ecosoc 2005 onu XXI

ECOSOC 2005  ONU XXI Nations Unies 60 -  http://membres.lycos.fr/afnulorraine  

PAGE ACCUEIL   -   Nations Unies 2003  - Nations Unies 2004 - Nations Unies 2005 - Nations Unies 2006 - Nations Unies 2007

ESSAI de SYNTHESE  -  ECOSOC 2005 


PLAN

Introduction

rapport semestriel des Nations Unies intitulé « World Economic Situation and Prospects ».  

Kofi Annan

Munir Akram

Voix contre la pauvreté

Concertation de haut niveau sur les politiques

réformes portant sur le fonctionnement des activités de développement de l'ONU

progrès accomplis, obstacles à surmonter et chances à saisir dans le cadre de la réalisation des ODM

réalisation des objectifs de développement et suite donnée aux grandes conférences organisées par les Nations Unies

l’emploi pour la croissance

ONU catalyseur du progrès et du changement

contribution des examens décennaux au sommet de 2005

déclarations

 


Introduction

 

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a conclu aujourd’hui son débat de haut niveau, sans toutefois adopter de déclaration ministérielle, laquelle devait être transmise aux participants au Sommet de septembre 2005.  

M. MUNIR AKRAM (Pakistan), Président du Conseil économique et social (ECOSOC) s’est proposé, à la place, de préparer un résumé des délibérations qui ont eu lieu ces trois derniers jours en plénière, dans les groupes de discussion ainsi que dans les tables rondes.

Selon lui, les Objectifs du Millénaire pour le développement et les textes issus des grandes conférences et sommets organisés par les Nations Unies constituent un agenda du développement complet pour la communauté internationale.  Il est clair... que les grands défis auxquels nous sommes confrontés ne sont pas liés à la conception mais à la mise en œuvre de cet agenda. 

Il s’est en outre félicité d’un nouvel esprit, celui de la responsabilité partagée, manifestée notamment par l’Union européenne... et  par le G-8, qui a annoncé l’annulation de la dette extérieure des pays les plus endettés.  Nous devons préserver ce nouvel esprit ... pour que soient adoptées des décisions historiques

 M. Akram s’est fait en outre l’écho du sentiment général selon lequel l’ECOSOC a redécouvert son rôle en tant qu’organe central des Nations Unies pour la promotion du développement économique et social. 

 

rapport semestriel des Nations Unies intitulé « World Economic Situation and Prospects » 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECO90.doc.htm 29/06/2005


NEW YORK, 29 juin -- Après une année marquée par sa plus forte croissance depuis le début du siècle, l’économie mondiale perd de son élan, avec un taux qui se situerait autour de 3% pour 2005 et 2006, contre 4% pour l’année précédente, selon le rapport ...  

Toutefois, le rapport révèle la forte croissance des régions en développement, qui a atteint 6,6% en 2004 et devrait dépasser 5% en 2005 et 2006.  « Cette tendance ouvre des perspectives vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) »...

Selon le rapport, les perspectives demeurent dans l’ensemble favorables aux pays en développement, mais l’économie mondiale affronte de nombreux vents contraires: des déséquilibres régionaux grandissants; le relâchement des politiques d’incitation de ces dernières années; et la hausse du coût des ressources énergétiques et des matières premières.

Le rapport insiste par ailleurs sur l’importance cruciale d’atteindre les objectifs que s’est fixée la communauté internationale dans les domaines de l’aide au développement, de l'allègement de la dette et de l’ouverture des marchés, particulièrement aux pays les plus pauvres.

 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM9970.doc.htm

290605 KA - ECOSOC

"... L’économie mondiale demeure robuste...  la croissance a été dynamique dans beaucoup de pays en développement et de pays en transition... Ces tendances sont encourageantes. Mais il n’est pas garanti qu’elles se maintiendront....

Qui plus est, le plus difficile reste à faire: transformer la croissance en un moteur de développement pour tous... la croissance économique est nécessaire, mais pas suffisante...

Le Sommet mondial offre une occasion comme il ne s’en présente que rarement de donner un coup de fouet aux efforts de réalisation des objectifs du Millénaire. Il nous offre aussi une chance ... de régler les grands problèmes qui se posent, en particulier des problèmes aussi fondamentaux que l’écart entre riches et pauvres, qui ne cesse de se creuser, l’inégalité des sexes, et le manque de participation des pays en développement à la gestion de l’économie mondiale.

Aujourd’hui, il y a une lueur d’espoir... Mais... Nous savons bien que les pays en développement subissent plus que leur part des conflits armés, de la prolifération des armes de petit calibre et des violations des droits de l’homme...

en cas de faillite des régimes mis en place pour maîtriser la prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques... étant donné ce que coûterait la course aux armements, il y a fort à parier que plus de ressources encore seraient détournées des activités de développement. 

De plus, si une arme nucléaire était effectivement utilisée, les effets sur l’ensemble de l’économie mondiale seraient catastrophiques...

Mon rapport met notamment l’accent sur les liens entre ces différents éléments. 

L’espoir que je nourris est que les États Membres se rendront compte que pour amener les autres à coopérer sur les questions auxquelles ils accordent le plus d’importance, ils doivent eux-mêmes faire preuve de bonne volonté au sujet des questions que les autres jugent prioritaires. 

C’est ensemble et simultanément que nous devons avancer sur les trois fronts du développement, de la sécurité et des droits de l’homme.

 

Le Sommet mondial de 2005 est aussi l’occasion de renforcer le Conseil économique et social.

Principal organe d’élaboration des politiques de développement et de coordination de ces politiques, le Conseil a de nombreux atouts. 

- Il est bien placé pour favoriser une approche intégrée du développement. 

- Il est le seul organe habilité à coordonner les activités des organismes des Nations Unies et à traiter avec les organisations non gouvernementales, qui sont pour nous des partenaires de plus en plus importants.

- Avec son réseau de commissions techniques et régionales, il a d’importants moyens à sa disposition. 

Sa principale mission, aujourd’hui, est de veiller à ce qu’il soit donné effet aux engagements pris, dans le domaine du développement, aux conférences et réunions au sommet qui se sont tenues sous l’égide des Nations Unies ces 15 dernières années...

Trois dimensions interdépendantes de ce travail de mise en œuvre... C’est dans cet esprit que j’ai invité le Conseil à ...

Premièrement, ... faire converger les axes de mise en œuvre...  - des sessions d’évaluation au niveau ministériel. ... annuellement...

Si toutes les parties intéressées participent activement, ces sessions pourront entretenir la dynamique... pour que nos bilans périodiques débouchent sur des mesures concrètes qui se renforcent les unes les autres. 

Deuxièmement, ... établir un lien beaucoup plus systématique entre les débats d’orientation et les activités opérationnelles sur le terrain... - tenir deux fois par an un forum de haut niveau sur la coopération au développement...

Nous avons besoin d’un lieu d’échange, de rencontre, de rassemblement où se réunissent tous les acteurs du développement et où tous les aspects de la coopération au développement puissent être étudiés du point de vue de leur logique et de leur cohérence, et dans l’optique de déterminer s’ils cadrent avec les politiques préconisées et sont de nature à donner, à long terme, des résultats concrets au niveau des pays... 

Troisièmement, ...  faire face aux menaces et aux défis dans le domaine économique et social avec toute la diligence que nous mettons à réagir aux problèmes de paix et de sécurité... nos interventions doivent être axées non seulement sur les secours d’urgence, mais aussi sur le développement en général...

Qu’il s’agisse d’un tsunami en Asie, d’une famine en Afrique ou d’une crise de la dette en Amérique latine,... Nous ne pouvons prédire l’avenir, mais nous pouvons et devons nous y préparer en mettant en place des systèmes d’alerte rapide efficaces et en créant une véritable culture de la prévention. 

 

Ces tâches aussi sont des tâches de coordination que le Conseil est bien placé pour exécuter...

- rendre le Conseil plus souple et plus dynamique, et donc plus utile à ceux qui comptent sur lui pour orienter leur action... que le Conseil se réunisse rapidement quand il se produit des événements qui risquent de compromettre les progrès du développement.

- J’ai aussi invité le Conseil à resserrer ses liens avec le Conseil de sécurité pour pouvoir traiter plus systématiquement des aspects économiques et sociaux des conflits. 

- j’ai suggéré qu’il collabore de près avec la Commission de la consolidation de la paix dont j’ai proposé la création, afin de cimenter les résultats des efforts qu’il déploie depuis des années pour sensibiliser le monde aux problèmes économiques et sociaux particuliers qui se posent au sortir d’un conflit.

 

Les États Membres ont certes des divergences de vues, mais il me semble qu’ils devraient pouvoir se mettre d’accord sur beaucoup des grandes questions, notamment celles qui concernent directement le Conseil économique et social...

 


http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECOSOC6155.doc.htm

290605 ECOSOC 

Déclarations liminaires

M. MUNIR AKRAM (Pakistan), Président du Conseil économique et social (ECOSOC), a rappelé la vision qui animait cette session: il s’agit de travailler à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et à tous ceux définis par les conférences de Doha, de Monterrey, Johannesburg et ailleurs...

l’interaction au printemps entre l’ECOSOC, les institutions de Bretton Woods, la CNUCED et l’Organisation mondiale du commerce (OMC)... a permis d’identifier les politiques nécessaires pour la mise en œuvre pour progresser vers la réalisation des objectifs pour le développement. 

 Il a salué la participation à ces débats de décideurs des gouvernements, des organisations internationales et des institutions régionales tout comme de la présence de ceux de la société civile et du secteur privé qui permettront à cette réunion de formuler de nouvelles idées et propositions dans l’intérêt de la réalisation des OMD...

 


VOIX CONTRE LA PAUVRETÉ

M. JOSEPH STIGLITZ, prix Nobel d’économie 2001 et professeur d’économie et de finances à l’Université Columbia à New York, ... a mis l’accent sur trois domaines sur lesquels la communauté internationale devrait se concentrer, à savoir: le commerce, la stabilité financière mondiale, et des moyens de financement novateurs...

commerce ... un régime commercial équitable favorable au développement... fournirait aux pays en développement des ressources bien supérieures aux objectifs de l’aide publique au développement...   

stabilité financière internationale ... Il a invité le Fonds monétaire international (FMI) à lancer une initiative pour que les risques liés à l’instabilité financière soient assumés par les pays développés responsables de cette instabilité marquée par les fluctuations des taux de change et d’intérêt.  Il a invité la communauté internationale à réfléchir à un nouveau système de réserve mondiale...

moyens novateurs de financement du développement... il a proposé que l’on mette en place un système de rémunération pour la préservation des forêts et contre leur exploitation, compte tenu de leur importance dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

 

M. JUAN SOMAVIA, OIT ... a expliqué que l’OIT bénéficiait d’une vision réaliste puisqu’en plus des gouvernements, les travailleurs sont représentés dans ses organismes de décisions et qu’elle possède des liens réels avec la société civile...  

Il a notamment souligné 

- la nécessité d’une protection sociale

- d’une prise en considération de la voix des travailleurs et 

- de la mise en place d’un climat favorable aux entreprises et à la créativité... 

- l’importance de la création d’emplois ... la croissance n’étant pas forcément créatrice d’emplois... 

Les acteurs de la société civile veulent des possibilités et des opportunités, non pas de la pitié ou de la charité... 

Il faut une réaction mondiale en plus des actions nationales... il a estimé que dans ce domaine l’ECOSOC pouvait pleinement exercer son rôle de coordination ... se disant convaincu qu’accorder une importance plus grande au travail permettra de réaliser les OMD et contribuera à la sécurité nationale...  

