de rendre des comptes dans le processus de prise de décisions au niveau international, notamment en augmentant la participation des pays en développement. En même temps, ils ont souligné l’importante contribution que pouvait apporter le secteur privé à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Tous se sont accordés sur la nécessité d’évoluer vers une culture de prévention des conflits.
Un message important a été que les États Membres devaient prendre conscience des responsabilités qui accompagnaient la souveraineté, notamment de celle qui consistait à s’engager à agir pour prévenir le génocide et les violations massives des droits de l’homme, autrement dit la « responsabilité de protéger ».
Les participants se sont accordés généralement pour dire qu’il fallait renforcer l’Organisation des Nations Unies en insistant notamment sur le rôle central de l’Assemblée générale, son organe de décision délibérant le plus représentatif, rendre le Conseil de sécurité plus démocratique, davantage comptable de ses actes et plus transparent et améliorer le rôle du Conseil économique et social lorsqu’il s’agissait de garantir la cohérence des politiques.
Par ailleurs, de l’avis général, il était judicieux de créer une commission de consolidation de la paix et un conseil de droits de l’homme qui s’appuient sur le travail utile accompli par la Commission des droits de l’homme, en particulier ses procédures, ses rapporteurs et ses sous-commissions. S’agissant de la réforme du Secrétariat, l’accent a surtout été mis sur la nécessité d’augmenter les ressources de cet organe et de préserver son indépendance et son intégrité."
Essai de synthèse
23/06/05
L’Assemblée générale a lancé ce matin un dialogue sans précédent avec les organisations non gouvernementales, les représentants de la société civile et le monde des affaires à un moment où la communauté internationale prépare le Sommet mondial de 2005.
Le Président de l’Assemblée générale, Jean Ping du Gabon, a signalé qu’un compte-rendu sera publié comme un document officiel de l’Assemblée générale qui constituera un apport significatif aux délibérations des États Membres en vue de la Réunion plénière de haut niveau de septembre prochain. Les ONG, les organisations de la société civile et du secteur privé sont des composantes essentielles de nos nations respectives, ... car elles participent au développement collectif de nos sociétés. Leurs propositions sont donc attendues pour le tracé de notre avenir commun.
La Secrétaire générale adjointe, Louise Fréchette, a lancé un appel aux représentants pour qu’ils fassent entendre leur voix. « Vous apportez en effet votre savoir-faire et la vision de citoyens engagés. Vous êtes des partenaires de l’action sur le terrain. » Elle a aussi expliqué que la présence aujourd’hui des représentants de la société civile est également importante dans la mesure où ces auditions constituent en effet un progrès significatif dans les modalités de coopération que les Nations Unies entretiennent avec la société civile.
Une analyse qu’a partagée la Présidente de la Conférence des organisations non gouvernementales (CONGO), Mme Renate Bloem, qui a estimé que cette rencontre était « à marquer d’une pierre blanche ».
« Vivre dans la dignité »
Mme PEGGY HICKS, Human Rights Watch, Rapporteuse de la réunion, résumant les points forts du débat, a souligné le lien entre sécurité, développement et droits de l’homme; la nécessité d’accorder un rôle principal aux droits de l’homme dans les structures de l’ONU; l’importance de promouvoir l’accès de la société civile à toutes les activités de l’ONU.
Il a été aussi question du renforcement du Bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme et de sa présence sur le terrain ainsi qu’à New York, ce qui lui permettra de traiter de questions de sécurité et de développement. La création d’un conseil des droits de l’homme qui soit en mesure de réagir rapidement a été appuyée de manière répétée. Ce conseil devrait examiner un vaste éventail de questions touchant aux droits de l’homme qui sont indivisibles et universels.
L’importance de reconnaître les droits des femmes dans le cadre des éléments des droits de l’homme a été plusieurs fois relevée. Il a également été question d’un code de conduite au Conseil de sécurité où le droit de veto ne pourrait pas être utilisé dans des cas de génocide ou de violation grave des droits de l’homme.
Mme YVONNE TERLINGEN, Amnesty International, a jugé peu clair le projet de document final qui ne dit pas dans quelle mesure les droits de l’homme constitueront le fondement des décisions qui seront prises en septembre. L’élimination de la pauvreté, l’accès à l’éducation primaire universelle, la pleine jouissance par les femmes de leurs droits fondamentaux, sont tous les principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Nous invitons tous les gouvernements à réaffirmer leurs engagements envers les droits humains qui sont à la base de la Charte des Nations Unies.
Nous demandons à ce que les droits humains soient intégrés à toute prise de décisions au sein des Nations Unies, que les États mettent fin à l’impunité, qu’ils s’engagent à prendre des mesures quantifiables pour pleinement mettre en œuvre leurs obligations, que les États s’engagent collectivement à atteindre une adhésion universelle aux traités des droits de l’homme.
Nous appuyons la création d’un conseil des droits humains qui serait un organe principal des Nations Unies, un bastion de la protection internationale des droits de l’homme qui étudierait publiquement la situation des droits de l’homme dans tous les pays de manière transparente. Il faut dans ce cadre préserver le système de procédures spéciales dont les ONG disposant d’un statut consultatif bénéficient.
M. ANTOINE MADELIN, Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), ... Pour la FIDH, la réforme doit combler deux lacunes essentielles: l’absence de mise en œuvre pratique par les États des recommandations des différents mécanismes des droits de l’homme, et l’incapacité, dans la pratique, de la communauté internationale à réagir rapidement aux violations les plus graves.
Le représentant a salué la volonté de renforcer le Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme tandis que l’idée envisagée de créer un conseil des droits de l’homme à composition plus restreinte que la Commission et pouvant se saisir de situations d’urgence est un signe encourageant. La représentant a aussi salué la volonté de ne voir aucun pays échapper à un examen systématique de sa situation en terme des droits de l’homme, ce qui est sous-entendue dans le concept de « revue par les pairs », tout en craignant que cette autocritique ne devienne une sorte d’auto-absolution.
M. MOHAMMED AL-GHANIM, Global Youth Action Network, ... Le représentant a plaidé pour une approche culturellement sensible qui permette de gagner des cœurs au lieu d’imposer une idéologie. ... Certains États ne sont en effet pas démocratiques mais cette notion évolue dans le temps et ne peut pas être imposée de l’extérieur. La démocratie signifie le droit de choisir. Les femmes devraient avoir des droits égaux à ceux des hommes...
Mme CHARLOTTE BUNCH, Woman Action Network, a regretté le fait que le projet de document final ne reconnaît pas que l’égalité entre les hommes et les femmes est un élément important des droits de l’homme. Il est regrettable que cette question ait été marginalisée dans ce rapport alors que la violence perpétrée contre les femmes ne connaît pas de frontières... La représentante a estimé qu’il était urgent de renforcer les entités et ressources chargées des questions relatives aux femmes aux Nations Unies comme de réformer les organes des droits de l’homme des Nations Unies et de renforcer l’indépendance de ces derniers.
Mme BETTY MURUNGI, Urgent Action Fund for Africa, ... l’inégalité entre les sexes est source de violence qui, elle-même, est vecteur de la propagation du sida. Il est temps que les États tiennent leurs promesses. ...
M. RATHA SOURN, Commune Council Support Project and Cambodia Millennium Campaign, a estimé que la corruption est à la source des violations des droits de l’homme dans les pays en développement. Au Cambodge, nous souffrons du fléau de la traite des enfants et des femmes...
Mme ZONIBEL WOODS, Association for Women’s Rights in Development, ... Une femme sur trois dans le monde a été une fois au moins dans sa vie victime de violence. La représentante a regretté que les droits de la femme ne bénéficient pas de toute l’attention nécessaire ..
M. GARETH LLEWELLYN, Business Leader Initiative on Human Rights, a expliqué que ce groupe est composé de 10 entreprises qui tentent de trouver les moyens d’appliquer les principes des droits de l’homme et les normes établies dans ce domaine au monde des entreprises. Les droits humains font partie intégrante du monde des entreprises qui ont également une responsabilité à porter.
... Les entreprises doivent passer des partenariats avec les gouvernements pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement mais également avec les représentants de la société civile pour avoir un impact sur la liberté culturelle, sociale, et économique.
Le représentant a souligné les défis qui doivent être relevés pour que le secteur des entreprises soit plus impliqué dans la défense des droits humains en notant que jusqu’à présent la discussion a été dominée par les multinationales établies dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Pourtant, ce sont les entreprises de petite et de moyenne taille qui sont l’épine dorsale du bien-être socioéconomique. Là où les gouvernements ne sont pas disposés à respecter leur engagement en matière de droits de l’homme, le rôle des entreprises devient encore plus important; d’où la nécessité de définir clairement leurs responsabilités.
Dans le cadre du débat interactif,
d’autres représentants d’ONG ont estimé que... Aucune culture ou religion ne peut servir d’excuses aux violations des droits de l’homme. ... Aucun document ne mentionne les droits collectifs des peuples autochtones à leurs terres ancestrales, à l’accès à un environnement culturel multilingue, à des soins de santé adaptés, ni le droit à la propriété de la terre et au crédit pour les femmes.
