Nations Unies - Sommet UN 60 - ONU XXI -
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ESSAI de SYNTHESE - Sommet UN 60 - version intégrale de l' UN60D Déclaration du Sommet -
Extraits des Communiqués de presse suivants
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10385.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10384.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10379.doc.htm http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10383.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10381.doc.htm http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/LT4391.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10091.doc.htm http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10091.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Conf.presse.Jan_Eliasson.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Conf.presse.Ping.doc.htm http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AG10377.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10108.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10102.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10104.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10096.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10099.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10208.doc.htm http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10100.doc.htmhttp://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10098.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Conf.presse.NEPAD.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10103.doc.htm http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/Conf._presse_Affaires_Humanitaires.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10090Rev1.doc.htm - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10114.doc.htm - http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=11412&Cr=annan&Cr1=information - http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGSM10213.doc.htm
PLAN
2°) KA Déclarations du
Secrétaire Général
3°) Présentation
générale du Sommet
5°) Déclarations
des Observateurs et des représentants de la société civile
6°) Présentation des
conclusions des tables rondes
7°) Déclarations
réunion plénière
8°) Présentation
document final UN60D (A/60/L.1) et
Explications de position
9°) Déclarations
débat sur le Développement
10°) Phase précédent
le début du sommet
11°) AGNU 60 Composition du Bureau
de Présidents
1°) Signatures des Traités 210905 Traités - Sommet UN 60
"... En tout, 265 signatures, ratifications ou adhésions ont été entreprises pendant l’évènement ... Palitha Kohona, Chef de la Section des traités au Bureau des affaires juridiques a déclaré que
« la participation d’un si grand nombre d’États... est une indication claire de la valeur que la communauté internationale place dans le cadre législatif international »..."
La Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire, ouverte à la signature pendant la Cérémonie des traités, a obtenu 82 signatures. La Convention entrera en vigueur le trentième jour suivant la date de dépôt du vingt-deuxième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. Le Président russe, Vladimir Putine, a été le premier chef d’État à la signer. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ainsi que d’autres chefs d’État l’ont également signée.
L’Équateur, trentième État ayant ratifié, le 15 septembre, la Convention des Nations Unies contre la corruption de 2003, a déclenché son entrée en vigueur qui aura lieu le 14 décembre. Le Lesotho et le Libéria ont également ratifié la Convention...."
2°) Déclarations du Secrétaire Général
140905 KA - AGNU - sommet UN 60
"... D’importants progrès ont été accomplis vers la tenue de ces promesses et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. L’aide a nettement augmenté. L’Union européenne a fixé un calendrier qui mène à la réalisation en 2015 de l’objectif des 0,7%. Les pays du G-8 sont convenus d’un allégement substantiel de la dette de plusieurs pays.
De nouvelles idées prometteuses sont à l’étude... La qualité de la gouvernance et des politiques s’améliore rapidement dans la plupart des régions du monde. Nombreux sont les pays en développement dont le gouvernement investit dans la population, promeut la démocratie et l’état de droit, lutte contre la corruption et est heureux de prendre le secteur privé comme partenaire.
Pourtant, il reste encore énormément de misère accumulée. La tâche à laquelle nous devons maintenant nous atteler est de passer des conquêtes de ces dernières années à un pacte pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, dans l’esprit du Consensus de Monterrey...
Au niveau du pays, cela signifie que l’État doit pratiquer une bonne gouvernance et mobiliser les ressources nationales. En outre, il faut absolument qu’il élabore des stratégies suffisamment ambitieuses pour lui permettre d’atteindre d’importants objectifs de développement, dont bien sûr les Objectifs du Millénaire.
Quant à la communauté internationale... elle doit augmenter et améliorer l’aide, adopter des politiques commerciales qui donnent leur chance aux pays en développement, investir davantage dans les pays les plus pauvres et ouvrir les institutions au monde en développement, afin que celui-ci puisse mieux se faire entendre.
L’Assemblée générale et le Conseil économique et social doivent participer plus activement à l’action, en assurant le suivi des progrès accomplis, en proposant leurs conseils et, le cas échéant, en sonnant l’alarme. L’opinion publique mondiale jouera elle aussi un rôle capital dans l’accomplissement de cette mission...
La déclaration issue de ce sommet trace la voie vers un véritable partenariat mondial pour le développement. Il consacre les principes de partage des tâches et de responsabilité mutuelle, qui constituent l’essence même du Consensus de Monterrey. Et il incarne l’idée qui est au cœur même du processus, à savoir que chaque pays doit prendre en charge son propre développement..."
140905 KA - Plénière - UN 60
"... sous la direction du Président Ping, vos représentants ont négocié le document final de ce Sommet. Ils ont travaillé d’arrache-pied jusqu’à la dernière minute et ont produit hier le document dont vous êtes saisi.
Même avant qu’ils achèvent leur travail, ce Sommet a servi de catalyseur pour réaliser des avancées sur des questions cruciales. Ainsi, ces derniers mois, un fonds pour la démocratie a été créé et une convention contre le terrorisme nucléaire a été parachevée.
Mais surtout, 50 milliards de dollars supplémentaires par an ont été dégagés pour lutter contre la pauvreté d’ici à 2010. L’objectif de 0,7 % gagne du terrain; des sources de financement novatrices sont en train de se concrétiser; et des progrès ont été réalisés pour ce qui est de l’allégement de la dette.
En adoptant le document final, vous conserverez ces réalisations. Et les progrès en matière de développement iront de pair avec des engagements en faveur de la bonne gouvernance et des projets nationaux de réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement d’ici à 2015.
... vous réaliserez aussi des progrès décisifs dans d’autres domaines.
Vous condamnerez le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu’en soient les auteurs, où qu’il frappe et quelle que soit la cause qu’il prétend servir. Vous vous engagerez à chercher à un accord dans l’année à venir sur une convention globale contre le terrorisme, et vous marquerez votre appui en faveur d’une stratégie propre à faire en sorte que notre combat contre le terrorisme rende la communauté internationale plus forte et les terroristes plus faibles, et non l’inverse.
Pour la première fois, vous admettrez, clairement et sans la moindre ambiguïté, le devoir qui vous incombe collectivement de protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité. Vous vous montrerez résolument prêts à mener par l’entremise du Conseil de sécurité une action collective décisive dès que les moyens pacifiques se révéleraient insuffisants et que les autorités nationales échoueraient manifestement à protéger leurs propres populations...
Vous approuverez la mise en place d’une commission de consolidation de la paix, dotée d’un bureau d’appui et d’un fonds, ce qui ira plus loin dans l’engagement stratégique en faveur de l’une des contributions les plus importantes que l’ONU apporte à la paix et à la sécurité internationales.
Vous approuverez aussi la création d’une force de police permanente pour les opérations de maintien de la paix de l’Organisation.
Vous déciderez de doubler le budget dont dispose le Haut Commissaire aux droits de l’homme et de renforcer son bureau. Vous admettrez la nécessité de remédier aux défaillances et aux défauts de la Commission des droits de l’homme en créant un nouvel organe, le Conseil des droits de l’homme, dont l’Assemblée générale devra définir en détail la physionomie et le fonctionnement à sa soixantième session.
Vous renforcerez la prévisibilité du financement de l’assistance humanitaire, ce qui permettra d’éviter que des crises humanitaires ne tombent dans l’oubli, comme ce fut trop souvent le cas, en particulier en Afrique.
Vous mettrez en place le cadre d’une réforme de grande portée du Secrétariat et de la gestion qu’il faudra mettre en oeuvre. Un comité de contrôle indépendant et un bureau de l’éthique professionnelle, dont je vous fournirai les détails prochainement, devront aider à garantir la responsabilité et l’intégrité, cependant que le réexamen des anciens mandats, la refonte des règles applicables au budget et aux ressources humaines et un programme ponctuel de départs anticipés permettront de remanier le Secrétariat en fonction des priorités de l’Organisation au XXIe siècle.
Globalement, tout cela constitue un ensemble de changements qui vont très loin.
Mais... Notre plus grand défi, et notre plus grand échec, se situe sur le front de la non-prolifération des armes nucléaires et du désarmement. À deux reprises cette année – à la conférence d’examen du TNP, et maintenant à ce sommet qui commence –, nous avons laissé les gesticulations faire obstacle aux résultats...
De même, la réforme du Conseil de sécurité nous a, pour l’instant, échappé, bien que tout le monde soit en gros d’accord pour penser qu’elle n’a que trop tardé...
Ce train de mesures est donc un bon début... Il nous faut à présent passer aux étapes suivantes du processus de réforme. En premier lieu, il faut mettre en œuvre ce qui a été convenu. La session de l’Assemblée générale qui est sur le point de débuter sera l’une des plus importantes de son histoire.
Nous devons apporter tout notre soutien au Président Eliasson dans ses fonctions. Nous devons assurer la mise en place et le démarrage de la Commission de consolidation de la paix et du Conseil des droits de l’homme, conclure une convention globale sur le terrorisme et veiller à ce que le Fonds pour la démocratie commence effectivement à fonctionner.
Et les quelques années à venir vont mettre à l’épreuve notre volonté de réduire l’extrême pauvreté de moitié d’ici à 2015, d’intervenir si un génocide se profile à nouveau à l’horizon et d’améliorer notre taux de succès en matière de consolidation de la paix dans des pays déchirés par la guerre. Tels sont les éléments qui comptent vraiment pour juger de la réforme.
Deuxièmement, nous devons poursuivre avec détermination le débat sur les questions épineuses sur lesquelles il est urgent d’avancer, mais qui sont restées en suspens...
Enfin, nous avons tous pu constater, à de nombreuses reprises, qu’à ignorer par opportunisme les principes fondamentaux de la démocratie, des droits de l’homme et de la légalité, on érode la confiance dont jouissent nos institutions collectives, que l’on empêche ainsi de faire leur travail en faveur d’un monde plus libre, plus juste et plus sûr pour tous...
aujourd’hui plus que jamais, nous devons agir collectivement pour être efficaces...
Je vous engage, en votre qualité de dirigeants, à continuer individuellement et collectivement à travailler sur ce programme de réforme, à avoir la patience de persévérer et la hauteur de vues voulue pour parvenir à un véritable consensus..."
150905 KA - Alliance des civilisations - Espagne Turquie
"... Le Groupe de Haut Niveau pour l’Alliance des civilisations, qui servira de guide à l’Initiative, devrait présenter un rapport comportant des recommandations et un programme d’action concret vers la fin de l’année 2006.
Le Secrétaire général espère que d’autres gouvernements et organisations appuieront également l’Initiative et qu’ils contribueront aux efforts qu’elle fournit pour surmonter les divisions et promouvoir le respect et la compréhension mutuels..."
150905 KA - réunion de la francophonie
"... Ces 10 dernières années ont été marquées par des acquis indéniables en matière de démocratie, de droits et de libertés dans l’espace francophone. Je pense notamment aux progrès dans la tenue d’élections globalement consensuelles, au respect croissant de la séparation des pouvoirs, à la protection accrue des libertés individuelles.
Toutes ces avancées témoignent de la volonté des pays francophones d’honorer les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de la Déclaration de Bamako...
A cet égard, je félicite l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui, en juillet 2004 à Charlottetown, a estimé que les dirigeants des pays dans lesquels les institutions démocratiques ont été renversées, ne devraient plus être conviés à vos sommets jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Une telle mesure dissuaderait ceux qui sont tentés d’accéder au pouvoir par la force, et renforcerait le recours au dialogue et à la concertation politique pour gérer les affaires de la nation...
Je me réjouis aussi de la coopération étroite qui s’est établie entre l’ONU et l’OIF en matière de soutien à la démocratie, à l’Etat de droit et aux droits de l’homme, comme dans toute une série d’autres domaines d’intérêt mutuel.
Cette coopération repose notamment sur la conviction partagée que la démocratie favorise la sécurité et la stabilité à long terme, encourage la pleine participation des citoyens à la vie de la société et crée les conditions du progrès économique et social.
De toute évidence, démocratisation et action en faveur du développement vont de pair. Face aux défis immenses auxquels certains de vos pays sont confrontés, s’ajoute un devoir de solidarité, à tous les niveaux et dans le monde entier, notamment entre le Nord et le Sud.
En novembre dernier, à Ouagadougou, vous avez réaffirmé cette solidarité, la jugeant indispensable pour garantir un développement à la fois durable et équitable...