M. ANTÓNIO GUTERRES, HCR ...  

a regretté que les stratégies nationales mises en place en vue de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement n’évoquaient pratiquement jamais les personnes déplacées...

 ces personnes ne jouissent pas de leurs droits les plus fondamentaux et ne profitent pas des efforts combinés visant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. 

 L’accès est une dimension essentielle des Objectifs du Millénaire pour le développement...

 les voix de tous les groupes devaient être écoutées et reconnues.  

Fournir une assistance humanitaire qui sauve des vies ne pourra continuer sans une stratégie de développement efficace.. l’assistance humanitaire doit permette de jeter les bases pour assurer un développement à long terme et réaliser les Objectifs du Millénaire...

Des millions et des millions de personnes sont exclues de la société, ont fui leur foyer, sont victimes de discrimination, sont apatrides... Face au courage et à la volonté de survivre des personnes sans voix, nous devons tenir nos promesses...



 

CONCERTATION DE HAUT NIVEAU SUR LES POLITIQUES

 

M. JOSÉ ANTONIO OCAMPAO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales des Nations Unies, ... a précisé que le commerce international avait augmenté de 11% en 2004, et devrait à nouveau augmenter de 8% en 2005...    le transfert net de ressources financières des pays en développement vers les pays développés est passé de 270 milliards de dollars à 350 milliards entre 2003 et 2004... prix du pétrole... déficit des États-Unis va dépasser les 700 milliards en 2005...

 Il a souligné la nécessité d’une coordination internationale visant à corriger les déséquilibres financiers...

 

M. SUPACHAI PANITCHPAKDI, OMC ...  a rappelé que les 148 membres de l’OMC travaillaient à conclure le Cycle de Doha ... que pour la première fois, les pays développés étaient sur le point de s’engager à réduire les subventions et les mesures nationales qui sont une distorsion aux lois du marché, ce qui serait un progrès sans précédent... il a estimé que les PMA devait avoir un accès en franchise et hors quota aux marchés, soulignant également l’importance d’un accord pour leur entrée à l’OMC...

Il a notamment insisté sur la volonté partagée de donner un rôle plus défini aux pays en développement, et particulièrement aux pays les moins avancés...  

Concernant la situation commerciale internationale actuelle.. 

Pour la première fois en 50 ans, la part des pays en développement a atteint 31% du commerce mondial, ...  notant que même la part des PMA avait augmenté...

l’économie des États-Unis, dont le déficit commercial est équivalent à 7% des échanges mondiaux...

la réduction de ce déficit provoquerait aussi un ralentissement dans le développement commercial mondial ... cette question devait donc être abordée en prenant en considération ces conséquences négatives... 

 

M. CARLOS FORTIN, CNUCED a affirmé que les 18 derniers mois avaient constitué une bonne période pour le développement et la coopération internationale en faveur du développement.  De même, a-t-il ajouté, des mesures importantes ont été prises pour créer un environnement international susceptible de soutenir les efforts des pays en développement.  

en outre ... un modèle de développement qui génère l’inégalité n’est pas seulement politiquement et socialement instable, mais également économiquement moins efficace qu’un modèle plus égalitaire.  C’est l’inégalité, plus que la pauvreté absolue, qui entraîne la révolte sociale, la violence et même le terrorisme...

si les gouvernements nationaux étaient en mesure de contrôler leurs propres destinées de développement, ils pourraient être capables d’utiliser une série d’instruments politiques visant à mettre en œuvre les stratégies de développement qu’ils ont choisies...

Nous avons besoin de stratégies de développement qui accélèrent l’investissement et la croissance ... il faut augmenter les ressources nécessaires, en particulier doubler l’aide publique au développement en faveur des pays de l’Afrique subsaharienne...

La grande majorité des pays africains sont en deçà des 7% de croissance requis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement...

 

M. JEAN-LOUIS SARBIB, Banque mondiale et Chef du Réseau du développement humain, ... a indiqué que le 

Rapport de suivi mondial 2005 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) 

avait estimé que des avancées plus rapides pourraient être effectuées si les pays pauvres et les donateurs adoptaient une série de mesures clefs.  

Ainsi, il a énuméré le rôle de 

- appropriation nationale des efforts de développement 

- amélioration du climat pour parvenir à une croissance menée par le secteur privé 

- nécessité de fournir rapidement des services humains élémentaires, 

- éliminer les barrières au commerce

- doubler l’aide au développement dans les cinq prochaines années. 

 

M. Sarbib a également souligné les obstacles majeurs auxquels se heurte la mise en œuvre des OMD. 

il a affirmé qu’il était essentiel d’adopter des stratégies pour fournir plus de personnel dispensateur de services qualifié, médecins, infirmières ou instituteurs.  

De plus, il a soulevé le besoin d’assurer un financement durable ainsi que d’améliorer la gouvernance et de rendre des comptes afin que les ressources soient utilisées efficacement pour la fourniture de services.

Il a particulièrement insisté sur le rôle de l’éducation primaire pour casser le cycle de la pauvreté, citant l’exemple de l’Initiative « Éducation pour tous », lancée en 2002.  Selon lui, cette initiative prouve qu’avec une vision politique et la volonté d’agir, on peut améliorer la vie des jeunes, citoyens les plus nécessiteux du monde.  

Il a déclaré que les pays riches devaient maintenant respecter leurs engagements concernant l’aide, le commerce, et l’allègement de la dette alors que les pays en développement, surtout l’Afrique sub-saharienne, devaient mieux faire en terme de gouvernance et d’utilisation efficace de l’aide. 


M. REINHARD MUNZBERG, Représentant spécial du FMI auprès des Nations Unies, ... s’est dit heureux de constater que l’augmentation du prix de pétrole n’avait pas eu de conséquence sur l’inflation, même si la volatilité des marchés pétroliers pose des risques accrus... 

Le FMI... continuera à soutenir les pays à faibles revenus en leur accordant des prêts à des taux préférentiels.  Il a insisté sur l’importance de la réduction de la dette en précisant que l’Initiative en faveur des pays très endettés (PPTE) avait permis de réduire de manière significative la dette de 27 pays. 

 Le FMI assiste également les pays les plus démunis à faire face aux vulnérabilités liées au commerce et continuera de leur fournir une assistance technique dans ce domaine.  


Dans le cadre de remarques supplémentaires, 

la représentante de l’UNESCO  

a souligné l’importance du capital humain et a estimé qu’on ne parlait pas assez de l’éducation.  Les pays en développement ont pourtant besoin d’une capacité adéquate d’absorption de l’aide ... en demandant plus d’investissement dans l’éducation à tous les niveaux.  

 

La représentante de l’OMS a fait écho à ces propos sur le capital humain, déclarant que les initiatives pour le développement ne pouvaient être appliquées sans ce facteur.  Elle a aussi plaidé pour une approche plus concertée de la part de tous les acteurs

M. Stiglitz ... 

On a besoin d’une croissance plus rapide, ...  mais l’économie ne peut croître en ne créant pas les emplois dont on a besoin.  

Cette situation serait de nature à créer une grande instabilité de l’économie mondiale... 

M. Stiglitz ...

a mis l’accent sur l’imprévisibilité des taux de change.  L’économie des États-Unis se porte assez bien mais sa vaste dette est financée par des taux d’intérêt bas, ... ce qui pose des problèmes importants pour l’économie mondiale.  

Il a également rappelé que les problèmes politiques européens avaient eu pour conséquence de renforcer le dollar. 

le représentant de la Banque mondiale  

a insisté ... sur les infrastructures de commercialisation et de transport ferroviaires et aériens qui permettront d’exporter les produits manufacturés.  

Il a loué les conclusions de la récente réunion de Paris sur la nécessité pour les pays riches de garantir des sources de financement prévisibles et durables.  Il faut maintenant une volonté politique qui permettra de transformer les engagements en réalité.


le représentant de l’OMC a estimé que les pays en développement qui n’ont pas les capacités de production pour fabriquer les médicaments à partir de leurs propres savoirs doivent pouvoir se les procurer à des prix raisonnables lorsqu’ils sont produits à l’extérieur.  

le représentant de la CNUCED a invité l’ECOSOC à se concentrer sur les liens entre le développement, la sécurité et les droits de l’homme...

 


 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECOSOC6162.doc.htm

dialogue sur les réformes portant sur le fonctionnement des activités de développement de l'ONU...

".M. JOSE ANTONIO OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales ... agir en faveur du développement permettra au système de relever plusieurs défis. 

Le système doit d’abord assurer une appropriation nationale des actions des Nations Unies.  

Toutes les composantes du système doivent être mobilisées au service du développement et il faut notamment améliorer les efforts opérationnels en coopérant avec les éléments du système qui détiennent des capacités d’analyse.  

En outre, les acteurs extérieurs comme la société civile et le secteur privé doivent être mobilisés plus systématiquement.  Enfin, les Nations Unies doivent étudier la manière d’œuvrer au développement pour assurer la stabilité des pays après un conflit..."

 

M. BRUCE JENKS, Administrateur assistant et Directeur du Bureau des ressources et des partenariats stratégiques du PNUD ... 

Les Nations Unies ont prouvé qu’elles étaient à même de fournir une importante contribution en ce qui concerne le Cadre de stratégie de réduction de la pauvreté  (PRSP), car il est nécessaire de disposer de capacités analytiques pour pouvoir prendre des décisions politiques...

il a jugé centrale la question de l’appropriation, en raison du très grand pouvoir de rassemblement dont jouissent les Nations Unies...  

Nous sommes au service des gouvernements et il est donc nécessaire de déterminer leur vision concernant le rôle des Nations Unies d’ici à 10 ans ...

Le but n’est pas d’accroître ces ressources car les Nations Unies ne sont pas une banque et ne pratiquent pas le financement.  

Elles ne doivent donc pas se sentir menacées par la montée en puissance des banques et des organismes de financement ... il faut ...  parvenir à un équilibre entre ressources de base et autres ressources, ce qui est compatible avec la croissance d’autres organisations..."

 

"M. ATLE LEIKVOLL, Vice-Secrétaire général au développement international, du Ministère des affaires étrangères de la Norvège...  si l’on a en effet progressé, un long chemin reste à parcourir.  

Nous avons trop tendance à mettre l’accent sur les processus et pas assez sur les résultats...  Il faut, a-t-il expliqué, donner davantage d’autorité au coordonnateur résident, tout en conservant sa flexibilité... Selon lui, la création de bureaux des Nations Unies présente l’avantage d’un regroupement des ressources sur le plan économique, mais aussi de la cohérence et de la mise en oeuvre des activités..."

 

"M. JEAN-MICHEL SEVERINO, Directeur général de l’Agence française de développement (AFD)... a ... affirmé qu’il était urgent de définir la valeur ajoutée des Nations Unies afin de mobiliser les bailleurs de fonds qui, ainsi, alloueront des ressources à l’ONU plutôt qu’à ses concurrents...

Abordant la question des stratégies de pays, il a affirmé que celles-ci ne pourraient convaincre si elles ne sont pas appuyées par une équipe interinstitutions au sein de l’ONU et validées par l’ensemble du système des Nations Unies.  Ces stratégies doivent être validées politiquement, a-t-il insisté, comme c’est le cas à la Banque mondiale et il faut réfléchir aux modalités de cette mesure..."