D’autres représentants ont souligné la nécessité de respecter le droit au travail qui renforce la possibilité de chacun à vivre dignement. Il a aussi été question de la création d’un conseil des droits de l’homme qui ne peut pas oblitérer les propositions de réforme du Conseil de sécurité. Certains ont souhaité que la participation des ONG à ce conseil soit assurée.
... Des représentants d’ONG ont aussi souhaité que la Cour pénale internationale soit renforcée, une représentante estimant qu’elle devrait être en mesures de juger les multinationales pour les atrocités qu’elles commettent dans le monde en développement.
Trois questions ne sont pas négociables: les États Membres doivent ratifier tous les principaux traités des droits de l’homme; soumettre leurs rapports périodiques et montrer l’exemple, notamment en ratifiant le statut de la Cour pénale internationale.
... Pour sa part, le représentant de l’Allemagne a rappelé le contenu de la Charte qui s’adresse à la famille humaine en estimant que la réforme de l’ONU ne pouvait pas se faire sans procéder à la refonte des instruments des droits de l’homme. La proposition de créer un conseil des droits de l’homme revêt dans ce contexte la plus grande importance. Le représentant a souhaité que la communauté des ONG soit associée à un processus de réflexion sur la nature de ce conseil....
« Vivre à l’abri du besoin » - Objectifs 1 à 7 du Millénaire pour le développement
Il faut reconnaître le pouvoir des ONG, des organisations de la société civile et du secteur privé à contribuer véritablement à la réalisation des OMD. Telle a été la conclusion du débat. Beaucoup de représentants de ces trois groupes ont espéré qu’ils seront dûment représentés au Sommet de septembre. Ils ont dit craindre qu’encore une fois, les États Membres ne se laissent déborder par leurs divergences. « Nous demandons un consensus, et non pas l’unanimité », a précisé une ONG qui a exhorté les gouvernements à « agir absolument » et à mettre leurs divergences « entre parenthèses ». L’enjeu est trop important, a-t-elle conclu.
M. TORLEIF JONASSON, Association pour les Nations Unies du Danemark, a fait un lien entre pauvreté et discrimination, lien qui n’est malheureusement pas mentionné dans le projet du document final du Sommet de septembre.
La croissance économique en elle-même n’est pas la seule solution pour éliminer la pauvreté. La redistribution des revenus mais également des ressources peuvent constituer une solution partielle qui doit être supplémentée par les OMD. Un accent devrait être mis sur la question de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes.
Il est également regrettable que la problématique du développement durable ne soit pas davantage développée dans ce document. La destruction de l’environnement a un impact important sur les pauvres, les femmes et les populations vulnérables. Nous demandons un sommet mondial sur la sécurité humaine en 2010. Par ailleurs l’éducation doit être considérée de manière plus globale et comme un apprentissage de la vie.
Mme YAA NTIAMOA-BAIDU, World Wide Fund for Nature International, ... Les OMD sont interdépendants et ne peuvent pas être traités indépendamment. Nous demandons aux gouvernements de reconnaître cette interdépendance ... Les riches ont les moyens d`absorber l’impact de la dégradation de l’environnement tandis que les pauvres le subissent de plein fouet.
Mme GEETA RAO GUPTA, International Center for the Research on Women, ... L’égalité entre les sexes et la démarginalisation des femmes sont des éléments centraux de la réalisation des OMD. Il est donc décevant de noter que même si l’égalité entre les sexes est mentionnée, on ne lui donne pas assez d’importance.
Seules sept priorités sont mentionnées qui portent sur le renforcement des possibilités d’éducation post primaire pour les filles grâce à des bourses d’étude; la santé reproductive des femmes; le développement des infrastructures pour réduire le temps que passent les femmes aux tâches ménagères; la réduction de l’emploi informel des femmes; la promotion de leur participation politique et la lutte contre la violence. Ces priorités ne sont pas nouvelles et ne constituent qu’un minimum.
M. GLADMAN CHIBEMEME, Africa 2000 plus Network Foundation, ... a recommandé que les communautés jouent un rôle de chef de file dans la planification et la mise en œuvre de stratégies permettant d’atteindre les Objectifs du Millénaire. Il a recommandé que les Nations Unies et les institutions de développement accroissent le montant et la qualité de leur aide et allouent directement 25% de leur assistance à la réalisation des OMD.
... Le représentant a également insisté sur la nécessité d’apporter davantage d’investissements pour appuyer le développement des capacités endogènes et notamment celles des femmes. Il est aussi nécessaire de doter les communautés urbaines pauvres d’infrastructures et de logements adéquats. Les communautés locales doivent être reconnues étant à la base de la réalisation des OMD et du développement durable
M. ISAGANI SERRANO, Philippines Rural Reconstruction Movement, s’est dit interloqué par le peu de changements intervenus au cours des dernières décennies ... Il a plaidé en faveur du transfert de ressources, de l’annulation de la dette et d’une modification des modes de consommation. Le représentant s’est félicité des projets à impact rapide proposés qui sont un bon outil de réduction de la pauvreté...
Mme NIRMA CUNNINGHAM, Madre, a présenté les vues des femmes autochtones en spécifiant que l’approche à l’égard du développement qui a prévalu dans le contexte de la privatisation des services de base a mené à un résultat désastreux. Malheureusement, le document final ne tient pas compte de cette problématique ou de l’impact du sida, de la traite des êtres humains ou des déplacements des populations.
Le résultat en est le recours à la violence par les gouvernements en vue d’imposer leur politique. Les causes d’exclusion, de discrimination et de pauvreté sont liées à des causes structurelles anciennes qui exigent une modification des politiques. ... Il est crucial que les OMD intègrent le droit des femmes à la propriété foncière, à l’éducation et à la santé génésique. Ces droits humains sont indivisibles.
Mme JAQUELINE COTE, World Business Council for Sustainable Development, a assuré que le développement durable était nécessaire aux entreprises dont la contribution aux OMD peut être significative de deux façons: au travers de leurs investissements directs dans les pays en développement où elles apportent ressources mais également savoir faire....
Les dirigeants doivent mettre en place un cadre réglementaire, promouvoir le partenariat et l’investissement dans les infrastructures locales qui sont nécessaires aux échanges commerciaux.
... Lors de leur échange de vues
...
L’investissement dans les jeunes est capital puisqu’ils sont le fer de lance du développement économique et social, a rappelé une représentante de la société civile en s’étonnant, à son tour, que cette évidence ne figure pas dans le projet de document final. Alors que la majorité des jeunes, tout comme la moitié de la population mondiale, vit dans les villes, plusieurs ONG ont appelé l’attention sur les questions de l’eau, des établissements humains et de l’assainissement...
... La protection de l’environnement a, en effet, été décrite comme un moyen efficace et durable de réaliser les OMD.... En la matière, le recours aux connaissances traditionnelles a été prôné par d’autres ONG qui ont regretté, en somme, que le Programme d’action de Johannesburg n’ait pas inspiré le projet de document final. Dans ce contexte, la seule représentante du secteur privé a réaffirmé l’attachement de ses pairs au Pacte mondial... le représentant de Human Rights Watch ... concernant les propositions de réforme des Nations Unies. Il a fermement appuyé celles relatives aux instruments des droits de l’homme de l’ONU, en particulier la création d’un Conseil des droits de l’homme.
... le représentant du Luxembourg
a rappelé la décision de la Commission européenne d’augmenter
substantiellement son aide publique au développement (APD) d’ici à 2015, ce
qui conduira à 20 milliards d’euros de plus par an. Les pays riches
doivent assumer leur responsabilité, a insisté la représentante de la Suède,
en les appelant à assumer leurs propres responsabilités, tout en rappelant les
pays en développement à leur devoir de transparence. Cet appel à la
transparence a été très applaudi...
« Vivre à l’abri du besoin » - Objectif 8 du Millénaire pour le développement et sur les questions relatives au financement du développement
Le rapporteur, Mme ESTER AGUILERA, de l’Association nationale cubaine
des économistes et des comptables ... l’OMD 8 était difficile à
réaliser. Pour le commerce, le caractère automatique entre
libéralisation et croissance économique a été remis en cause. Il
faudrait éliminer les pratiques de dumping et la privatisation forcée des
services dans les pays en développement. Elle a également rappelé
qu’il fallait redéfinir le concept de développement...
M. JOHN LANGMORE, Modérateur et membre de l’Association australienne pour les UNA- Australie, ... a rappelé les thèmes de cette réunion: les entraves au commerce, la façon d’augmenter le financement pour le développement, les échéances pour que l’aide publique fournie par les donateurs atteigne 0,7% de leur PIB. Nous devrons aussi aborder d’un accès accru aux médicaments essentiels etc.
M. JENS MARTENS, Global Policy Forum/Social Watch, ... Les dépenses militaires ont dépassé 1 000 milliards de dollars l’année dernière, alors que le budget de l’APD plafonne à 78 milliards. Dans ces conditions, les arguments faisant référence aux contraintes budgétaires pour expliquer le niveau d’APD sont inacceptables, selon M. Martens qui n’a pas hésité à parler de scandale en comparant ces chiffres.
