ong 2004 reflexions sur la societe civile et reglement des conflits 0604

ONG 2004 réflexions - commission française pour l'unesco - journée ong société civile et réglement des conflits  http://membres.lycos.fr/afnulorraine


Page accueil - Paix quelle stratégie  - UNA Presentation


 

 

 

22 Juin 2004 rencontre débat organisée par le groupe de réflexion de la Commission française
pour l'UNESCO "culture de la paix" sur le thème :


"Comment les ONG, la société civile peuvent-elles contribuer au règlement des conflits? Des initiatives locales au pacte de Genève : rôles, limites et devenir..."

Programme de la journée

 

 

 

 

   Contribution AFNU Lorraine à l’occasion de la journée du 22 Juin 

 

ONG 2004 - Quelques éléments de réflexion 

prenant en compte des débats ayant eu lieu à l'occasion de la première journée universitaire des Nations Unies

Introduction

 

 Aujourd’hui, alors que l’on assiste à une réflexion devant mener à un renforcement du dialogue ONG au sein des Nations Unies (1) des démarches coordonnées avec certains gouvernements ont déjà eu lieu avec comme objectif la création d’une synergie menant à un renforcement de l’influence des deux parties.

 

 Cependant, nous assistons en contrepartie d’une certaine délégation des tâches ( réponse des ONG à des appels d’offre) à l’apparition d’une contrainte institutionnelle de plus en plus forte avec le risque d’une perte d’indépendance des ONG.

 

 Or, sur le terrain, les impératifs d’efficacité rendent nécessaire le maintien, un retour, à leur caractère originel     ( neutralité, travail de groupe, confiance des populations, engagement personnel pour la défense du bien commun ) toutes caractéristiques qu’il faudrait de nouveau promouvoir en s’organisant tout en s’appuyant dans un même temps sur le soutien apporté par l’opinion publique.

 

  Car l’expérience montre que la réconciliation ne peut se décréter, il convient donc de créer les conditions nécessaires de sa venue par le retour de la sécurité ( désarmement et création de forces respectueuses des ddh ), du dialogue ( réponses nouvelles aux questions dans le respect des traditions culturelles ) , de la justice ( associée à un travail sur la vérité ), de l’emploi (marché de l’emploi et de la formation ) , bases d’un retour de la confiance par tous dans les institutions d’un Pays. 

 

 C’est pourquoi il faudrait dépasser le stade actuel des relations des ONG avec le monde politique qui se heurte aux  problèmes liés de leur représentation  ( quelle serait la légitimité des ONG ) et de leurs objectifs ( quelle serait leur position face à une situation par définition globale alors que la majorité d’entre elles prônent une réponse partielle )

 

 une réflexion devrait donc être menée entre les ONG sur

 

-         quelles seraient les caractéristiques propres au monde ONG ( face au monde politique, mais aussi face à celui de l’entreprise, du monde associatif, de la société civile qui s’exprime à travers l’opinion publique ) ( par exemple la promotion du bien commun qui oblige à agir dans le respect des grands principes universels, qui mènent à une obligation de penser global )

 

-         quelle serait la légitimité des ONG  ( par exemple le soutien apporté par les opinions publiques, soutien d’autant plus crédible qu’il s’accompagnerait d’objectif communs associés à une transparence de la mise en œuvre de ces objectifs)

 

-         quels seraient les éléments de réponse et les moyens propres aux ONG ( par exemple leur spécialisation et leur aptitude au travail de groupe qui autorisent à avancer sur un large front tout en ayant la capacité de s’adapter aux conditions locales)

 

cette réflexion devrait également déboucher sur

 

-         une ébauche d’organisation des ONG ( une première représentativité pourrait reprendre les ONG ayant déjà un lien reconnu avec différentes institutions – ex  écosoc )

-         de la nécessaire élaboration d’une charte sur quels buts pour la société voulons nous atteindre ( remarquons qu’il existe déjà en France une charte sur l’utilisation transparente des dons )

-         et de la nécessaire évaluation des résultats de l’action entreprise

 

ces évolutions autoriseraient

 

-         une plus grande visibilité ouvrant la porte à

-         un meilleur partenariat, à un dialogue officiellement reconnu avec les autorités politiques

-         une plus grande confiance des donateurs privés mais aussi de plus en plus souvent institutionnels

 

 

I) Quelles priorités promouvoir

 

La réflexion ONG existe depuis de nombreuses années, une synthèse existe ( HAP 99  * RIO 10 ) mais sans doute trop exhaustive, les résultats tardent à se faire connaître … une meilleure organisation, s’exprimer au sein de nouvelles tribunes pourraient améliorer grandement l’impact du message

 

« Ce qui doit se profiler à l’horizon. - C’est un monde meilleur et plus juste. Pour cela, il nous faut un programme précis. C’est pourquoi la Déclaration du Millénaire, loin de perdre de son importance, ne fait qu’en gagner, et c’est pourquoi il est impératif que les promesses qu’elle contient se concrétisent.  … Kofi Annan » *

 

« l’expérience nous indique que  «  …une notion élémentaire, dont la preuve a été établie par des recherches scientifiques, qui démontrent que le simple fait de satisfaire aux besoins élémentaires était la cause première des conflits, devant les questions idéologiques.  … M. JAMES WOLFENSOHN » *

II) Les Acteurs

 

Dans un Etat en crise, quelles seraient les forces en présence capables d’action au sein d’un Pays :

 

-         le pouvoir établi  ( gouvernement, armée, les opposants en arme – contexte national et régional )

-         le pouvoir culturel ( universitaires, détenteurs d’un savoir, les médias libres - contexte  national régional et international )

-         le pouvoir économique ( Etats, Organisations régionales, internationales, entreprises privées, personnes, contexte national régional et international )

-         la société civile  ( à travers l’opinion publique, de gens ordinaires qui ont la capacité de s’engager - contexte  national régional et international )

-         la médiation internationale ( contexte bilatéral, régional et international)

 

Les Ong ont un rôle possible sur tous ces niveaux grâce à une action

 

-         sur le terrain politique en influençant, en participant au processus décisionnel par un apport d’information

-         sur le terrain en participant au processus de reprise du dialogue entre tous les acteurs, en participant au processus de revitalisation

-         sur le terrain judiciaire en cherchant à faire évoluer la jurisprudence ( que faire en cas de vide juridique )

-         sur le terrain des moyens dans une recherche plus aisée de financements auprès des agents non étatiques

-         sur le terrain de l’opinion publique en cherchant à créer des mouvements d’opinion capables d’emporter la décision des décideurs

 

 

III) Les faiblesses et les limites

 

elles ne répondent pas au besoin de sécurité ( sauf le cas particulier des ong humanitaires dont le rôle premier est l’intervention d’urgence face à des situations vitales)

 

elles ne font que commencer à hiérarchiser leurs priorités, le danger étant d’avancer leurs seules priorités au sein d’un nombre limité de pays en laissant le plus grand nombre dans l’oubli, ou pire de ne pas répondre aux demandes exprimées au risque de provoquer un rejet de leur action.

 

elles risquent d’être instrumentalisées, le danger alors serait de s’éloigner de leur soutien populaire au sein du Pays mais également dans les autres pays

 

-         par le pouvoir en place (elles ne doivent pas sous estimer l’influence politique du gouvernement en place, des autres gouvernements de la région, au niveau international)

-         ne pas sous estimer l’influence exercée  – par leurs financeurs – par les objectifs qui sous tendent leur action ( où neutralité, recherche du bien commun ne sont plus le but recherché )

-         elles subissent une perte de légitimité au niveau des populations (même si elle est moindre ) lorsque l’intervention militaire menée en parallèle se voit sujette à une hostilité grandissante de la part des populations

 

IV) Quelques éléments de réponse

toute action devrait se faire dans la neutralité et dans le respect des populations

 

-         «  le principe moral qui sous-tend les droits de l’homme, celui d’un profond respect pour la dignité de chaque individu, est une de nos armes les plus puissantes - Kofi Annan »

 

 

toute action devrait tendre vers le renforcement de la capacité du Pays dans le but de recréer les conditions d’un retour à la gestion par les habitants

 

-         ONG et ONU ayant fréquemment une logique complémentaire, une accréditation serait envisageable et un dialogue sur le terrain possible

-         cependant toute vérification du travail réalisé se révèlerait impossible, aussi les ONG devraient se coordonner entre elles

-         puis s’évaluer entre elles de manière à créer des cadres stratégiques ( qui fait quoi et avec quel degré de réussite, quels changements nécessaires pour améliorer les résultats - élaboration de cadres suffisamment souples pour autoriser une adaptabilité nécessaire pour coller aux réalités de terrain )

-         cette évaluation collective devrait également tendre à l’élaboration de règles garantissant le respect de principes reconnus comme universels

-         la première question à répondre, c’est comment remettre une société en marche

-         il serait nécessaire d’arriver à faire dépendre l’action aux besoins exprimés sur le terrain (ouvre la porte à un engagement de personnels originaires du pays, à leur formation )

 

 

Un des premiers objectifs : l’emploi car il existe une relation entre la dimension économique et la paix (il faut offrir quelque chose au porteur d’une arme, il faut certes répondre à son besoin de sécurité en traçant une perspective mais il faut aussi du concret )

 

« La cause principale des conflits est l’absence d’espoir, et le meilleur moyen de l’apporter est de fournir des emplois… La question de la prévention des conflits a donc pour centre focal la question de l’emploi. »  M. JAMES WOLFENSOHN » *

 

-         recréer un marché du travail de manière à localiser les revenus

-         une certaine forme de protection sociale devrait être partie prenante dans le processus politique afin d’ouvrir des perspectives d’amélioration des conditions de vie

-         reconstruire les infrastructures a l’avantage de pouvoir débuter rapidement une fois les conditions de sécurité revenues

-         formation professionnelle classique mais qui demande du temps

-         penser également à systématiser des actions en binôme lors de nos activités qui outre le salaire immédiat autorise la formation en même temps de relais nécessaires ultérieurement à la société civile locale

 

car le danger se trouve dans l’inévitable évolution des conditions de terrain

 

-         nous sommes confrontés à une grande attente souvent suivie par une grande désillusion entretenue et renforcée par le travail de sape des inévitables groupes résolument opposés à la paix.