 

"...  Dans ses remarques de clôture, le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales a reconnu que le domaine des Nations Unies s’était rétréci par rapport à celui des banques...  Dans le même temps, les Nations Unies ont démontré leur force, à commencer par leur capacité unique de rassemblement.  Elles sont également uniques de par leur capacité normative, et elles organisent des conférences internationales importantes... De plus, l’appropriation des stratégies par les pays en développement découle de la capacité à effectuer un choix parmi des idées très diverses.  

L’ONU défend l’idée qu’elle a des atouts lui permettant de travailler dans le cadre du développement, ce qui lui a permis de forger des partenariats  avec les banques et de travailler en collaboration avec les institutions de Bretton Woods.

Cependant, il reste des défis à relever.  

Premièrement, le concept d’appropriation nationale présente toujours des difficultés pour toutes les agences de coopération.  Les Nations Unies continuent à travailler sur la base de l’offre, car travailler sur la base de la demande impliquerait une initiative des États Membres.  

Deuxièmement, le renforcement des capacités nationales constitue une question fondamentale, car elle est la condition préalable au fonctionnement de la coopération.  

Troisièmement, le système des Nations Unies est confronté à la fragmentation...  Celle-ci se doit de laisser place à une culture de coopération accrue.  Cependant, les gouvernements ont besoin d’une coopération spécifique, et les Nations Unies doivent donc travailler en tant que système tout en répondant aux besoins divers émanant des pays...

De même, il faut déterminer comment les institutions appuient les processus nationaux.  La société civile critique souvent les Objectifs du Millénaire pour le développement, ... car elle leur reproche d’être axés sur les donateurs...

Par ailleurs...  il a jugé nécessaire de s’interroger sur le lien existant entre les engagements pris par les pays dans le cadre des grandes conférences internationales, et ce qu’ils font ensuite sur le terrain...  "

 

M. PETER ANYANG’ NYONG’O, Kenya, ... a estimé que l’alignement du cadre d’assistance des Nations Unies sur les plans nationaux était essentiel.  Il a souhaité une participation et une contribution de tous les organismes des Nations Unies pour mieux répondre aux défis dans tous les domaines...

Les ressources libérées par l’annulation de la dette ne seront guère utiles si elles ne sont pas dirigées vers des projets visant la réalisation des OMD... 

Soulignant l’importance de la participation de tous, élément essentiel pour le renforcement des capacités nationales, il a indiqué qu’il était important de procéder à une appropriation nationale des OMD. 

 

Mme CARMEN EUGENIA OLIVA DE RODRIGUEZ, Guatemala, ... 

il faut permettre aux organismes de planification d’identifier les créneaux idéaux pour contribuer à la construction du développement...

mise en œuvre ... souple.  

affecter une grande partie des ressources au renforcement des capacités nationales

pays à revenu intermédiaire ... cette classification repose sur le seul critère du revenu par habitant, ce qui n’est pas acceptable

 

M. ROLANDO TUNGPALAN, Philippines,... l’intégration de procédures simplifiées d’évaluation est une question à traiter ... jugeant nécessaire de prendre en considération sa pertinence et les coûts. 


M. FRANS ROSELAERS, OIT ... a ... souligné l’expérience de réseaux de l’OIT qui coopère, au-delà des entités gouvernementales, avec des organisations de travailleurs et d’employeurs.  L’OIT, a... acquis une grande expérience du dialogue social qui peut être utile dans le contexte de l’appropriation nationale de la planification et de l’application des projets de développement.  

De plus... les compétences accumulées dans des domaines divers, dont les revenus, la productivité, la protection sociale ou des droits du travail ... pourrait être utilisé par les législateurs et les décideurs ainsi que pour le renforcement des capacités au niveau local.  

Enfin ... il a insisté sur la spécificité de chaque institution tout en reconnaissant les liens entre elles et l’importance de la coopération pour le développement.

 

Mme SIGRID KAAG, UNICEF,...  Tous les partenaires reconnaissent que nous avons été auparavant trop introvertis...  

les Nations Unies ont... un rôle crucial à jouer pour s’assurer que les questions de droits reçoivent l’attention qu’elles méritent dans le cadre d’une vision holistique à long terme... elle s’est déclarée préoccupée par le problème de la marginalisation et du manque de justice sociale...

  Notant par ailleurs que le Consensus de Monterrey constituait une sorte de relation triangulaire entre les Nations Unies, les bailleurs de fonds et les pays récipiendaires de programmes, elle ... a précisé que les Nations Unies et les institutions de Bretton Woods avaient en effet un rôle particulier à jouer de concert..."

 

M. PETER MERTENS, OMS, ... 

on a tendance à tout morceler pour mieux traiter chaque question, et chaque thème catégorisé devient une sorte de projet autonome.  

Il a ensuite affirmé ... que le système des Nations Unies devait les aider avant tout à renforcer leurs capacités nationales, ce qui implique des relations étroites... Du point de vue systémique, l’OMS a fait siens les principes d’intégration et de coopération.  Elle estime qu’il revient à l’État Membre de déterminer les secteurs qui ont besoin d’attention, pour définir avec l’Organisation là où son institution spécialisée peut intervenir de manière significative.

Nous sommes dans un monde où à tout moment, 25 des États Membres traversent une crise... et la capacité à réagir rapidement est déterminante.  Le système des coordonnateurs résidents doit dont faire preuve de solidité.

Concernant l’inclusivité du système des Nations Unies, il a affirmé que l’OMS essayait de modifier son approche pour atteindre les nouveaux objectifs. Il a appelé à discuter des besoins de réforme des instances de coordination au niveau central...


M. ECKHARD HEIN, FAO, ... les actions de cette Organisation, comme des autres, dépendaient de la cohésion des opinions exprimées par ses États membres.  Il incombe à ces États... de déterminer le programme de travail ou encore de décider de l’affectation des ressources.... Il a expliqué que 

les dirigeants exprimaient ce qui devait être fait alors que les responsables de la gestion articulaient la manière de le faire, faisant observer que la combinaison des deux donnait lieu à certaines difficultés.  

Par ailleurs, il a indiqué que 

les liens d’interdépendance entre les OMD contraignaient les institutions spécialisées à collaborer afin d’appuyer les gouvernements dans leur rôle de leadership et leur appropriation nationale du processus de développement.

 

Mme MANUELA TORTORA, CNUCED... La coopération et le dialogue avec le coordonnateur résident sont essentiels... 

Le volet économique et social du développement se trouve réduit par les équipes pays et les autorités nationales lorsqu’elles élaborent leurs programmes, a-t-elle estimé, précisant qu’une collaboration avec la CNUCED était nécessaire pour rétablir l’équilibre... 

elle a souligné que la stratégie de la CNUCED allait au-delà des principes fondamentaux de la Déclaration de Paris... reposant sur 40 années d’expertise sur les échanges commerciaux et ... une capacité analytique ... 

Par ailleurs, la CNUCED est une institution non résidente, un statut qui constitue un obstacle sur le plan pratique...  Le financement s’effectue projet par projet.  Nous devons donc réfléchir à la manière d’innover ... afin de parvenir à un alignement de la CNUCED avec les bénéficiaires au niveau national...



http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECOSOC6161.doc.htm 

Ali Hachani Vice-Président du Conseil (Tunisie),...

Chargées des droits de l’homme, de la condition de la femme, des questions autochtones, de la gestion durable des forêts, du développement social, de la science et de la technique au service du développement, les commissions techniques constituent une « partie intégrante et essentielle du système d’ensemble de l’ECOSOC 

qui vise à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande »...

réunion-débat sur les « progrès accomplis », les « obstacles à surmonter » et les « chances à saisir » dans le cadre de la réalisation des objectifs de développement.

M. Hachani a... souhaité que soit renforcée la cohérence thématique des travaux du Conseil et des commissions techniques afin de déboucher sur des propositions visant à améliorer les méthodes de travail des commissions.

"... M. JAVAD AMIN MANSOUR (Iran), Vice-Président de la Commission sur le développement durable (CDD-13), a rappelé que cette Commission avait récemment conclu son premier cycle de deux ans sur le thème de l’eau, de l’assainissement et des établissements humains. 

 Il a indiqué que les décisions de la Commission, adoptées lors de la CDD-13, avaient mis de l’avant 30 recommandations politiques et plus de 100 mesures concrètes.  Ces décisions  qui constituent la contribution de la Commission au prochain Sommet de septembre...

L’accès à l’énergie prévisible, à moindre coût et de manière acceptable en ce qui concerne l’environnement et l’économie, sera au centre des travaux du prochain cycle de la CDD.  

Insistant sur les liens entre l’accès à l’énergie, les changements climatiques et la pollution, et le développement industriel, il a déclaré que la CDD se pencherait sur ces sujets de manière intégrée et porterait une attention égale aux questions trans-sectorielles et aux moyens de mise en œuvre..."

 

Mme JOYCE MAPUNJO, Tanzanie, ... a rappelé que son pays avait déjà défini une politique de réduction de la pauvreté avant la formulation des OMD...  Notant que les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) faisaient partie des engagements pris à l’échelle nationale... Elle a ajouté qu’il n’était pas possible d’éliminer la pauvreté sans faire un lien avec la manière dont les ressources étrangères étaient utilisées...  

Elle a ainsi fait observer que son pays avait entrepris des réformes, notamment des autorités locales, de la gestion et du pouvoir juridique, trois éléments importants, selon elle, pour l’amélioration de la gouvernance économique...

Cette Stratégie nationale ... appelée MKUKUTA, concerne la croissance, la gouvernance et la responsabilité ainsi que la contribution de tous les secteurs pour réduire la pauvreté... pour parvenir au développement économique...

Il faut que nos partenaires s’intègrent dans notre stratégie à long terme, tout en prenant en compte l’importance de la responsabilité mutuelle et du dialogue.  

Enfin, concernant le rôle des Nations Unies, elle a indiqué que les institutions spécialisées jouaient, par leur appui, un rôle important, et que le système des Nations Unies contribuait grandement à la réalisation des OMD.  De l’avis de la représentante, les Nations Unies peuvent encore aider la République-Unie de Tanzanie en matière de gouvernance, de paix et de démocratie mais aussi pour la création d’emplois, notamment dans les régions rurales, ou pour des programmes d’éducation et de santé.

(... Concernant l’harmonisation des indicateurs statistiques, Mme MAPUNJO a fait part de la volonté de son pays de pouvoir comparer ses indicateurs avec ceux établis au niveau international...)


M. CLETUS MKAI, Tanzanie, a évoqué la Base de données sociales et économiques ... (TSED)... mis au point progressivement ... avec l’appui technique des Nations Unies.  Le TSED contient 300 indicateurs... appuyé par plus de 20 ministères et institutions gouvernementales...

  Le rapport sur la pauvreté et le développement en République-Unie de Tanzanie a été produit grâce à ce système afin d’améliorer la communication avec les médias, la dissémination des données et les informations prodiguées aux parties prenantes.  Ce système se trouve donc au cœur du système de suivi de l’évolution de la pauvreté, qui intègre les huit Objectifs du Millénaire pour le développement...

 Le TSED  permet notamment d’étudier la répartition de la pauvreté dans le pays ... outil très précieux pour les décideurs politiques lorsqu’ils doivent décider de l’affectation des ressources... 

Cependant, cette base de données doit encore relever plusieurs défis, nés des difficultés rencontrées dans la collecte (...  Il n’est ... pas aisé d’éliminer les systèmes parallèles de collecte de données déjà existants.  Un ensemble de cadres a donc été défini pour coordonner les collectes, qui sont ensuite incluses dans le système...) ... l’organisation des données nécessaires au calcul des indicateurs... la nécessité de stimuler constamment les services en faveur de l’utilisation de ces données... 