... Il a surtout regretté que l’IFF ne consiste pas à lever davantage de fonds mais seulement à rendre disponible l’APD immédiatement. Par exemple, avec l’IFF les gouvernements pourraient mobiliser jusqu’à 500 milliards de dollars au cours des 10 ou 15 prochaines années, mais ils devraient ensuite reverser au moins 720 milliards aux investisseurs des marchés financiers internationaux. Ce mécanisme ne peut donc être soutenu que s’il est combiné avec des moyens spécifiques de refinancement, notamment sous la forme d’impôts internationaux. Il a ainsi appelé les gouvernements à progresser dans l’innovation des instruments financiers et a regretté que le projet de texte du Président de l’Assemblée générale soit insuffisant à cet égard....
M. ROBERTO BISSIO, Institut du Tiers Monde, ... Il existe une différence entre ce qui se décide et se qui se passe sur le terrain selon le représentant. Il a constaté que le progrès social s’était ralenti depuis 1990 (lorsque les OMD ont été formulés), quelqu’un a appuyé sur le frein... Le monde peut trouver une solution à la pauvreté selon lui, mais il ne le fait pas, estimant que les multinationales se voyaient accorder des droits sans avoir des obligations. Les pays développés n’honorent pas leurs engagements.
De l’avis de la représentante de l’organisation Asian Pacifique Women’s Watch l’appropriation par la société civile est indispensable à la réalisation des OMD ... La libéralisation des services, comme le préconise le processus de Doha, n’aura, selon elle, qu’une incidence négative sur la réalisation des OMD. ...
le représentant du Centre Jesuites pour la reflectiopn théologique (Jubilee-Zambie),... a demandé que les gouvernements, au lieu de consentir une aide au développement, prennent des mesures commerciales préférentielles en faveur des pays en développement. Rappelant que 40 millions de personnes étaient touchées par le VIH/sida, 70% d’entre eux étant des Africains, il a déclaré que ce fléau avait sapé les ressources humaines sur lesquelles les pays en développement avaient misé pour lutter contre la pauvreté.
Mme PEGGY ANTROBUS, représentant de plusieurs réseaux de femmes, ... a dénoncé les contradictions de l’Objectif 8 du Millénaire pour le développement. Tout d’abord, elle critique le présupposé selon lequel la libéralisation du commerce peut résoudre les problèmes de l’extrême pauvreté et de la faim, alors que l’expérience des 25 dernières années démontre le contraire.
La représentante a aussi considéré que l’éradication de la pauvreté ne peut pas être réalisée sans traiter notamment le problème de la dette. Elle a aussi regretté qu’on n’accorde pas assez d’importance au partenariat avec les organisations de la société civile. Elle a considéré que la libéralisation du commerce aggrave les inégalités hommes-femmes.
La représentante a appelé les gouvernements à s’engager fermement à résoudre toutes les questions non résolues à l’Organisation mondiale du commerce. Quant à l’aide publique au développement, davantage de ressources doivent être dirigées directement vers les ONG, a-t-elle estimé.
Mme SARADHA RAMASWAMY IYER, Réseau Tiers Monde, a affirmé que l’être humain devait être au centre des préoccupations du FMI, de la Banque mondiale et de toutes les organisations financières internationales car sinon les pauvres resteront pauvres. La réforme de l’ONU est l’occasion de restructurer le système politique et commercial mondial. Elle a estimé qu’il faut mettre en place un commerce équitable. Les pays en développement ne doivent pas perdre en développement de leur commerce ce qu’ils gagnent par l’annulation de la dette.
Il faut des prix surs et stables pour les produits de base. Il faut cesser de faire pression sur les pays en développement pour qu’ils privatisent leurs services, il faut également renforcer la participation de la société civile dans le processus de prise de décisions...
la Société des missions catholiques (Medical Mission Sisters), présente
dans 19 pays ... a estimé indispensable une réforme des institutions de
Bretton Woods dans le souci de rendre ses activités plus transparentes et
participatives.
Mme MAMA KOITE, Réseau de communication des femmes africaines... L’accumulation de la richesse et du pouvoir par quelques personnes ou quelques multinationales crée la pauvreté... Le droit à la santé reproductive, l’accès aux services sociaux et médicaux et la lutte contre le VIH-sida doivent apparaître dans les OMD.
Selon elle, les OMD ont omis la responsabilisation des femmes, la protection des droits de l’homme, la paix et la sécurité.
... La représentante a pris position pour l’annulation de la dette. La lutte contre la pauvreté sera vaine si la tendance actuelle de surexploitation des ressources naturelles et le changement climatique causé par l’homme continuent. Elle a lancé un appel pour des mesures drastiques pour lutter contre l’effet de serre, car son impact sur les pauvres, et particulièrement sur les femmes et les enfants est très sérieux. Enfin, elle a évoqué le thème de l’éducation ... dans tout processus
Mme MARIE-MATHILDE MANGA, Association des femmes africaines, ... a suggéré de faire une autopsie des échecs avant de mettre en place d’autres programmes. Les programmes de bonne gouvernance ont été créés mais ils ne sont pas efficaces. Bidonvilles, pauvreté, VIH sont des fléaux qui persistent en Afrique... Les Africains doivent prendre leur destin en mains selon elle, estimant également qu’une place de choix devait être accordée à la femme et aux jeunes...
Une bonne structuration des financements s’impose à ses yeux. Certains organismes comme l’UNIFEM devraient être renforcés. Plusieurs sources de financement sont encore inutilisées (taxes sur les organismes pollueurs, taxe aérienne etc…). La représentante a également réclamé une amélioration de la lutte contre le paludisme.
Mme RONNIE GOLDBERG, représentante
de l’Organisation des employeurs et des chambres de commerce internationales,
... a estimé que sans un secteur économique sain, on ne pouvait éliminer la
pauvreté... Elle a recommandé d’assouplir les conditions de création
d’entreprises dans les pays en développement et a insisté sur la mise en
place d’un environnement qui leur soit favorable...
...
Agir Ici a mis l’accent sur les services sociaux de base. Il a rappelé l’engagement des États, il y a dix ans à Copenhague, d’accorder 20% de leur APD aux services sociaux de base comme l’éducation, l’alimentation et l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Un chiffre qui atteint à peine 10% aujourd’hui ... Il s’est inquiété des conséquences de l’évasion fiscale qui coûte chaque année 70 milliards de dollars aux pays en développement. Il a estimé que la lutte contre les paradis fiscaux constituait un moyen de promouvoir le développement.
L’organisation Education
International, qui représente plus de 150 millions de travailleurs dans le
monde, recommande l’adoption d’un neuvième Objectif du Millénaire pour le
développement de garantir un emploi décent...
Le représentant du Conseil national de la jeunesse du Bénin ... Le secteur privé et la société civile sont souvent considérés comme des espions et des ennemis par les gouvernements. Pour réaliser les OMD, la liberté ne sera réalisée que lorsque les gouvernements seront prêts à diriger les pays compte tenu de la volonté et des attentes des populations.
La représentante de Groots International a estimé que les fonctionnaires des organismes internationaux ne devaient pas rester dans leur bureau, mais faire des efforts pour connaître véritablement le terrain. Elle a déploré que seuls quelques pays aient bénéficié de la réduction récente de leur dette.
M. BABATOPE BABALOBI, Coalition de la société civile contre la privatisation de l’eau, a suggéré que lorsque les chefs d’État se retrouveront en septembre, ils devront s’attaquer à un traité, un accord d’accès à l’eau pour les êtres humains. Il a suggéré que pour se libérer du fardeau de la dette, les pays concernés forment également un club, à l’instar du Club de Paris.
Le représentant du Japon a déclaré que son pays s’engage à réaliser l’objectif de 0,7% du PIB en faveur de l’APD. Il a insisté par ailleurs sur le développement des capacités privés, notamment dans le domaine de l’agriculture.
Le représentant des États-Unis a déclaré prendre très au sérieux ce qui a été dit lors des échanges concernant le commerce et l’aide au développement.
Le représentant du Royaume-Uni a reconnu que la société civile jouait un rôle important dans le développement et a rappelé que plusieurs institutions seraient représentées à la réunion du G-8 en Ecosse. Il faut selon lui aller plus loin et il faut que ceci se reflète dans le document final de la Réunion de haut niveau de septembre..."
24/06/05
"...deux sessions ont été consacrées au thème: « Vivre à l’abri de la peur », couvrant la prévention des conflits ainsi que la paix et la sécurité; ainsi qu’à celui « Renforcer l’Organisation »..."
Mme PERA WELLS, Rapporteur de la session sur le thème « Renforcer l’Organisation des Nations Unies » et membre de la Fédération mondiale des associations des Nations Unies, ... a estimé qu’une vision importante s’était dégagée. Elle s’articule autour de trois piliers: le Conseil économique et social, le Conseil de sécurité et un conseil des droits de l’homme.
Il faut pour cela éliminer le droit de veto au Conseil de sécurité et faire en sorte que l’ECOSOC soit une enceinte de développement de haut niveau. De nombreuses propositions ont également été faites au sujet de la création d’un conseil des droits de l’homme. La mise en place efficace de modalités de participation de la société civile aux travaux de l’Assemblée générale a également été demandée.
Il a été relevé qu’un point manque dans le projet de document final, à savoir les inégalités structurelles dans la gouvernance mondiale. Il faut que les institutions de Bretton Woods rendent des comptes et reviennent dans le giron des Nations Unies..."