-         Il faudrait intégrer des actions propres à remobiliser et à fédérer des forces de paix toujours promptes à se disperser dans leurs activités une fois la paix revenue ( d’où l’importance de penser dès le départ au dialogue social, à la création d’une certaine représentativité )

 

Conclusion

Mieux organisées et défendant globalement des objectifs précis, les ONG offriraient  une possibilité de réponse crédible pour agir plus tôt, plus fort et en différent lieux reconnus pour étayer une volonté politique naissante au niveau gouvernemental mais aussi de l’opinion publique tant nationale qu’internationale 

 afin d’améliorer la capacité de réponse aux grands problèmes face à la logique des réponses nationales et face à une lenteur décisionnelle et une faiblesse opérationnelle des grandes Organisations Internationales ( où les décisions sont dépendantes d’un consensus – où les moyens d’action buttent souvent sur un budget limité ).  PF 20/06/04

 

 

ps: suite à la lecture du rapport Cardoso

 

          Il faudrait tout d'abord mieux définir les termes ( le rapport Cardoso qui reconnaît une certaine confusion ) 

 

      - deux solutions possibles :

 

              – différencier des ONG ( sens onusien)  en évoluant vers  le terme d’organisations d'intérêt genéral OIG ou OIP  organisations d’intérêt public

 

              - reconnaître les ONG selon le sens actuel mondial qui serait reconnu par les Nations unies, tandis que serait le nouveau terme organisations de la société civile (OSC ) servirait de  terme générique global.

 

      Il serait naturellement plus facile de faire évoluer les définitions ONU... PF 05/07/04

 

ps2 : les grandes lignes du rapport Cardoso  PF 16/07/04

 

ps3 :  Paix et sécurité au XXI quelques enseignements du Rapport Panyarachun PF 03/01/04

 

 

 

  2003 synthèse  vers un projet commun  http://membres.lycos.fr/afnulorraine/projetcommun03.htm 

 

2004 Sélection de Communiqués de presse des Nations Unies en rapport avec le sujet 

 

 

2004 Sélection de cdp ultérieurs

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9549.doc.htm

201004 KA - Campus Magee de l’Université d’Ulster au Royaume-Uni

" La question que je veux examiner avec vous est la suivante : quel est le meilleur moyen, pour les intervenants extérieurs, de favoriser la consolidation de la paix dans les sociétés déchirées par la guerre?...

 

La population de la région ou du pays concerné doit sentir que le processus est entre ses mains, sinon il n’y a aucun espoir de succès. 

 

... Il n’y a donc pas de réponses faciles, et il y en a très peu sur lesquelles tout le monde soit d’accord.... 

 

Nous avons tiré des enseignements précieux de nos succès et de nos échecs et nous faisons de notre mieux pour les mettre en pratique. Quels sont ces enseignements? Permettez-moi d’en citer neuf qui me paraissent importants.

 

Premièrement, il faut au besoin savoir dire non.

 

Nous devons connaître les limites de ce que l’ONU peut faire. Nous devons faire très attention à ne pas nous laisser utiliser comme paravent quand la communauté internationale n’a pas la volonté politique de faire le nécessaire pour régler un problème. Si le Conseil de sécurité veut lui confier un mandat dont il ne croit pas pouvoir s’acquitter, avec des moyens qu’il sait insuffisants, le Secrétaire général doit le dire haut et fort, et à l’avance. Je crois que nous avons appris cette leçon, même si elle est difficile à accepter.

 

Deuxièmement, il faut savoir où l’on va.

 

C’est quand nous avions un mandat clair et réaliste que nous avons obtenu le plus de succès. Pour les activités de consolidation de la paix, cela veut dire qu’il faut que l’aboutissement recherché soit bien clair, ou au moins qu’il existe un accord entre toutes les parties sur la façon dont cet aboutissement sera défini et le moment où il le sera....

 

Troisièmement, il faut connaître le contexte.

 

J’en reviens à Louis MacNeice et à « l’ivresse de la diversité des choses ». Ce sont les caractéristiques propres à chaque conflit qui déterminent ce qui peut être fait et quand. ...  Dans les situations d’après conflit, c’est quand elles sont issues d’un consensus politique concernant leurs objectifs que les élections débouchent sur les meilleurs résultats. En l’absence d’un tel consensus, il arrive souvent que les parties ne se sentent pas tenues d’honorer leurs engagements. Elles ne suivent pas les règles du jeu parce qu’elles ne savent pas exactement quelles sont ces règles.... 

nous devons être plus à l’écoute de ceux à qui il appartient de faire la paix ou de ne pas la faire.

 

Quatrièmement, il ne faut jamais négliger la sécurité...

 

Certes, la question est de savoir quel niveau de sécurité une société donnée considérera comme « raisonnable », et comment ce niveau pourra être atteint. Dans certains cas, il suffira de négociations ou d’un dialogue entre les parties en conflit; dans d’autres, il faudra faire intervenir une force de stabilisation régie par des règles d’engagement bien précises.

 

Mais il n’en reste pas moins que 

si les conditions de sécurité sont mauvaises, pratiquement tout le reste est impossible : 

il est impossible de gouverner efficacement, il est impossible de reconstruire, il est impossible aux réfugiés de rentrer chez eux, il est impossible de rouvrir les écoles, il est impossible de tenir des élections.

 

Cinquièmement, il faut maîtriser les attentes.

 

Il y a un moment, quand les massacres cessent, où tout semble possible. Les attentes sont immenses.

 

Cela peut être dangereux, car le chemin qui mène à la paix est souvent long et sinueux. 

Il faut parfois des années, voire des dizaines d’années, pour réunir les différents éléments de la consolidation de la paix, comme le rétablissement de la confiance, la restructuration des institutions de l’État et la relance de l’économie. Pendant tout ce temps, l’espoir et la foi dans le processus doivent être nourris.

 

Il faut donc maîtriser les attentes des gens dès le départ, et pendant tout le processus, ce qui exige un sérieux effort d’information et d’éducation.

 

En particulier, il faut absolument que les gens sachent ce que l’ONU est venue faire chez eux, et ce qu’elle n’est pas capable de faire. À défaut, on laisse se créer des attentes exagérées qui seront inévitablement déçues. Lorsque la déception s’installe, les gens se retournent facilement contre l’accord de paix qu’ils avaient tout d’abord accueilli avec satisfaction.

 

Sixièmement, il faut tenir le cap, car la consolidation de la paix est un travail de longue haleine.


Cet enseignement découle du précédent. Près de la moitié des accords de paix échouent dans les cinq ans. D’autres végètent, sans que l’on sache si c’est la guerre ou la paix. 

 

 Dans l’existence de presque tous les accords de paix, il vient un moment, généralement de trois à sept ans après la signature, où le sentiment de déception domine et où la machine semble tourner à vide. 

 

Le pire est que ce moment coïncide souvent avec celui où le monde extérieur commence à se désintéresser de la situation. L’engagement politique et l’appui financier déclinent, juste au moment où le processus a besoin d’un coup de pouce.

 

Les accords sur les droits de l’homme ou la réforme de la justice, qui coûtent tant d’efforts, sont souvent appliqués avec bien moins de rigueur quand l’attention du pays et du monde se relâche. ... 

 

tout le monde doit tenir bon : le Conseil de sécurité, les États Membres, les ONG internationales, et bien sûr les anciennes parties au conflit et la population elle-même, qui sont les principaux acteurs dans tout processus de consolidation de la paix.

 

On peut au moins dire que la communauté internationale semble être en train d’apprendre cette leçon. ...

 

Septièmement, il faut procéder dans l’ordre.

 

.. Ainsi, avant que de véritables élections puissent avoir lieu, il faut que la loi soit respectée et qu’il existe un accord sur ce que les résultats impliqueront, ainsi que sur la façon dont le pouvoir sera réparti. ...

 

 Avant que l’économie puisse être complètement libéralisée, il faut que la situation sociale soit relativement stable. 

Il peut être désastreux d’introduire des politiques qui, aussi sensées soient-elles à long terme, entraînent à court terme un chômage élevé alors que de nombreuses personnes possèdent encore des armes et n’ont pratiquement aucun moyen de s’intégrer dans la vie économique d’une société en paix. 

 

Dans ces circonstances, les ajustements structurels rigoureux sont déplacés, et ce sont des politiques favorables aux pauvres et à la paix que les institutions financières internationales doivent préconiser.

 

Avant que la communauté internationale ne se retire, il faut que l’économie ait été relancée. ...

 

Huitièmement, il faut veiller à ce que tout le monde soit sur la même longueur d’onde.

 

Il est arrivé que des interventions de grande envergure échouent, ou manquent d’échouer, parce qu’elles étaient trop fragmentées. Le système est aujourd’hui plus cohérent. Nous communiquons mieux avec les autres organismes des Nations Unies, avec les ONG, avec la communauté internationale au sens large et avec les populations des pays où nous intervenons, pour veiller à ce que tout le monde s’entende sur les priorités et sur l’action à mener en fonction de ces priorités.

 

Enfin,

 

 les populations locales doivent prendre les choses en main, car ce sont elles qui vivront avec les résultats du processus de paix.

 

Dans beaucoup de situations, il semble plus facile pour tout le monde de laisser des extérieurs prendre les choses en main, qu’il s’agisse de rédiger les textes de loi, d’organiser les élections et le travail des tribunaux, ou de prendre des décisions économiques difficiles. Mais si elles sont prises sans la participation véritable de ceux qui vivront avec leurs effets, ces décisions seront, tôt ou tard, rejetées.

 

Aucun conflit ne peut être réglé grâce uniquement à la bonne volonté d’intervenants extérieurs. 

 

Ceux qui sont directement touchés par les conflits en comprennent mieux la dynamique que tous les acteurs internationaux. 

Ceux qui sont directement touchés par les conflits doivent participer à leur règlement et constater des résultats qui justifient le compromis et les sacrifices consentis.

 

La liste pourrait être plus longue. 

 

Une autre leçon concerne la soif de richesse qui motive certaines revendications. Quelles que soient leurs causes, 

il est souvent impossible de régler les conflits sans couper les fonds qui leur permettent de se perpétuer et offrir aux combattants des moyens pacifiques de gagner leur vie. 

 

Les deux « D » – la démobilisation et le désarmement – ne s’envisagent plus aujourd’hui sans un « R », pour réinsertion dans la vie civile. 

Sans activités de réinsertion, il est pratiquement certain que de nouvelles armes feront leur apparition et que la violence reprendra. 

 

Et il faut aussi, bien entendu, penser à 

la réconciliation, qui n’a de chance que si les victimes d’atrocités ont le sentiment que justice a été rendue, ou du moins que le mal qui leur a été fait a été reconnu. 

À défaut, l’impression est qu’il reste des comptes à régler, ce qui peut se révéler déstabilisant à long terme.

 

Pour finir, je dirai que la leçon la plus importante, pour moi personnellement et pour l’Organisation des Nations Unies, est qu’il faut toujours être à l’écoute, et prêt à apprendre. 