 La République-Unie de Tanzanie souhaitant encourager la coopération Sud-Sud, plusieurs pays sont venus étudier son système... 


M. MAXMILLIAN M. KAJEGE, Tanzanie... Il est nécessaire de renouveler les efforts pour s’assurer que les bénéfices de la croissance touchent les plus pauvres... (...  mettant l’accent sur la diffusion des informations collectées et leur présentation de la façon la plus lisible en swahili et en anglais....) ... Au sujet de l’égalité entre les sexes, le représentant s’est réjoui de l’amélioration constatée au niveau de l’éducation primaire et secondaire, mais ... l’accès aux réserves en eau dans les zones urbaines s’aggrave...

Le paludisme continue d’être le tueur numéro un... se félicitant de la décision du Gouvernement d’avoir supprimé les droits de douane et l’impôt sur les moustiquaires... ( Le Gouvernement tanzanien va subventionner l’achat de moustiquaires afin qu’elles soient accessibles aux habitants des zones rurales...)  

  Les Nations Unies doivent renforcer la capacité dans le contrôle de l’application du MKUKUTA et des OMD...  Les cibles des OMD ont été complètement intégrées dans le MKUKUTA, les deux partageant le principe commun de tenir le Gouvernement et les partenaires de développement pour responsables des progrès... 


M. JOHN HENDRA, Coordonnateur résident des Nations Unies en République-Unie de Tanzanie, ... a qualifié le MKUKUTA de « OMD Plus », notant que plusieurs objectifs y étaient plus ambitieux, comme l’éradication de la pauvreté d’ici à 2010 et non d’ici à 2015.  Cette stratégie n’est pas seulement gouvernementale,... elle est véritablement nationale et tous les acteurs y participent, y compris la société civile et le secteur privé... (  Le Conseil tanzanien des entreprises, présidé par le Président de la République, encourage désormais les dirigeants d’entreprises à se réunir pour élaborer des recommandations...) ... axée sur les résultats ... cette approche ... se heurte cependant à des difficultés sur le plan de la mise en œuvre et de la programmation. 

S’agissant du rôle des Nations Unies... Il a aussi souligné l’impact de l’ONU dans la promotion des OMD ainsi que dans l’examen des stratégies de réduction de la pauvreté.  De plus, il a estimé qu’elle constituait un acteur important pour la mobilisation des différentes parties de la société, comme les jeunes et les femmes, ainsi que dans l’appui des questions transectorielles comme le VIH/sida... 

Il a affirmé que l’Équipe de pays des Nations Unies s’était repositionnée afin de mieux soutenir la réalisation des objectifs tanzaniens, notamment en continuant de soutenir conjointement le travail analytique ... et en assurant un leadership général pour coordonner l’aide... (... Les Nations Unies interviennent sur le terrain pour suivre la bonne utilisation de l’aide et entretiennent un dialogue avec tous les acteurs de la société afin de maximiser le rôle qu’elles jouent par le biais de l’aide commune...) 

Enfin,... Rappelant que l’ONU participait actuellement à 700 projets dans le pays, il a plaidé pour une rationalisation des petits projets afin de les harmoniser avec les objectifs nationaux. 

 

M. MKAI fait référence aux résultats d’une enquête démographique et de santé entreprise en 2004 indiquant une réduction considérable du taux de mortalité infantile, celle-ci passant de 86 à 68 entre le milieu des années 80 et 2004.  En revanche, aucun changement n’a été observé concernant le taux de mortalité maternelle...

M. HENDRA a jugé préoccupante cette dernière tendance, de même que les difficultés d’accès des femmes aux moyens de santé reproductive.  C’est un domaine où la République-Unie de Tanzanie doit redoubler d’efforts...  le problème de la mortalité maternelle méritant une plus grande attention

Mme MAPUNJO a affirmé que la question de la création d’emplois était essentielle dans les efforts entrepris en Tanzanie pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement, notamment dans le cadre du MKUKUTA.

 


 


« réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan international, y compris de ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire, et suite donnée aux textes issus des grandes conférences et réunions au sommet organisées par les Nations Unies »

 la réunion-débat, qui constitue l’occasion d’examiner la contribution des commissions à la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international, doit recommander également des moyens permettant de renforcer les contributions de ces organes à la promotion de l’effort fait par le Conseil pour encourager un suivi coordonné et intégré des résultats des conférences mondiales....

 M. JOSÉ ANTONIO OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, ... Rappelant que son Département assurait le secrétariat de 11 des commissions techniques de l’ECOSOC, outre celui du Conseil lui-même,... a indiqué qu’au cours de ces dernières années, le rôle des commissions du Conseil s’est accru et leur coordination s’est améliorée...

  Notant que le programme de développement de l’ONU n’avait pas encore été utilisé de manière efficace, il a affirmé que celui-ci pouvait réellement modifier de manière positive la réalité sur le terrain.  

Toutefois, il a identifié deux défis à l’utilisation optimale de ce programme de développement, à savoir - le processus de suivi intergouvernemental et - le lien entre ce processus et les activités opérationnelles de l’ONU. 

-  le système d’évaluation de la mise en œuvre de l’agenda pour le développement des Nations Unies est  trop compartimenté.  D’un côté, les commissions techniques ont leurs conférences de suivi; de l’autre, l’ECOSOC encourage une approche intégrée aux conférences de suivi et à l’examen des engagements souscrits... Il a considéré que cela menait à un examen quelque peu fragmenté, marqué notamment par des doubles emplois.  C’est pourquoi, il serait utile de trouver un moyen de mettre en relation le travail des commissions avec celui de l’ECOSOC, par le biais de programmes de travail pluriannuel. 

- Soulignant les grandes lignes du programme de développement des Nations Unies qui diffèrent des OMD, notamment la promotion de l’emploi, de la science et des technologies ou encore l’intégration sociale,

 il a suggéré que le Conseil et ses commissions techniques soient axés sur celles-ci de manière plus systématique. De plus, il a souhaité que les commissions techniques s’intéressant à des sujets connexes élaborent de plus grandes synergies.  

- Pour sa part, le Secrétariat de l’ONU devrait assister dans la prise de décisions informées concernant les programmes de travail de ces organes.  À cet égard, M. Ocampo a fait référence à la création d’un Groupe de travail des secrétariats des commissions fonctionnelles afin d’assurer une approche cohérente de leur travail pour parvenir aux objectifs du programme de développement des Nations Unies.  

- Par ailleurs, il faudrait que le travail analytique et normatif des Nations Unies constitue des priorités opérationnelles.  Actuellement, le travail des commissions techniques n’a pas d’impact sur les priorités des fonds et programmes de l’ONU... 

 

M. ERNESTO ARANIBAR QUIROGA (Bolivie), Commission du développement social, a rappelé ... le principe fondamental dégagé par de la Déclaration de Copenhague de 1995, à savoir placer les populations au centre des efforts de développement.  

La Déclaration de Copenhague s’était fixée comme priorité ... l’élimination de la pauvreté, précisant que les politiques formulées dans ce but devaient améliorer l’accès aux ressources et réduire les inégalités... de lier les efforts d’élimination de la pauvreté à l’intégration sociale et aux stratégies en faveur de l’emploi...

 il a indiqué que la Commission du développement social avait réorganisé ses travaux selon des cycles d’action de deux ans.  La priorité de la prochaine session sera le suivi de la première Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté. 

Face aux inquiétudes suscitées par le phénomène de « croissance sans emplois »... 

M. Aranibar Quiroga s’est déclaré préoccupé par le fait que les pays se sont désengagés à l’égard des questions d’emploi et d’intégration sociale, qui sont pourtant indispensables au développement et à la construction de sociétés stables... 

Il est crucial de définir la manière dont un tel environnement peut être développé, et de mobiliser de nouvelles ressources financières...

 

Mme ADEKUNBI ABIBAT SONAIKE (Nigéria)...  Commission de la condition de la femme, a affirmé que ...  la pleine mise en œuvre du Programme d’action de Beijing était essentielle pour atteindre les objectifs de développement convenus au niveau international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire... Selon elle, 

le travail du Conseil économique et social doit être plus prévisible avec un programme de travail pluriannuel, une démarche essentielle pour orienter et faciliter le travail des différentes commissions, y compris celle de la Commission de la condition de la femme. 

 

M. SHEEL KANT SHARMA (Inde), Commission sur les stupéfiants, ... Outre son travail normatif et son travail de suivi, elle permet aux États Membres d’accéder aux informations pertinentes et les conseille en matière de lutte contre les stupéfiants... il a déclaré que le rôle de la Commission s’inscrivait dans la primauté du droit qui doit être renforcé par une participation universelle aux conventions multilatérales.  La Convention sur les drogues a bénéficié d’une adhésion quasi universelle... mais il faut travailler pour sa pleine mise en œuvre... 

Il a noté que par le développement, d’autres options économiques permettront de mettre un terme aux cultures illicites de drogues et a considéré que, pour y parvenir, des mesures alternatives de développement devaient être adoptées, y compris de protection de l’environnement et d’accès à la propriété des terres.  Il a aussi souhaité qu’avec l’appui de la communauté internationale, les pays producteurs, de transit et consommateurs prennent des mesures pour leurs populations vulnérables et à risque, en mettant l’accent sur les enfants et les adolescents...


M. HERMANN HABERMANN (États-Unis) Commission de statistiques ... contribue à la réalisation des objectifs de développement à travers les indicateurs qu’elle s’efforce d’harmoniser au niveau international... données qui manquent dans bien des régions du monde, ce qui constitue un obstacle à l’évaluation des politiques de développement... 

Les estimations internationales ont donc remplacé les données nationales, ce qui pose problème pour l’évaluation des progrès effectués... La Commission a souvent souligné que la capacité des pays à produire des données de base doit être renforcée...  

La Commission de statistiques est en mesure de fournir une expertise... mais elle n’est pas le lieu approprié pour les prises les décisions relatives aux priorités en matière d’indicateurs ou aux définitions non techniques... travail qui... exige un consensus politique et non technique... le secrétariat ... doit travailler avec les missions permanentes pour anticiper les problèmes proprement politiques et les résoudre...

 

Mme JUDITH BAHEMUKA (Kenya) (FNUF),... 

Un intérêt plus grand doit être porté sur les forêts pour attirer l’attention sur les gens qui vivent des forêts...  Des efforts devraient être entrepris en faveur de la primauté du droit pour éliminer l’abattage illégal des arbres...

 

M. MOHAMED SALECK OULD MOHAMED LEMINE (Mauritanie), Commission des droits de l’homme, ... 

citant en exemple le droit à l’eau potable, la lutte contre la pauvreté ou encore l’accès à l’éducation sans discrimination fondée sur le sexe.  Il a affirmé que les OMD et les droits de l’homme étaient ... intimement liés et visaient un but unique, celui de promouvoir le bien-être de tous les êtres humains... 

Il a souhaité que la communauté internationale s’emploie en même temps à la réalisation des engagements économiques, sociaux et culturels ainsi qu’à la promotion de la démocratie et au respect des droits de l’homme. 

 

M. CRISPIN GREY-JOHNSON (Gambie), Commission de la population et du développement, ... Le Conseil économique et social devrait fixer bien à l’avance ses programmes de travail pluriannuels...  En avril prochain, lors de la 39e session, la Commission examinera le thème des migrations internationales et du développement...