Les pays francophones peuvent montrer l’exemple en travaillant ensemble à la réalisation des objectifs que la communauté internationale s’est fixée et à l’émergence d’un monde plus libre, plus juste et plus sûr pour tous ses habitants..."
160905 KA - partenariat pour l’enseignement supérieur en Afrique
"... Je vous félicite, ainsi que toutes les fondations concernées : Carnegie, Ford, MacArthur et Rockefeller, auxquelles vont maintenant s’associer les fondations William et Flora Hewlett et Andrew Mellon. Il s’agit là d’une remarquable manifestation de citoyenneté mondiale...
Il faut que des enseignants soient formés et les moyens de recherche développés; il faut que l’enseignement par correspondance et à distance soit renforcé, et il faut que les institutions africaines aient accès aux techniques les plus modernes... Les femmes et les pauvres qui voudraient faire des études supérieures se heurtent encore à de trop nombreux obstacles.
L’épidémie de sida, qui emporte tant d’enseignants et de chercheurs qualifiés, a des effets terribles. Et l’exode des cerveaux continue de créer des situations dans lesquelles des scientifiques ... reçoivent des prix pour des travaux réalisés en Occident, mais non dans leurs pays d’origine.
Aucun groupe, aucune institution ne peut à lui seul ou à elle seule répondre à tant de besoins urgents. C’est pourquoi nous devons tous – le Partenariat, l’UNESCO et d’autres organismes des Nations Unies, ainsi que les réseaux et associations universitaires – travailler ensemble pour aider les gouvernements et les établissements d’enseignement supérieur en Afrique.
Le système des Nations Unies est fermement résolu à jouer son rôle à cet égard.
160905 KA - Premier Ministre de la Suède, M. Goran Persson - création d'un Réseau de dirigeants en appui à la réforme des Nations Unies
"... se félicite de l’initiative ... encourage vivement d’autres pays à soutenir cette initiative. Il espère que le Réseau de dirigeants aidera à concrétiser les engagements pris au Sommet mondial..."
170905 KA - AGNU - ONU XXI
"... en nous attaquant globalement à une série de questions, nous avons certainement accompli beaucoup de choses... Il nous faut maintenant passer à une nouvelle tâche et donner effet ce qui a été décidé, en continuant de chercher à surmonter les différends qui subsistent...
Permettez-moi de vous rappeler quelques-uns des points importants de notre programme de travail ...
Il y a d’abord la réforme de la gestion...
Deuxièmement, nous devons renforcer notre mécanisme dans le domaine des droits de l’homme.
... je crois que les négociations devraient reprendre sur la base des textes détaillés élaborés au cours de la préparation du Sommet et qui ont été appuyés par une écrasante majorité d’États Membres...
Troisièmement, nous devons aller de l’avant pour ce qui est du terrorisme.
Pour la première fois, une condamnation sans nuance du terrorisme, « sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu’en soient les auteurs, les lieux et les buts », a été prononcée au Sommet par tous les États Membres... vous devez partir de cette proposition simple et vous en servir pour achever une convention générale contre le terrorisme ...
Quatrièmement, il nous faut mettre en place et faire fonctionner la Commission de consolidation de la paix.
Presque toutes les modalités essentielles sont maintenant arrêtées. La tâche qui vous attend durant les quelques prochains mois est de donner sa forme définitive à la Commission et de la rendre opérationnelle...
Cinquièmement,
et ce point est particulièrement important, nous devons honorer nos engagements
relatifs au développement...
il ne fait plus le moindre doute que les objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire bénéficient d’un appui universel.
Nous nous trouvons avec l’ambitieux engagement de dégager 50 milliards de dollars supplémentaires par an pour la bataille du développement, en l’espace de cinq ans...
Tous les pays en développement sont maintenant tenus par l’engagement de formuler, et de commencer à mettre en œuvre, au plus tard l’an prochain, une stratégie nationale suffisamment audacieuse pour atteindre les objectifs de développement convenus au niveau international, et notamment les OMD d’ici à 2015.
D’autre part, il incombe maintenant aux pays développés de tenir leurs promesses de stimuler le financement du développement et d’alléger les dettes des pays en développement.
De plus, certains signes donnent à espérer qu’il est possible de progresser vers le système commercial multilatéral universel, fondé sur des règles, ouvert, non discriminatoire et équitable qui est envisagé dans le document du Sommet...
Il semble que l’ampleur de ce succès ait échappé à quelques-uns. Faisons donc en sorte de tenir nos promesses envers les pauvres de la planète...
En sixième lieu, nous devons continuer de travailler à la réforme du Conseil de sécurité.
... « un élément central de la réforme générale de l’Organisation que nous menons »... Ils ont demandé un examen avant la fin de l’année des progrès accomplis dans cette voie.
C’est à toutes les parties de faire un réel effort pour trouver une solution qui recueille un très large soutien, dans l’intérêt non pas d’un groupe particulier, mais de l’Organisation tout entière.
Septième point, nous devons d’urgence commencer à rectifier nos erreurs regrettables en matière de non-prolifération et de désarmement nucléaires.
... les risques de prolifération et de terrorisme catastrophique ne cessent d’augmenter, et les enjeux sont trop importants pour que nous continuions à nous laisser glisser sur la pente dangereuse de la diplomatie du quitte ou double.
Tâchons plutôt ensemble de renforcer les trois piliers du régime : non-prolifération, désarmement et utilisations pacifiques. J’encourage la Norvège, l’Australie, le Chili, l’Indonésie, la Roumanie, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni à poursuivre leurs efforts pour trouver un moyen d’aller de l’avant. Tous les États devraient soutenir l’initiative qu’ils ont prise pour s’attaquer à ce péril qui menace notre existence même.
Parfois, les solutions multilatérales sont d’une difficulté qui les fait paraître impossibles. Mais, de temps à autre, cela vaut la peine de se retourner pour mesurer le chemin accompli...
à présent, vous vous êtes réunis pour reconnaître le devoir sacré qui vous incombe non seulement de compatir, mais encore d’agir. C’est sur cet engagement que vous serez jugés dans les années à venir.
Ne vous méprenez pas. Cette bataille durement gagnée a constitué une révolution dans les affaires internationales et un signal d’espoir pour les faibles de notre monde.
Elle nous apporte en outre un enseignement de la plus haute importance: en persévérant, nous pouvons trouver des réponses collectives à nos problèmes communs..."
170905 KA - dîner des Francophones
"... Maintenant, le travail le plus difficile commence. Il faut mettre en œuvre les décisions qui ont été prises, et continuer de chercher un accord sur les questions restées en suspens. Cela, sans jamais perdre de vue les aspirations des peuples à la paix, à la sécurité et à la prospérité.
Ces aspirations, et les valeurs élevées qui y sont associées, sont aussi au cœur de tout ce que la communauté francophone représente aujourd’hui.
La langue qui vous unit est devenue un instrument de solidarité, le support d’une alliance morale et politique visant à mieux répondre aux besoins de justice, de paix et de développement. Les clivages traditionnels sont effacés au profit d’une vision commune qui n’exclut pas le respect des différences. L’ONU soutient sans réserve cet idéal communautaire et de partage.
Comme l’a dit Voltaire, « le génie d’une langue – et il entendait sûrement celui du français – est son aptitude à dire de la manière la plus courte et la plus harmonieuse ce que les autres langues expriment moins heureusement »... Je ne serai peut-être pas harmonieux, mais je serai bref...
A l’amitié entre les peuples et à l’ONU qui symbolise cet idéal et fête cette année son soixantième anniversaire..."
200905 KA - CS - Société civile
"... L’appropriation et la participation locales sont essentielles au succès des processus de paix, qu’il s’agisse de la prévention des conflits, du rétablissement de la paix ou de la consolidation de la paix. Le dialogue, la transparence et l’obligation redditionnelle doivent demeurer prioritaires.
La société civile est très souvent en avance sur nous s’agissant de l’identification des nouvelles menaces et préoccupations. C’est sans aucun doute un de ses rôles les plus importants.
Les organisations de la société civile sont également indispensables dans la diplomatie parallèle et interpersonnelle, qui est souvent partie intégrante d’une diplomatie officielle couronnée de succès et de processus politique et de réconciliation après un conflit réussis. Parfois, ils peuvent entrer en contact sur le terrain avec des parties que les gouvernements ou l’Organisation des Nations Unies ne peuvent atteindre.
De plus, les organisations de la société civile peuvent compléter l’action de l’ONU en apportant de précieuses analyses de la situation sur le terrain, en nouant des partenariats destinés à appliquer les décisions de l’ONU, en affermissant la viabilité des opérations des Nations Unies et en édifiant des réseaux qui prônent la consolidation de la paix.
Pour toutes ces raisons, les organisations de la société civile auront un rôle essentiel à jouer dans les travaux de la Commission de consolidation de la paix.
... si l’on veut ... que les stratégies de prévention des conflits et de consolidation de la paix soient plus efficaces, tous les acteurs –les gouvernements, les institutions financières internationales, les organisations régionales et la société civile– doivent travailler main dans la main, comme partenaires..."
210905 KA - journée internationale de la paix le 21 septembre
"... La paix est la mission suprême de l’Organisation des Nations Unies
Elle est le fondement de notre existence; l’essence de notre identité; la cause qui anime tout ce que nous entreprenons. Le 21 septembre, Journée internationale de la paix, est un jour où nous réaffirmons notre attachement à cette quête.
Cette Journée est censée être un jour de cessez-le-feu dans le monde entier. Tous les pays et tous les peuples sont censés cesser toutes les hostilités pendant toute cette journée.
Et à midi, les habitants du monde entier observent une minute de silence.
Vingt-quatre heures, ce n’est pas long. Mais c’est suffisamment long pour que les combattants et les dirigeants politiques réfléchissent à la destruction qu’ils infligent à leur population et à leurs terres. Et c’est suffisamment long pour regarder au-delà des barricades, ou à travers les barbelés, afin de voir s’il n’y a pas une autre voie.
En cette Journée internationale de la paix, rendons hommage à ceux qui ont souffert de la violence et des conflits armés. Et engageons-nous à tout faire pour donner effet aux importantes décisions qui ont été prises la semaine dernière, au Sommet mondial 2005, dans le domaine de la paix..."
141105 KA - Journée internationale de la tolérance célébrée le 16 novembre
"... La diversité qui a caractérisé de tout temps la condition humaine a toujours eu bien du mal à être acceptée. L’intolérance de l’« autre » demeure, jour après jour, la cause de grandes souffrances... Édifier une culture de la tolérance constitue un premier pas important.
Une telle culture doit nécessairement se fonder sur une protection juridique et une éducation renforcées.
Mais l’initiative individuelle doit aussi y avoir sa place.
La tolérance ne saurait se limiter à une acceptation passive des particularités que l’on perçoit chez les autres. Elle exige de nous tous que nous nous efforcions de mieux nous connaître les uns les autres, de comprendre l’origine de nos différences, de découvrir ce qu’il y a de meilleur dans les croyances et traditions de chacun.
Ce n’est que par cette entreprise de découverte que nous pourrons comprendre que ce qui nous unit en tant qu’êtres humains est beaucoup plus fort que ce qui nous divise.
Si nous voulons être en mesure d’instaurer la paix en ce siècle encore jeune,
nous devons commencer par nous respecter mutuellement dès aujourd’hui
en tant qu’individus qui ont tous le droit de définir leur identité et
d’adopter la foi et la culture de leur choix, en tant qu’individus qui chérissent
ce qu’ils sont, sans haïr ce qu’ils ne sont pas...
En cette Journée internationale de la tolérance, engageons-nous à faire de ces mots une réalité en célébrant notre diversité, en tirant un enseignement de nos différences et en nous servant de celles-ci pour consolider les liens que crée entre nous notre humanité commune..."
161106 SMSI - Tunisie
" ... « La société de l'information, a relevé Kofi Annan, est une société dans laquelle toutes les potentialités de l'être humain sont libérées, cultivées et valorisées grâce à l'accès aux outils et aux technologies, ainsi qu'à l'éducation qui permet de les utiliser de manière plus efficaces »..."
161105 KA - Forum mondial des médias électroniques
"... Qui révèle les injustices avant qu’il ne soit trop tard? Qui donne les moyens de nouer des relations à distance? Qui sait nous distraire après une longue journée à l’usine, aux champs ou au bureau? Les médias électroniques: la télévision, la radio et, de plus en plus, l’Internet.