 

Mesdames et Messieurs, ces leçons, nous devons les apprendre. Et nous devons en tenir compte dans nos futures opérations de paix, dans ces efforts que nous déploierons ensemble en vue de créer un monde meilleur et plus sûr pour nous-mêmes et pour nos enfants. Je vous remercie."

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9542.doc.htm

141004 KA - Irlande - ONU / Union Européenne

" ...  quiconque pense que nos problèmes communs appellent des réactions collectives ne peut qu’être troublé par la façon dont la situation a évolué ces dernières années. De toute évidence, tant les États pris individuellement que les organisations auxquelles ils appartiennent – y compris l’ONU – doivent mieux faire. Je suis déterminé à ce que nous fassions mieux...

 

Si 2003 fut une année de profondes divisions et 2004 une année de sérieuse réflexion, 2005 devra être une année d’action décisive. Cette action ne doit pas concerner que la paix et la sécurité...

 

... il s’agit aussi de faire ce qu’il y a de plus rationnel. Tant que des milliards de personnes n’auront pratiquement aucun espoir de s’en sortir, nous n’aurons aucun espoir de vivre dans un monde stable et sûr. Les pays riches ont le devoir moral d’aider le monde en développement à combattre la pauvreté, l’inégalité et l’injustice, mais ils ont aussi tout intérêt à le faire. La cause du développement et la cause de la paix ne font qu’une....

 

Je sais qu’à une rencontre comme celle-ci, ceux que j’ai devant moi sont non seulement des citoyens irlandais, mais aussi des citoyens européens. 

 

 L’Union européenne et l’ONU sont toutes deux sorties des décombres de la deuxième guerre mondiale. Il faut qu’elles coopèrent de près pour que l’espoir d’une paix issue du multilatéralisme se réalise. Et je suis heureux de pouvoir dire que nous sommes passés à la vitesse supérieure durant la récente présidence irlandaise, ce dont je remercie le Gouvernement irlandais.

 

L’Union européenne et ses États membres assument une grande partie des dépenses de l’ONU et soutiennent ses activités dans tous les domaines. Je leur en suis très reconnaissant, mais je place en eux des attentes plus grandes encore. C’est pourquoi je me félicite du développement des capacités de l’Union dans le cadre de la politique européenne de sécurité et de défense, et des progrès que nous accomplissons ensemble dans le domaine de la gestion des crises.

 

Pendant la présidence italienne, nous avons signé une déclaration commune sur la gestion des crises. Mais pendant la présidence irlandaise, nous avons travaillé dur, sur la base de cette déclaration, pour faire en sorte que notre coopération soit structurée, concrète et aussi large que possible :

 

•     Structurée, parce qu’elle s’inscrit dans le cadre d’un mécanisme consultatif mixte;

 

•     Concrète, parce qu’elle porte sur des questions de fond comme la formation, la communication et les pratiques optimales;

 

•     Et aussi large que possible, parce qu’elle couvre toutes les questions relatives à la gestion des conflits, de la prévention à la consolidation de la paix en passant par le maintien de la paix, et leurs aspects autant civils que militaires.

 

Je veux absolument que vous sachiez toute l’importance que l’ONU attache au renforcement des capacités de l’Union européenne. L’Union européenne peut offrir les services de spécialistes dont les principaux fournisseurs de troupes ne disposent pas, et déployer des unités beaucoup plus rapidement que nous...

 

.. Ces neuf derniers mois, avec cinq nouvelles opérations mises en place ou en préparation ... Quelque 56 000 soldats et observateurs militaires sont sur le terrain. Mais nous devons absolument en trouver 30 000 encore, plus un grand nombre de policiers et beaucoup d’autres civils.

 

Or, aujourd’hui, moins d’un Casque bleu sur dix provient d’un pays de l’Union européenne. ...  Je me rends compte que des exigences nombreuses et complexes pèsent sur les forces militaires européennes, mais notre point de départ doit être le respect de la Charte des Nations Unies...  Quand les troupes d’États Membres de l’ONU représentant toutes les régions du monde sont présentes sur le terrain, il est absolument clair que la communauté internationale est déterminée et unie dans sa recherche de la paix.

 

Mais nous n’avons pas besoin que de soldats. Les civils font une grande partie du travail le plus important dans la gestion des crises, celui qui a pour but de s’attaquer aux causes des conflits à la racine et de consolider la paix dans la durée. ...  et mon ami Javier Solana a récemment fait à ses membres un exposé sur le développement des capacités de l’Union dans ce domaine. Je suis particulièrement satisfait des efforts que fait l’UE pour se doter d’un corps de civils qualifiés et spécialisés prêts à être déployés à brève échéance.

 

Je ne saurais clore le sujet sans mentionner la terrible crise qui sévit au Soudan. ... Avec l’appui du Conseil de sécurité, l’Union africaine a pris la tête des efforts déployés pour trouver une solution politique et améliorer les conditions de sécurité. Je me félicite de l’appui que l’Union européenne lui apporte, notamment sous la forme de fonds qu’elle s’est engagée à verser par l’intermédiaire de la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique.

 

L’espoir qu’entretiennent l’ONU et l’Union européenne, ainsi que l’Union africaine, est celui d’une paix fondée sur le multilatéralisme. Nous devons prouver que chacune de ces institutions est à la hauteur des attentes placées en elle. Cela veut dire que nous devons les réformer quand le besoin s’en fait sentir. Mais cela veut dire aussi que nous devons veiller à ce qu’elles soient pleinement mises à contribution. Il le faut, pour notre sécurité à tous et pour l’avenir de l’humanité.

 

Je crois que les Irlandais en sont bien conscients. C’est d’ailleurs un Irlandais, Seamus Heaney, qui a parlé d’une « république de la conscience ». Et c’est lui qui nous rappelle que, quand on nous demande qui sont nos voisins, nous devons répondre « tous les êtres humains ».

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ECOSOC6077.doc.htm

130704 ECOSOC - l’aide humanitaire et les secours en cas de catastrophe ( suite)

"Jan Egeland a regretté que les personnels humanitaires des Nations Unies et ceux qui leur sont associés soient devenus la cible d’attaques et d’agressions de tous genres dans les zones où ils viennent en aide à des populations affectées par des conflits armés. 

 

  Sur cette question, Eric Morris, Conseiller spécial auprès du Haut Commissaire pour les réfugiés, et Jacques Forster, Vice-Président permanent du Comité international de la Croix-Rouge, ont mis en garde contre l’érosion, voire la disparition de la protection emblématique.  M. Morris a relevé l’« iraquisation » de situations dans lesquelles les personnels des interventions humanitaires étaient perçus comme soutenant les visées politiques de l’une des parties et devenaient donc des cibles d’attaques armées."

 

 " S’agissant des risques sur le terrain, les 15 derniers mois ont été particulièrement difficiles avec une succession d’attaques directes, qui ont conduit le CICR comme les autres organismes, à revoir leurs façons de faire et à innover en matière d’analyses politiques sur le terrain. 

 

 La nécessité de prendre position dans la lutte contre le terrorisme, et l’impossibilité de rester neutre face à ce problème a mis à mal le principe d’indépendance du monde humanitaire.  

 

 Il est difficile de maintenir un dialogue constant avec tous les acteurs d’un conflit -condition incontournable de la réussite de l’aide humanitaire- alors que les organisations humanitaires sont parfois perçues comme des instruments au service des intérêts de l’occident.  

 

 D’où la nécessité de redoubler d’efforts pour affirmer notre neutralité et notre impartialité dans nos interventions et surtout que nous n’avons aucun lien avec les opérations militaires."

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9388.doc.htm

250604 KA - Conférence de presse

 

"Soudan, où les organisations non gouvernementales n’arrivent pas à obtenir de visas et ne sont pas autorisées à entrer dans le pays. J’en ai parlé au Président et aux autorités soudanaises et la situation commence à s’améliorer. ...  Les autorités soudanaises tendent à faire une distinction entre l’ONU et les organisations non gouvernementales, mais ces organisations sont cruciales pour nous. Nous travaillons en partenariat et nous ne pouvons nous passer d’elles. Nous avons donc essayé de faire comprendre au Gouvernement soudanais qu’il ne serait à rien de nous autoriser à rentrer dans le pays s’il refuse de laisser entrer nos partenaires essentiels"

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SG2090.doc.htm

210604 groupe relations entre l’ONU et la société civile - présentation

"le Président Cardoso ...  La réalité, a-t-il insisté, est que nous ne pouvons plus nous passer de la contribution des parlementaires, de la société civile et du secteur privé.  C’est pourquoi il est urgent de faire preuve de pragmatisme en facilitant le processus de contribution de ces groupes aux travaux et aux objectifs des Nations Unies." ...

 

 "La participation et l’influence croissantes des acteurs non étatiques renforcent la démocratie et redéfinissent le multilatéralisme et les organisations de la société civile sont aussi les grands moteurs de certaines des initiatives les plus novatrices qui visent à lutter contre les menaces de portée mondiale, a-t-il été affirmé. " ...

 

 "Le Groupe a regretté que les dispositifs d’accréditations existants dans le cadre de l’ECOSOC étaient souvent mus par les préoccupations politiques des États Membres plutôt que par la contribution possible des intervenants en terme de connaissances et d’expériences.  Par conséquent, il est proposé que le Secrétariat soit chargé des accréditations, même si la décision définitive reste aux États Membres. "

 

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9376.doc.htm

220604 KA - débat CS - rôle de la société civile dans la consolidation de la paix après les conflits 

"il faut qu’un dialogue s’instaure dans les deux sens entre l’Organisation des Nations Unies et la société civile, non pas pour que l’un dirige l’autre mais pour que nos efforts se complètent"

 

" Je me félicite donc des efforts que le Conseil a déployés pour renforcer ses relations informelles avec des groupes de la société civile. Mais le moment est peut-être venu pour le Conseil d’approfondir son dialogue avec eux et de donner à ses relations avec eux une meilleure assise."

 

 " A l’évidence, les acteurs de la société civile se présentent sous toutes les formes et tailles possibles. Beaucoup apportent une contribution remarquable à la paix. D’autres, que j’ai par le passé appelées des sociétés inciviles, alimentent les conflits. Pour que les missions de consolidation de la paix soient efficaces, elles devraient collaborer et renforcer, dans le cadre d’une stratégie politique claire, les forces de la société civile qui aident les citoyens ordinaires à exprimer leurs préoccupations et à agir de manière pacifique. De la même façon, elles devraient chercher à réduire l’influence des forces qui favorisent les politiques d’exclusion ou qui encouragent le recours à la violence.