 

Mme VICTORIA TAULI-CORPUZ (Philippines),Instance permanente sur les questions autochtones, ... cet organe d’expertise n’en était qu’à sa quatrième session.  Il a notamment pour tâche de promouvoir la coordination sur les questions autochtones, et il travaille donc en étroite coopération avec les autres organes du Conseil pour promouvoir les conditions de vie des 370 millions d’autochtones que compte la planète... Le thème des quatrième et cinquième sessions porte ainsi sur les Objectifs du Millénaire pour le développement. 

Par ailleurs, Mme Tauli-Corpuz 

a déploré que les populations autochtones soient marginalisées dans les politiques publiques...  Un rapport de la Banque mondiale a en effet montré que la pauvreté avait augmenté au sein des populations autochtones, notamment en raison de la privatisation des services de base.

  De plus, les programmes d’éducation ne doivent pas couper ces peuples de leurs racines culturelles. 

Une partie de l’aide devrait être consacrée aux programmes d’éducation biculturelle lorsque les gouvernements prétendent ne pas être en mesure de les financer. Soulignant l’importance d’adopter une approche régionale, Mme Taauli-Corpuz a rappelé que l’Instance permanente organisait des réunions consacrées à des régions précises. Elle a ensuite demandé 

que les questions autochtones soient intégrées au travail des équipes des Nations Unies installées dans chaque pays...

 

M. PEDRO TETA (Angola), Commission de la science et de la technique au service du développement,... Lors de sa huitième session, la Commission a appelé les gouvernements à veiller à ce que la science, la technologie et les stratégies d’innovation soient incorporées dans les stratégies nationales et internationales de développement, en particulier celles relatives à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  

Un des résultats de cette session a été de souligner la nécessité de renforcer les capacités de recherche des pays en développement...

Mais, selon lui, le résultat le plus important a été l’initiative commune de la Commission et de la CNUCED de mettre en place un réseau qui se connecterait aux centres d’excellence existants dans les pays en développement.  Les coûts de fonctionnement de ce réseau pourraient avoisiner un million de dollars par an...

Dialogue interactif

 

Abordant la question du renforcement des échanges entre commissions techniques, le Président de la Commission de la population et du développement, le Vice-Président de la Commission du développement durable ainsi que celui de la Commission du développement social,... 

 beaucoup de travail restait à faire ... afin de trouver les moyens de l’intégrer dans les méthodes de travail des commissions techniques... notant que 

les présidents des commissions ne disposent que de la session de fond de l’ECOSOC en juillet pour se rencontrer, 

... ont suggéré d’organiser une autre réunion entre présidents de commissions au début du mois de janvier, avant les sessions des commissions, afin de permettre une meilleure coordination au cours de l’année... 

 

le Président du Forum des Nations Unies sur les forêts ... La Présidente de l’Instance permanente sur les questions autochtones et la Présidente de la Commission sur la condition de la femme ont insisté, quant à elles, sur le partage des expériences par les commissions concernant leurs méthodes de travail.  

Soutenant les propos de ses collègues et notamment la nécessité d’une meilleure communication, le Président de la Commission de la science et de la technique au service du développement  

a suggéré d’utiliser les technologies de l’information pour mettre en place un réseau et un forum de discussion entre les commissions et réduire ainsi les coûts. 

 

En revanche, le Président de la Commission des droits de l’homme a fait remarquer que 

les bureaux des différentes commissions étaient déjà limités dans leurs actions et que les réunions supplémentaires ne constitueraient pas la panacée 

permettant de surmonter les difficultés.

Il a affirmé que le grand nombre de commissions était le résultat d’un choix de la part des États Membres qui ont opté non pas pour une approche intégrée du développement mais pour une parcellisation des problèmes dans ce domaine.  Cela crée davantage de difficultés pour les gouvernements eux-mêmes car chaque commission fixe des priorités, 

a-t-il insisté en notant qu’il s’agissait aussi d’un problème de coordination au niveau international. 



 

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/ECOSOC6157.doc.htm 

300605 ECOSOC - débat de haut niveau

 

Table ronde sur l’emploi pour la croissance

M. JOSÉ ANTONIO OCAMPO, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a expliqué que le Sommet mondial pour le développement social de 1995 avait inscrit l’emploi dans le programme de développement des Nations Unies.  Toutefois, depuis 1995, a-t-il estimé, il y a eu un manque d’actions au niveau politique pour réaliser cette vision de Copenhague qui faisait de l’emploi un élément central du développement.  

Ainsi, 

le chômage et le sous-emploi se sont étendus et les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux.  185 millions de personnes dans le monde étaient au chômage en 2004, soit 50 millions de plus qu’il y a 10 ans.  La moitié des travailleurs du monde et leur famille vivent avec moins de deux dollars par jour, 

a-t-il ajouté.

Pour faire face au problème de l’emploi, l’intervenant a estimé qu’

il fallait non seulement des politiques sociales mais aussi des politiques  macroéconomiques adéquates.  

Il a énuméré les 

quatre principes de la stratégie pour l’emploi des jeunes, tel que proposée par le Groupe d’experts de haut niveau: 

- investir dans l’éducation, 

- offrir aux femmes et aux hommes les mêmes chances, 

- encourager l’esprit d’entreprise, et 

- placer l’emploi au centre des politiques macroéconomiques.  

Pour lui, ces principes peuvent s’appliquer au défi de créer des emplois productifs pour tous.  

Enfin, il a affirmé que les politiques macroéconomiques devaient être soutenues par des politiques institutionnelles adéquates, telle la réglementation du marché du travail et que les obstacles comme le manque d’éducation et de formation, l’exclusion sociale ou le manque d’accès au financement, devaient être éliminées.


Mme JANE STEWART  (OIT), a rappelé que la croissance était nécessaire à la création d’emplois mais ne suffisait pas à elle seule.  

Pour preuve, elle a expliqué qu’alors que le monde connaît une forte croissance, le chômage est important et beaucoup de travailleurs vivent dans la pauvreté.  

Soulignant le déclin de l’intensité de l’emploi comme l’impossibilité pour l’économie formelle de générer des emplois, 

elle a affirmé que les pauvres du monde avaient besoin d’un travail et allaient vers l’économie informelle dans des conditions telles qu’ils sont sous-employés, mal payés et qu’ils n’ont pas de droit.  

Elle a estimé que la croissance d’emplois à forte intensité devait être centrale aux politiques macroéconomiques.  Cela signifie qu’il faut déterminer des secteurs à forte concentration de main-d’œuvre et les appuyer, a-t-elle précisé.  

Elle a aussi souhaité que les participants à cette table ronde s’interrogent sur la manière dont la croissance des emplois peut être favorable aux pauvres.

Elle a noté que ceux-ci vivent dans les zones rurales mais que l’agriculture était négligée par les politiques ces dernières années.   

Lorsque l’on considère l’emploi, il faut regarder les champs, les villes, les pêcheries, a-t-elle lancé.  

Selon elle, les politiques industrielles sont importantes mais ne peuvent suffirent si l’on veut atteindre les OMD dans les délais fixés. Mme Stewart a conclu en indiquant que 

l’OIT souhaitait faire de l’emploi décent un objectif mondial car celui-ci est essentiel pour la réalisation de tous les OMD..."

 

" Mme ODILE QUINTIN, Commission européenne,... 

a souligné le défi que constituait la capacité de l’Union européenne d’utiliser son modèle social en tant que facteur positif de la promotion de l’emploi et de la croissance...

elle a estimé que la protection des travailleurs, leur formation et leur qualification étaient liées au renforcement de la bonne gouvernance à tous les niveaux.  Elle a conclu sur la nécessité d’intégrer les objectifs liés à l’emploi à tous les OMD..." 

 

Répondant à une question ...

 

le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales des Nations Unies s’est étonné que les politiques macroéconomiques aient oublié que le but de la croissance était notamment de créer des emplois. 

 Il a souligné l’importance de mesures fiscales ou autres incitations à la création d’emplois.  

Tout en affirmant que celle-ci était tributaire de l’adaptabilité du marché de l’emploi, 

il a également prévenu qu’un marché du travail sans protection sociale était source de pauvreté.  

Outre le chômage, c’est la qualité de l’emploi, parfois effroyable, qui pose problème, a-t-il ajouté dans ses remarques de clôture en souhaitant des efforts pour améliorer la situation des salariés dans des situations informelles..."

 


 

« Une ONU catalyseur du progrès et du changement »

 

Ce rapport sur la responsabilité du CCS décrit notamment le travail du système des Nations Unies aux côtés des gouvernements pour les aider à remplir les objectifs de la Déclaration.  Il témoigne ainsi de la façon dont la Déclaration du Millénaire a apporté à l’ensemble du système des Nations Unies une nouvelle unité dans un esprit nouveau de coopération et de collaboration.  

"Ancien Comité administratif sur la coordination, ... le CCS s’attache à favoriser une approche coordonnée et collective des objectifs communs dans les domaines de la politique, des programmes et de la gestion.  

Depuis 2000, le CCS s’efforce d’assurer une approche coordonnée du système des Nations Unies du Sommet du Millénaire et de son suivi.  La Déclaration du Millénaire elle-même a permis au CCS de se consacrer davantage aux questions stratégiques du système des Nations Unies dans son ensemble..."

 

" M. PATRIZIO CIVILI, CCS ... a souligné le rôle primordial d’un dialogue entre les chefs de secrétariat et le Conseil économique et social.  Il a affirmé que ce dialogue n’était pas encore aussi systématique qu’il devrait l’être.  

Toutefois, il a noté que, ces dernières années, il y avait eu une convergence croissante entre l’ECOSOC et le CCS pour faire progresser l’exécution des OMD et les intégrer dans le programme plus général de développement des Nations Unies. 

 Afin de continuer à avancer ...  il a souhaité qu’une des principales réformes soit de donner à l’ECOSOC un mandat clair pour jouer un rôle central de suivi et de surveillance... 

il a souligné que l’idée d’un suivi intégré des conférences internationales de ces dernières années n’était pas théorique, insistant notamment sur la coordination inter organisations...

les engagements issus des conférences des Nations Unies devaient se traduire par des actions concrètes des pays développés et en développement, avec l’appui du système des Nations Unies.."

M. LENNART BAGE, (FIDA)  qui présentait le rapport intitulé « Une ONU: catalyseur pour le progrès et le changement », a souligné que

la Déclaration du Millénaire avait eu un impact très important et avait donné une unité dans les objectifs à réaliser... 

les organismes des Nations doivent être décidés à bâtir une organisation des Nations Unies véritable.  Il faut agir de façon inclusive et multilatérale... soulignant en outre la nécessité d’augmenter la transparence et la mobilisation...

 Le système des Nations Unies a obéi à trois hypothèses en réagissant à la Déclaration du Millénaire...  

Il a cité en premier lieu le caractère holistique du développement, axé sur l’être humain...  La réalisation des objectifs qui exige une croissance économique durable et ... un développement durable écologiquement viable...  Il a également évoqué la nécessité de mettre en place un environnement international propice devant appuyer ces objectifs...

 Au moment où les États Membres prennent des mesures pour surmonter les défis, le système des Nations Unies doit être prêt à assumer les responsabilités qui vont lui être confiées...  à faire de son mieux pour concrétiser la vision contenue dans le rapport du Secrétaire général des Nations Unies intitulé « Dans une liberté plus grande »...  


Mme THORAYA AHMED OBAID, (FNUAP), a expliqué que...  les Nations Unies devaient rendre des comptes aux peuples qu’elles servent.  Elles doivent rendre des comptes aux gouvernements quant à l’utilisation faite de leurs ressources fournies.  Et, de la même façon, les gouvernements doivent assurer la communauté des donateurs que les fonds reçus sont utilisés à bon escient.  