"... les participants ont insisté sur l’importance d’un processus participatif qui prenne vraiment en compte les vues des ONG.
Les ONG souhaitent pouvoir apporter leur pierre à l’édifice dans le cadre de l’Assemblée générale, mais aussi du Conseil de sécurité et de l’ECOSOC. Mme Wells a également rappelé que les ONG s’étaient prononcées pour la création d’un conseil des droits de l’homme et qu’elles souhaitent être associées à la mise en place d’un tel conseil..."
Vivre à l’abri de la peur - prévention des conflits
" Mme CATHERINE BARNES, du Partenariat mondial pour la prévention des conflits armés (Royaume-Uni), ... nous souhaitons que l’Assemblée générale reconnaisse davantage l’importance du rôle particulier joué par la société civile dans la prévention et la consolidation de la paix, et que cette reconnaissance soit reflétée dans les politiques et activités de l’ONU.
Prévention et consolidation de la paix, a poursuivi la représentante, requièrent l’établissement d’un système intégré s’appuyant sur des capacités institutionnelles aux niveaux national, régional et international. Elle a également appelé de ses vœux la création d’une culture de la prévention visant à empêcher l’émergence de conflits. Une telle initiative nécessite plus de moyens financiers et une participation accrue des acteurs de la société civile..."
" M. EMMANUEL BOMBANDE, West Africa Network for Peacebuilding (WANEP ... des ressources supplémentaires devraient être affectées aux efforts de démocratisation des pays et aux activités de consolidation de la paix.
Dans ce cadre, nous sommes d’avis que ce sont les causes profondes des conflits, telles que la pauvreté, le poids de la dette, les questions de gouvernance, qui doivent recevoir toute l’attention qu’elles méritent en vue de rendre possible le succès de la culture de la paix que nous appelons de nos vœux..."
"Mme VINA NADJIBULLA, de la Fédération mondiale des églises méthodistes ... nous pensons que la paix durable n’est possible que lorsque cesse la violence envers les femmes, cet arrêt étant essentiel à l’édification d’un État de droit viable et crédible ..."
"M. SAMUEL RIZK, du Partenariat mondial pour la prévention des conflits armés (Liban),... Des communautés entières vivent sous le poids terrible de la peur... Une prévention efficace des conflits devrait dans ce contexte reposer sur les principes d’une paix juste ... Les Nations Unies doivent à cette fin poursuivre la mise en œuvre de politiques de paix à l’échelle régionale, au plus près du terrain et en coopération avec l’ensemble des parties prenantes aux différentes crises. Une politique de prévention plutôt qu’une politique de réaction ... et ... une participation accrue des ONG à la prévention et à la consolidation de la paix..."
Dans le cadre du débat interactif
... Un autre thème saillant des discussions a été les moyens à trouver pour établir, par la voie du dialogue, de la non-violence et de l’application du droit international, une paix et une sécurité internationales durables. De nombreux représentants d’ONG ont demandé aux puissances nucléaires d’éliminer leurs arsenaux, et, aux Nations Unies de renforcer les moyens de lutte existants pour mettre fin au trafic d’armes légères; des armes considérées par beaucoup comme de véritables armes de destruction massive dans le contexte des conflits africains. Enfin, a été défendue l’idée qu’il serait plus utile de reverser les budgets militaires à l’indispensable effort de développement à poursuivre dans les pays les moins avancés.
Les représentant des ONG ont été soutenus par les représentants du Brésil, de l’Égypte et de l’Afrique du Sud qui, tous, ont souhaité que leur rôle soit accru au sein des activités de consolidation de la paix. Ce rôle accru devrait passer par un renforcement du partenariat entre ONG, acteurs de la société civile et ONU, et ce aux fins d’amélioration de la diffusion d’informations sur la nature des conflits et de définition des objectifs, en particulier en matière de désarmement et de réinsertion des ex-combattantes. Enfin, la société civile et les ONG ont été présentées comme les premiers promoteurs et traducteurs en actes de la culture de la paix.
paix et la sécurité
" M. LAURENCE KONMLA BROPLEH, de la Commission des églises pour les affaires internationales du Conseil œcuménique des églises, ... les pays les moins avancés étant submergés par les conséquences terribles de l’épidémie de VIH/sida, la prolifération d’armes de destruction massive, l’enrôlement massif des enfants soldats ou encore les famines. Comment, dans un tel contexte, a demandé le représentant, oser parler de sécurité?
La question est de savoir comment la communauté internationale va pouvoir s’organiser afin de promouvoir efficacement un programme commun dédié à la paix et à la réalisation d’un monde libéré de la peur. Pour le représentant, la solution passe d’abord par une lutte volontaire contre la prolifération des armes légères..."
" Mme BERNICE GONZALEZ-ROMERO, d’Oxfam International, ... Le pire... est que l’intervention de l’engagement international se traduit parfois sur le terrain par un afflux incontrôlé d’armes, ce qui complique encore davantage les situations de conflit...
Pour lutter contre cet état de faits, nous pensons que les Nations Unies devraient faire de la protection des civils une priorité absolue. Pour cela, il apparaît indispensable d’éliminer au plus vite les stocks d’armes de petits calibre et de réformer en profondeur le commerce des armements.
Les ONG ont, à cette fin, mis en place un réseau d’action pour lutter contre la prolifération. Il ne tient qu’à la communauté internationale de se joindre à cet effort pour que les progrès et les changements fassent à cour terme la différence sur le terrain..."
"Mme MERLIE MENDOZA, Indigenous People, a déclaré que les peuples autochtones étaient, de par le monde, les plus pauvres et les plus marginalisés... Les injustices frappant les populations autochtones les tiennent également éloignés de leur droit à l’autodétermination, ce qui a pour conséquence de les déposséder des ressources naturelles dont ils dépendent et qu’elles ne sont pas en mesure de défendre légitimement...
C’est pourquoi, nous sommes venus ici demander à l’Assemblée générale de donner à ces populations le droit au développement qu’elles méritent..."
"Mme TERESA COLOMBA ULLOA, Congregation of Our Lady of Charity of the Good Shepherd, ... Les pratiques traditionnelles sont également des vecteurs de discrimination qui constituent un frein à l’épanouissement des femmes. Le droit à l’intégrité de ce groupe de population vulnérable est quotidiennement bafoué, souvent même à l’intérieur des États et en toute impunité, sans que les gouvernements concernés n’y trouvent rien à redire. Or, a dit la représentante, il n’est pas de sécurité collective sans sécurité préalable des femmes et des filles..."
"M. JOHN MARESCA, Business Humanitarian Forum Council, a insisté sur la nécessité de l’investissement privé dans les pays sortants d’un conflit. Ce type d’investissement a prouvé son efficacité en matière de reconstruction et de création d’emplois, a-t-il dit. Poursuivant, le représentant a estimé que les Nations Unies devaient faire l’apprentissage d’une utilisation plus efficace de la manne financière générée par le secteur privé. L’ONU doit encore favoriser les conditions d’implantation des PME dont les activités sont parmi celles qui facilitent le plus rapidement la transition économique de pays en crise en marche vers la paix ..."
Dans le cadre du débat interactif
... Des représentants d’États Membres ont préconisé l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant destiné à réguler le commerce des armes sur la base des recommandations faites par le Secrétaire général dans son rapport « Dans une liberté plus grande »
... Il a été demandé qu’aucune négociation de paix ne tolère quelque impunité qui soit concernant les auteurs de crimes de guerre envers les femmes et les filles. La question des femmes a encore été abordée sous l’aspect du renforcement de la lutte contre l’existence de trafics, de l’assistance aux victimes du VIH/sida et de la réintégration des ex-combattantes dans la société civile. Il a été demandé dans ce cadre que les Nations Unies se saisissent de ces problème ...
Le débat a par ailleurs porté sur la définition précise des causes profondes des conflits. Ce sont la pauvreté, le manque d’éducation et la corruption qui font le lit des violences et favorisent l’émergence des conflits, ont admis en substance de nombreux représentants d’ONG. Tous ont émis le souhait que les acteurs de la société civile aient un rôle futur prépondérant dans les mécanismes de prise de décisions internationales ...
Renforcer l’Organisation
" Mme MARY RACELIS, Université Ateneo de Manille, Modérateur des auditions sur ce thème, ... Le fait que les ONG du sud soient largement représentées est fondamental. En Asie comme en Afrique, nous avons parfois l’impression d’être coupés de ces activités.
Elle a précisé que la société civile place l’être humain au centre de ses activités. Mais après tout, les peuples du monde constituent l’assise des Nations Unies également. Cette approche centrée sur les peuples qui a été énoncée à la création des Nations Unies et qui est incarnée dans la Charte doit être réaffirmée.
La question que nous devons tous nous poser est la suivante: comment le fait de renforcer les Nations Unies permettra de renforcer la sécurité humaine, les droits de l’homme et le développement pour tous?.."
"Mme CHRISTIANE OVERKAMP, Coopération internationale pour le développement et la solidarité... Les Nations Unies sont non seulement un gardien du droit au développement mais des autres droits comme le droit à un traitement équitable quelle que soit le sexe de la personne concernée.