 L’objectif doit être de créer une synergie avec les groupes de la société civile qui favorisent la communication et recherchent la vérité, et avec ceux qui sont des gendarmes, des défenseurs des droits de l'homme et  des agents de la protection sociale et de la relance économique. Cela peut favoriser la réconciliation et réduire l’attrait exercé par ceux qui pourraient essayer de rallumer des conflits."

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2704.com.doc.htm

220604 CS - débat - rôle de la société civile dans la consolidation de la paix après les conflits

 

 

" M. SYLVESTER STOWE (Sierra Leone) a déclaré que

son pays qui sortait d’un long conflit armé avait appris que la recherche de la paix ne pouvait demeurer la prérogative exclusive des gouvernements. 

 

  - C’est pourquoi, nous avons fait en sorte qu’une disposition de l’Accord de paix de Lomé conclu avec les rebelles en 1999, réserve 40% des sièges de la Commission pour la consolidation de la paix à la société civile.

 

  - Par ailleurs, nous avons créé un Conseil des sages et des dirigeants religieux qui puisse servir de médiateur dans toutes les situations conflictuelles liées à l’interprétation des articles de l’Accord ou de ses protocoles. 

 

  Pour faire face à tous les enjeux d’une situation post-conflit, il a souligné la nécessité de recourir à toutes les ressources disponibles, y compris celles de la société civile.  

 

 - Il a précisé que son pays avait achevé au mois de février dernier son programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), en désarmant 72 490 anciens combattants, et démobilisant 71 043 autres.  Plus de 55 000 de ces anciens combattants ont reçu un soutien à leur réintégration dans la société.  

 

 - Mais pour nous débarrasser des armes qui ont échappé à ce processus, nous avons mené une campagne de collecte d’armes en collaboration avec la société civile, mené parallèlement au DDR.

 

  En tant que pays sortant d’un conflit, nous devons souligner la nécessité de nous assurer que la société civile dispose des moyens de faire face aux défis de la construction de la paix.  

 L’approche de la spécificité et de la complexité des conflits, particulièrement dans les pays africains les moins avancés, nécessite l’adoption de nouvelles stratégies auxquelles les ONG doivent être préparées.  

- À cet égard, il a souligné l’importance de l’Appel pour la paix de La Haye concernant le renforcement de la société civile.  

 - Le Conseil de sécurité en tant que principal responsable du maintien de la paix et de la sécurité internationales, a-t-il estimé, devrait réaffirmer la nécessité de créer et renforcer les réseaux de la société civile.  

 - Il devrait également promouvoir et soutenir des initiatives ( locales) comme celle initiée par des organisations de femmes dans le cadre du Réseau pour la paix de l’Union du fleuve Mano dans la région frontalière de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone.  

  - Le représentant s’est déclaré convaincu que l’adoption des recommandations du Groupe de personnalités éminentes par le Conseil de sécurité ne pourra que renforcer l’efficacité de ce dernier dans le domaine du maintien de la paix dans des situations post-conflit." 

 

"M. HERALDO MUÑOZ (Chili) a souligné ...  la dimension souvent régionale des conséquences d’un conflit sur les sociétés."

M. JULIO HELDER DE MOURA LUCAS (Angola) a déclaré que 

- la participation des organisations de la société civile pouvait renforcer l’efficacité des activités de l’ONU sur le terrain.  ...  

 - Les propositions de ces dernières sont importantes, car travaillant sur place, elles peuvent fournir des informations que le Conseil ne peut se procurer autrement.  

 - Un partenariat s’est donc créé entre les ONG, le Conseil, et les États, sur des questions comme celle du désarmement, démobilisation et réintégration, du déminage et des secours de reconstruction.  En Angola, les ONG jouent un rôle important dans le processus de réconciliation et dans la lutte contre la pauvreté et les maladies."

 

"Mme DELIA DOMINGO ALBERT, Secrétaire des affaires étrangères de la République des Philippines ... a fait valoir 

 

 - le potentiel thérapeutique de la participation de la société civile dans le processus de réconciliation, de reconstruction et de réhabilitation, ainsi que l’impact que cette participation pourrait avoir sur la légitimation des efforts de redressement.  ... 

 

 - elle a souligné que les organisations de la société civile pouvaient apporter une valeur ajoutée de par leur connaissance et leur expérience, de leur ferveur, des informations et des ressources matérielles et financières dont elles disposent.  ...

 

  - Reconnaissant le mandat d’« intervention » du Conseil en matière de maintien de la paix et de la sécurité, Mme Domingo Albert a estimé qu’il devait gérer ses relations avec la société civile dans le cadre de politiques, de mécanismes et de procédures consistantes, cohérentes, prévisibles."

 

 

" M. MURARI RAJ SHARMA (Népal) ...  Les  organisations de la société civile (OSC), a constaté M. Sharma, se sont surtout illustrées en attirant l’attention de la communauté internationale sur les conflits en cours.  Cependant,  une fois les hostilités achevées, elles sont généralement absentes des processus de reconstruction.  Ceci est dû au fait qu’après la fin des combats, la communauté internationale ne se préoccupe pas généralement d’une véritable réhabilitation économique et sociale du pays affecté.  Le flux de ressources financières se réduisant, la société civile est, elle aussi affectée par ce départ de la communauté internationale.  La question à laquelle nous devons donc répondre, a dit le représentant, est celle de savoir comment les Nations Unies pourraient changer ce scénario devenu classique, et comment le Conseil de sécurité pourrait mieux soutenir les efforts visant à restaurer la paix par une reconstruction sociale et économique à long terme. ..."

 

" M. ABDALLAH BAALI (Algérie)  ... a précisé que les résolutions 1528 et 1545 relatives respectivement à l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire et au Burundi ne font aucune mention du rôle de la société civile alors que la résolution 1509 sur la Mission du Libéria ne fait que l’évoquer de façon passagère.  Il s’agit pourtant de missions multidimensionnelles qui auraient dû réserver à la société civile une place de choix, ...  il a estimé que rebâtir la société civile, devrait figurer parmi les objectifs prioritaires qu’il faut fixer au même titre que la restauration de l’autorité de l’État."

 

" M. PAUL BADJI (Sénégal) ... L’idée, a dit le représentant, est de combiner la vision globale, régionale, ou sous-régionale, propre à toute démarche onusienne, et la perspective locale, inhérente aux activités des organisations de la société civile (OSC).  La contribution des OSC peut être déterminante dans la phase active de consolidation de la paix, dans la mesure où elles sont plus à même de réagir plus rapidement que les autres acteurs dans la réalisation de certaines tâches, comme le secours aux réfugiés et aux personnes déplacées, ou encore la retour de ces derniers dans leur foyer.  ...  l’affectation de ces missions aux OSC doit être précédée non seulement d’un financement adéquat, mais également d’une répartition des tâches à convenir avec le Représentant spécial du Secrétaire général dans le pays concerné.  En Afrique, les OSC gagneraient à bénéficier du soutien à la fois moral, matériel, et financier de la communauté internationale, afin que nombre d’entre elles ne soient plus les témoins passifs et impuissants d’indicibles drames humains, mais les acteurs de la rédemption des communautés qu’elles entendent servir ..."

 

 

"M. KOICHI HARAGUCHI (Japon) ... a insisté sur le rôle important et unique des organisations de la société civile locales, en particulier des pays en développement.  Ces dernières, a-t-il affirmé, exprime de manière éloquente l’appropriation du processus de consolidation de la paix sans lequel on ne peut espérer une paix durable.  Par la promotion de la sécurité humaine, a-t-il ajouté, elles jouent également un rôle irremplaçable dans la réconciliation et la reconstitution du tissu social local. "

 

 

" M. IAN MARTIN, Vice-Président du Centre international pour la justice de transition ... Nous avons appris que pour rencontrer un certain écho au sein des pays ayant connu des abus, il était important de s’appuyer sur la société civile locale.  La primauté du droit doit être une des bases sur lesquelles le Conseil s’appuie dans la définition des mandats qu’il donne à ses missions.  

Il est cependant parfois difficile d’engager un dialogue avec la société civile quand des gouvernements s’opposent à ce que nous voulons faire." 

 

"M. RONALDO MOTA SARDENBERG (Brésil) ... a néanmoins mis en garde contre l’absence d’uniformité de la société civile et sur l’existence d’organisations déclarant œuvrer pour le bien public mais ne cherchant pas, en fait, à contribuer à la promotion de la démocratie et des droits de l’homme.  Il a ainsi appelé les membres du Conseil à veiller au rôle potentiellement contreproductif de certaines organisations de la société civile ..."

 

 

"M. WANG GUANGYA (Chine) ...  Les intervenions de la société civile doivent cependant se fonder sur la Charte des Nations Unies si elles veulent obtenir de bons résultats et avoir l’appui des gouvernements.  Elles doivent respecter les cultures, les religions et les valeurs des régions dans lesquelles elles interviennent pour aider les efforts de reconstruction.  Les organisations de la société civile doivent aussi modeler leurs actions de manière à renforcer la mise en œuvre des résolutions des Nations Unies."

 

"M. AHMED ABOUL GHEIT (Égypte) ...  Nous devons donc être conscients des exigences de crédibilité et de légitimité auxquelles doit répondre la société civile, a dit le représentant, surtout quand elle s’implique dans le règlement des différends. ..."

 

"M. FRANCIS K. BUTAGIRA (Ouganda) a déclaré que le rôle de la société civile devrait être complémentaire de celui des gouvernements, et non pas s'étendre à des activités qui saperaient la perception de leur impartialité ...  Face à la multiplication du nombre d'ONG, le représentant a recommandé la mise en place, par les pays concernés, d’un cadre réglementaire facilitant l’harmonisation et l’efficacité de leurs activités, sans pour autant empiéter sur leur fonctionnement interne. "

 

 

"M. GUNTER PLEUGER (Allemagne) ...  Ces organisations de la société civile doivent cependant être indépendantes des gouvernements.  Nous nous félicitons que les ONG aient joué un rôle crucial dans la création de la Cour pénale internationale, dans l’adoption de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, et dans les négociations pour la réglementation du commerce des armes légères.  Les grandes décisions et actions finales restent cependant entre les mains des gouvernements, car sans État, même les ONG les mieux intentionnées et les plus pourvues ne peuvent réussir."

 

 

"M. RICHARD RYAN (Irlande) au nom de l’Union européenne et des pays associés ... a également souligné l’importance de la coopération croissante entre l’Union européenne et la société civile en vue de promouvoir l’efficacité de la Cour pénale internationale.  En effet, là où les gouvernements n’ont pas la volonté ou les moyens de faire face à l’impunité, l’intervention de la société civile est essentielle pour permettre à la Cour de jouer un rôle déterminant dans les futures opérations de construction de la paix. ..."