Malgré tout ce que l’on vous reproche –le goût du sensationnel et du frivole, les dérapages de la pornographie et de l’incitation à la haine–, vous conservez une position sans égale, un statut unique, une influence immense.
Cette influence, le monde a dorénavant besoin que vous la mettiez, plus encore qu’aujourd’hui, au service de l’effort universel entrepris pour réaliser les Objectifs du Millénaire... Ils ont provoqué une mobilisation sans précédent de la société civile, des manifestations de rue spectaculaires aux actions individuelles...
Je sais qu’il n’est pas facile d’en faire un sujet magazine et que les statistiques du développement font rarement vibrer les cœurs... J’espère qu’en travaillant ensemble, nous saurons trouver des solutions ...
L’ONU jouera elle aussi son rôle.
Par principe, nous défendons l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui consacre la liberté d’expression et la liberté des médias. J’espère que ces libertés trouveront une impulsion nouvelle dans le fait que le Forum se tient ici, dans le monde arabe, où se multiplient les sites Web et les télévisions par satellite et où beaucoup de gens veulent plus de liberté pour eux-mêmes et plus de sens des responsabilités chez leurs gouvernants.
L’ONU défend aussi le droit que vous avez en tant que journalistes d’être physiquement protégés du danger... le Comité pour la protection des journalistes nous apprend que, dans leur grande majorité, les journalistes tués depuis 1995 ne l’ont pas été par une balle perdue mais ont été délibérément traqués et abattus, souvent directement en représailles de leurs reportages. Je continuerai d’insister auprès des gouvernements pour qu’ils assument leurs responsabilités, créent les conditions dans lesquelles les journalistes peuvent exercer leur métier sans risque et traduisent en justice les criminels qui s’en prennent à eux...
Je vous demanderai pour terminer de faire connaître non seulement les résultats du Forum actuel mais aussi ceux du Sommet mondial qui s’est tenu il y a deux mois à New York. Il y a d’innombrables histoires à raconter sur un monde en pleine évolution et sur l’Organisation des Nations Unies qui est en train de renaître après un travail rigoureux de transformation et de renouvellement..."
3°) Présentation générale du Sommet
140905 AG - Plénière 2 - sommet UN 60
140905 AG - Plénière 3 - développement - sommet UN 60
"... rapport sur la mise en œuvre et le suivi des textes issus de la conférence internationale sur le financement du développement ( Consensus de Monterrey )...
Dans ce document, M. Kofi Annan relève les propositions d’allègement de la dette extérieure, telle que la proposition approuvée en juillet 2005 lors de la réunion du G-8 à Gleneagle visant une remise complète de leur dette extérieure aux pays pauvres très endettées (PPTE) qui ont atteint le point d’achèvement du Programme PPTE.
Par ailleurs, le Secrétaire général insiste sur les progrès accomplis dans les négociations commerciales multilatérales du Cycle de Doha, dit « Cycle du développement ». Il souligne l’importance de la sixième Conférence ministérielle de l’OMC qui doit avoir lieu à Hong Kong en décembre 2005 et rappelle que ce cycle devrait se conclure en 2006. Enfin, le Secrétaire général aborde la question du renforcement de la cohérence des systèmes monétaires, financiers et commerciaux internationaux en appui au développement..."
140905 AG - Plénière 4 - sommet UN 60 - Les principes des Nations Unies gardent toujours leur force morale
"... La lutte contre le terrorisme, la réduction de l’extrême pauvreté, la mobilisation face aux grandes épidémies, la non-prolifération nucléaire ont constitué les principaux thèmes des interventions des chefs d’État et de gouvernement qui se sont succédé cet après-midi à la tribune...
Ce Sommet mondial 2005, qui marque le 60e anniversaire des Nations Unies, est également l’occasion pour les États Membres de montrer leur attachement à une Organisation qu’ils souhaitent voir renforcée.
Les principes des Nations Unies gardent toujours leur force morale, a ainsi déclaré le Premier Ministre du Royaume-Uni, Tony Blair, pour qui l’Organisation doit être l’instrument pour réaliser la volonté générale des peuples..."
150905 AG - Plénière 5 6 - réforme des Nations Unies - UN 60
"... Si plusieurs chefs d’État et de Gouvernement ont regretté que la réforme du Conseil de sécurité ait été différée faute de consensus, en revanche, ils ont salué à l’instar du Premier Ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, la création de la commission de consolidation de la paix, un mécanisme qui permettra de prévenir les conflits qui menacent les États et de gérer les crises qu'ils traversent.
Dans le même ordre d’idées, le Premier Ministre belge, Guy Verhofstadt, a apporté son plein appui à la proposition du Secrétaire général de mettre en place rapidement un conseil pour les droits de l’homme et s’est félicité par ailleurs de ce que le concept de la « responsabilité de protéger » soit enfin reconnu, souhaitant qu’un tel concept rende dorénavant impossible des tragédies comme celle du Rwanda en 1994..."
160905 AG - Plénière 7 8 fin du sommet - UN 60
"... « Nous sommes résolus à continuer d’entreprendre concrètement de trouver les moyens de donner suite aux décisions issues du Sommet du Millénaire,
de façon à apporter des solutions multilatérales aux problèmes qui se posent dans les domaines du développement, de la paix et de la sécurité collective, des droits de l’homme et de l’état de droit, et du renforcement de l’ONU »
affirment les chefs d’État et de gouvernement, dans un document de 42 pages et de 178 paragraphes...
Arrivés à New York le 14 septembre dernier, 146 chefs d’État et de gouvernement ont ainsi donné le coup d’envoi des manifestations liées au 60ème anniversaire des Nations Unies.
Ils ont quitté le Siège de l’ONU après avoir adopté sans vote un document dans lequel « ils s’engagent à rendre sa vocation à un système des Nations Unies plus efficace, plus efficient, plus responsable et plus crédible ».
La finalisation de la plupart des engagements a été renvoyée à la soixantième session de l’Assemblée générale qui débutera demain, samedi 17 septembre, par le traditionnel débat général..."
Le progrès le plus cité apparaît dans le chapitre «paix et la sécurité collective», dans lequel les chefs d’État et de gouvernement «condamnent fermement le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu’en soient les auteurs, les lieux et les buts». Ils soulignent l’importance de conclure, à la soixantième session de l’Assemblée générale, une convention générale sur le terrorisme international. Pour ce faire, les États Membres doivent encore s’entendre sur une définition du terrorisme.
L’autre percée de ce chapitre est la décision d’instituer une Commission de consolidation de la paix qui devrait être opérationnelle le 31 décembre 2005 au plus tard.
Les progrès décisifs ne s’arrêtent pas là. Dans le chapitre « droits de l’homme et état de droit », le concept du « devoir de protéger » les civils du génocide et d’autres crimes graves contre l’humanité est reconnu.Un Conseil des droits de l’homme est également créé, le Président de l’Assemblée générale étant appelé à organiser des négociations afin d’arrêter le mandat, les modalités d’organisation, les fonctions, la taille, la composition et les méthodes de travail du Conseil.
Partie la plus longue et peut-être la moins novatrice, le chapitre sur le développement comprend néanmoins des propositions, notées avec intérêt, de sources novatrices de financement. Quant à la dette, les chefs d’État et de gouvernement énumèrent, après l’annulation de la dette accordée à 18 pays par le G-8, des mesures supplémentaires pour assurer sa viabilité.Enfin, s’agissant du commerce, ils promettent de «faire diligence» pour appliquer les volets du programme de travail de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) arrêté à Doha, dit «Cycle du développement»...
Le Sommet s’est terminé par une présentation des résultats des tables rondes qui y ont été organisées tout comme une Réunion distincte de haut niveau sur le suivi de la Conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est tenue à Monterrey au Mexique en 2002. Auparavant, l’Assemblée avait entendu les 71 déclarations des chefs d’État et de gouvernement ainsi que de hauts responsables. En fin de séance, treize observateurs et représentants de la société civile ont exprimé leurs vues sur le Document final..." suite de la présentation de la déclaration
M. OMAR BONGO, Président du Gabon et Coprésident du Sommet mondial, s’est félicité de la réponse collective aux défis du moment que constitue le Document final. Il faut poursuivre la réforme de l’ONU pour donner à l’Organisation les moyens d’une gestion plus moderne et mieux adaptée à ses multiples missions. Il faut aussi poursuivre les efforts aux fins de la revitalisation de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Des milliers de personnes, a fait observer le Président, ont les yeux rivés sur l’ONU. La solidarité multilatérale, incarnée par les Nations Unie, est leur seul et unique espoir. Il faut faire de l’ONU un instrument de paix, de prospérité et de justice pour tous les peuples de la Terre, a-t-il conclu.
M. GÖRAN PERSSON, Premier
ministre de la Suède et Coprésident du Sommet mondial, a déclaré que les
dirigeants du monde avaient réaffirmé le rôle de la coopération
internationale afin de pouvoir surmonter les défis. L’attachement à la
Charte des Nations Unies a été démontré par la réunion d’un si grand
nombre de dirigeants. Le Document final renforce les Nations Unies ainsi
que le système de sécurité collective et réaffirme notre volonté de
parvenir aux Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015.
Cependant, nous devons redoubler d’efforts et des ressources additionnelles
doivent être mobilisées. Nous le devons aux millions d’être humains
qui souffrent de maladies qui pourraient être soignées, de conflits qui
pourraient être évités et de famines qui pourraient être stoppées.
Nous devons également réagir face au changement climatique mondial. M.
Persson a ensuite prié les dirigeants de conclure une convention et de
s’entendre sur une stratégie de lutte contre le terrorisme, qui constitue
l’une des menaces les plus graves de notre temps. Nous allons mettre en
place une commission de consolidation de la paix afin d’aider les pays qui
sortent de conflits et nous allons créer un conseil des droits de l’homme
pour favoriser leur respect au bénéfice de tous les êtres humains. Les
ressources seront augmentées afin de renforcer le Commissariat des droits de
l’homme et la place de cette question dans le système des Nations Unies,
a-t-il souligné.
Le Premier ministre suédois a
cependant reconnu que les dirigeants avaient échoué à traiter de la menace émanant
des armes, ce qui laisse une tâche importante à traiter pour l’avenir.
Les États doivent respecter leurs engagements en matière de désarmement comme
de non-prolifération. Nous devons insuffler un nouvel élan au multilatéralisme
pour gérer ce problème des armes. Par ailleurs, de nombreuses voix se
sont élevées pour réclamer un Secrétariat qui soit à la hauteur des défis
du XXIe siècle. Nous suivrons avec intérêt la mise en œuvre
des mesures stipulées dans le Document final du Sommet mondial, a-t-il prévenu.
M. Persson a ensuite déclaré que la véritable direction politique relevait à la fois de paroles et d’actes. Nous avons entendu les paroles au cours de ces dernières journées et je l’apprécie, a-t-il expliqué. Les vues ont parfois été divergentes sur certaines questions mais cela ne constitue pas un problème, car cela démontre au contraire que les Nations Unies sont une instance de débat vivante sur les questions qui nous concernent tous, ce qui correspond parfaitement à leur mission. Cette réunion plénière va se terminer mais en réalité, nos travaux ne font que commencer. Nous avons prononcé nos paroles, nous devons maintenant passer à l’action et maintenir l’élan initié ici. Je demande aux dirigeants politiques de rester personnellement attachés à ces questions pour que les paroles se concrétisent. Nous devons unir nos forces pour que le 60e anniversaire de l’Organisation soit une année de changement. Nous le devons aux citoyens, aux générations à venir et à nous-mêmes.
Remarques du Président de la soixantième session de l’Assemblée générale
M. JAN ELIASSON (Suède) a vivement regretté que le Document final du Sommet ait été adopté avant que tous les orateurs aient pu s’exprimer. Notre réunion avait pris du retard car les orateurs ont dépassé le délai de cinq minutes imparti à chacun, et les dirigeants ont dû quitter New York un par un au moment même où un document important devait être adopté, a-t-il expliqué. Je le regrette car vous méritez de vous faire entendre par tous et je remercie les quelques 80 délégations qui sont restées. J’ai l’obligation de veiller à ce que votre message soit retransmis par les médias. Vous nous avez exposé des idées cruciales car en tant que société civile, vous êtes des partenaires extrêmement importants et je ferai de mon mieux pour que vous soyez entendus. Nous devons prendre conscience des grands problèmes de ce monde, dont vous êtes justement les porte-paroles. Nous comptons sur votre appui, nous avons besoin les uns des autres et je vous remercie pour votre contribution. Je pense que ce soir, nous avons un Document final dont nous pouvons nous féliciter, a-t-il conclu.