La réforme ... doit être l’occasion de garantir que les politiques économiques, commerciales et financières élaborées sont conformes à la réalisation des droits de l’homme pour tous. L’Assemblée générale a un rôle important à jouer, notamment en tant qu’organe de suivi des conférences internationales...
La représentante a demandé que des mesures plus concrètes soient prises pour garantir davantage d’interaction avec la société civile tout en regrettant que celle-ci ne soit pas autorisée à présenter ses vues lors du Sommet de 2005."
"Mme LYDIA ALPIZAR, Association for Women’s Rights in Development, a estimé qu’il était fondamental de renforcer l’ECOSOC qui doit être plus qu’une simple enceinte de discussions mais un endroit où les institutions financières internationales rendent des comptes...
Il est également important d’améliorer les droits de l’homme en renforçant les mandats des rapporteurs spéciaux dont l’indépendance doit être garantie. Un conseil des droits de l’homme ... Il faut que les États Membres de ce conseil aient ratifié les principales conventions des Nations Unies et coopèrent de façon active à tous les mécanismes spéciaux des droits de l’homme...
. Dans le cadre du Sommet de 2005, il faudra tomber d’accord sur de nouveaux mécanismes participatifs de la société civile. L’Assemblée générale doit ouvrir ses débats à la participation active de la société civile."
"Mme GAY MCDOUGALL, Global Rights Partners for Justice, ... Le renforcement des mécanismes des droits de l’homme exigera plus que des changements structurels mais également la volonté des États Membres qui ont été bien souvent à l’origine de la perte de crédibilité de la Commission des droits de l’homme...
Les pays occidentaux en particulier doivent prendre des mesures permettant d’examiner et de critiquer leurs activités. Personne ne doit être au-dessus de toute critique... La représentante a souhaité que les ONG disposent d’un siège au sein de ce conseil."
"M. WILLIAM PACE, World Federalist Movement - Institute for Global Policy ... les pays comptant au rang des dictatures immobilisent les négociations au sein des organes des droits de l’homme et dans d’autres enceintes. ... La réforme la plus importante doit être celle des modalités de travail du Conseil de sécurité..."
"M. ROBERTO EGHRARI, Communauté internationale Baha’ie, ... s’est dit en faveur de la création d’un conseil des droits de l’homme dont l’adhésion serait soumise à des critères stricts. Toutefois, les procédures spéciales et le rôle des ONG doivent être préservés...
Le financement du système des Nations Unies est également une question fondamentale. Des approches plus vigoureuses doivent être mises en place pour générer des financements sûrs."
"M. RASHED AL MAHNUD TITUMIR, Innovators Centre for Research and Action on Development, a donné un point de vue sur la situation par rapport aux pays les moins avancés (PMA) ... Le rapport du Secrétaire général reconnaît que les évènements des dernières années ont mené à une perte de confiance du public dans les Nations Unies... Mais il continue à défendre une augmentation des membres du Conseil de sécurité sur la base de la contribution financière, militaire et diplomatique, ce qui revient à marginaliser le sixième de l’humanité que représentent les PMA.
Le représentant a regretté le peu d’influence du Conseil économique et social sur des institutions de Bretton Woods que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce. À un moment où le Secrétaire général lance des appels en faveur de l’obligation de reddition, de la justice et des droits de l’homme, ces institutions jumelles FMI/Banque mondiale ont exercé des pressions pour que les gouvernements leur accordent une immunité générale..."
"M. PAUL TENNASSEE, Confédération mondiale du travail, ... a demandé que le Conseil économique et social soit davantage impliqué dans les questions liées à la sécurité humaine tout comme le Conseil de sécurité traite de paix et de sécurité. Au cours des années, les institutions des Nations Unies ont perdu du terrain au profit des institutions financières internationales. Les Nations Unies ne sont plus l’enceinte où se décide les politiques.
Pour rectifier cette tendance, nous recommandons la mise en place d’un mémorandum d’accord qui assure le suivi des politiques des institutions financières internationales pour garantir qu’elles ne violent pas les principes des Nations Unies."
échange de vues
"... sur l’appel que le Secrétaire général de l’ONU lance dans son rapport « Dans une liberté plus grande » lorsqu’il prône une plus grande implication des ONG et de la société civile aux débats intergouvernementaux de l’ONU. Une ONG s’est ainsi étonnée que cet appel ne figure pas dans le projet de document final destiné à la Réunion plénière de haut niveau...
Par ailleurs, il a demandé que, compte tenu de leur impact sur l’avenir de l’humanité, au moins un jeune figure dans les délégations envoyées au Sommet mondial..."
"... Il y va de la légitimité des décisions prises par les Nations Unies, a estimé un représentant de la société civile..."
"... une jeune Sénégalaise de 17 ans ... le travail des enfants, leur enrôlement dans les groupes armés, le manque d’accès à l’école, surtout pour les filles, ou encore l’absence d’infrastructures de santé, au moment où le VIH/sida sévit parmi les jeunes. « Organisons-nous, soyons solidaires et soyons intelligents dans nos actions », a-t-elle dit aux jeunes avant de se tourner vers les adultes et de déclarer « Respectez les jeunes et honorez vos promesses, en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale »..."
"... Les partisans du conseil des droits de l’homme qu’il est proposé de créer ont voulu qu’il soit un organe permanent mis sur un pied égalité avec l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social. Un tel conseil impulserait le changement de dynamique tant attendu..."
"La représentante de Human Rights Watch ...; chaque État devant avoir la possibilité d’en devenir membre. La représentante a tout de même posé une condition: l’attachement des pays-candidats à la protection et à la promotion des droits de l’homme..."
"La représentante d’une ONG s’est inquiétée de ce qu’il adviendrait d’organes comme les sous-commissions ainsi que du rôle des représentants spéciaux, du système d’établissement des rapports, du lien avec le Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme ou encore des questions dites marginales comme les droits à la santé, à l’alimentation, au logement ou à l’emploi..."
" Un autre intervenant a mis en doute, compte tenu de son histoire, la capacité de l’ONU, à mettre en place un organe qui ne serait contrôlé par aucun pays..."
" Des questions spécifiques ont enfin été abordées telles que l’appui au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), les besoins des pays lusophones, la place du secteur privé dans la commission de consolidation de la paix qu’il est proposé de créer, la préservation du statut lié à la fonction publique internationale, dont la sécurité de l’emploi, ou encore l’insuffisance des ressources humaines et financières affectées aux institutions s’occupant des femmes..."
"...Se félicitant, avec ses homologues dont ceux de la Norvège et de la Suède, de l’apport des ONG et de la société civile, le représentant du Timor-Leste a rappelé le rôle de plaidoyer qu’ils ont joué dans l’accession de son pays à l’indépendance.
Si nous continuons sur cette voie, a-t-il dit en parlant des Auditions, nous ferons réellement des Nations Unies une « organisation des peuples ».
Les peuples des Nations Unies, a dit en écho le représentant du Pérou, sont venus nous rappeler à notre obligation de tenir les promesses que nous avons faites. Également satisfait, le représentant du Brésil a même proposé à l’Assemblée générale de convoquer, tous les ans et avant chaque nouvelle session, des auditions interactives de ce genre, conformément aux recommandations contenues dans le rapport Cardoso..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ONG581.doc.htm
090905 DPI / ONG - ONU XXI
"... Prenant la parole au nom de M. Eliasson, Président élu de la soixantième session de l’Assemblée générale, son Chef de Cabinet, M. Lars Hjalmar Wide, a affirmé que ce dernier entendait renforcer le travail des Nations Unies avec les ONG...
M. Somavia, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a reconnu que de nombreux acteurs autres que les gouvernements avaient un rôle à jouer, mais qu’ils devaient d’abord trouver la manière d’influer sur les gouvernements. Il va falloir définir des mécanismes institutionnels appropriés, a-t-il expliqué, jugeant ce processus possible dans la mesure où il fonctionne à l’OIT...
JEAN PING, Président de la cinquante-neuvième session de l’Assemblée générale des Nations Unies ... La coopération internationale peut prendre un nouveau tournant, plus humain si tous les États, en collaboration avec tous les acteurs, parviennent à faire du dialogue une vertu dynamique, a-t-il déclaré, ajoutant que c’est la foi en l’humanité tout entière qui est au fondement même de l’action des Nations Unies.
La participation des ONG à ce projet collectif est capitale. Le Président de l’Assemblée générale a relevé leur souplesse d’action, qui tranche avec la lourdeur habituelle des appareils politiques et qui constitue un outil précieux en cas d’urgence. Les ONG constituent également un réservoir de ressources humaines pour de nombreux pays à qui celles-ci font défaut...
JOHAN LØVALD, Représentant permanent de la Norvège auprès des Nations Unies ... En Norvège... la société civile est l'épine dorsale du pays en ce qu'elle représente la liberté d'expression et qu'elle agit au nom des nécessiteux. Il s'agit de l'essence même de la démocratie.
La Norvège est le pays qui achemine le plus d'aide publique au développement par le biais des ONG. Celles-ci ont un rôle important de contrôle des politiques des gouvernements qui sont ainsi appelés à rendre des comptes. Elles sont également importantes dans le domaine du maintien de la paix en ce qu'elles disposent de réseaux importants et de connaissances de première main...