 

" M. STUART HOLLIDAY (États-Unis)...  Nous partageons l’avis du Royaume-Uni sur la nécessité de travailler avec les ONG pour la mise en place d’un système d’alerte rapide d’aide à la prévention de conflits."

 

 " M. MICHEL DUCLOS (France) ... a suggéré que le Conseil: identifie les créneaux sur lesquels la construction de la paix passe nécessairement par la mobilisation de la société civile; renforce, dans les deux sens, la communication entre les représentants de la société civile et les responsables sur place des Nations Unies et des autres institutions internationales; associe plus en amont les représentants de la société civile aux politiques définies par les Nations Unies, dans le domaine économique ou de l’état de droit notamment; et implique plus profondément la société civile dans la mise en œuvre des actions de reconstruction des Nations Unies et notamment les opérations de maintien de la paix."

 

"Mme MARJATTA RASI, Présidente du Conseil économique et social (ECOSOC), ... Les ONG doivent cependant suivre les normes acceptées au niveau international.  À son avis, les organisations internationales et les gouvernements devraient de plus en plus les appuyer. 

 

"Réagissant aux observations et aux propositions des États ayant participé au débat, le Secrétaire général de CARE International a dit avoir retenu l’accent mis sur le potentiel curatif de la société civile locale dans le processus de consolidation de la paix.  Il a reconnu que les ONG devaient travailler assidûment pour leur propre obligation redditionnelle, y compris par rapport à leurs donateurs."

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9362.doc.htm

180604 KA - CNUCED - remarques durant un forum de la société civile

" ... À vous regarder, je vois de la passion et une énergie illimitée. Je vois des gens qui ne se contentent pas de rester chez eux, de critiquer sans rien faire ou de laisser le plus dur aux autres. Je vois des gens qui veulent s’impliquer, souvent au prix de sacrifices personnels considérables, et même parfois de certains risques. Je vois des hommes et des femmes qui nouent le dialogue par-delà les fossés qui les séparent

– fossés identitaires géographiques, sociaux et culturels pour trouver des objectifs communs et la force du nombre.


 Plus que toute initiative nationale, plus que toute percée scientifique, ce sont des gens mobilisés comme vous l’êtes qui peuvent faire tomber les obstacles à un monde meilleur. De campagnes mondiales en initiatives locales; de manifestations pacifiques en services vitaux; d’activités courantes en interventions humanitaires, le mouvement de la société civile ne cesse de croître et d’imprimer sa marque. ...

En dernière analyse, le défi qui nous rassemble tous est le combat contre la pauvreté. Un impératif moral est certes à l’œuvre ici. Mais si la pauvreté est l’affaire de tous, c’est aussi pour des raisons concrètes, parce qu’elle est associée à la dégradation de l’environnement, aux conflits et à d’autres maux, non pas qu’elle en soit la cause directe, bien entendu, mais elle est un des maillons de divers cercles vicieux que nous essayons de briser....

nous devons agir dès aujourd’hui. Vous faites énormément en liant vos campagnes actuelles aux sept premiers objectifs, qui concernent la pauvreté, la faim, la santé, l’éducation, les femmes, le sida et l’environnement. Mais les perspectives de réalisation de ces objectifs dépendent au plus haut point de nos progrès concernant le huitième, la création d’un partenariat mondial pour le développement....

 

Aussi faut-il que vous fassiez d’urgence ce que vous savez faire le mieux. Nous savons tous ce qu’il faut pour atteindre ces objectifs : des ressources, du savoir-faire, de la volonté. Mais la volonté politique n’évolue que si les gens se mobilisent, aux niveaux national et local, et si les dirigeants sont tenus de rendre des comptes. Les appels lancés par les organisations internationales sont une chose. Mais ce qui changerait vraiment la donne, ce serait qu’à l’échelon local, les objectifs aient l’appui d’une masse critique d’individus, voire qu’ils interviennent dans le choix des électeurs. Vous pouvez, vous devez aider à ce que cela arrive....

 

Vous êtes de plus en plus présents dans vos propres sociétés et sur la scène mondiale. Libérés par le progrès de la démocratie, unis par des intérêts partagés et reliés par l’Internet, usant avec toujours plus d’efficacité de vos pouvoirs de consommateur et d’électeur, vous avez le poids qu’il faut pour faire pencher la balance. Alors, s’il vous plait, maintenez la pression!"

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/PAL1998.doc.htm

170604 DPI - séminaire sur le rôle de la société civile pour promouvoir une paix juste et durable au Moyen-Orient

" Zhang Yesui, ... s’est félicité du fait que la société civile, qu’il a qualifiée de forces pour la paix, s’engagent dans les processus de coopération régionale et internationale ... il importe que la communauté internationale explore les moyens de permettre à la société civile de promouvoir activement le processus de paix. 

 Shashi Tharoor ... a estimé que ce n’était pas seulement les attentes de la communauté internationale qui n’étaient pas satisfaites, mais surtout celles des deux peuples concernés.  L’absence de mise en œuvre de la Feuille de route, a-t-il poursuivi, a galvanisé les initiatives de la société civile et stimulé le débat sur les éléments clefs qui devront être résolus pour mettre fin au conflit, mais celles-ci, a-t-il mis en garde, ne peuvent pas se substituer aux négociations officielles

 Kofi Annan, dans un discours prononcé en son nom par Shashi Tharoor ... La société civile, compte tenu de l'impasse actuelle dans le conflit israélo-palestinien, doit jouer un rôle nouveau, car, en des circonstances exceptionnelles, elle est susceptible d'« aller là où les politiciens sont réticents à aller » et de « tester les possibilités d'actions futures », ... « Il serait particulièrement utile dans le climat actuel que les membres de la société civile des deux côtés du conflit israélo-palestinien associent leurs efforts pour contester l'idée selon laquelle il n'y a pas de partenaire sérieux pour la paix des deux côtés » ...  « les sondages et les informations publiées par les médias indiquent l’existence de solides majorités de chaque partie épuisée par le conflit, prêtes à des compromis même sur les questions les plus sensibles, et disposées à entrer dans une nouvelle ère de leurs relations ».

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9357.doc.htm 

100604 KA - Harward

 

« Quelle est cette triple crise? Premièrement, une crise de la sécurité collective. Deuxièmement, une crise de la solidarité mondiale. Troisièmement, une crise qui se traduit par des divisions culturelles et de la méfiance à l’égard d’autrui. ... Ce n’est pas le moment de renoncer à notre système international de règles. Nous devons le préserver. Nous devons l’améliorer. Et nous devons le transmettre à ceux qui nous suivront, intact et plus solide que jamais. »

 

 http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2657.doc.htm

150404 CS – débat - rôle du secteur privé dans la prévention des conflits, le maintien de la paix et la consolidation de la paix

 

« L’investissement local correspond à quatre fois le montant de l’aide extérieure, ce sont donc les petites et moyennes entreprises qui peuvent apporter un changement.  Les populations pauvres, comme les riches, ne veulent pas la charité, mais des opportunités. …Il faut donc établir un cadre juridique, un cadre protecteur de lutte contre la corruption.  Cela ressort d’études sur le terrain, même si cela correspond à une évidence intuitive… »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ENVDEV773.doc.htm

290404 Commission du développement durable - Libérer l’énergie des entrepreneurs locaux et les partenariats 

  "Des partenariats sont souhaitables entre le secteur privé et les gouvernements, mais aussi entre le secteur privé et les ONG même si, dans ce dernier cas, l’expérience est actuellement plus limitée.  Les partenariats exigent des projets communs et des valeurs communes, a déclaré M. Stigson (World Business Council).  Une organisation sérieuse ne peut conclure qu’un nombre limité de partenariats, a-t-il fait remarquer, en soulignant la nécessité de bien identifier les bons partenaires."

    "Le message qui ressort clairement de cette session est que les ODM ne pourront être atteints que si on les envisage globalement et non pas les uns indépendamment des autres.  Les gouvernements devraient, quant à eux, renforcer l’appui qu’ils accordent à la participation de leurs chercheurs.  La communauté scientifique et technologique doit pour sa part renforcer sa coopération avec les programmes du système des Nations Unies." Grand Groupe de la communauté scientifique et technologique

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ONG526.doc.htm   250504 Comité des ONG

« La priorité identifiée par le Groupe est d’établir un lien entre le niveau local et le niveau mondial en tirant davantage profit du double rôle des Nations Unies d’une part en tant qu’instance de délibération mondiale, et d’autre part, en tant qu’agence opérationnelle.  … L’enjeu, selon le Groupe, est de répondre à ce mouvement vers une démocratie fondée sur des processus participatifs en permettant aux ONG d’exercer leur influence sur les négociations. … L’ONU doit trouver le moyen de créer une passerelle entre la politique nationale et locale et les préoccupations mondiales. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SGSM9052.doc.htm

11123 KA – 22e Assemblée générale de la Conférence des organisations non gouvernementales ayant des relations consultatives avec les Nations Unies

       « Les relations entre l’ONU et les membres de la société civile tels que vous font également l’objet d’une évaluation.  Cette coopération, qui s’est beaucoup renforcée au cours de ces 15 dernières années, s’est révélée la plupart du temps très bénéfique pour les pouvoirs publics et la société civile.

      Toutefois, nous voyons bien que de vrais problèmes se posent, ne serait-ce que le nombre de fondations et de groupes qui cherchent à s’impliquer dans l’action sans parler du problème de la qualité de leur participation.  Cette question est également examinée par un groupe de personnalités éminentes.  Dirigé par l’ancien Président brésilien Cardozo le Groupe devrait rendre compte de ses travaux l’année prochaine. »

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/POP904.doc.htm 

180504 FNUAP - rapport - 

les activités de développement ont une meilleure chance de succès quand elles sont présentées aux bénéficiaires d’une manière respectueuse des valeurs culturelles et qu’elles s’appuient sur un dialogue ouvert et la participation de la communauté

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/DH372.com.doc.htm 

110504 Instance permanente sur les questions autochtones - Table ronde d’experts sur l’éducation ☆

"Mme TOVE SKUTNABB-KANGAS, Dk, a insisté sur 

   Une étude sur les minorités migrantes en provenance du Mexique a été réalisée.  Le bon sens voudrait que les enfants ayant été exposés exclusivement à la langue anglaise obtiennent de meilleurs résultats non seulement en anglais mais dans d’autres matières.  En fait, les résultats ont montré le contraire de ce qui avait été prévu ...  

  L’immersion dans une langue dominante au détriment de la langue maternelle comporte des risques d’atrophie du développement cognitif. 