5°) Déclarations des Observateurs et des représentants de la société civile
M. AMRE MOUSSA, Secrétaire général de la Ligue des États arabes, a salué les 60 ans de cohérence, de coopération et d’interaction créative entre l’ONU et la Ligue des États arabes. Il a aussi salué le document final comme un engagement pour tous, les États et les organisations régionales internationales. L’engagement de la Ligue est un engagement juridique et moral qu’elle tient à réitérer, a-t-il dit, en ajoutant que le contenu du document final concernant le rôle des organisations régionales ouvrait de nouvelles perspectives pour le travail collectif. Dans ce cadre, il a souligné que la réforme doit être un processus global ayant pour objectif de réguler les relations entre les nations. Il a mis l’accent sur le rôle de législateur de l’Assemblée générale qui, selon lui, doit devenir l’organe directeur des Nations Unies et préconisé le consensus pour toutes les décisions importantes.
Mme BENITA FERRERO-WALDNER, Membre de la Commission européenne, a indiqué que l’Union européenne fournissait 55% de la totalité de l’aide au développement aux pays pauvres de la planète. Aujourd’hui, nous versons 43 milliards d’euros par an à l’Aide publique au développement (APD), et ce montant sera augmenté au cours des cinq prochaines années de 20 milliards supplémentaires, a-t-il précisé. Par ailleurs, 50% du cette somme ira à l’Afrique. Le commerce est une autre clé pour le développement, a-t-elle dit. C’est pourquoi l’UE reste fermement engagée à faire un succès du cycle des négociations de Doha, ce qui suppose notamment la suppression des taxes à l’exportation. S’agissant de la paix et de la sécurité internationales, elle a appuyé l’accord sur la création de la Commission du maintien de la paix. Mme Ferrero-Waldner a, par ailleurs, émis le souhait que soit finalisée, à l’occasion de la 60ème Session de l’Assemblée générale, une convention la plus complète possible sur la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, a-t-elle fait valoir, la Commission des droits de l’homme a perdu sa capacité d’agir efficacement au profit des victimes. La mise en place d’un nouveau conseil, restreint et plus fonctionnel, devrait aider les Nations Unies à devenir une véritable force dans le domaine de la protection des droits humains.
M. EKMELEDDIN IHSANOGLU, Secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a affirmé que cinq ans après la Déclaration du Millénaire, « de nombreux pays en développement se sont rendus compte que la volonté politique d’appliquer les décisions prises n’est pas vigoureuse ». Le monde musulman est toujours victime de nombreuses injustices et de campagnes de diffamation, a-t-il dit en évoquant la situation en Palestine et au Cachemire. Il a dénoncé « la progression de l’islamophobie », notamment dans « les régimes démocratiques établis de longue date » et a espéré que la création d’un Conseil des droits de l’homme permettrait d’atténuer ce problème. Le Secrétaire général de l’OCI a affirmé que, de son côté, « l’Organisation de la Conférence Islamique fait des efforts importants pour gérer cette situation », dans un esprit d’harmonie et de paix. Il a rappelé son rejet de la violence et du terrorisme, estimant que « la guerre contre le terrorisme n’a pas donné de résultats convaincants parce qu’elle s’appuyait principalement sur la force militaire ». Il a également demandé d’inclure la notion de terrorisme d’État dans la définition du terrorisme, « dans un souci d’équité », et s’est prononcé pour une réforme des Nations Unies qui « prenne en considération la représentation du monde musulman et les réalités du monde actuel ».
M. ANDERS JOHNSSON, Secrétaire général de l’Union interparlementaire, a rappelé que la semaine dernière se sont réunis 150 présidents de parlement dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU, afin de discuter du rôle croissant des parlements dans les travaux des Nations Unies. La Déclaration adoptée à l’issue de cette réunion lance le message selon lequel les Parlements ont un rôle essentiel à jouer pour combler le fossé démocratique dans les relations internationales. Les parlementaires veulent que les gouvernements agissent maintenant, et pas dans cinq ou dix ans, afin de réaliser une réforme complète de l’ONU. Le Secrétaire général de l’Union interparlementaire (UIP) a mis l’accent sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, la conclusion d’une convention générale sur le terrorisme, une avancée significative en matière de désarmement nucléaire, de non-prolifération et de contrôle des armes. Le texte adopté réaffirme aussi l’importance cruciale de la promotion et de la protection des droits de l’homme dans le développement, la paix et la sécurité. Il ajoute que les parlements devraient travailler davantage en partenariat avec l’UIP, en tant qu’entité parlementaire unique, face aux Nations Unies. L’UIP devrait aussi faciliter la diffusion d’informations aux parlements nationaux sur les activités de l’ONU.
M.
ZHANG DEGUANG, Secrétaire général de l’Organisation de coopération de
Shanghai, qui réunit le Kazakhstan, la Chine, le Kirghizistan, la Fédération
de Russie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, a indiqué que son organisation
avait récemment admis le Pakistan, l’Iran et l’Inde comme membres
observateurs. Il a précisé que des liens avaient été établis avec de
nombreuses organisations régionales (l’ANASE, la CEI) et des institutions de
l’ONU (PNUD, CESAP) et qu’il espérait renforcer ses relations avec
d’autres organisations internationales, soulignant que l’OCS représentait
près de 1,5 milliard de personnes
M.
ACHIM STEINER, Directeur général de l’Union
mondiale pour la conservation de la nature et de ses ressources (IUCN) - Union
mondiale pour la nature, a rappelé que le Projet du Millénaire stipulait
que l’une des clés de la réussite des politiques de lutte contre la pauvreté
reposait sur la prise en compte des principes du développement durable.
Il a regretté que le projet de Document final ne mette pas suffisamment
l’accent sur le lien entre les Objectifs du Millénaire pour le développement
et la préservation des ressources naturelles et de l’environnement. Il
a par ailleurs annoncé que le Partenariat pauvreté-environnement allait
prochainement lancer un plan d’action de 300 millions de dollars, auquel
participeraient près de 100 organisations partenaires. L’objectif de
cette initiative sera d’améliorer les moyens de subsistance de près de 50 millions
de personnes dans vingt pays.
M. TERRIS DAVIS, Secrétaire général du Conseil de l’Europe, a souligné que, dans notre monde interdépendant, les grands défis mondiaux peuvent être relevés par la coopération internationale, le multilatéralisme et le rejet des intérêts nationaux et régionaux. Le Conseil de l’Europe, rassemblant plus de 800 millions de personnes, partage les mêmes idéaux et les mêmes valeurs que les Nations Unies. Les deux organisations travaillent de concert depuis plus de cinquante ans pour promouvoir la paix, la justice et les droits de l’homme. Les 46 États membres du Conseil l’ont d’ailleurs encouragé, en mai dernier, à coopérer davantage avec les Nations Unies et les organisations de son système. Le Conseil de l’Europe partage les objectifs de droits de l’homme, de démocratie et d’état de droit qui sont au centre du projet de déclaration finale.
M. Davis a ensuite insisté sur la nécessité de se battre contre la torture, le terrorisme, le racisme et la liberté d’expression. La lutte contre le terrorisme ne doit néanmoins pas justifier les atteintes aux libertés civiles et aux droits de l’homme. Il a accueilli avec satisfaction les efforts du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité et a présenté l’approche anti-terroriste du Conseil de l’Europe. Il a rappelé que le Conseil de l’Europe a adopté des directives spéciales sur les droits de l’homme et la lutte contre le terrorisme pour définir les limites à apporter aux actions de l’État dans sa lutte contre le terrorisme. Le Conseil a également adopté deux nouveaux accords sur la prévention et le financement du terrorisme. Néanmoins, les barrières religieuses et culturelles qui sont à la base du terrorisme doivent être brisées. Le Secrétaire général a souligné trois autres points. Tout d’abord, il a réaffirmé l’importance d’une ratification large de la Cour pénale internationale. Il a rappelé l’attachement du Conseil à l’abolition de la peine de mort et a accueilli favorablement l’établissement d’un Conseil des droits de l’homme. S’agissant de la réforme des Nations Unies, il s’est prononcé en faveur d’une composition plus représentative du Conseil de sécurité afin d’accroître sa légitimité, d’un processus décisionnel plus efficace au sein du Conseil et d’une mise en oeuvre plus effective de ses décisions. M. Davis a appelé de ses voeux une coopération renforcée entre les Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales, ainsi qu’il est prévu dans le projet de document final.
M. DON
MCKINNON, Secrétaire général du Commonwealth, a rappelé qu’un tiers
des populations des 53 pays du Commonwealth vit avec moins d’un dollar par
jour et que deux tiers des cas de VIH/sida et de mortalité maternelle dans le
monde se produisent dans ces pays. Nos succès limités dans la réalisation
des Objectifs du Millénaire pour le développement doivent servir à envoyer
une onde de choc à ceux qui peuvent faire plus. Cette année, les pays du
G-8 ont promis d’augmenter leurs dons et d’annuler la dette des pays à
faible revenu, a-t-il relevé. C’est de ce genre d’initiative dont
nous avons besoin jusqu’à ce que les OMD soient atteints. La communauté
internationale doit totalement éliminer la pauvreté et la faim et non pas
seulement l’éliminer de moitié d’ici 2015, a-t-il déclaré.
Le Secrétaire
général a indiqué que sur les 53 États du Commonwealth, 11 ont réalisés
des progrès significatifs dans la réalisation des OMD, tandis 31 avancent
lentement et que certains régressent, a noté M. Mckinnon. Le
Commonwealth devra redoubler d’efforts pour atteindre les OMD. Nous
aiderons à bâtir ou à rebâtir des institutions démocratiques car nous
savons qu’elles vont main dans la main avec des sociétés stables et prospères,
et nous continuerons à souligner l’importance des questions de l’égalité
entre les hommes et les femmes dans l’élaboration des politiques, a-t-il
ajouté. Le Commonwealth continuera à faire appel à son réseau de
partenaires de la société civile. Nous continuerons à travailler avec
les petits États pour qu’ils bénéficient du commerce mondial.
« Après avoir entendu le discours du Président Bush, je m’attends à
des résultats positifs à la Réunion ministérielle de l’Organisation du
commerce qui aura lieu à Hong Kong en décembre », a conclu M. Mckinnon.
M. HARUHIKO KURODA, Président
de la Banque asiatique de développement, a affirmé qu’aucune région en
développement n’a connu plus de succès en matière de croissance économique
et d’allégement de la pauvreté absolue que celle de l’Asie/Pacifique.
M. Kuroda a par ailleurs indiqué que, en vue de parvenir aux Objectifs du Millénaire
pour le développement d’ici à 2015, des investissements massifs dans les
secteurs des services et des infrastructures étaient nécessaires. Dans
ce contexte, la Banque asiatique de développement s’engage pleinement. Pour
autant, il sera indispensable que nos partenaires appuient plus avant nos
efforts afin, notamment, d’associer en amont les plus démunis au processus de
développement. La croissance économique et sociale ne durera pas sans
une participation accrue du secteur privé, a encore prévenu M. Kuroda, qui a
insisté sur l’ampleur de la tâche. Selon lui, la Déclaration de Paris
sur l’efficacité de l’aide au développement établit un excellent cadre de
partenariat, et, a rappelé l’intervenant, souligne l’importance de corriger
les défaillances des institutions, de consolider les capacités de gestion
financière et de débloquer des ressources suffisantes pour réaliser les OMD.