Nous devons toutefois nous souvenir qu'il ne sera guère positif pour l'ONU de s'engager dans un partenariat au Siège avec les ONG si celles-ci ne peuvent pas s'exprimer au niveau national dans leur propre pays... Nous devons trouver les moyens d'institutionnaliser votre participation...
L’Ambassadeur a annoncé le lancement d'une commission pour l'émancipation juridique des pauvres dont les activités économiques et transactions ne sont pas reconnues et qui souffrent de l'absence de droits de propriété. Cette nouvelle commission élaborera un programme axé sur l'action et sur les stratégies à mettre en place par les gouvernements.
Vous devez être la voix des pauvres. Nous avons besoin de vous pour véhiculer sur le terrain les Objectifs du Millénaire en matière de développement....
BERNICE ROMERO, Advocacy Director de Oxfam International ... L’Appel mondial à agir contre la pauvreté regroupe des entités très diverses de par le monde, prouvant sa force et empêchant que sa voix soit oubliée. Surmonter les différences à travers une collaboration est le seul moyen pour nous d’obliger les gouvernements à agir contre la pauvreté ou la prolifération des armes...
Alors que les négociations entre les gouvernements se déroulent, nous constatons l’absence de vision commune... Nous craignons que le succès échappe au Sommet mondial en ce qui concerne la pauvreté, car les discussions semblent sans fin et vident les textes de leur substance ...
Pour que le Sommet soit pertinent, Oxfam demande que soit rédigé un texte énonçant plusieurs recommandations en matière de génocide, d’Objectifs du Millénaire pour le développement, de réduction des armes et de prévention des catastrophes... La communauté internationale doit être un lieu où des engagements véritables devraient se concrétiser...
MARK MALLOCH BROWN, Chef de Cabinet au Bureau exécutif du Secrétaire général et modérateur de la réunion... Les visées de certains visant à tuer de grandes idées comme la création d'un conseil des droits de l'homme doivent être mises au grand jour... Le Secrétaire général ... a dégagé une vision des droits de l'homme qui repose sur une perception complète des libertés dans le monde et sur la sécurité humaine. Les tentatives réductrices de ces Objectifs sont regrettables...
Les gouvernements doivent nous donner les outils pour accomplir ces tâches. Je vous demande instamment d'envoyer un message à ceux qui se trouvent dans les salles de négociations pour que le document final du Sommet soit historique et novateur...
Il ne s'agit pas seulement d'un examen à mis parcours des Objectifs du Millénaire mais aussi des soixante ans de l'Organisation, ce qui constitue une occasion historique...
Éliminer la pauvreté
UWEM ROBERT OTU, Président du Mouvement africain de jeunesse au Nigéria, a lui aussi estimé que les petits partenariats entre ONG, qui aident les êtres humains à survivre, offraient un espoir dans un monde dont... il a critiqué les institutions internationales qui font passer les intérêts réels des peuples au second plan... Par ailleurs, l’intervenant a fermement dénoncé les ravages de la corruption dans le monde en développement, demandant là aussi aux gouvernements d’agir...
HICHAM EL GUERROUJ, athlète et ambassadeur bénévole de l’UNICEF au Maroc,... a expliqué que le sport permettait aux jeunes de développer des comportements sains, à même de les aider à se protéger de fléaux tels que la drogue, la délinquance ou la violence. Chaque dollar investi dans des activités physiques équivaut à trois dollars économisés en dépenses telles que les soins médicaux...
le sport est un espace de socialisation et d’inclusion permettant d’atteindre les plus vulnérables, et de renforcer la confiance des femmes et des fillettes en elles. C’est aussi une voix vers la paix car le sport transcende les cultures et j’espère donc que les ONG reconnaîtront davantage ses vertus et les intégreront dans leurs programmes d’action...
Aucun répit jusqu’à l’échéance de 2015
JUAN SOMAVIA, Directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT)... De nombreux acteurs autres que les gouvernements ont un rôle à jouer, mais ils doivent d’abord trouver la manière d’influer sur les gouvernements... définir des mécanismes institutionnels appropriés.
Rappelant que l’OIT regroupait des gouvernements, des responsables « donneurs d’ordre » et des salariés, M. Somavia a expliqué qu’il était plus facile de faire respecter un accord lorsque tous avaient participé à sa conception. L’expérience de l’OIT nous a montré que ce processus fonctionnait, et il représente l’avenir...
il apparaît ... de plus en plus clairement que le processus institutionnel doit être formé.
M. Somavia a ensuite affirmé que le lien entre le développement et la mondialisation pouvait être utile s’il y avait des règles du jeu justes, et à condition de ne pas oublier l’aspect local, essentiel au développement.
Par ailleurs, il a estimé que l’emploi constituait un problème mondial mais que la communauté internationale ne voulait pas le reconnaître. Le chômage ne cesse de croître et 90% des nouveaux emplois créés en Afrique relèvent du secteur informel... avant de souligner que le chômage est massif chez les jeunes...
Le problème du chômage ne relève... pas que d’une politique gouvernementale, mais il concerne le monde entier. M. Somavia a enfin fait remarquer que la Déclaration du Millénaire avait passé sous silence la nécessité d’avoir un emploi pour sortir de la pauvreté..."
M. CYRIL RITCHIE, représentant de la Conférence des organisations non gouvernementales ayant des relations consultatives avec les Nations Unies (CONGO)... Même si nous ne sommes pas satisfaits de la façon dont les objectifs sont poursuivis... nous les partageons en étant conscients de notre rôle qui consiste à aider l'ONU à mieux interpréter les dispositions de la Charte dans l'intérêt des objectifs de développement...
Il faut que les ONG prennent la défense des victimes de toutes les injustices et des opprimés du monde entier et mènent des activités de plaidoyer. Nous entendons nos gouvernements s'engager à n'épargner aucun effort pour atteindre les Objectifs de développement, a-t-il dit, mais nous pouvons nous interroger sur leur volonté réelle face aux résultats obtenus...
S’exprimant au nom de JAN ELIASSON, Président élu de la soixantième session de l’Assemblée générale, son Chef de Cabinet, LARS HJALMAR WIDE... Même si le document final n’est pas parfait, il constituera un bon point de départ, a-t-il assuré, avant d’affirmer que les Nations Unies œuvreraient en faveur d’une commission des droits de l’homme plus efficace et de la création d’une commission de consolidation de la paix...
Mme MELBA PRIA OLAVARRIETA, Chef de la Section chargée des ONG au sein du Ministère des affaires étrangères du Mexique, a déclaré que l'expérience nous montrait que les représentants de la société civile devaient apprendre à négocier. Elle a souligné la nécessité de mener un travail constant en direction des gouvernements, notant que ceux-ci changeaient périodiquement.
La société civile a un rôle essentiel pour faire avancer des priorités qui ne sont pas toujours celles des gouvernements. Si les ONG parlent souvent de l'amélioration des politiques publiques, les gouvernements sont des institutions lourdes et très lentes à réagir. Elle a exhorté les ONG à ne pas devenir lourdes comme des gouvernements.
Un des problèmes qui se posent aux ONG est la difficulté d'être entendues au niveau mondial tout en restant efficace au niveau local. Elle a insisté sur la nécessité pour les ONG de devenir de véritables professionnels des domaines dans lesquels elles travaillent..."
Réponses
Le Chef de Cabinet du Président de la prochaine session de l'Assemblée générale s'est dit persuadé de l'influence de la société civile sur les négociations en cours. Il y a une influence évidente de la société civile sur toutes les questions, a-t-il insisté en ajoutant que c'était par le biais d'un processus, un dialogue et d'une interaction constante que l’on parviendrait à faire la différence...
M. Ritchie a estimé indispensable de canaliser le potentiel des grandes entreprises pour qu'elles aient un rôle positif dans la vie des gens par leurs capacités de créer des emplois. S'agissant de la vente d'armes, même s'il est vrai que se sont les gouvernements qui les vendent, il serait peut-être judicieux de mener une campagne pour que plus personne n'achète d'armes...
Répondant à une série de questions relatives à l'emploi, M. Somavia a déclaré qu'il souhaitait que la création d'emplois de qualité soit un objectif des politiques en regrettant que de plus en plus souvent tel ne soit plus le cas même en temps de croissance économique. Il faut promouvoir des investissements qui soient générateurs d'emplois. Pour se faire, il faut une conjugaison des efforts public et privé.
Répondant à des questions sur les moyens de rendre l'ONU plus efficace Mme Olavarrieta, a justifié la présence des ONG par leur capacité de renforcer les institutions internationales. ..
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ONG580.doc.htm
080905 DPI / ONG - ONU XXI
PRIORITÉ AU DÉVELOPPEMENT HUMAIN
"... Mme MAMPHELA RAMPHELE, Coprésidente de la Commission mondiale sur les migrations internationales, a évoqué la cohérence politique dans le domaine du développement humain. Elle a rappelé que les migrations constituaient un lien dans la cohérence politique au sein d'un monde interconnecté...
a ensuite déploré que les migrations ne figurent pas de façon satisfaisante dans les OMD, alors qu'elles peuvent avoir par exemple un impact sur la réduction de la pauvreté grâce aux transferts de fonds d'une partie du monde à l'autre. De même, les migrants ramènent leurs compétences dans leur pays, les migrations permettent aux femmes de sortir de leurs sociétés patriarcales et les pertes de personnel qualifié, parti travailler à l'étranger, sapent les efforts de développement de certains pays.