  L’uniformité est un handicap dans nos sociétés.  Il est prouvé que le multilinguisme produit de meilleurs résultats que le monolinguisme en terme d’apprentissage et de créativité."

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ECOSOC6057.doc.htm

170304 ECOSOC - PMA

« M. JEFFREY SACHS, Conseiller spécial du Secrétaire général, … Malgré la Conférence de Bruxelles nous ne sommes toujours pas sur la bonne voie, ….. Les populations de nombreux pays meurent de faim et de maladie tandis que les engagements souscrits ne se sont toujours pas concrétisés.  Le problème de fond est le manque de ressources, ..nous disposons de solutions mais manquons cruellement de ressources, les Etats-Unis, par exemple, étant en deçà de 17 milliards de dollars par rapport aux sommes promises.  Tous les jours plus de 10 000 Africains meurent des conséquences de la pauvreté extrême… »

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/Note_No.5843.doc.htm

290104 premier rapport du Conseil inter-académique le 050204

« Aux niveaux local, national, régional et international, les décideurs politiques ont besoin d’un accès immédiat à des capacités scientifiques et techniques pour pouvoir être en mesure de prendre des décisions fondées sur de bonnes informations et de lancer des actions efficaces »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9124.doc.htm

220104 KA - remise du Deutcher Medienpreis 2003 (prix des médias allemands),

« je vous invite tous à vous joindre à moi pour consacrer cette année à ces trois grandes tâches:

   Recentrer l’attention et les ressources de la communauté internationale sur les besoins des pauvres;

   Renforcer notre système de sécurité collective, de sorte qu’aucun État ne se sente obligé d’affronter seul les menaces planétaires;

   Et surmonter la méfiance et les divisions entre peuples de religion et de culture différentes, pour que nous puissions tous vivre dans la concorde et le respect mutuel.

En nous acquittant de ces tâches, faisons en sorte que 2004 soit une année de promesses tenues et d’espoir retrouvé. »

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/DSGSM214.doc.htm

050304 LF - conférence - Fletcher School of Law and Diplomacy sur le thème: 

«Repenser l’action interdisciplinaire dans le cadre des conflits» «Repenser l’action interdisciplinaire dans le cadre des conflits»

« Je commencerai par la première, la plus évidente: vous n’en saurez jamais assez sur le pays que vous cherchez à aider.

Les conflits puisent généralement leurs racines dans l’histoire, l’économie, la culture ou la composition ethnique et religieuse des pays.  Aucune paix durable ne peut être bâtie si l’on ignore ces éléments.  

Il est essentiel de bien connaître le contexte local pour maîtriser ce qui peut apparaître, à première vue, comme les plus simples des transactions. »

« La deuxième leçon peut être résumée en un seul mot: la sécurité.  Rien n’est possible sans sécurité: ni reconstruction, ni rapatriement des réfugiés, ni élections, ni réconciliation.  En règle générale, la seule manière de créer un environnement sûr est d’envoyer un nombre suffisamment important de soldats …

Il n’y a pas d’autre choix pour les soldats que de s’occuper du maintien de l’ordre dans un premier temps.  Les institutions militaires sont de plus en plus nombreuses à accepter cette responsabilité à laquelle il est impossible d’échapper et à préparer leurs soldats en conséquence

 Il n’est pas réaliste de compter sur un afflux soudain d’investissements.  La situation doit être suffisamment stabilisée pour offrir des perspectives de rendements raisonnables aux investisseurs …

 Nous avons par ailleurs sous-estimé par le passé l’importance de la consolidation des services publics de base, dont l’appareil judiciaire ne constitue qu’une composante.  …  

Aucun pays ne peut fonctionner convenablement sans des services essentiels – dans des domaines allant de la sécurité aux cadres juridiques et réglementaires – qui ne peuvent être assurés que par les gouvernements…

  Je souhaite, pour finir, évoquer la question du rétablissement ou, plus souvent, de l’instauration d’un système démocratique.  Un des premiers enseignements à retenir de l’expérience est que l’organisation d’élections, étape essentielle dans tout processus démocratique, est une tâche difficile dans un contexte de réconciliation fragile….

 L’adoption d’une nouvelle constitution s’avère souvent nécessaire et il faut s’assurer que l’édification de la démocratie se fasse avec la participation du plus grand nombre possible,

 non seulement les forces politiques en présence mais aussi la société civile dans son ensemble. …

 la communauté internationale ne peut pas et ne doit pas imposer ses propres vues et idéaux aux sociétés qui sortent d’un conflit.  C’est là la leçon la plus importante à retenir.  Pour le dire simplement, les peuples veulent être maîtres de leur destinée.

   Sous la pression des conflits, il peut arriver que cette aspiration fondamentale de l’humanité cède momentanément la place à un désir d’ordre, fut-il imposé de l’extérieur. Mais la volonté d’accéder à l’autonomie resurgit ensuite rapidement….

   Le meilleur service que la communauté internationale puisse rendre aux sociétés qu’elle souhaite aider est de prêter attention à la spécificité de leur situation, de respecter leurs aspirations et d’être prête à soutenir les efforts déployés à l’échelle nationale en proposant ses conseils, ses connaissances spécialisées et des ressources. … 

Si elles sont bien coordonnées et répondent aux besoins les plus urgents du pays … les activités d’assistance internationale peuvent avoir, comme c’est d’ailleurs généralement le cas, des effets positifs et cumulatifs. …

Je vous remercie de montrer autant d’intérêt pour le problème de la consolidation de la paix.  Il s’agit véritablement d’une question de vie ou de mort pour des millions de personnes »  

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/DSGSM211.doc.htm

190104 LF - discours « Canadian Club »  Montréal

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/DHG303.doc.htm

160104 Genève

 « Le navigateur Thierry Dubois a été reçu aujourd'hui au Haut Commissariat des droits de l'homme …Entre septembre 2002 et avril 2003, Thierry Dubois a participé, sur son bateau baptisé «Solidaires», à cette course autour du monde en solitaire avec escales.  À chaque escale … le navigateur français a collecté des messages d'enfants … adressés au Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, pour rappeler que la défense des droits de l'enfant est primordiale

 

      «Beaucoup des leçons que tirent les marins pour assurer leur survie s'appliquent en fait à la vie sur terre.  Les trois règles d'une existence sur l'eau sont : le respect de la vie, le respect des autres et l'aide mutuelle.  

      Si vous commencez à appliquer ces règles tôt dans la vie, vous ne les oubliez jamais. Mais quand vous grandissez, vous découvrez que le monde ne les suit pas. 

      Ce qui fait la différence en mer, c'est que les gens se soucient les uns des autres.»  Thierry Dubois

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9112.doc.htm

140104 KA – « La vraie tolérance est une qualité active, affirmative, fondée sur le respect mutuel. Son but doit être non pas d’éliminer les différences entre les hommes, mais de les accepter avec bienveillance, et même de les célébrer comme source de joie et de vigueur.

 C’est là l’éthique mondiale dont nous avons besoin: un ensemble de valeurs communes permettant aux différents peuples de coexister. Les hommes et les femmes du monde entier doivent suivre leur propre voie sans chercher à se faire la guerre. Ils doivent jouir d’assez de liberté pour pouvoir échanger des idées. Ils doivent pouvoir apprendre les uns des autres. Cela signifie que chaque nation doit non seulement respecter la culture et les traditions des autres mais doit aussi permettre à ses propres citoyens – les femmes comme les hommes – de penser par eux-mêmes. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9110.doc.htm

140104 KA Conférence Saana « Je suis également particulièrement satisfait que des représentants de la société civile prennent part aux débats, étant donné que les organisations non gouvernementales jouent un rôle décisif en promouvant la participation de tous les secteurs de la société à la vie publique.

La démocratie signifie plus que le bon fonctionnement d’institutions représentatives. Elle signifie la préservation de principes fondamentaux – en particulier le respect de la légalité et des droits de l’homme. Le respect de la légalité – et sa condition préalable, l’égalité de tous devant la loi – est la base même de l’édifice sur lequel repose la démocratie… »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9142.doc.htm 

03/02/04 ONU-Brésil - Chili - France - Alliance globale contre la faim et la pauvreté

"Nous sommes d’accord sur le fait que les objectifs de développement du Millénaire jouent un rôle important dans la lutte contre la faim et la pauvreté.  Il faut donner un nouvel élan à leur mise en œuvre...Nous avons décidé de lancer un appel conjoint pour la création d’un véritable partenariat planétaire qui mobilise la volonté politique et le soutien financier... Nous avons décidé de créer un groupe de travail pour étudier toutes les propositions de mécanismes de financement alternatifs, tels que la taxation du commerce des armes ..."

"version française de la conférence de presse conjointe du Secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan avec le Président de la France Jacques Chirac, le Président du Brésil Luiz Inacio Lula da Silva et le Président du Chili Ricardo Lagos, qui s’est tenue aujourd’hui au Palais des Nations à Genève en soutien à l’alliance globale contre la faim et la pauvreté"

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AG1467.doc.htm

10123 AG – journée internationale des DDH - « Un Prix spécial des droits de l’homme a été décerné aujourd’hui à titre posthume par le Président de l’Assemblée générale à Sergio Vieira de Mello »

 

      Gerhard Pfanzelter Autriche  « Il est essentiel que les juges reçoivent dans tous les pays une formation à leur rôle de défenseurs des droits de la personne,… ajoutant que le Symposium avait aussi recommandé la création de deux bases de données internationales, l’une relative à la jurisprudence en matière de droits de la personne, l’autre relative à l’échange d’informations sur les projets et mesures pris dans ce domaine. »

         résultats du Symposium international intitulé « Le rôle des juges dans la promotion et la protection des droits de la personne et des libertés fondamentales –renforcement de la coopération interinstitutions », organisé à l’initiative de Mme Benita Ferrero-Waldner, Ministre autrichien des affaires étrangères

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/NGO516.doc.htm  

"Les psychologues doivent accorder la priorité à la restauration de la dignité de l’homme, et surtout à celle des enfants qui ont du mal à exprimer leurs besoins.  Il leur est déjà difficile de faire valoir leurs droits d’où l’importance de respecter le peu de droits qu’ils ont.  Autrement, les enfants sont exposés au syndrome du sentiment de «n’être personne», notamment ceux qui connaissent des conditions de vie dégradantes, ceux qui vivent dans des zones de conflits, ou ceux qui grandissent dans des structures familiales éclatées. "

"En effet, l’un des mécanismes psychologiques les plus connus pour faire face aux traumatismes d’enfance est de s’identifier avec l’agresseur et de reproduire les actes traumatiques.  En se mettant à la place de l’agresseur, la personne agressée recouvre le temps de l’agression le pouvoir auquel elle a été soumise.  Mais ces tentatives ne sont pas une solution et ne permettent évidemment pas de recouvrer l’honneur perdu.  En effet, ces actes désensibilisent ses auteurs, le libérant des tabous sociaux à l’égard de l’agression et peuvent les rendre dépendants de l’agression. "

Le site sera également archivé pour pouvoir être consulté ultérieurement.