M. DONALD KABERUKA, Président de la Banque africaine de développement, a rappelé que si de nombreux pays en développement progressaient de façon satisfaisante vers l’élimination de la pauvreté et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), tel n’était pas le cas de l’Afrique. Nous savons tous que le plus grand défi consiste aujourd’hui à aider ce continent à accélérer sa progression vers les OMD, a-t-il affirmé. Il a cependant souligné que les perspectives s’y étaient considérablement améliorées au cours des dernières années. De nombreux pays africains développent la seconde génération de leurs stratégies de réduction de la pauvreté, a-t-il indiqué, avant de mentionner les effets positifs de l’initiative du NEPAD. Une opportunité sans précédent existe aujourd’hui et nous sommes encouragés par la détermination de la communauté internationale à soutenir l’Afrique, a-t-il expliqué, évoquant l’initiative du G-8. Il a cependant rappelé que trop souvent, les promesses n’avaient pas été tenues, et a émis l’espoir que les barrières douanières et les subventions à l’agriculture des pays développés soient supprimées au terme des prochaines négociations de l’OMC à Doha.
La Banque africaine de développement, a rappelé son Directeur, est le partenaire privilégié des nouvelles initiatives destinées à soutenir le développement africain. Elle se repositionne pour devenir la première institution de financement du développement africain, pour bâtir une culture de résultat et être une source de savoir. Il a souligné que le document final du Sommet appelait à soutenir davantage la Banque dans ses efforts en vue de remédier au manque d’infrastructures. Souhaitant que l’initiative de suppression de la dette soit étendue aux pays à revenu moyen, il a affirmé que la dépendance de l’Afrique à l’aide publique au développement décroîtrait au fur et à mesure que le régime du commerce international s’améliorerait. Il a enfin prévenu que l’augmentation spectaculaire des prix du pétrole menaçait la croissance des pays africains.
M. GUY RIDER, Confédération
internationale des syndicats libres (CISL), s’est dit heureux de prendre
la parole au nom de 145 millions de travailleurs, femmes et d’hommes, rassemblés
au sein de la CISL, mais aussi au nom de la Confédération mondiale du travail
ainsi que du Global Call to Action against Poverty (GCAP). Il a noté que
la pauvreté et la faim restaient un fléau pour des milliards de personnes à
travers le monde. C’est désormais le moment de faire preuve d’une vision et
d’une direction et de la capacité de travailler ensemble pour mettre en
oeuvre les engagements pris lors des sommets mondiaux de ces dernières années,
a-t-il dit. Il faut avant tout mettre en place un partenariat mondial propice au
développement tel que le demande l’OMD numéro 8, qui inclut la
mise en place d'un système commercial et financier multilatéral ouvert et équitable,
et une aide plus importante et plus efficace. L’obtention d’un travail
décent est le meilleur moyen de sortir de la pauvreté comme l’a souligné la
Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation de l’Organisation
internationale du Travail (OIT). Dans cette perspective, il a affirmé que
les Nations Unies devaient être renforcées et non affaiblies. Les éléments
de la réforme non abordés à l’issue de ce Sommet doivent être réexaminés
lors de la 60e session de l'Assemblée générale afin d’obtenir des solutions
qui conviendront à tous. En ces temps de grande insécurité et de conflits
mondiaux, a-t-il conclu, nous devons nous rappeler que la justice sociale
demeure la meilleure garantie d’une paix universelle et durable.
Intervenant au nom de la société
civile et plus particulièrement des organisations Centro de la Mujer Peruana
Flora Tristan ; Articulación Feminista Marcosur ; International
Council of the World Social Forum ; Feminist Task Force of the Global Call
to Action against poverty, Mme VIRGINIA VARGAS s’est faite l’écho de la
déception des mouvements de la société civile mondiale face aux conclusions
de ce Sommet en disant aux Chefs d’État et de gouvernement qui y ont participé
que la situation du monde était éthiquement inacceptable, politiquement dévastatrice
et économiquement et écologiquement non durable. Elle a estimé qu’un
monde sans besoin serait possible le jour où nous défierons les paradigmes du
développement qui privilégient la croissance économique au détriment des
droits de l’homme. Elle a déclaré qu’un monde sans craintes était
impossible tant que le pouvoir politique nourrirait une alliance avec le
pouvoir économique du commerce des armes. Quel type de liberté
pouvons-nous construire, a-t-elle demandé, quand la faim prive les nouvelles générations
des forces vitales et de quelle liberté pouvons-nous jouir sans la
reconnaissance de droits sexuels et reproductifs. Au nom du Forum social
mondial, elle a estimé que d’autres mondes étaient possibles. Mais
pour faire face aux défis du nouveau millénaire, a-t-elle ajouté, les Nations
Unies ne peuvent se résumer à un forum de gouvernements, comme ce fut le cas
lors de ce Sommet mondial. Elle a souhaité que la reconstruction démocratique
soit ouverte aux multiples contributions des mouvements sociaux et des forces démocratiques
afin de parvenir à un monde meilleur sans pauvreté ni exclusion.
Les Nations Unies, a-t-elle demandé, doivent reprendre leur mission en étant
représentatif de « Nous les peuples ».
M. BAMANGA TUKUR, Président exécutif de l’African Business Roundtable (ABR), Président du Groupe d’affaires du NEPAD et de la BHI Holdings Limited, a déclaré que la conduite des affaires par le secteur privé et la mise en oeuvre des politiques de développement par les États se renforcent mutuellement. Les dirigeants du monde des affaires sont sensibles à ce lien, a dit M. Tukur en indiquant que les membres de l’ABR avaient adopté de bonnes pratiques d’affaires comme celle de la transparence, de l’investissement dans les infrastructures locales et du soutien à la mise en œuvre des politiques de lutte contre le VIH/sida et les autres maladies qui affectent les populations des pays africains. Ces différentes mesures s’intègrent dans le soutien à la réalisation des OMD, a dit M. Tukur. Le Contrat mondial de l’ONU (Global Compact) a créé le cadre de transparence dans lequel le secteur privé peut efficacement apporter sa contribution à la réalisation des OMD. C’est un cadre propice à la promotion du respect des droits de l’homme, des normes de travail, de la protection de l’environnement et de la lutte contre la corruption. L’ABR se félicite d’avoir été identifié comme un partenaire important de la promotion du développement dans le Rapport du Projet du Millénaire, a dit M. Tukur. Étant la seule association continentale des hommes d’affaires et des entreprises africains, elle est prête à assumer les responsabilités qu’on lui assigne et à relever les défis de la promotion du développement.
6°) Présentation des conclusions des tables rondes
l’avenir de l’OrganisationPrenant la parole au nom de M. JOHN HOWARD, Premier Ministre de l’Australie, Mme FRANCES LISSON a exprimé le sentiment d’optimisme qui avait prévalu au sein de la table ronde quant à l’avenir de l’Organisation ... Les espoirs étaient bien plus élevés que ce que contient le document, a-t-elle expliqué, faisant référence à l’absence de notions telles que le désarmement ou la nécessité de lutter contre la prolifération. Cependant, a-t-elle souligné, le document contient des éléments importants comme la Commission de consolidation de la paix, l’interdépendance des mondes développés et en développement, ou encore l’élimination de la pauvreté. Elle a relaté que le sentiment général était donc que le projet de document final du Sommet mondial représentait un équilibre parmi les questions et qu’il contenait des avantages réalisables ...
les défis d’un monde interdépendantM. ALEKSANDER KWASNIEWSKI, Président de la Pologne, ... a indiqué que les participants avaient souligné que les défis d’un monde interdépendant ne pouvaient être confrontés avec succès que par le multilatéralisme. Pour eux, ce Sommet devait être celui de la solidarité... dans un esprit de justice et dans le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Les efforts de développement ont reçu l’assentiment de tous ... La solidarité internationale est une nécessité car la mise en commun des efforts nationaux doit être complétée par ceux de la communauté internationale dans son ensemble ... Une coordination plus efficace de la part des donateurs et une coopération améliorée avec les pays en développement sont indispensables à cette fin, de même qu’il apparaît vital de réduire ou supprimer la dette, accorder crédits et bourses et trouver de nouvelles sources de développement.
La société civile et le secteur privé devaient être davantage associés aux initiatives de développement économique. L’autonomie des personnes et leur participation accrue dans ce domaine doivent être encouragées dans les différentes politiques commerciales. L’éducation a en outre fait l’objet de nombreux commentaires, les participants ayant reconnu, notamment, que l’investissement dans les domaines de la promotion de la science et de la technologie pouvait être porté au crédit du développement, de la réduction de la pauvreté et des maladies mortelles.
Les participants, a noté M. Kwasniewski, ont réitéré leur condamnation du terrorisme et prôné une approche préventive et proactive impliquant l’action vitale des Nations Unies et des organisations régionales. C’est pourquoi, les conventions et protocoles des Nations Unies pertinents doivent être ratifiés par tous les États Membres et tous les efforts doivent être engagés en vue De l’adoption d’une convention générale contre le terrorisme international. Le développement, la démocratie, les droits de l’homme et la sécurité se complètent entre eux, a-t-il également été dit. C’est en ce sens que la réforme de l’Organisation, et notamment du Conseil de sécurité, devra donner aux Nations Unies les moyens de répondre aux défis multidimensionnels auxquels la communauté internationale va faire face au cours du XXIe siècle.
Beaucoup reste à faire pour que le
monde ne vive plus dans la crainte
Présentant les conclusions de la troisième table ronde, M. WINSTON BALDWIN SPENCER, Premier Ministre d’Antigua-et-Barbuda, a expliqué que les chefs d’État et de gouvernement avaient exprimé aussi bien enthousiasme que frustration, en raison, d’une part, des progrès accomplis, et d’autre part, de l’absence de progrès dans d’autres domaines. Beaucoup reste à faire pour que le monde ne vive plus dans la crainte, a-t-il affirmé, mais le projet de document final du Sommet mondial fait beaucoup pour aider à répondre aux aspirations des peuples et le Sommet n’est que le début du processus. Les participants ont souligné l’importance des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui sont systématiquement utilisés par des institutions nationales pour évaluer et guider les politiques publiques. Certains dirigeants ont même suggéré l’adoption de nouveaux objectifs, tels que la cessation des violences domestiques. Ils ont souligné le besoin d’une politique cohérente ayant trait au commerce, ainsi que la nécessité d’évaluer les aides. Certains déficits sapent pourtant la réalisation des OMD, comme le manque de ressources ou leur mise en œuvre limitée. Les défis propres aux pays insulaires en développement et enclavés ont également été soulignés, tout comme l’importance des technologies de l’information et de la communication et la nécessité de renforcer l’accès des pays en développement à ces technologies. Les petits États insulaires en développement ont souligné le besoin de traiter les problèmes dans un esprit de solidarité. Il faut prendre en charge des mesures liées au climat ou à la désertification, qui constituent des défis mondiaux essentiels. La décision du G-8 d’annuler la dette de certains pays a été saluée, mais certains participants ont noté que la qualité de l’aide était tout aussi importante et que l’aide publique au développement (APD) devait être versée à tous les pays qui en ont besoin. La question des pays à revenu moyen a été évoquée, tout comme la nécessité d’une cohérence des politiques et de l’aide, afin de garantir que l’APD, la réduction de la dette et les mesures liées au commerce conduisent à un résultat positif pour le développement. Les participants ont également pris bonne note de la décision du G-8 de doubler son aide à l’Afrique d’ici à 2008, et ils ont reconnu que le NEPAD constituait une bonne initiative émanant de l’Afrique, et qui mérite un soutien vigoureux de l’extérieur.
Les participants ont également souligné que le commerce international doit devenir un moteur du développement, et que l’achèvement des négociations de Doha est donc essentiel. Les participants ont soutenu l’importance de la réforme de l’Organisation, soulignant qu’il ne faut pas laisser passer cette occasion historique pour la renforcer. Le processus de réformes doit être guidé par des consultations ouvertes et approfondies, en sauvegardant les intérêts des pays en développement, qui représentent deux tiers des membres de l’Organisation. La table ronde a souhaité un Conseil de sécurité plus représentatif, y compris grâce à une présence et un poids accrus des pays africains. Des Nations Unies réformées donneraient aux pays en développement un sentiment d’appropriation de l’Organisation, et l’application des décisions en deviendrait plus aisée. M. Baldwin Spencer a jugé encourageant d’entendre la confiance que les participants ont manifestée au multilatéralisme à travers les Nations Unies. L’Assemblée générale doit travailler sans relâche pour garantir que les idées soient concrétisées avant que l’élan ne soit perdu, a-t-il conclu.
une mondialisation plus inclusive et plus équitableM. OLUSEGUN OBASANJO, Président du Nigéria et Président de la quatrième table ronde, a estimé que ce Sommet Mondial était un succès. Il ne s’agit évidemment pas d’un succès complet, a-t-il remarqué, signalant que les représentants des 191 États Membres ne rentreront probablement pas dans leur pays en prétendant qu’ils ont obtenu tous ce qu’ils revendiquaient. M. Obasanjo a indiqué que le document final contenait de nombreuses notions importantes comme l’interconnexion entre sécurité et développement et le besoin de protéger les populations, et offrait des pistes pour créer le Conseil des droits de l’homme. Il a par la suite évoqué les lacunes du document, citant entre autres l’absence de réforme d’un Conseil de sécurité qui ne représente plus le monde tel qu’il est au XXIe siècle, la non-mention des aspects du désarmement, de l’impunité et du rôle de la Cour pénale internationale (CPI).