Tout cela dénote un manque de cohérence politique et une incapacité à comprendre les corrélations entre l'immigration et d'autres domaines clefs. Mme Ramphele a donc jugé que les gouvernements devaient inclure les migrations dans les plans de développement..."
Dialogue
" ... Mme Ramphele ... En raison de l'interdépendance du monde, une coopération interétatique est nécessaire. Or, celle-ci ne fonctionne pas de façon satisfaisante..."
... Mme DIANA MEDMAN, Fondatrice et Présidente du Réseau des femmes russes pour le microfinancement (RWMN) ... a fustigé les démarches caritatives qui créent une mentalité de parasites parmi les bénéficiaires, alors que le microcrédit développe une attitude de responsabilisation...
rappelant que son organisation, RWMN, avait déjà octroyé 36 800 prêts depuis huit ans pour un montant de 44 millions de dollars. Avec un portefeuille de créance de 6,4 millions de dollars, le risque n’est que de 1%. Elle a précisé que RWMN était la deuxième institution de microfinancement en Russie, un pays où le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté était passé de 60% à 40% au cours des six dernières années...
M. LIU MINGZU, Président du Comité de l'agriculture et des affaires rurales du Congrès national de la République populaire de Chine, a indiqué que ... le Gouvernement chinois respectait le principe de primauté de l'être humain."
SECURITÉ COLLECTIVE
FATOU BENSOUDA, Procureur adjoint à la Cour pénale internationale, ... Des réformes institutionnelles sont ... nécessaires et la prévention doit être intégrée dans les politiques de tous les gouvernements. De plus, ceux-ci doivent comprendre qu'ils ne peuvent agir seuls. Une action concertée est donc nécessaire, et elle doit associer les organisations non gouvernementales et la société civile, dont les gouvernements doivent reconnaître le rôle. Lorsque la prévention échoue et que des violations sont commises, la justice joue un rôle très important pour garantir la paix. Les États doivent donc juger les auteurs de crimes, avec l'appui des ONG.
Le caractère officiel de l'auteur d'un crime ne le protège nullement... la Cour pénale internationale a compétence si les institutions d’un État n'en sont pas capables... Cependant, la Cour ne peut agir seule et elle a donc besoin du soutien de tous les États Membres, ainsi que de la coopération des États où elle intervient... et s'appuyer sur la société civile...
GARETH EVANS, ONG International Crisis Group, ... Sommet du 60ème anniversaire ... Il a noté une certaine opposition à toute directive qui pourrait limiter la liberté de mouvement du Conseil de sécurité et des États-Unis en ce qui concerne la possibilité de recours à la force.
En outre, il a souligné l’importance de parvenir à une définition du terrorisme dans le souci de protéger les civils sans défense. Il s’est inquiété du fait qu’aucun accord n’est perceptible en ce qui concerne les questions relatives à la production des armes nucléaires ni aux essais de ce type d’armes... on s’approche d’un risque de véritable cascade de prolifération d’armes nucléaires.
Le seul texte agréé est très général et très positif mais sans aucun engagement,... précisant que même si l’idée de la création d’une commission de consolidation de la paix avait été acceptée, aucun accord n’était intervenu sur la structure et le modus operandi de cet organe.
Par ailleurs, il y a une lutte féroce d’une quinzaine de pays qui bloquent toute tentative de s’entendre sur un nouveau conseil des droits de l’homme. L’intervenant a également regretté l’état des négociations relatives au changement du système de veto en raison de la politique intra-africaine.
Il a dressé un sombre tableau du processus de négociations en cours pour réformer les Nations Unies en regrettant que comme d’habitude aucun interlocuteur ne paraisse préparé à traiter ce projet dans son ensemble et que tous se limitent à défendre des intérêts étroits.
Tout
en saluant la volonté des États-Unis de rendre l’ONU plus efficace ... il a
regretté que ce pays reste hostile à de nombreux principes en matière de développement.
C’est pourquoi, il a souhaité que le Secrétaire général... prenne les choses en mains dans la petite période qui reste d’ici la semaine prochaine pour « nous sauver du naufrage ». Nous sommes abandonnés par les diplomates et leurs gouvernements, a conclu l’ancien Ministre des affaires étrangères...
ANTONIO MARIA COSTA, Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime,... a notamment mis l’accent sur l’importance de la contribution de la société civile aux actions de prévention en matière de lutte contre la drogue et le crime, ceci alors que les États ont tendance à mettre l’accent sur la répression...
C’est pourquoi, il a souhaité que le Conseil de sécurité intègre les ONG dans ses réflexions compte tenu de leur compétence en matière de prévention et de lutte contre la criminalité... regrettant notamment le manque de dynamisme de la lutte contre la traite des êtres humains...
HAZUKI YASUHARA, Coordonnatrice internationale de Peaceboat ... a expliqué avoir assisté à la Conférence des parties au Traité de non-prolifération nucléaire cette année...
nous avons été frustrés ... Certains pays considéraient la question comme relevant d'une lutte pour le pouvoir et de leurs intérêts nationaux, tandis que les ONG envisageaient la question sous un angle moral, éthique et humanitaire, liant les enjeux à la vie humaine.
Cette division entre deux camps m'a frappée non seulement en ce qui concerne la question nucléaire, mais aussi concernant toutes les autres questions que nous allons devoir résoudre... La poursuite des intérêts nationaux de pouvoir et de sécurité prend le pas sur les besoins humains et la sécurité. La voix des peuples n'est pas entendue correctement et les décisions sont prises sans réelle considération de leurs besoins.
Dialogue
En ce qui concerne les moyens de faire face à la traite des êtres humains, M. Costa a indiqué qu’un Protocole à la Convention sur la lutte contre la criminalité organisée avait été ouvert à la signature concernant particulièrement la lutte contre ce fléau. Néanmoins, il a regretté que ce Protocole souffrait d’un manque d’adhésions et d’une traduction insuffisante dans les législations nationales...
les difficultés de parvenir à une définition du terrorisme ... M. Evans a expliqué que certains avancent la légitimité de la lutte de libération nationale tandis que d’autres mettent l’accent sur le terrorisme exercé par les États. Il a souhaité que l’on ne fasse pas porter aux Nations Unies la responsabilité de l’échec possible des négociations en cours, qui n’est le fait que d’une minorité de pays...
Sollicité pour évoquer le blocage des négociations relatives au Sommet de septembre,
M. Evans a jugé qu'une personnalité telle que le Secrétaire général des Nations Unies devait réunir tous les États Membres pour mettre au point un projet de document final faisant l'objet d'un consensus.
Dans le cas où aucun consensus ne se dégagerait, il devrait élaborer, en accord avec le Président de l'Assemblée générale, un document reflétant le sentiment général et le mettre aux voix, voire le déclarer comme faisant l'objet d'un consensus en laissant à certains États le soin d'exprimer leur désaccord...
un tel document doit être mis au point car dans le cas contraire, nous assisterons à une débâcle. Une de ces solutions sera adoptée car une certaine panique a commencé à s'emparer des personnes responsables de ce document, ce qui va les forcer à agir enfin...
Sollicité sur le sujet du trafic de drogue, M. Costa ... Rappelant que la consommation de drogue ne concernait que 1 % de l'humanité, il a fait remarquer que son incidence était donc très limitée et concernait très peu l'Afrique et l'Amérique latine, pour toucher essentiellement les pays développés, ce qui montre que la répression a son utilité.
Le tabac tue 5 millions de personnes chaque année dans le monde, l'alcool en tue 2,5 millions et les drogues en tuent moins puisque seulement 1% des êtres humains en consomment. Si elles étaient disponibles librement, les drogues développeraient une proportion de toxicomanie identique à celles du tabac et de l'alcool...
Il est donc curieux que certains se demandent s'il ne faudrait pas autoriser les drogues... si la répression du crime lié à la drogue coûte cher, la prise en charge des soins de santé qui seraient nécessaires si la drogue était en vente libre serait également très coûteuse.
Il a ensuite évoqué le rôle des chanteurs, craignant que la tendance de certains à vanter les mérites de la drogue depuis peu pousse la consommation à la hausse...
À une question demandant si à son avis les États-Unis veulent démanteler les Nations Unies, M. Evans a répondu qu'il pensait que ce n'était pas le cas. Mais le Gouvernement américain souhaite que les Nations Unies fassent ce qu'il veut...
Il a cependant relevé un certain changement dans l'attitude de ce pays, y compris chez les néo-conservateurs, depuis quelques mois. L'Ambassadeur américain auprès des Nations Unies, M. John Bolton, a demandé tellement de choses qu'il va bien devoir reculer ...
Citant Bill Clinton, M. Evans a estimé qu'un monde meilleur pouvait être créé si les États-Unis utilisaient leur force en ce sens et non uniquement dans le but d'être les plus forts..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Note_No.5959.doc.htm
020905 DPI / ONG - ONU XXI
"...Plus de 2000 participants représentant plus de 1200 organisations non gouvernementales et partenaires de la société civile issus de 120 pays se retrouveront à New York du 7 au 9 septembre pour la 58ème Conférence annuelle DPI/ONG. Cet évènement qui se tiendra pendant trois jours a pour thème « Notre défi: des voix pour la paix, la conclusion de partenariats et le renouveau ».