Nous devons à cet égard faire comprendre que le budget est un document moral qui devrait refléter les besoins prioritaires des peuples.  Dans ce cadre, la question de la responsabilité réciproque sous-tend les valeurs et principes essentiels des Nations Unies... 

La Déclaration du Millénaire a à la fois nécessité et facilité l’évolution d’un système des Nations Unies davantage coordonné, cohérent et fonctionnel... Les réformes en cours sont conduites dans un souci de faire en sorte que les parties prenantes à l’effort de développement au niveau des pays coopèrent de manière plus serrée dans l’intérêt des pays en développement. 

 

M. JOMO KWAME SUNDARAM, Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies, a souligné ... qu’il y avait eu une réduction massive et sans précédent de la pauvreté extrême dans certaines régions, notamment en Asie par le biais des avancées effectuées en Chine et en Inde.  Il a regretté que l’Afrique soit restée en marge de cette réduction... 

 

M. MILIVOJE PANIC, Comité de la planification du développement, ... en Afrique subsaharienne.  La moitié des habitants de cette région vit dans l’extrême pauvreté, ... tandis que les conditions de santé se sont détériorées avec l’expansion du VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies.  Depuis 1990, l’espérance de vie a baissé de 50 à 46 ans... tandis qu’une mauvaise gouvernance a contribué à saper les performances économiques et les perspectives d’amélioration. 

L’un des obstacles à la réalisation des Objectifs du Millénaire ...  a été l’affaiblissement général du secteur privé dans la région au cours des deux dernières décennies...  Des ressources importantes sont nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans la région... précisant que la plupart de ces ressources devaient venir de l’intérieur.

La priorité devrait être accordée au renforcement institutionnel et au renforcement des capacités.  Il est en outre essentiel de mettre un terme à l’exode des cerveaux suscité... par la faiblesse des revenus et le manque d’emplois appropriés... 

Pour atteindre cet objectif, ils ont besoin, outre d’une amélioration majeure de la santé et de l’éducation, d’outils plus variés visant à perfectionner leur agriculture et à obtenir de meilleures infrastructures grâce auxquelles ils pourraient diversifier leurs activités.  

Les investissements en électricité, en routes, en communication et irrigation sont essentiels pour briser le cycle vicieux de la pauvreté...

M. EMMANUEL A. OGUNNAIKE, Nigéria, a indiqué que pour son pays le principal objectif était d’assurer la sécurité alimentaire, ... nous avons signé le Programme spécial de sécurité alimentaire de la FAO.  Dans ce cadre... un fonds de 45 millions de dollars cogéré avec la FAO... a pour but de promouvoir la productivité agricole et d’assister les fermiers pour que ceux-ci puissent réaliser tout leur potentiel et vivre pleinement de leur travail.  Il a expliqué que son gouvernement fournissait aux collectivités agricoles, entre autres, des infrastructures nécessaires à la gestion intégrée des ressources en eau et des informations utiles en matière de techniques agricoles... 

Il a ajouté que le Nigéria, en tant que partie prenante au Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, adhérait pleinement à l’appel commun pour une bonne gouvernance politique, économique et social fondé sur les règles du droit international et du respect fondamental des droits de l’homme.

 

M. HJÁLMAR W. HANNESSON (Islande) ... La pandémie de VIH/sida et les autres maladies dévastatrices affectent des populations entières, ce qui a pour conséquence de saper l’effort de développement.  C’est pourquoi, nous devons continuer de renforcer les systèmes de santé afin d’assurer aux populations des pays en développement l’accès aux services médicaux de base. 


a en outre estimé qu’il était impossible de réduire la pauvreté sans des mesures radicales pour améliorer l’accès à l’énergie.  Il a indiqué que près de deux milliards de personnes dans le monde n’avaient pas l’électricité. 

Le manque d’eau et d’assainissement, ... est la première cause de maladie dans le monde.  En outre, l’eau est cruciale pour la préservation de la biodiversité.  Or, la pollution marine est à l’origine des nombreuses affections et de l’appauvrissement des écosystèmes.  

les États côtiers dont fait partie l’Islande, tiennent à rappeler ... que le Programme d'action mondial pour la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres (GPA) -et qui est le seul mécanisme compétent en la matière– est considéré dans le Plan d’action de Johannesburg comme un outil important en vue de parvenir aux OMD.



 

Table ronde ... sur la contribution des examens décennaux au Sommet mondial de 2005

 

M. PATRIZIO CIVILI, Sous-Secrétaire général au Département des affaires économiques et sociales... chargé d’appuyer les Commissions et de promouvoir le suivi des conférences au niveau du Secrétariat.  Selon lui, les leçons d’aujourd’hui seront utiles surtout en ce qui concerne la mission confiée à l’ECOSOC.

 

Mme CARMEN MARÍA GALLARDO HERNÁNDEZ, Commission de la condition de la femme,... l’égalité entre les sexes, qui doit selon elle être considéré comme un thème transversal dans le document qui sortira de la réunion de septembre... en précisant que le développement ne pouvait être durable si on ne respectait pas tous les droits humains et les droits fondamentaux...

M. ERNESTO ARANIBAR QUIROGA, Commission du développement social, ... aujourd’hui, l’emploi et l’intégration sociale ont été découplés des politiques économiques et sociales... 

une coopération accrue entre toutes les parties prenantes à l’effort de développement est nécessaire, et ce, en tenant compte des causes structurelles de la pauvreté et des liens entre création d’emplois et intégration sociale.  Un effort plus grand doit également être engagé afin de renforcer la coalition des institutions multilatérales...

A Copenhague, les Gouvernements avaient aussi souligné que les Nations Unies devaient continuer à appuyer les initiatives régionales et sous-régionales de développement économique et social...

 Les chefs d’État avaient par ailleurs établi un lien clair entre pauvreté, chômage et désintégration sociale. 

On a depuis établi un autre lien, celui entre l’inégalité sociale et l’impact négatif que cette inégalité peut avoir sur la croissance économique et, partant, sur la stabilité...  

 

la Déclaration de Copenhague de 1995 présentait l’objectif d’éradication de la pauvreté comme un impératif éthique, social, politique et économique... Elle reconnaît que les politiques d’éradication de la pauvreté devaient à la fois permettre la multiplication des chances, faciliter l’accès aux ressources, et réduire les inégalités en matière de partage des richesses... qu’il fallait s’attaquer plus efficacement aux défis de la mondialisation et réduire les effets négatifs générés par les relations commerciales qui ont tendance à marginaliser des pans entiers des populations et à creuser les écarts entre revenus... Le problème de la dette extérieure a par ailleurs été identifié comme un frein important à l’effort de développement...


M. CRISPIN GREY-JOHNSON, Commission de la population et du développement, ... 

Pour toutes les sociétés,... les événements agissant sur l’évolution de la population sont mus par les évolutions sociales, économiques, politiques et environnementales.  Agir sur ces évolutions est essentiel pour le développement durable, pour notre bien-être et pour la prospérité des sociétés... 

Programme d’action de 1999... inclut ainsi des recommandations concernant les jeunes et les personnes âgées, les femmes et les hommes, les filles et les garçons, les familles, les groupes urbains et ruraux, les peuples autochtones et les personnes handicapées.  Il considère la population dans ses interactions avec l’environnement et il met l’accent sur les besoins des plus pauvres ... présente des thèmes qui sont aujourd’hui débattus au plan international, en particulier les flux migratoires internationaux, le vieillissement de la population et la pandémie de VIH/sida.  

Il propose en outre des moyens à mettre en œuvre pour solutionner les problèmes identifiés, 

notamment en prônant l’égalité de sexes et l’accès universel au savoir.  

L’examen de l’application du Programme, en 2004, ... pointait ... l’augmentation des inégalités au sein des populations.  

Ainsi, l’explosion démographique dans les pays en développement, l’intensification de la pandémie de VIH/sida et la persistance d’autres maladies infectieuses telles que le paludisme et la tuberculose, ont eu pour corollaire une augmentation du taux de mortalité, en particulier dans les pays de l’Afrique sub-saharienne où l’espérance de vie ne dépasse pas 50 ans.  

le représentant du Royaume Uni a émis le souhait que soit mis rapidement en place des mécanismes de suivi des normes établies par le système des Nations Unies...  À ce stade, les Commissions techniques de l’ECOSOC doivent travailler en étroite collaboration afin d’évaluer au plus près les progrès réalisés pays par pays. 

la représentante du Canada... Elles doivent jouer un rôle de catalyseur de l’effort de développement,

la représentante de l’ONG Inter-rights ... regrette que ... la question des personnes handicapées soit passée au second rang des préoccupations.  Les OMD eux-mêmes ne se réfèrent que très peu à cette minorité qui, en 10 ans, n’a cessé de croître.  Le retour de la polio, une maladie qu’on croyait disparue, est insuffisamment pris en compte dans les discussions sur les OMD...



 

Déclarations

M. JEAN-LOUIS SCHILTZ, Luxembourg au nom de l’Union européenne, ... 

S’agissant du financement du développement...  l’Union européenne étudiait des sources de financement innovantes en vue d’assurer des flux complémentaires stables et prévisibles, 

y compris la facilité de financement internationale, des taxes de solidarité internationale qui seraient appliquées au niveau national et coordonnées au plan international ainsi que des sources de contributions volontaires...

 

M. ARMEN MARTIROSYAN (Arménie) ... a noté que les OMD n’étaient qu’une partie d’un programme de développement plus ambitieux mais qu’ils représentaient déjà un défi notamment pour les pays en transitions. ...  Il a appelé à la pleine mise en œuvre des engagements souscrits à Bruxelles, à Almaty et à Maurice.  Estimant que l’aide était plus efficace si elle était fournie à des pays ayant des politiques et des institutions sûres... Enfin, il a souligné 

le rôle de la coopération régionale, notamment dans sa contribution possible aux situations de post-conflit et dans l’échange de bonnes pratiques.

M. FREDERICO S. DUQUE ESTRADA MEYER (Brésil) ... a ... jugé important d’

assurer aux pays en développement une juste reconnaissance de leurs ressources naturelles et de leur savoir traditionnel.  

Selon lui, la coopération Sud-Sud doit jouer un rôle accru ... se prononçant pour le renforcement du rôle et de la contribution de la société civile à la réalisation des objectifs de développement...

M. IFTEKHAR AHMED CHOWDHURY (Bangladesh) ... a particulièrement insisté sur les pays les moins avancés (PMA) affirmant que pour faire face à leurs besoins spécifiques, il faudrait une totale et efficace mise en œuvre du Programme d’action de Bruxelles, qui est basé sur des engagements mutuels et contient 30 objectifs de développement.  Il a aussi demandé que l’APD en faveur des PMA soit de 0,15 à 0,20% du PNB des pays développés, que tous leurs produits aient un accès sans quota et sans taxes aux marchés et que leur dette officielle soit annulée... 

M. MARVELLO SPATAFORA (Italie)... 

a appuyé la mise en place d’une gouvernance internationale plus stricte en matière d’environnement en suggérant la création d’une agence internationale de protection de l’environnement...  

Notant que l’agriculture était souvent la principale source de revenu des pays en développement, il a insisté sur la nécessité de soutenir le développement agricole...

Il a précisé que la stratégie italienne en matière de santé se fondait sur trois piliers: les systèmes nationaux de santé; les systèmes de santé locaux dans le cadre des initiatives décentralisées; et la coordination internationale sous forme de réseau dans le cadre de l’OMS.  Il a présenté les engagements d’achat à l’avance comme un mécanisme puissant pour encourager la recherche sur des vaccins contre des maladies contagieuses...