Par son affirmation du besoin de protéger les populations, le document final cristallise l’un des engagements de l’Organisation visant à éviter un autre Rwanda, a également souligné M. Obasanjo. Ce texte considère aussi le terrorisme comme l’une des plus grandes menaces à la paix et à la sécurité internationales, a-t-il ajouté, remarquant que le besoin d’arriver à une Convention globale sur le terrorisme et la nécessité d’aider les pays en développement à lutter contre lui étaient également mentionnés dans le document final.
M. Obasanjo a enfin plaidé pour
une mondialisation plus inclusive et plus équitable. Les pays en développement
doivent bénéficier d’une plus grande ouverture aux marchés des pays développés
et d’un plus grand accès à l’aide des institutions financières
internationales, a-t-il affirmé, estimant par ailleurs que ces institutions
devaient être réformées pour que l’on puisse arriver à un développement
équitable.
Le document évoque également la nécessité de réformer l’Organisation des Nations Unies, a-t-il souligné, indiquant que l’accent avait été mis sur la nécessité de démocratiser la prise de décision et avait débouché sur le renforcement proposé des pouvoirs du Conseil économique et social.
Enfin, M. Obasanjo a déclaré que les engagements nationaux devaient être suivis de faits, ce qu’il a considéré comme le plus grand de tous les défis. Le fossé existant entre actes et promesses doit être comblé, a-t-il indiqué, soulignant l’importance du rôle des parlements nationaux dans cet effort et suggérant le développement d’un partenariat stratégique entre l’Union interparlementaire et l’ONU à cet effet.
7°) Déclarations RÉUNION PLÉNIÈRE DE HAUT NIVEAU
"... M. GÖRAN PERSSON, Premier Ministre de la Suède... La plupart de ces défis ne connaissent pas de frontière et la plupart sont liés entre eux d'où l'importance de la coopération internationale... Les Nations Unies constituent notre outil premier pour trouver des solutions multilatérales effectives et mettre en place un ordre mondial qui repose sur la primauté du droit.
Nous sommes ici car nous savons que nous ne pouvons par relever les défis de la mondialisation seuls... Des progrès ont été obtenus dans divers domaines mais le défi est de faire en sorte que tout le monde en profite. Dans des domaines critiques comme la durabilité écologique, la mortalité maternelle et infantile, peu de progrès ont été enregistrés... Ce Sommet doit remettre sur les rails la lutte contre la pauvreté..."
"... M. OMAR BONGO ONDIMA, Président du Gabon ... a affirmé qu’il ne saurait y avoir de paix véritable en l’absence d’un projet de développement. Parce que le monde est global, interdépendant et solidaire, il faut que l’ONU soit en mesure de jouer pleinement son rôle... estimant qu’il fallait ainsi en faire un outil efficace pour édifier un système multilatéral utile à tous. Il est impératif que le processus de réformes aille à son terme..."
"... M. GEORGE W. BUSH, Président des États-Unis d’Amérique, a exprimé les remerciements de sa nation aux quelques 115 pays qui ont apporté leur aide après les ravages causés par le cyclone Katrina. Nous avons assisté au pouvoir effrayant de la nature... notant que les réponses de la communauté internationale ont montré une fois de plus... que le monde a plus de compassion et d’espoir ... lorsque l’on agit ensemble...
Nous devons vaincre les terroristes sur les champs de batailles, mais aussi sur le terrain des idées... Il est ainsi indispensable... d’aider les pays en faillite ou qui stagnent, et qui constituent un terreau fertile pour le terrorisme. Les États-Unis sont déterminés à aider les pays qui luttent contre la pauvreté... mettant l’accent sur l’obligation morale d’aider les autres et de faire en sorte que les mesures prises soient efficaces...
La leçon est claire, a-t-il ajouté, soulignant qu’aucune sécurité ne pouvait être trouvée en détournant son regard ou en cherchant une vie tranquille. C’est l’espoir qui se répandra ou la violence... nous devons choisir l’espoir...
M. Bush a affirmé l’engagement des États-Unis à l’égard des Objectifs du Millénaire pour le développement. Il a demandé à toutes les nations du monde de mettre en œuvre le Consensus de Monterrey. De même, les efforts de la communauté internationale doivent porter, selon lui, sur l’accès des pays pauvres aux soins et aux médicaments permettant de mieux lutter contre les grandes épidémies...
S’agissant du problème de la dette... Il a demandé à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) de finaliser le plus rapidement possible l’accord historique du G-8 visant à supprimer la dette des nations les plus pauvres. Le Président américain a également souligné la nécessité de mener avec succès les négociations de Doha... En étendant le marché, nous répandons l’espoir et les chances aux quatre coins du monde...
M. Bush a par ailleurs ... constaté que si la démocratie prenait des formes différentes selon les cultures, toutes les sociétés libres avaient cependant des éléments en commun, comme l’exigence de traiter les femmes et les minorités comme des êtres à part entière...
Les Nations Unies ont été créées pour répandre l’espoir de liberté, lutter contre la pauvreté et les maladies, ... Pour que ces promesses se réalisent, l’ONU doit être forte, efficace, ne pas connaître la corruption et être intègre... Les Nations Unies ont déjà accompli les premières étapes de leur réforme... notant que les États-Unis continueraient à diriger cet effort. Si les Nations Unies veulent être respectées et efficaces, elles doivent se montrer dignes de ce respect..."
M. NICANOR DUARTE FRUTOS, Président du Paraguay, a attiré l’attention sur la nécessité qu’il y ait des hommes politiques disposés à combattre la corruption, des juges animés de courage, et des chefs d’entreprise prêts à sortir des chemins battus, afin d’atteindre un seuil de compétitivité et de créer des emplois...
Il a ensuite affirmé que le fait que le bénéfice des richesses soit dirigé vers les pays riches est non seulement injuste mais constitue aussi une menace pour la paix. Les ressources doivent être affectées à l’ensemble des nations afin d’établir une véritable base pour la démocratie...
Il a noté que les promesses de l’Organisation n’ont pas été tenues, et que les abus associés à la mondialisation pourraient créer un nouveau conflit à l’échelle mondiale. Alors que le terrorisme intégriste sème la souffrance dans de nombreuses régions..."
M. KURMANBEK S. BAKIEV, Président du Kirghizistan ... Le niveau de la dette extérieure est une des barrières qui entravent le développement durable du pays, dont le territoire est constitué de 94% de montagnes. Il convient de déterminer un nouveau niveau de dette gérable et des mesures urgentes de simplification du fardeau de la dette pour les pays en développement...
Depuis 1990, le Kirghizistan a connu une évolution complexe... notant que le peuple avait appris les idées de liberté et de démocratie et comprenait mieux les bases de l’économie de marché. Depuis la révolution de mars, la société civile a clairement soumis au Gouvernement la question de la transparence et de la lutte contre la corruption... notant que des mesures avaient été prises à cet effet..."
M. SUSILO BAMBANG YUDHOYONO, Président de l’Indonésie... porteur d’un message de 4,6 milliards d’Asiatiques et d’Africains rassemblés dans le cadre du Partenariat stratégique afro-asiatique formé à Jakarta en avril dernier...
Il a rappelé que 8 millions de personnes mouraient chaque année, notamment en Asie et en Afrique, des conséquences de la pauvreté... il a exhorté les pays développés à s’engager vers un partenariat mondial pour le développement qui puisse profiter équitablement à toutes les parties...
Dans l’intérêt de la sécurité mondiale, il a souhaité un Conseil de sécurité réformé doté d’une composition qui reflète mieux les réalités du monde. Il a suggéré que l’on élimine le droit de veto...
Le Président a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité d’une politique de désarmement et de non-prolifération qui nous conduise vers l’élimination de toutes les armes de destruction massive et d’une commission de consolidation de la paix qui travaille en coordination avec le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social (ECOSOC)...
Dans la lutte contre le terrorisme, nous devons établir une coopération internationale efficace et ... faire appel aux modérés pour lutter contre le radicalisme violent..."
M. VLADIMIR VORONIN, Président de la République de Moldova... a tenu à souligner que sans une élimination des facteurs de pression externes, en particulier la présence militaire étrangère, sans une démocratisation et une démilitarisation de la Transnistrie et sans un contrôle effectif des frontières de cette zone, il serait impossible de régler le conflit, de mettre fin au trafic illicite d’armes, de drogue et d’êtres humains, et d’assurer la stabilité et la sécurité dans cette région de l’Europe..."
Sa Majesté ABDULLAH II Roi de Jordanie ... La Jordanie veut qu’un Islam véritable, modéré, traditionnel remplace un Islam fondamentaliste, radical et militant ... l’une des étapes critiques était d’assurer une tolérance zéro pour ceux qui encouragent l’extrémisme. La Jordanie a travaillé avec la communauté internationale musulmane pour s’opposer aux interprétations extrémistes de l’Islam...
Alors que nous travaillons pour la paix, le développement doit progresser... Le monde connaît les éléments nécessaires, à savoir un commerce équitable et l’allègement de la dette. Nous devons poursuivre et élargir les efforts entrepris, notamment ... d’annuler la totalité de la dette des pays les plus pauvres..."
M. MARTIN TORRIJOS ESPINO, Président du Panama, ... le Panama avait appuyé le document final du Sommet du Millénaire, non par adhésion totale à son contenu; mais parce qu’il le considère comme l’amorce d’un processus... l’Organisation, en se prononçant pour des réformes, avait tacitement reconnu ses carences, et avait entrepris de se mettre au niveau des temps modernes, condition essentielle pour s’attaquer et éradiquer la pauvreté.
M. ALEKSANDER KWASNIEWSKI, Président de la Pologne... qui fêtait cette année le 25ème anniversaire du mouvement Solidarność (Solidarité), qui a inspiré de profonds changements en Europe centrale et de l’Est, était engagé à promouvoir les valeurs universelles que sont la liberté, la sécurité, la démocratie et la solidarité...
souhaitant que la solidarité soit perçue comme un des principes clés des relations internationales... Faisant sienne une citation de Jean Paul II, il a formé le voeu d’une coopération internationale qui l’emporte sur l’égoïsme national. Il a estimé que les changements démocratiques ne naissaient pas parce qu’ils ont été inventés ailleurs, mais parce que les populations en voulaient et a exhorté l’ONU à assurer la protection et l’assistance aux êtres humains quand leur État n’était pas en mesure de le faire..."
M. EDUARDO RODRÍGUEZ VELTZÉ, Président
de la Bolivie, ... a déclaré qu’une des
difficultés qui compromettait la sécurité nationale de la Bolivie ... était la
persistance des trafics de stupéfiants. M. Veltzé a estimé
qu’il était nécessaire de mettre en place une véritable coopération
internationale pour lutter contre ce fléau en offrant aux populations des zones
productrices de drogues les moyens de se tourner vers d’autres cultures.
À cet égard, il a précisé que lors du Sommet des Amériques en 2002 les pays
de cette région s’étaient engagés à ouvrir leurs marchés à des produits
alternatifs de substitution aux plantes et aux cultures qui participent à la
production des drogues.
M. STJEPAN MESIĆ, Président de la Croatie... la réforme des Nations Unies ... l’essentiel était que la réforme soit acceptée par la majorité des États Membres afin que l’ONU ne devienne pas un simple accessoire sur la scène internationale ou un instrument de légitimation de politiques opposées à la majorité onusienne. Ceci est notre dette envers les fondateurs des Nations Unies mais aussi envers nos enfants et les enfants de nos enfants...