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/ECOSOC6065.doc.htm

1473  M. Ross Mountain, Coordonnateur adjoint des secours d'urgence au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies

la recherche de solutions durables et la transition réussie vers la paix passe par le renforcement des capacités institutionnelles du pays concerné mais aussi des capacités de la société civile. … il importe d'identifier précisément les obstacles qui surgiront sur la voie de la paix et de rétablir la confiance de la population dans ses institutions.  Pour ce faire, il a recommandé une plus grande participation des populations concernées et la création de partenariats solides avec tous les acteurs du développement

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/ECOSOC6060.doc.htm

Le Conseil a en particulier entendu les interventions de diverses organisations non gouvernementales qui se sont félicitées de la redéfinition du rôle du Conseil en tant que mécanisme central chargé de veiller à la bonne coordination des activités opérationnelles du système de l'ONU

Autres communiqués de Presse 2004 sélectionnés ayant un rapport au sujet

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2692.doc.htm

280504 CS - réflexion sur la démarche de l'ONU face aux crises 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9311.doc.htm

180504 KA - CS débat du consacré aux opérations de maintien de la paix 

« Une récente étude réalisée par des économistes de l’université d’Oxford montre que le coût économique des guerres civiles, en termes de manque à gagner et de production locale et régionale perdues, s’élève en moyenne à 128 milliards de dollars par an et que, comparé au coût des conflits, le maintien de la paix est extrêmement rentable." »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2682.doc.htm

170504 CS - débat du consacré aux opérations de maintien de la paix 

"Conscient du fait que la formation joue un rôle de plus en plus déterminant dans les opérations de maintien de la paix, il encourage par ailleurs la coopération et le soutien, au plan international, à la création de centres de formation au maintien de la paix pour les pays fournisseurs de contingents."

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2676.doc.htm

070504 CS - OSCE -  Mr Passy Bulgarie Président

   "  Le temps n’est l’allié de personne, a-t-il rappelé.  Plus nous reportons une solution, plus il sera difficile de prendre une décision. ... Avec suffisamment de ressources, on pourrait faire davantage. ... Il est temps de réfléchir à la possibilité d’accorder une plus grande attention au Caucase et à l’Asie centrale alors que pour le moment, les Balkans monopolisent toute l’attention.  En matière d’alerte rapide, il a expliqué que la priorité en Asie centrale et dans le Caucase est de relancer un dialogue brisé.  Il faut ramener ces pays à la table des négociations afin d’aborder les problèmes liés à la démocratisation, au terrorisme et aux tensions internes. ...

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ENVDEV772.doc.htm 

"trois piliers du développement durable que constituent la croissance, la justice et la préservation de l’environnement." Michel Camdessus

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ECOSOC6060-en_cours.doc.htm

260404 Conseil économique et social - Réunion spéciale de haut niveau avec les institutions de Bretton Woods et l’Organisation mondiale du commerce 

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/ENVDEV769.doc.htm

230404 Commission du développement durable

 

Vue d’ensemble de la perspective du pays sur la mise en œuvre d’Action 21 -

 

M. FOFUNG TATA, du Forum de la société civile africaine pour le développement durable (FACS-SD), « a estimé qu’en Afrique, le paradigme de développement est freiné par la lourdeur bureaucratique qui retarde la croissance et les progrès sociaux, économiques et politiques.  La dégradation constante de l’environnement, le pillage des ressources naturelles et le manque de responsabilité sociale sont les trois fléaux de ce continent.  Le Président a appelé à faire preuve de volonté politique, à adopter une attitude consistant à anticiper les problèmes, à allouer des fonds adéquats, et à accélérer le transfert de technologies.  Il faut, a-t-il précisé, reconnaître la paix comme une condition du développement durable et comprendre le rôle vital des ressources hydriques dans la réduction de la pauvreté et la santé. » 

 

M. ARPUTHAM JOCKIN, de la Fédération nationale des habitants des taudis, Inde, « a insisté sur le fait que les acteurs principaux de l’amélioration de leur habitat étaient les pauvres eux-mêmes.  De nombreuses communautés indiennes ont mis en place des mesures autour de l’épargne qui permettent de rassembler les ressources et de créer des communautés en établissant la confiance entre les habitants.  Il s’agit de communautés qui s’organisent elles-mêmes.  Le deuxième niveau de changement doit se faire au sein du quartier et de la province par la création de réseaux de communautés.  Le troisième niveau est celui de l’établissement de relations entre les communautés et les institutions officielles. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/AFR882.doc.htm

020404 CEA – « séminaire pour « le développement des marchés financiers en Afrique du Nord » ...  Organisé conjointement par la CEA, la banque d’investissement JP Morgan et les bourses du Caire et d’Alexandrie… Un élément clé de ce Plan consiste à trouver des moyens innovants d’augmenter les liquidités de ces marchés.  Le Plan insiste aussi sur la nécessité de développer les marchés des obligations pour exploiter l’épargne interne. »  

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/DHG336.doc.htm 

140404 Commission des droits de l'homme – débat sur le fonctionnement efficace des mécanismes de protection des droits de l'homme

« M. JOËL THORAVAL, Président du Comité européen de coordination des institutions nationales de droits de l'homme, a déclaré que le nombre des institutions européennes accréditées, en conformité avec les Principes de Paris, ne cesse de croître.  Il faut saluer la mise en place récente de telles institutions en Norvège, en Turquie, ainsi que les initiatives en cours en Slovénie.  ... lors de la 56ème réunion du Comité directeur des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, les participants ont insisté sur la nécessité de maintenir le droit de recours individuel devant la Cour européenne des droits de l'homme, même si le système actuel de fonctionnement ne lui permet pas de faire face au nombre important de requêtes.  S'agissant du fonctionnement interne de la Cour, les participants ont souligné que la priorité est d'optimiser l'efficacité du filtrage des requêtes, qui doit demeurer une compétence intrinsèque de la Cour.  Enfin, les institutions nationales européennes ont insisté sur la nécessité pour la Cour d'adopter dans ses arrêts une attitude plus directive avec les États membres, afin d'aider et d'encourager ces derniers à appliquer de manière plus effective sa jurisprudence. »

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9190.doc.htm

090304 KA – Canada – Parlement

 « L’individu se trouve à la base de toute société libre et démocratique.  C’est pourquoi notre conception de la souveraineté fait de plus en plus entrer en jeu la responsabilité première qu’ont les Etats de protéger leurs propres populations. 

Quand cette protection n’est pas assurée, tous les membres de la communauté internationale partagent la responsabilité de protéger les êtres menacés de violations massives et systématiques des droits de l’homme, où que ce soit, et quand que ce soit…. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/TAD1972.doc.htm

270204 CNUCED – Rapport sur le développement économique en Afrique

« compte tenu du démantèlement des entreprises d’État (offices de commercialisation et caisses de stabilisation), ces agriculteurs ont peu de marge de manœuvre pour faire contrepoids. Selon l’Organisation internationale du café (OIC), les pays producteurs de café ne perçoivent actuellement (exportations FAB) que 5,5 milliards de dollars sur les 70 milliards que représentent les ventes au détail, alors qu’au début des années 90, leurs recettes étaient comprises entre 10 et 12 milliards de dollars sur des ventes au détail estimées à 30 milliards. 

Mais le rapport relève une évolution analogue pour de  nouveaux produits, plus dynamiques et à plus forte valeur ajoutée comme le poisson, les fleurs coupées ou les légumes. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SOC4641.doc.htm

10/02/04 Commission du développement social – débat phénomène migratoire dans le monde

  « L’aspect social des migrations a été identifié ce matin comme l’un des aspects les plus brûlants de la question.  Le contexte de la mondialisation est propice aux migrations … De plus, la pauvreté et la vulnérabilité des migrants ayant quitté leur pays d’origine à la recherche d’un avenir meilleur dictent également de trouver des mécanismes de coopération plus efficaces et plus précis qui soient orientés vers la protection sociale des migrants Les migrants dans cette catégorie sont en effet victimes de toutes sortes de trafics et d’exploitation dans des conditions proches de l’état d’esclavage.

La complémentarité de la perspective sociale et juridique a également été démontrée… »  

 

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SGSM9135.doc.htm

100204 KA – PACTE  transcription d’observations au cours d’un petit-déjeuner de travail

 

  « La mission du Pacte – assurer la transparence en conciliant les impératifs économiques et priorités environnementales et sociales – se justifie autant aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Nous avons tous intérêt à faire en sorte que les affaires prospèrent dans le monde entier – en particulier dans les pays les plus pauvres où, contrairement à la croyance populaire, le problème ne vient pas des entreprises mais de leur absence. »

 

  « Si une masse critique de dirigeants d’entreprise adoptent ces principes universels, les marchés mondiaux seront alors plus stables et moins exclusifs, grâce à la mise en place de repères sociaux et environnementaux particulièrement nécessaires. »

  « Au niveau des organisations, … nombre d’entre elles ont découvert qu’agir ainsi était commercialement rentable. Elles ont amélioré leur image, attiré et conservé du personnel qualifié et tiré des leçons utiles quant à l’évaluation et la gestion des risques. »

  « Je suis convaincu que ces dernières années nous avons montré que nous étions attachés à la mission fondamentale du Pacte, en tant qu’initiative volontaire accordant la priorité à la découverte de solutions concrètes. …Il s’agit d’avancer grâce au dialogue, à l’apprentissage et à des projets. Cette priorité exclusive accordée à l’aspect concret n’est pas toujours facilement comprise par ceux dont la profession est d’interpréter les nuances des mots. Mais je sais que les dirigeants d’entreprise comprennent l’importance de l’action. »

 

« il nous faut poser quelques questions délicates :

–     Les performances des entreprises peuvent-elles aider à surmonter les insuffisances des pouvoirs publics?

–     En quoi les performances des entreprises peuvent-elles avoir une influence positive sur la conception des politiques à suivre par les gouvernements?

–     De quelle façon pouvons-nous généraliser les solutions prometteuses et parvenir à un plus grand changement systémique?

–     Comment amener le monde des finances à se joindre à nous et admettre qu’un attachement à une évolution positive peut réduire les risques?

–     Dans quelle mesure devons-nous modifier la mission et le fonctionnement du Pacte afin de rendre notre entreprise plus efficace?