  Il a souhaité que l’ECOSOC puisse ...exercer son rôle de coordination au sein des Nations Unies avec les autres parties prenantes du développement économique et social... en se félicitant des liens mis en place avec les institutions de Bretton Woods, de l’OMC et de la CNUCED... 

 

M. CHEM WIDHYA (Cambodge) ... 

comme de nombreux pays en développement, le Cambodge fait toujours face à la pauvreté tout en s’efforçant de stimuler sa croissance.  Après une douzaine d’années de croissance forte, la pauvreté n’a pas diminué de façon significative...

 Les pays les moins avancés (PMA) ont clairement besoin de davantage d’aide et d’assistance de la part des pays industriels, et ce afin de se doter des moyens de vaincre définitivement la pauvreté.  À cette fin...  le rôle crucial des gouvernements ne saurait être joué par le secteur privé...

M. NIRUPAM SEN (Inde) a regretté que 

des objectifs importants comme l’emploi n’aient pas été pas inclus aux OMD...

Tout en soulignant le rôle de l’État et de l’investissement public dans la promotion du développement, il a souhaité que cet effort ne se limite pas à fournir un cadre macroéconomique favorable au développement d’un secteur privé mais aussi un cadre social posant des services de base efficaces et permettant d’améliorer la qualité de vie...

 Soulignant la grande contribution potentielle des TIC  à la réalisation des OMD, il a notamment cité à titre d’illustration l’utilisation par son pays de satellites et de la télédétection permettent de trouver des sources d’eau potable... 

Il a souhaité le renforcement du système des Nations Unies aux fins de la coordination des efforts de développement... 

Il a conclu que la question centrale restait celle de la volonté politique.  C’est pourquoi, il s’est dit favorable à toute réforme qui viendrait renforcer les capacités de coordination et de suivi de l’ECOSOC...

M. MOURAD BENMEHIDI (Algérie) ... soulignant que les problèmes de développement constituent de véritables défis auxquels il faut faire face dans l’urgence et au-delà des divergences politiques et techniques, a appelé à la définition d’une nouvelle solidarité internationale s’appuyant sur une coopération rénovée... afin que les engagements que la communauté internationale a librement contractés à cet effet, ne demeurent pas lettre morte tant ils conditionnent fortement le devenir et le bien-être de millions de personnes à travers la planète.

M. HAMAD HAREB AL-HABSI (Émirats arabes unis) ... 

Il est également indispensable que... des accords soient trouvés visant à résoudre par des moyens pacifiques les conflits armés qui sapent l’effort de développement. 

M. ZHANG YISHAN (Chine) ... 

intégrer les OMD dans des stratégies « pragmatiques, ciblées et séquencées »... En matière de développement, il n’y a pas de solution unique, ... encourageant les États concernés à trouver leur propre rythme, tout en s’inspirant de l’expérience des autres... 

Il a ensuite souligné la nécessité pour l’ONU de jouer un rôle de chef de file dans la réalisation des objectifs de développement convenus à l’échelle internationale...

 

M. ALEG IVANOU (Bélarus) ... Les pays d’Europe orientale et de la Communauté des États indépendants (CEI) sont en mesure de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement, mais diverses difficultés subsistent néanmoins.  Le Bélarus appelle à une participation plus importante des organes des Nations Unies pour aider certains de ces États...  

Par ailleurs, constatant le consensus qui se dégageait sur le renforcement du Conseil économique et social, le représentant a assuré que son pays était disposé à apporter sa contribution à cette réforme.

M. GIANCARLO SOLER (Panama)... a affirmé que Panama ne se limitait pas aux OMD et souhaitait mettre en œuvre des objectifs adaptés à ses besoins et à sa réalité nationale.  C’est dans cette perspective que nous avons lancé un plan national pour combattre la pauvreté et le chômage, et réussir l’intégration des groupes exclus, avec une économie ouverte ayant la capacité de générer des emplois et d’améliorer la distribution des revenus...

S’agissant de la bonne gouvernance, il a souligné que son pays avait abrogé des lois qui limitaient la libre expression et s’était attaqué à la corruption.  Nous espérons ratifier la Convention des Nations Unies contre la corruption avant le Sommet de septembre...

bien que Panama soit un pays à revenu intermédiaire, la pauvreté en milieu rural était de 59%, et près de 95% dans les zones des populations autochtones, et que le pays s’employait donc à affronter ce problème, notamment par la mise en place d’un système de protection sociale pour les familles très pauvres.  

Par ailleurs, il ... a rappelé que les pays à revenu intermédiaire ont toujours besoin de coopération financière et technique.  Il a aussi souhaité une nouvelle définition de ce qui constitue un niveau de dette soutenable...

 

M. KAZUO SUNAGO (Japon) ... 

qualifiant de principes essentiels du développement les concepts de partenariat et d’appropriation... 

Il est tout aussi crucial,... d’assurer l’équilibre entre le développement urbain et rural ...

S’attardant sur le partenariat, il a estimé que la coopération Sud-Sud peut contribuer substantiellement à la réalisation des OMD par la faculté qu’elle a de renforcer les capacités et de faciliter le commerce entre pays en développement.  Il a rappelé les initiatives de son pays consistant... à encourager la création de réseaux d’affaires entre les deux continents... 

Il a aussi rappelé que l’APD de son pays vise particulièrement ... la menace que représentent le VIH/sida et les autres maladies infectieuses... les programmes liés au changement climatique et à l’émancipation de la femme.  Le représentant a conclu sur la question de la réforme du Conseil économique et social, en appuyant les recommandations du Secrétaire général. 

M. FUAD AL-HINAI (Oman) ... a indiqué qu’Oman s’était employé à éradiquer la pauvreté et la faim bien avant la Déclaration du Millénaire.  Ainsi, ... le taux d’alphabétisation ... était de 97,6% en 2003, sans différence entre les sexes...  Il a aussi mis en avant les avancées juridiques de son pays afin d’assurer des chances égales aux citoyens, particulièrement les femmes.  

De plus, il a fait valoir que les indicateurs de santé s’étaient améliorés et que l’OMD relatif à la réduction de deux tiers de la mortalité infantile était déjà atteint.  Nous avons aussi connu des succès dans les programmes de vaccinations, dans la réduction de la mortalité maternelle, dans la lutte contre le paludisme et le VIH/sida, ... indiquant que les cas de séropositivité ont diminué de 6,1% par an depuis 1996... 

M. HARTWIG DE HAEN,  (FAO),  (FIDA) (PAM), ...  

il faudrait 25 milliards de dollars de ressources supplémentaires par an ... de la part des donateurs, des pays en développement, des institutions financières internationales et du secteur privé...  

M. WINSTON COX, Commonwealth, s’est particulièrement inquiété de la situation de 

l’Afrique sub-saharienne, qui est la seule région du monde où la malnutrition des enfants s’est aggravée et où le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue a augmenté ... 

En outre, il a mis l’accent sur les besoins spécifiques des petits États insulaires en développement, dont les performances économiques n’ont cessé de décliner ces cinq dernières années... le but étant d’octroyer une aide compensant les coûts liés à la libéralisation du commerce international. 

M. ROBERT BARNES, Croix-Rouge et Croissant-Rouge (IFCR)

s’est inquiété que des programmes soient encore annoncés par les gouvernements sans une participation des populations qui doivent en bénéficier... 

Il faut plus que de simples adaptations législatives pour atteindre les objectifs en matière d’eau, d’assainissement et de logements, mais de véritables projets de communautés... Il a estimé indispensable de créer un tissu social fondé sur le droit dans le souci de promouvoir des sociétés pacifiques... 

Il a souhaité que l’on tienne le plus grand compte du rôle potentiel des volontaires dans le cadre de la prévention des catastrophes. 

M. LUCA DALL’OGLIO, (OIM), ... Rappelant qu’une personne sur 35 est un migrant, soit quelque 2,9% de la population mondiale, ... a affirmé qu’il était urgent de cibler et de consolider les efforts de tous les acteurs pour préparer le Dialogue de haut niveau sur les migrations internationales et le développement qui aura lieu aux Nations Unies en 2006...  

Il a indiqué qu’en dépit de l’évidente contribution positive des migrants dans la réalisation des OMD, les migrations ne figurent pas dans le cadre d’origine des OMD.  Il a ainsi mis en lumière les liens entre ces OMD et les migrations, notamment par le biais de l’expertise de la diaspora ou des envois de fonds des migrants...

il a espéré voir, cette année, des efforts pour intégrer les migrations et le développement dans les stratégies nationales de réduction de la pauvreté, estimant que ces questions devaient être examinées dans un cadre interministériel.  Enfin, il a demandé que la communauté internationale élabore des stratégies de gestion des migrations afin de répondre à leurs nombreux impacts sur la réalisation des objectifs de développement. 

Mme SUE MAINKA, Union internationale pour la protection de l’environnement et des ressources naturelles, ... a indiqué qu’

un milliard d’asiatiques comptaient sur le poisson comme source principale de protéine.  Le secteur emploie 200 millions de personnes 

mais 14 des 17 pêcheries mondiales sont en régression aujourd’hui, avec toutes les conséquences que cela fait peser sur la sécurité alimentaire et les revenus des ménages.  

Par ailleurs, l’intervenante a cité une étude démontrant que des investissements dans la préservation de l’eau et des sols à hauteur de 36 milliards permettraient d’éviter des pertes agricoles estimées à 53 milliards... 

 

M. ALI MCHUMO, Fonds commun pour les produits de base, a identifié 

plusieurs problèmes fondamentaux... 

Les prix des produits de base demeurent trop instables ...  l’accès au marché des pays développés est trop restreint... Il est indispensable ...  de diversifier et d’orienter les productions... 

M. SYED SHAHID HUSSAIN, (OCI), ... a espéré ... 

une aide technique et financière afin de cultiver des pratiques économiques et sociables durables, plutôt que de les perdre en raison d’un manque continu de ressources... 

 

Mme THORAYA AHMED OBAID, (FNUAP), ... 

a souhaité que l’on ajoute à l’objectif 5 des OMD l’objectif d’un accès universel à la  santé reproductive d’ici 2015.  

Elle s’est inquiétée des conséquences de l’exode rural sur les villes dans lesquelles les ressources humaines qualifiées dans le domaine de la santé restent insuffisantes.... 

que l’on investisse de manière concertée dans l’éducation, la santé et la formation.  En outre, elle a insisté sur l’importance d’intensifier les efforts pour lutter contre le VIH/sida dans les pays les plus pauvres.  

Les défis auxquels nous faisons face en matière de lutte contre la pauvreté, les maladies et la discrimination exigent une réponse mieux coordonnée et plus efficace

 

M. ARTHUR LEVIN, (UIT), ...  

L’UIT estime qu’avec un milliard de dollars, tous les villages pourraient être connectés dans le monde... 

Il a invité les membres de l’ECOSOC à participer à la deuxième étape du SMSI en novembre...

 

Mme JOAN KIRBY, de l’ONG Temple of Understanding, a présenté le rapport sur la 57e Conférence annuelle DPI-NGO, qui s’est tenue en 2004... a expliqué que 

cette conférence avait révélé que les OMD n’étaient pas suffisamment appuyés par les États Membres et, de plus, n’étaient pas bien compris en dehors du système des Nations Unies... Elle a affirmé que neuf mois après cette conférence, la sensibilisation au sujet des OMD avait été grandement améliorée et que les ONG avaient pleinement respecté leur engagement à long terme envers les OMD.