M. LEONEL FERNADEZ REYNA, Président de la République dominicaine... a indiqué que plusieurs facteurs positifs - taux de croissance économique de 5%, inflation négative, et stabilisation du cours du peso, avaient été remis en cause par la flambée des prix du pétrole. Enfin, afin de contrer les conséquences désastreuses que pourrait avoir une récession sur les économies émergentes, le Président Reyna a suggéré que la crise énergétique soit placée en tête de liste de l’ordre du jour international, et qu’un sommet international soit organisé pour s’attaquer à ce problème.
M. BOUNNHANG VORACHITH, Premier Ministre de la République démocratique populaire lao... Un des objectifs de la République démocratique populaire lao est de sortir du groupe des PMA d’ici à 2020, a annoncé M. Vorachith. Le Gouvernement lao a adopté une stratégie nationale ... Elle se concentre sur le développement de l’agriculture et la mise en valeur de la forêt; l’éducation; la santé; et la promotion de structures socioéconomiques.
M. Vorachith a ensuite déclaré que les maladies infectieuses telles que le VIH/sida ou le paludisme continuent de poser des menaces à son pays, notamment du fait de sa proximité avec la région du Mékong où la prévalence de ces maux est élevée. La culture persistante de l’opium et le faible taux de qualification des travailleurs limitent d’autre part la capacité de notre pays à répondre à ses besoins de développement et aux appels de la modernité...
M. KOSTAS KARAMANLIS, Premier Ministre de la Grèce... a regretté qu’en dépit du cadre juridique en vigueur en matière de droits de l’homme, d’une vaste jurisprudence et de la création de tribunaux pénaux internationaux, il subsiste un grand écart avec la mise en œuvre au niveau international. C’est pourquoi, nous devons prendre des mesures concrètes pour réduire l’application sélective des instruments en vigueur, les décisions arbitraires et les violations commises en toute impunité.
M. JOHN HOWARD, Premier Ministre de l’Australie... le multilatéralisme tel que l’incarnent des institutions comme cette Organisation ne peut être qu’un élément d’une approche globale en matière de politique étrangère. L’État-Nation demeure le centre de toute action légitime pour maintenir l’ordre et la justice dans le monde...
M.KJELL MAGNE BONDEVIK, Premier Ministre de la Norvège... a souligné que le désarmement et la non-prolifération constituaient des priorités en raison notamment de la violence croissante et de la menace terroriste. Il a été d’avis que la guerre contre le terrorisme ne pourrait se faire uniquement par des moyens militaires et que, selon lui, la meilleure façon de contrer ce fléau serait de s’attaquer aux germes que sont les conflits armés et l’occupation, l’intolérance et la répression, l’humiliation et le désespoir. Mettons-nous d’accord pour agir, a conclu le Premier Ministre norvégien.
M. THAKSIN SHINAWATRA, Premier Ministre de la Thaïlande, a ... estimé que les pays devraient avoir plus de chances de participer au commerce international, ce qui les rendrait moins dépendants de l’aide publique au développement. « En tant que membres des Nations Unies, nous devons réaliser que nous ne serons jamais unis tant que les divisons fondées sur des intérêts nationaux et politiques persisteront entre nous » ... en ajoutant que ... La revitalisation des différents organes onusiens devra aller de pair avec celle de la gestion du système...
M. RALPH EVERADA GONSALVES, Premier ministre de Saint-Vincent-et-les Grenadines, a expliqué que ... l’aide est délivrée d’une façon unilatérale et discrétionnaire qui porte atteinte à la dignité des donateurs et des bénéficiaires. Dans les Caraïbes, notamment, l’aide a diminué alors que le tiers de la région vit dans la pauvreté.
Dans le même temps... les pays en développement qui refusent les principes constitutionnels, les pratiques démocratiques au quotidien, la bonne gouvernance et les normes couramment admises de comportement politique, sans corruption, n’ont pas vraiment le droit de se plaindre de l’indifférence des donateurs a leur égard...
Saint-Vincent-et-les Grenadines reste très vulnérable du fait de sa petite taille, de ses ressources limitées et du manque de diversification de son économie. L’archipel des Antilles est particulièrement touché par la crise de la banane, et appelle ses partenaires internationaux à se mettre d’accord sur ce point. Le Premier Ministre a salué l’initiative du Venezuela, qui fournit des produits pétroliers à bas prix aux Caraïbes, un exemple de coopération Sud –Sud et de bon voisinage.
M. PAUL MARTIN, Premier Ministre du Canada, ... Estimant que la sécurité représentait la protection de la vie, donc la base de toutes les activités... Il s’est félicité que la « responsabilité de protéger », maintenant applicable au monde entier, ait des racines canadiennes...
S’agissant de la question du respect des droits humains, il a mis l’accent sur le respect des droits des plus démunis, de leurs cultures, de leurs traditions, de leurs croyances et opinions...
Il a également mis l’accent sur le changement climatique, en précisant que le Canada présidera en novembre 2005 la Conférence des Nations Unies sur la question avec comme objectif que les pays reconnaissent que l’activité humaine en est une cause déterminante... nous devons travailler à la création d’un régime mondial pour assurer une véritable réduction des émissions de gaz à effet de serre...
M. ANDRANIK MARGARYAN, Premier Ministre de l’Arménie, a ... indiqué que son pays demeurait engagé en faveur d’une solution pacifique dans le conflit du Haut-Karabakh. La population du Haut-Karabakh a utilisé son droit à l’autodétermination conformément aux principes du droit international... Seules des conditions de respect mutuel, dans une atmosphère de tolérance et avec la volonté de reconnaître la vérité historique, permettront d’assurer dans la région une coexistence pacifique et de bon voisinage...
M. MAATIA TOAFA, Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères de Tuvalu... La réalisation des OMD a pris du retard dans plusieurs pays moins avancés, dont Tuvalu, en raison du manque d’assistance technique et financière, de capacités humaines, et d’infrastructures, a-t-il poursuivi. Afin de remédier à cette situation, il a appelé à la pleine mise en œuvre du Programme d’action de Bruxelles pour les pays les moins avancés...
M. CARLOS GOMES, Premier Ministre de la Guinée-Bissau... a précisé que son pays était en train de conclure le processus de retour à la normalité constitutionnelle avec la tenue récente d’élections présidentielles avec l’aide des pays de la sous-région dans le cadre de la CEDEAO, des membres de la Communauté de Langue Portugaise (CLP), de l’Union européenne, de l’Union africaine et du Système des Nations Unies...
M. RICARDO ALARCÓN DE QUESADA, Président de l’Assemblée nationale de Cuba, ... a déploré que peu avait été fait pour remplir les OMD ... Les nations pauvres ont droit au développement et continueront de se battre pour lui...
M. EDUARDO STEIN BARILLAS, Vice-Président du Guatemala, ... a constaté que, dix ans après la conclusion des Accords de paix, le Guatemala faisait encore face à des défis concernant la consolidation de l’état de droit et le renforcement de la démocratie... Soulignant que chaque pays était le premier responsable de son développement, il a espéré que les efforts nationaux seraient appuyés par la communauté internationale, notamment en ce qui concerne le commerce, le financement et l’exploitation des technologies...
Le CARDINAL ANGELO SODANO, Secrétaire d’État du Saint-Siège, ... la réforme de l’institution doit être attentive aux réelles exigences de nos peuples plutôt qu’aux équilibres de pouvoir...
En ce qui concerne la « responsabilité de protéger » ... elle renvoie à la prééminence de la dignité de tout homme ou de toute femme, en tant que personne, sur l’État et sur tout système idéologique. Il a demandé aux États d’avoir le courage de continuer les discussions sur les modes d’application et sur les conséquences pratiques de ce principe...
M. ELYOR GANIEV, Ministre des affaires étrangères de l’Ouzbékistan,... a estimé que ... la stabilité en Asie centrale était étroitement liée à la situation en Afghanistan, regrettant le retard pris dans la gestion de l’après-guerre dans ce pays. Il a également fait part de son inquiétude concernant l’augmentation de la production de drogues en Afghanistan et donc des trafics en Asie centrale. « Compte tenu de la situation actuelle dans cette région, la nécessité de démilitariser la région prend une dimension urgente », a-t-il déclaré, invitant les membres permanents du Conseil de Sécurité à aider l’Asie centrale à devenir une zone dénucléarisée.
M. FREDERICK MITCHELL, Ministre des affaires étrangères et de la fonction publique des Bahamas, a déclaré que ... La mise en œuvre pleine et entière des conclusions des grands sommets et conférences des Nations Unies devrait constituer une priorité pour la communauté internationale...
M. NORMAN JOSÉ CALDERA CARDENAL, Ministre des affaires étrangères du Nicaragua... La mondialisation nous oblige à rechercher des réformes qui ne se limitent pas au domaine économique... Évoquant ensuite le fléau du terrorisme, il a mis l’accent sur la nécessité de faire de l’Organisation des Nations Unies le mécanisme efficace dont le monde a besoin pour faire aux maux qui affligent la communauté internationale.
M. ALLAM-MI AHMAD, Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine du Tchad ... a indiqué que son pays qui avait connu pendant des décennies les affres de la guerre était conscient de la nécessité de vivre à l’abri du besoin par un développement économique et social, lui-même conditionné par la paix et la sécurité. Il s’est ainsi félicité de la coopération liant les pays riverains du Sahara pour lutter contre les prémices d’un certain terrorisme et faire face à toute éventualité...
Il
a aussi fait observer que son pays accueillait plus de 200 000 réfugiés,
demandant aux institutions humanitaires de prendre en compte la nécessité
d’aider le Tchad à alléger le poids qu’il supporte...
M. ELMAR MAHARRAM OGLU MAMMADYAROV, Ministre des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan... Le terrorisme international, le séparatisme extrémiste ou encore l’occupation de territoires d’un État Membre... ne sont pas des problèmes auxquels un État puisse faire face seul.
M. RAMESH NATH PANDEY, Ministre des affaires étrangères du Népal ... a estimé que le terrorisme faisait peser une menace très sérieuse sur la démocratie, le droit international et sur l’âme même de la civilisation humaine, et a estimé que ce fléau devait être condamné et combattu collectivement et de manière résolue. Le terrorisme au Népal, a précisé M. Pandey, a eu pour effet de saper le développement économique du pays...
M. Pandey
a précisé par ailleurs que les forces de sécurité de son pays tentaient de
respecter constamment les droits humains dans leurs efforts d’éliminer les
activités terroristes et dans le cadre des opérations de maintien de la paix
de l’ONU.
M. KNOWLSON GIFT, Ministre des affaires étrangères de Trinité-et-Tobago ... Depuis le Sommet du Millénaire, l’attention s’est portée sur des thèmes qui touchent particulièrement les pays en développement, comme le financement du développement, le développement durable, le sida, les enfants, ou encore des sujets spécifiques touchant les pays enclavés ou les petites îles. Mais l’impact des interventions des Nations Unies a été jusque-là limité, a jugé le Ministre affirmant qu’il faut faire plus...
L’insatisfaction continue à croître
dans les pays où le plus grand nombre ne profite pas de la croissance économique,
et là où des approches culturelles et de civilisation spécifiques sont
marginalisées. Le vrai test de l’efficacité des Nations Unies sera sa
capacité à identifier ces différences et à proposer des solutions pour en
sortir, en allant jusqu'à la mise en place de mesures concrètes...
Mme ROSEMARY BANKS, Chef de la délégation de la Nouvelle-Zélande ... a précisé que son pays continuerait de mettre l’accent sur la promotion de la parité entre les sexes, de la santé, et des droits sexuels qui sont des questions déterminantes pour la réalisation des OMD...
M. NASSER AL-KIDWA, Ministre des affaires étrangères de l’Autorité palestinienne ... a souhaité que la cause palestinienne devienne un modèle de démocratie et de progrès, et non un outil aux mains de ceux qui veulent exploiter les sentiments des opprimés du monde et encourager le terrorisme ou créer un conflit entre civilisations...
Il a souligné que d’importantes réalisations avaient été accomplies concernant la réforme et le développement des institutions gouvernementales et du système financier. Le Moyen-Orient se trouve à un carrefour. Soit nous réalisons des progrès véritables et efficaces en direction de la paix, de la stabilité, de la sécurité, de la construction et de la coexistence; soit nous retournons dans la spirale vicieuse de la violence et du terrorisme, loin des solutions réelles et nécessaires pour les défis auxquels nous sommes confrontés....