Il ne s’agit là que de quelques questions sur lesquelles j’apprécierais de connaître votre avis. Je me réjouis à l’avance des discussions que nous allons avoir. »

réunion au sommet sur le Pacte le 24 juin de cette année au Siège des Nations Unies »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2620.doc.htm

200104 CS – débat réconciliation justice processus de paix

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGSHC642.doc.htm

4113 3me – « Les pays en développement et en transition ont exposé leurs difficultés à faire face à un nombre important de réfugiés sur leur territoire …  La plupart des délégations ont reconnu que le rapatriement volontaire, appuyé par une aide au retour, constitue une solution durable au problème, requérant cependant un partage international du fardeau et une assistance financière et technique de la communauté internationale, notamment en matière d’infrastructures et de déminage. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGEF452.doc.htm

C’est le lien et l’interdépendance entre secours d’urgence et développement qui créent un point d’entrée pour le PNUD dans les processus de résolution de conflit et de consolidation de la paix … C’est dans ce contexte, a-t-il précisé, que le PNUD a créé un Bureau de la prévention des crises et de la reconstruction, en vue de mettre le développement au service de la consolidation de la paix dès la mise en œuvre des premières mesures visant à rétablir la paix. Le PNUD fournit un large éventail de services pour appuyer la mise au point de stratégies de prévention des crises et de reconstruction, en cherchant à fournir une réponse prévisible aux pays qui traversent des crises ou qui sortent d’un conflit, tout en maintenant suffisamment de souplesse pour faire face aux défis qui peuvent se poser dans des situations spécifiques, a dit M. Malloch-Brown.  Illustrant la contribution du PNUD à la résolution des conflits et à la reconstruction, il a attiré l’attention de la Commission sur l’approche «armes contre développement» mise en place en Albanie, et qui, grâce à des mesures d’incitation au niveau des communautés locales, a réussi le pari de la collecte et de la destruction d’armes qui ont alimenté le conflit dans cette région.  «Plus de 14 000 armes illégales ont ainsi pu être collectées et détruites» a-t-il précisé. L’Administrateur du PNUD a aussi insisté sur l’importance des mesures de désarmement, de démobilisation et de réintégration des anciens combattants.  Il a jugé que le partenariat que le PNUD a su mettre en place avec le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) et la Banque mondiale sur les programmes «4R», à savoir le rapatriement, la réintégration, la réhabilitation et la reconstruction, a joué un rôle vital dans la consolidation de la paix.  Il a ensuite présenté l’«Initiative LICUS» de la Banque mondiale pour les pays sortant d’un conflit comme un autre exemple de l’attention croissante que la communauté internationale accorde aux pays en crise ou sortant d’un conflit.  Cette Initiative vise, en effet, à améliorer la fourniture des services de base dans les zones affectées par les conflits.

 

En ce qui concerne l’avenir, l’Administrateur du PNUD a appelé l’attention de la Commission sur l’inadéquation des ressources humaines et financières dont dispose le Bureau de la prévention des crises et de la reconstruction.  Il faudrait disposer de suffisamment de moyens pour pouvoir agir et véritablement répondre aux besoins, a-t-il indiqué, en soulignant qu’à défaut d’une opération efficace, on courait le risque d’une reprise des conflits.  L’Administrateur du PNUD a ensuite jugé important de renforcer les capacités d’analyse, afin de pouvoir élaborer des politiques fondées sur des informations précises.  Il faut disposer de «muscles économiques» dès le début de la phase fragile qui prévaut lors de la sortie de conflit, et mettre à la disposition de l’opération planifiée la totalité des ressources dont elle a besoin pour réussir, a-t-il souligné.

 

Les efforts de consolidation de la paix sont toujours efficaces lorsqu’ils sont fondés sur une approche multilatérale et non partisane, a indiqué l’Administrateur du PNUD avant de venir à la question des ressources.  Lorsque des accords de paix fragiles sont conclus, il faut rapidement agir, a-t-il dit en regrettant que trop souvent, les ressources disponibles soient insuffisantes ou parviennent trop tard.  Il a convenu que le PNUD est obligé de détourner certaines de ses ressources de base, tout en rassurant les délégations sur la discipline qui prévaut quant à l’affectation de ces fonds.  Ces ressources, a-t-il dit, sont toutes destinées aux activités de soutien à la transition et au développement.  Mais pour éviter de telles manipulations budgétaires, a-t-il souhaité, les appels de fonds devraient être lancés avant le lancement des opérations et non pas après.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGSHC641_debatencours.doc.htm

3113 3me – HCR  « M. Lubbers a souligné que la fonction première du HCR était de protéger les réfugiés mais que la portée de son action était bien plus large.  Les programmes du HCR répondent aux besoins de populations victimes de violences et de persécutions comme les personnes rapatriées, les demandeurs d’asile, les apatrides et les personnes déplacées à l’intérieur d’un pays.  Dans de nombreux conflits, a-t-il fait observer, les personnes qui fuient en restant à l’intérieur de leur propre pays sont plus nombreuses que celles qui traversent des frontières internationales.  Si c’est au gouvernement du pays concerné qu’il incombe au premier chef de protéger et d’assister ces personnes, les autres organisations, y compris le HCR, ont un rôle déterminant à jouer en la matière.  Tout en soutenant la démarche concertée et le rôle du Coordonnateur des secours d’urgence à cet égard, M. Lubbers s’est dit préoccupé par le caractère ad hoc de la coordination et a insisté sur la nécessité de renforcer cette approche afin d’améliorer la rapidité d’action et la division du travail entre les institutions.  Le Haut Commissaire a également souligné l’importance de chercher de manière systématique à trouver des solutions durables à la situation des réfugiés dès le début des crises.  A cet égard, il a précisé que le Cadre pour des solutions durables mis au point par le HCR comportait trois volets dont la fourniture aux réfugiés d’une aide au développement, la mise sur pieds de programmes «4R» à destination des rapatriés et des personnes déplacées intégrant rapatriement, réintégration, réhabilitation et reconstruction, et la mise en oeuvre de stratégie d’intégration sur place (DLI). »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGEF451_(en_cours).doc.htm

3113 2me –  « le Secrétaire général de la CNUCED a souligné le potentiel de la coopération Sud-Sud.  Faisant, dans ce cadre, l’éloge du système d’échanges multilatéral comme «une protection contre l’arbitraire», il a insisté sur le fait que rien ne pouvait remplacer un tel système d’échanges multilatéraux pour la mise en place d’un un système ouvert et non discriminatoire.  Par nature, s’est expliqué le Secrétaire général, les accords bilatéraux et régionaux se fondent sur la discrimination. »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGJ407.doc.htm

3113 6me – «  la question de la fragmentation du droit international … Le Groupe d’étude …noté la nécessité d’éviter d’établir une hiérarchie entre les normes de différentes origines, ainsi que le principe d’établir une distinction entre la perspective institutionnelle, fragmentation des sources du droit international et la perspective substantielle, fragmentation des solutions retenues par les différents opérateurs juridiques.  M. Candioti a indiqué que le Groupe d’étude entendait centrer ses travaux sur la cohérence substantielle, relevant trois modalités de conflits: entre différentes conceptions ou interprétations des principes généraux du droit international; entre le droit général et un droit spécial revendiquant sa propre indépendance par rapport au droit général; et entre deux branches du droit spécial. »  

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/CIJ626.doc.htm

31103 CIJ - M. Shi.  " la Cour jouit d'une reconnaissance universelle pour son rôle en matière de règlement, par l'autorité de la justice et du droit international, des différends interétatiques, comme l'atteste le grand nombre d'affaires inscrites à son rôle",

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AG1440.doc.htm

29103 AG – débat cohérence monétaire « le Pr. Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie et ancien économiste en chef de la Banque mondiale, a défini l’investissement comme le principal outil de création d’emplois quand les pays créent un cadre favorable à de faibles taux d’intérêts et à la disponibilité des capitaux »

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGEF447.doc.htm

24102 2me – « réforme de l’architecture financière internationale et de la crise de la dette »

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGEF444.doc.htm

22103 2me - Système financier international et développement  Crise de la dette extérieure et développement

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AGEF437.doc.htm

15103 – 2me comm - Joseph Stiglitz "Opportunités de croissance économique et la future coopération en matière de développement"

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SOC4631.doc.htm

3/10/3 Rapport sur la situation sociale dans le monde, 2003

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/ECOSOC6078.doc.htm

2773 rapport du haut commissaire aux droits de l’homme

 

« il est rappelé que l'appel que le Secrétaire général a lancé en 1997 en vue de la prise en compte des droits de l'homme dans les programmes et activités de tous les organismes des Nations Unies a été très largement suivi d'effets. 

  Les organismes et programmes des Nations Unies y ont donné suite selon une approche à trois volets: 

a) retenir de plus en plus l'approche fondée sur les droits de l'homme pour la programmation de leurs propres activités de base; 

b) mettre au point des projets relatifs aux droits de l'homme dans le cadre de leurs compétences; 

c) intégrer les droits de l'homme à la coopération inter-institutions.  

Cependant, malgré les importantes avancées obtenues dans certains domaines, ce processus n'a pas encore donné tous ses fruits. »

 

 

 

 

 

22 Juin 2004 rencontre débat organisée par le groupe de réflexion de la Commission française
pour l'UNESCO "culture de la paix" sur le thème :


"Comment les ONG, la société civile peuvent-elles contribuer au règlement des conflits? Des initiatives locales au pacte de Genève : rôles, limites et devenir..."

le mardi 22 juin 2004, salle IV de l’UNESCO ( 125, avenue de Suffren)

 

 10 h à 13 h

    • René ZAPATA, Directeur de la planification du programme, du suivi et des rapports de l’UNESCO,
    • Alain JOXE, Directeur d’études à l’EHESS
    • Michèle GUILLAUME-HOFNUNG, Professeur, responsable du module médiation du Master « Diplomatie » Universités Paris XI et La Sagesse Liban

- les ONG et le processus de médiation dans la construction de la paix

Modératrice : Agnieszka Slosarska, journaliste

 14h30 à 17 h

    • Bernard DORAY, Psychanalyste

- Culture de la paix : resymbolisation 

    • Lionel POURTAU, Sociologue

- Les ONG en temps de guerre, du bon usage des effets secondaires 

Modératrices : Arielle Denis et Agnieszka Slosarska

et la participation au débat des membres du groupe de travail : Michel CIBOT et Jean RIDOUX.



Janine d'Artois - Chargée de mission
Commission française pour l'UNESCO

 

 

 

 

 


Paix quelle stratégie  - selection récente de communiqués de presse