 

Mme VICKI SOANES, ATD Quart-Monde, a affirmé que 

la communauté internationale n’utilisait toujours pas la contribution au développement que pourraient apporter ceux qui vivent dans la pauvreté extrême, ceux-ci n’étant le plus souvent considérés que comme des bénéficiaires passifs d’une aide...

préconisant à cet effet la mise en place de microcrédits et de microfinancements...  

Nous devons établir des partenariats avec des personnes vivant dans la pauvreté extrême... L’éducation des femmes et des filles est cruciale pour parvenir au développement...

 

 

M. ALOUNKÉO KITTIKHOUM (République démocratique populaire lao), intervenant au nom du Groupe des pays en développement sans littoral, ... S’agissant du Programme d’action d’Almaty, il ... a notamment attiré l’attention sur la mise en place de projets dans le secteur des infrastructures de transit en faveur des pays en développement enclavés ...  Il a réitéré son appel pour une assistance, à la fois financière et technique, plus importante de la part de la communauté des donateurs.  Il a aussi espéré que la coopération Sud-Sud et celle triangulaire augmentent ...

 

M. CHOI YOUNG-JIN (République de Corée) ... Selon lui, l’apport de ressources fiables pour le développement à long terme est lié au succès des négociations de Doha...  sur la question clef du développement rural.  Les stratégies nationales de développement devraient être formulées et mises en œuvre avec un accent plus prononcé placé sur le développement rural.  Autre préoccupation, celle de la santé...  la science et la technologie devraient être utilisées pour parvenir au développement durable. 

 

M. ASIM ARAR, Turquie, a estimé que les causes de la pauvreté ne pouvaient être éliminées sans changements structurels importants.  Des investissements nécessaires doivent être faits afin de réduire la pauvreté et les écarts de revenus, assurer la parité des sexes et protéger les droits de l’homme et l’environnement...  Il a par ailleurs plaidé pour une meilleure gouvernance et pour un respect du droit international, conditions selon lui d’une plus grande transparence dans la coopération entre donateurs et récipiendaires... entre les politiques de développement et les activités des différents acteurs internationaux. 

 

M. SICHAN SIV (États-Unis) a estimé que nous avions une occasion unique de parvenir à une victoire historique sur la pauvreté absolue, à condition que nous changions notre façon de penser.  Il a déclaré que la bonne gouvernance, les droits de l’homme et l’affirmation d’un secteur privé fort étaient essentiels pour le développement... 

Il a précisé que la part de l’APD américaine à destination de l’Afrique avait triplé durant la même période et que son pays s’était assuré que ces fonds aillent bien à ceux qui sont dans le besoin... Avec un montant de 15 milliards de dollars, les États-Unis sont le premier contributeur au Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose. 

 Nous avons également un grand nombre de programmes travaillant sur les questions de changements climatiques, phénomènes pour l’étude desquels nous avons engagés 5,8 milliards de dollars.  Sur tout un éventail de questions écologiques, les États-Unis se sont affirmés comme un partenaire d’organisations civiles.

 

M. CARLOS ALVARADO, Venezuela, ... Soulignant les efforts de son pays en matière de protection de l’environnement, il a précisé que 43,5% du territoire national était déjà protégé.  Il a également fait valoir que le taux d’accès à l’eau potable était passé de 68% en 1990 à 87% en 2003.  En matière de technologies de l’information, il a indiqué que 7% de la population avait un accès gratuit à internet, 30% de ces infrastructures étant financées par l’État.  Il s’est félicité que son pays ait déjà atteint certains objectifs fixés pour 2015.  Il a mis l’accent sur le  problème de la dette en insistant que la persistance de ce problème était l’un des facteurs freinant la réalisation des OMD... 

Il a présenté les programmes sociaux ... mettant l’accent sur la santé, l’éducation, le logement et la propriété.  Parmi ces programmes... celui du « Barrio Adentro » dont le but est de dispenser des soins gratuits dans les quartiers défavorisés... « Vuelvan Caras » qui a pour objectif de dispenser une formation aux chômeurs... « Mercal » permet à la population exclue d’avoir accès à une alimentation de base et est financé à 40%  par l’État... il y a un programme de logement dont l’objectif est d’offrir un logement décent a ceux qui n’en possèdent pas et le programme Zamora qui a pour ambition d’aider les paysans sans terre à accéder à la propriété des terres sur lesquelles ils ont toujours vécu... 

 

Mme CARMEN MARIA GALLARDO HERNÁNDEZ (El Salvador) ... a souhaité que l’examen des questions de développement tienne compte des besoins des pays en développement de revenu intermédiaire...

En ce qui concerne la parité des sexes, elle a indiqué que son pays avait ratifié les conventions internationales pertinentes tout en développant une législation nationale correspondante.  Le défi consiste maintenant à renforcer le cadre juridique dans ce domaine pour favoriser la réalisation des OMD...

 

M. MAGED ABDELFATTAH ABDELAZIZ (Égypte) a affirmé qu’il était important de renforcer le rôle de l’ECOSOC dans le domaine du soutien aux pays qui sortent de conflits.  Le représentant a estimé qu’une réunion annuelle du Conseil économique et social au niveau ministériel était importante pour coordonner les travaux concernant les sujets économiques et sociaux, mais,...  aussi les moyens de mise en œuvre des décisions et des engagements pris...

 

M. VASSILY A. NEBENZIA (Fédération de Russie) ... L’élargissement du commerce mondial sur la base de critères plus équitables,... constitue un moyen décisif d’augmenter les possibilités des pays en développement.

S’agissant de la situation de son pays, il a indiqué que le PNB par tête d’habitant avait augmenté au cours de ces quatre dernières années.  Il a ajouté qu’une réforme du secteur social avait été lancée en vue d’une distribution plus équitable des services de ce secteur et qu’un nouveau code du travail avait été adopté dans le souci de mieux protéger les salariés.  Enfin, il a assuré de la volonté de son pays de rester engagé à la protection de l’environnement, une détermination qui... s’est traduite récemment par la ratification du Protocole de Kyoto. 

 

M. YASHAR ALIYEV (Azerbaïdjan) ... a estimé qu’aucun pays ne pouvait bénéficier de développement quand sa sécurité était sapée et que les droits fondamentaux de sa population étaient violés.  Il a ainsi appuyé le concept de nature interdépendante du développement, de la sécurité et des droits humains... il a appuyé l’idée d’institutionnaliser le travail de l’ECOSOC mais s’est dit en désaccord avec une contribution restreinte aux pays émergeants de conflits et a souhaité que ceux en conflit puissent également bénéficier du rôle du Conseil. 

   il a expliqué que par le biais du Programme « Transformer l’or noir en or humain », le Gouvernement avait augmenté son soutien au secteur de l’éducation, en apportant une expertise internationale pour renforcer l’éducation supérieure du pays notamment... il a expliqué que son pays avait formulé un OMD national supplémentaire sur le sujet de la bonne gouvernance afin, entre autres, de réformer le système global de l’administration publique, des lois et des politiques d’ici à 2015...

 

M. TENS C. KAPOMA (Zambie) ... Pour éviter que le pays ne dépende plus exclusivement du cuivre, principal produit d’exportation, un plan cadre de diversification économique a été établi.  Le représentant a fait état d’une croissance positive depuis 1999, de 4,6% en moyenne par an... Le représentant a néanmoins souligné que le niveau de pauvreté demeurait encore très élevé, puisqu’il frappait plus de 67% de la population, que la dette nationale était forte et que la pandémie du VIH/sida continuait de faire des ravages.  

Il a affirmé que la Zambie demandait à la communauté internationale d’augmenter le volume et la qualité de l’aide et de fournir une assistance technique à court terme.  L’aide doit être axée sur les résultats et il devrait y avoir une responsabilité mutuelle dans les partenariats stratégiques...  préconisant davantage de coopération Sud-Sud afin de faciliter le développement, le transfert de technologies et le partage d’expériences. 

 

M. ORLANDO REQUEIJO GUAL (Cuba) ... Les pays en développement... ne peuvent plus supporter le poids de tant   d’injustice, qui se traduit par une dette insupportable, un transfert net de ressources en faveur des pays riches... Par ailleurs, il a dénoncé le manque de volonté des pays développés de réformer les systèmes monétaire, financier, et commercial.

Il a souhaité que le développement soit, une fois pour toute, placé au cœur des priorités des Nations Unies, sans être subordonné à d’autres questions.  Il a demandé que les propositions de réforme des Nations Unies soient l’occasion d’encourager une véritable coopération internationale dans tous les domaines.  

Il a souhaité que l’on renforce les capacités de l’ECOSOC de traiter de toutes les questions économiques et sociales.  Les droits de l’homme doivent continuer de faire partie intégrante de l’ordre du jour de l’ECOSOC... en lançant un appel à un véritable système international garantissant tous les droits de l’homme, y compris le droit au développement...

L’ARCHEVÊQUE CELESTINO MIGLIORE, Saint-Siège, ... a ... fait remarquer que les mesures financières internationales en faveur des pauvres du monde représentaient des sommes modestes par rapport aux considérables dépenses militaires du monde et aux subventions que les pays industrialisés fournissent pour certains secteurs de leur économie...Selon lui, les pays les plus industrialisés ne doivent pas hésiter à encourager les concessions et privilèges pour les pays extrêmement pauvres.  

Enfin, il a souligné le manque de financement pour la recherche scientifique de base et pour le développement des produits pharmaceutiques pour lutter contre les principales maladies tropicales.  Il est inutile de s’attendre à un financement privé dans ce domaine puisque ces problèmes ne concerne pas les citoyens des pays qui possèdent des ressources... en suggérant plutôt que les fonds soient publics et permettent la promotion des instituts de recherche mondiaux.

 

La représentante de l’Association des femmes du Pakistan a présenté le Plan d’action ... de la Conférence internationale sur la prise en compte du souci d’égalité entre les sexes et les Objectifs du Millénaire pour le développement, laquelle a réuni les représentants de 22 pays issus de toutes les régions...

 par lequel ils appellent la communauté internationale à tenir pleinement compte du souci d’égalité entre les sexes et les droits de l’homme dans les programmes internationaux et nationaux,... à en faire un objectif prioritaire lors de l’élaboration des stratégies, de la formulation des politiques et des programmes économiques, sociaux et politiques, à adopter une approche macroéconomique des systèmes financiers et commerciaux, et à promouvoir l’établissement de partenariats entre les principales parties prenantes...

 

La représentante de l’Association des mères tunisiennes ... a mis l’accent sur les opportunités qu’offrent les technologies de l’information et de la communication (TIC) pour la promotion de la femme et l’accès des mères à l’emploi.  Elle a souhaité l’affirmation d’une société de l’information et du savoir qui soit inclusive et accessible à tous...  Elle a souhaité des mesures visant à éradiquer la discrimination fondée sur le sexe et à promouvoir la formation des femmes pour leur assurer une égalité d’accès aux emplois dans le domaine des TIC. 

 

Mme DURBAK, World Information Transfer, ... a espéré que les délibérations de l’ECOSOC prendraient en considération l’importance de la santé en demandant aux gouvernements de mettre en œuvre les OMD relatifs à ce secteur en renforçant les infrastructures de santé publique; de rapporter plus rapidement les cas de maladies, notamment celles qui peuvent se transformer en pandémie; et d’accroître la connaissance publique de la santé afin de limiter le potentiel de catastrophes générées par des maladies... 

 


*   ***   *

Nations Unies 2003  - Nations Unies 2004 - Nations Unies 2005 - Nations Unies 2006 - Nations Unies 2007