Pour la première fois au cours de ses 58 ans d’existence, la Conférence DPI/ONG rassemblera des représentants d’Etats Membres et de parlements nationaux pour qu’ils procèdent à des échanges avec les organisations non gouvernementales et la société civile..."
"...Les Nations Unies fourniront des communiqués de presse en anglais et en français qui seront disponibles aux adresses suivantes: http://www.un.org/apps/press/latest.asp pour la langue anglaise et http://www.un.org/apps/press/latestFrench.asp pour la langue française. D’autres matériaux seront disponibles à l’adresse suivante: www.undpingoconference.org..."
"... Pour toutes nouvelles informations et événements intéressant les médias et pour avoir accès aux débats en direct ou en retransmission, veuillez
vous rendre sur le site de la Conférence: www.unngodpiconference.org...."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10085.doc.htm
090905 KA - DPI / ONG - ONU XXI
"... Le fait est que les ONG travaillent partout avec nous :
– À nos côtés, lorsque des crises surviennent;
– Juste derrière nous, pour défendre les droits des femmes, promouvoir la justice pénale internationale et mobiliser l’action contre le réchauffement planétaire;
– Et, souvent, loin devant nous, pour mettre en lumière des risques et des problèmes nouveaux.
C’est là, à mon sens, que vous jouez le rôle le plus important. Car vous voyez souvent ce qui n’est pas encore apparent pour les diplomates et pensez ce qui semble encore impensable aux gouvernements et inadmissible aux fonctionnaires. Ce que vous dites peut déplaire aujourd’hui, mais deviendra probablement demain une vérité incontestable...
Je sais que vous avez parfois l’impression de parler dans le désert, mais les auditions de juin dernier ont marqué un réel progrès dans les rapports entre l’ONU et la société civile. Le document final officiel en porte l’empreinte, surtout en ce qui concerne l’égalité des sexes et l’environnement...
De sérieuses discussions se poursuivent. Si les Etats Membres veulent un résultat solide, il faudra que chacun fasse davantage de concessions. Mais le temps est compté. Malgré des signes de progrès, il y a un risque que le travail ne soit terminé à temps et que les délais ne soient pas respectés. Cela m’inquiète et j’espère que les faits me donneront tort.
Quoi qu’on décide et obtienne, l’ONU ne pourra avancer seule. Vous avez tous un rôle clef à jouer...
En ce soixantième anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, reconnaissons une fois de plus la sagesse de ses fondateurs, qui, à l’Article 71 de la Charte, ont prévu des consultations avec les ONG. Des échanges étroits avec la société civile étaient alors jugés indispensables à la bonne santé de l’Organisation et au bien-être des peuples...
Ce qui compte vraiment, c’est ce qui se passe, dans le monde et sur le terrain. Que votre activité principale soit d’aider à déterminer les politiques mondiales ou d’aider directement ceux qui sont dans le besoin, vous donnez tout son sens à l’expression « Nous, peuples ».
Je vous remercie tous pour votre engagement et compte sur votre appui dans la période cruciale qui s’annonce..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ONG581.doc.htm
090905 DPI / ONG - ONU XXI
SÉANCE DE CLÔTURE
Mme SHIRIN EBADI, prix Nobel de la Paix, Fondatrice de la National Association in Support of Children's Right et Présidente du Human Rights Defence (Iran), a salué le rôle de médiateur joué par les ONG partout dans le monde entre le public et leur gouvernement.
La fonction la plus importante des ONG... consiste à transmettre les aspirations, préoccupations et critiques des populations aux gouvernements en offrant des suggestions pour combler des lacunes ou améliorer les conditions de vies des populations.
L'un des avantages caractéristiques des ONG... est qu'elles sont indépendantes des gouvernements. L'indépendance vis-à-vis des gouvernements... ne signifie pas qu'elles ne puissent obtenir ou accepter de l'aide mais qu'une telle aide ne peut influer en rien sur leur autonomie ou spécificité.
Par ailleurs, elle a déclaré que lorsque les ONG réalisaient leurs activités de manière pacifique, il n'y avait aucune raison que les gouvernements s'ingèrent dans leurs activités... Dans les sociétés ou les gouvernements font obstacle aux travaux des ONG, un soutien international ferme à l'appui des organisateurs d'ONG est indispensable.
Elle a jugé nécessaire des pressions sur les États concernés, une fonction, qui selon elle, l'ONU était la seule à pouvoir exercér. Elle a aussi dénoncé les tentatives de certains gouvernements d'infiltrer les ONG et de les détourner de leurs objectifs.
Dans ses observations relatives à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, Mme Ebadi a regretté que de trop nombreux États Membres de cette Commission étaient connus pour ne pas respecter les droits de l'homme, et n'avaient ratifié aucune des conventions majeures des droits de l'homme comme par exemple la Convention de lutte contre la discrimination à l'égard des femmes ou la Convention de lutte contre la torture.
C'est pourquoi, dans un souci d'efficacité et de crédibilité, elle a suggéré que le nouvel organe chargé de remplacer la commission des droits de l'homme comprenne parmi ses membres des organisations internationales des droits de l'homme comme la Fédération internationale des droits de l'homme, Amnesty International ou Human Rights Watch.
Dans ses remarques de clôture, M JOSEPH DONELLY, Président de la Conférence... Il faut nous demander aujourd'hui... quelles nouvelles voix ont été entendues au cours de ces trois dernières journées et quelle voix nous ferons résonner en rentrant chez nous.
Nous devons aussi nous demander ce que nous devrons entreprendre pour rassembler d'autres voix...
Nous devons veiller... pour nos six milliards de frères et de sœurs à travers le monde, à ce que cette chance qui s'offre de nous faire entendre par nos gouvernements de façon à ce qu'une liberté plus grande soit partagée par tous, ne soit pas gâchée..."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10082.doc.htm
080905 KA - Conférence mondiale des présidents de parlement - ONU XXI
"... Certains d’entre vous étaient ici pour la première conférence. C’était il y a cinq ans ...
Des progrès notables ont été accomplis sur le plan du développement, et les objectifs du Millénaire jouissent d’un appui sans précédent à l’échelle mondiale... La croissance économique et les avancées technologiques nous ont donné les moyens de régler les problèmes qui se posent .
Et grâce aux progrès des connaissances, conjugués à des échanges d’idées intensifs entre gouvernements, spécialistes du monde universitaire et membres de la société civile, nous avons, dans beaucoup de cas, la même conception des stratégies et priorités à adopter....
Quels que soient les résultats du Sommet ... vous devez vous assurer que le programme de réforme reçoive suffisamment d’attention politique, encourager vos gouvernements à faire preuve de bonne volonté et à donner effet aux engagements pris, veiller à ce que les gens de votre pays soient associés de près au processus et, bien sûr, faire en sorte que leurs préoccupations soient entendues.
En tant que parlementaires, vous personnifiez les principes démocratiques, qui sont énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et que l’Organisation des Nations Unies aide de plus en plus, chaque année, à faire respecter. En travaillant avec l’ONU, vous la rendez elle aussi plus démocratique.
Par ailleurs, vous tenez dans bien des cas les cordons de la bourse...
Je... vous invite à unir vos forces aux nôtres pour que, si vous vous réunissez encore d’ici cinq ans, nous puissions dire que nous avons fait des progrès considérables dans la modernisation de nos institutions et dans l’édification d’un monde plus libre, plus juste et plus sûr pour tous ceux qui l’habitent."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ONG579.doc.htm
070905 DPI /ONG - ONU XXI
"... M. SHASHI THAROOR ... Si les gouvernements ont un rôle clé à jouer comme les Nations Unies et la société civile, il a qualifié cette dernière de gardien de la réforme du système international en souhaitant que les organisations non gouvernementales et la société civile dans son ensemble utilisent leurs compétences pour demander plus lorsqu’elles estiment cela nécessaire. Elles devront ensuite s'assurer que les engagements qui seront pris en septembre 2005 sont effectivement respectés ... que ce soit en 2005, en 2010 ou en 2015...
M. JAN EGELAND ... a qualifié les ONG de partenaires essentielles des Nations Unies dans leur travail humanitaire. Notant qu'elles disposaient souvent d'un excellent accès au terrain, il a invité les ONG à prendre part à l'effort de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Il a noté que si les ONG avaient aussi acquis davantage d'importance, elles devaient assumer davantage de responsabilités et rendre pleinement compte aux gouvernements et institutions qui les financent. Enfin, il a souhaité une révolution morale et éthique qui soit à la hauteur de la révolution technologique...
... Mme Joan Levy, Présidente du Comité exécutif ONG/DPI a déclaré que ce comité avait pour ambition de servir de passerelle entre la communauté des ONG et le Département de l'information et a présenté les mécanismes en place pour permettre aux ONG de mieux informer les Nations Unies sur leurs activités à travers le monde.
Par ailleurs, M. Joseph Cornelius Donnelly, Président de la 58ème Conférence DPI/ONG, a invité tous les participants, qu’ils soient présents physiquement ou via Internet, à s’associer au renouveau de l’ONU et à faire entendre leur message et changer le monde..."
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