M. ELIAS ANTONIO SACA GONZÁLEZ, Président d’El Salvador.... Les accords de paix ont été signés sous l’auspice de l’ONU en 1992 et ils ont permis au peuple salvadorien de se développer... Le Salvador souhaite attirer l’attention sur les pays à revenu moyen, dont il fait partie... Il faut ... créer un mécanisme permettant de favoriser les efforts fournis par les Etats afin de motiver la poursuite de leurs politiques de développement ...
M. BHARRAT JAGDEO, Président du Guyana ... Force est cependant de constater que les progrès obtenus sont menacés par des éléments qui sont hors de notre contrôle... Ainsi, la réduction du prix du sucre par l’Union européenne constitue une lourde perte de 40 millions de dollars chaque année pour le Guyana ... Ces décisions politiques, économiques et commerciales sont prises de manière unilatérale et ont une incidence négative sur des millions de personnes ...
M. AHMAD TEJAN KABBAH, Président de la Sierra Leone ... a rendu compte des efforts déployés par son pays ... notamment par le biais du renforcement des institutions démocratiques, la décentralisation, la restructuration des entités chargées de la sécurité. Il a invité la communauté internationale à appuyer l’initiative de son gouvernement pour verser des réparations aux victimes de la guerre et à apporter des contributions pour rendre opérationnel le Fonds d’affectation créé à cet effet...
M. YOWERI KAGUTA MUSEVENI, Président de l’Ouganda.... a recommandé de chercher d’abord à réaliser le développement humain en assurant l’éducation et la santé pour tous, avant de se doter d’une meilleure infrastructure commerciale... Nous devons créer des emplois pour les Ougandais, en tirant parti des nombreuses terres agricoles du pays, a-t-il dit en insistant sur la suppression des bidonvilles.
M. JOSEPH J. URUSEMAL, Président de la Micronésie ... a appelé les Nations Unies et la communauté internationale des donateurs à appuyer plus largement l’aide au développement de cette région du Pacifique... A cette fin, il a plaidé pour l’instauration d’une présence physique de l’Organisation en Micronésie, laquelle contribuerait à son avis à améliorer la coordination entre parties prenantes, à renforcer les capacités et l’efficacité de l’utilisation des ressources et de l’acheminement de l’aide.
M. ANOTE TONG BERETITENTI, Président de Kiribati ... a rappelé l’extrême vulnérabilité des petits états insulaires très proches du niveau de la mer, comme Kiribati, face au changement climatique...
M. CHARLES GYUDE BRYANT, Président du Gouvernement national de transition du Libéria ... Plus que jamais, les États Membres, quelle que soit leu taille, doivent honorer leurs engagements d’œuvrer au respect des droits de l’homme et à la dignité de toutes les personnes.
M. EMILE LAHOUD, Président du Liban ... La force du changement réside dans la volonté et le respect des principes humains sublimes ... concluant que le changement de la face du globe relevait de la responsabilité commune.
M. MAUMOON ABDUL GAYOOM, Président des Maldives ... « Les Maldives ont connu une véritable catastrophe nationale avec le tsunami et nos pertes s’estiment à 62% du PNB », ... neuf mois après la tragédie, il n’y avait aucun signe de reprise pour le secteur du tourisme ... Les petits États insulaires en développement, comme les Maldives, sont souvent les premières victimes des tragédies qui affectent la planète...
M. BINGU WA MUTHARIKA, Président du Malawi, a tenu à souligner que les pays les plus pauvres de la planète n’étaient pas en mesure d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en raison d’un manque total d’infrastructures indispensables à leur réalisation ... il a plaidé pour davantage de coopération entre les nations.
M. HONOURABLE LAISENIA QARASE, Premier Ministre des Fidji ... Non seulement l’Organisation doit être plus efficace et responsable, mais elle doit faire davantage d’efforts pour réduire le fossé entre les pays développés et les pays en développement...
Il a
rappelé que l’équilibre doit toujours être maintenu entre les droits des
individus et les droits des communautés. En particulier, les intérêts
des populations autochtones, notamment le droit de propriété sur leurs
ressources naturelles, doivent être protégés. L’accès au marché et
la rémunération des prix des exportations restent des préoccupations majeures
pour les petits États vulnérables comme les Fidji. Leur croissance économique
et leur viabilité sont menacées par la fin des quotas et la réduction des
prix des matières premières...
M. HAMA AMADOU, Premier Ministre du Niger ... a déclaré que les économies de nombreux pays s’étaient dégradées, victimes de l’inéquité du commerce international, de l’amenuisement progressif de l’APD, du poids excessif de la dette et de la faiblesse des investissements.
Même si de l’avis du FMI, de la Banque mondiale, de l’Union européenne, du PNUD et de nombreux autres partenaires, le Niger est bien géré, la mondialisation est une épreuve douloureuse pour notre pays... l’expérience de son pays montrait que la liberté, la bonne gouvernance et les bonnes politiques macroéconomiques ne suffisaient pas sans un apport financier extérieur conséquent, et des investissements plus ambitieux dans le domaine des infrastructures et des secteurs productifs créateurs d’emplois...
Citant une estimation du rapport
... Sachs ... il a indiqué que les besoins de financement d’un
pays comme le Niger étaient de 900 millions de dollars par an pour réaliser
les OMD, alors que le pays ne recevait aujourd’hui que 120 millions... la moitié de son niveau
d’il y a 15 ans ...
Mme LINETH SABORIO CHAVERRI, Vice-Présidente du Costa Rica ... s’est prononcée en faveur ... de l’élimination du droit de veto concernant les questions telles que les crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Elle a regretté que cette suggestion n’ait été reprise dans le projet de document final et espère qu’elle sera adoptée dans un avenir proche...
Elle s’est aussi prononcée en faveur de l’initiative visant à créer une Coalition de la forêt tropicale....
M. RASHID MEREDOV, Vice-PremierMinistre du Turkménistan, a rappelé que ... son pays qui célèbre cette année le dixième anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la résolution consacrée à la « Neutralité permanente du Turkménistan » ...l’idée de création d’un Centre régional pour l’Asie centrale sur la diplomatie préventive, avec un siège à Ashgabat, est une initiative internationale significative.
M. M. JAYAKUMAR, Premier Ministre de Singapour ... Le vrai problème ... n’est pas que les Nations Unies soient ignorées, mais qu’elles soient par trop sollicitées. L’ONU ... n’exempte pas les États Membres de leurs responsabilités nationales dans un système international où l’État demeure l’acteur central et les intérêts nationaux, le moteur essentiel des relations internationales...
a précisé par ailleurs que la Charte ... pour être pertinents, ses principes devaient être fonctionnels... les débats, les discussions voire les disputes font partie intégrante de la dynamique ... Toutefois, ces réformes ne peuvent être évitées parce qu’elles sont essentielles au rétablissement de la confiance et à l’appui du public sans lesquels aucune institution ne peut fonctionner efficacement...
Mais les questions essentielles ne sont-elles que structurelles, s’est-il interrogé, ... La tendance de certains États à défendre leurs points de vue comme des normes universelles provoque inévitablement de la résistance, politise inutilement le processus et finit par porter préjudice à la cause des droits de l’homme. Tant que cette question plus profonde ne sera pas sérieusement traitée, tout changement ne pourra être que superficiel ...
M. AHMED ABOUL GHEIT, Ministre des affaires étrangères de l’Égypte, a estimé que les succès en matière de développement resteront tributaires de notre capacité à obtenir la paix et la sécurité et à consolider les principes de la justice et d’équité internationales. Le respect de tels principes, a-t-il ajouté, nécessite le rejet de tout recours à la force et de toute forme d’occupation.
S’agissant de la réforme des Nations Unies, il a souhaité ... qu’un rôle plus important soit confié à l’ECOSOC qui pourrait être chargé d’aider les pays en développement à réaliser les OMD. Il ... a souhaité que l’on encourage la société civile à participer à tous les travaux des Nations Unies...
M. NYAN WIN, Ministre des affaires étrangères du Myanmar ... Les priorités du Myanmar sont la lutte contre le terrorisme, le désarmement nucléaire, le développement durable, la protection de l’environnement et l’éradication de la pandémie du VIH/sida et celle de la grippe aviaire...
Selon ses estimations, le taux de scolarisation primaire au Myanmar atteindra 99% d’ici à 2015... et ... pourrait accélérer ses efforts vers le développement s’il recevait une assistance financière extérieure, particulièrement des institutions financières internationales...
M. ABDULLAH BIN ZAYED AL NAHYAN, Ministre de l’information et de la culture des Émirats arabes unis ... les progrès réalisés dans les domaines économique, social et humanitaire n’ont bénéficié qu’à un petit nombre de personnes dans le monde. Un pourcentage important continue de souffrir entre autres de la faim, de la pauvreté, de maladies graves, du chômage, de l’analphabétisme, des déplacements et des effets négatifs des conflits armés...
le développement constitue la question la plus importante de notre temps puisqu’il peut seul nous permettre d’éliminer la pauvreté et la faim et de garantir la sécurité humaine... J’estime aussi ... que les efforts internationaux en matière de développement seront sans effet sans le maintien de la paix et de la sécurité, la justice pour tous, le respect de la diversité culturelle, le droit des peuples à l’autodétermination et la fin de l’occupation où qu’elle se trouve. Il est extrêmement important de parvenir à une solution juste et durable au Moyen-Orient.
M. SAYYID HAITHAM BIN TARIQ AL-SAID, Ministre de l’héritage et de la culture du Sultanat d’Oman ... a indiqué que les inégalités entre les sexes dans l’accès à l’éducation à tous les niveaux n’existaient plus... que les femmes avaient accès aux postes de décision, qu’elles disposaient du droit de vote et d’être candidates au Conseil de consultation (Shoura Council)...
Abordant la question du terrorisme, le Ministre a estimé qu’il était grand temps de mettre en œuvre une stratégie internationale de lutte contre le terrorisme qui repose sur un échange d’informations entre pays. Il a également estimé nécessaire de faire la distinction entre le droit à la légitime défense, la résistance face à un agresseur et les actes de terrorisme commis par des individus ou groupes illégitimes qui tuent et terrorisent les populations civiles pour arriver à leurs fins.
Le Ministre a aussi lancé des appels pour qu’une zone exempte d’armes de
destruction massive soit créée au Moyen-Orient.
M. ABDELWAHEB ABDALLAH , Ministre des affaires étrangères de la Tunisie ... a rappelé que son pays accueillera du 16 au 18 novembre prochain la deuxième phase du Sommet mondial de la société de l’information lancé en 1998 avec la volonté d’édifier une société du savoir et de contribuer à la réduction du fossé numérique... il a exprimé l’espoir que ce sommet se traduirait par l’adoption d’un consensus de mesures pratiques qui renforcent les programmes de développement dans le monde ...
M. RAYMOND RAMAZANI BAYA, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de la République démocratique du Congo (RDC) ... en dépit de ce contexte difficile, les résultats ne sont pas nuls ... citant les chiffres de la croissance, l’assainissement de l’environnement financier et juridique, la stabilisation du taux de change et la maîtrise de l’inflation. Il a ajouté que la paix et la sécurité sont rétablies sur une très grande partie du territoire national, en se félicitant du rôle de la communauté internationale dans cette évolution positive de la situation politique et économique de son pays.
Mais ... Le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose font des ravages dans les franges les plus dynamiques de la population... la détermination du peuple congolais et l’implication de son gouvernement ne suffiront pas ...
M. SIOSIUA ‘UTOIKAMANU, Ministre des finances du Tonga, a ... souligné les difficultés particulières auxquelles font face les petits États insulaires en développement, qui sont accentuées en cas de choc externe comme la montée actuelle des cours du pétrole. Comme il est rappelé dans le Consensus de Monterrey, l’aide publique au développement constitue, pour les petits États insulaires, une source majeure de financement du développement ...
M. RABBIE L. NAMALIU, Ministre des affaires étrangères et de l’immigration de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ... a fait part de sa grande satisfaction du fait que les Objectifs du Millénaire pour le développement figurent dans le Document final. Il a aussi fait part de sa satisfaction de voir les programmes d’action d’Almaty, Maurice et Bruxelles pris en compte...
Il a indiqué que le mois prochain, les chefs d’État de la région du Pacifique approuveraient le Plan pour le Pacifique, qui fixe les priorités des pays de la zone en matière de sécurité, de croissance économique, de développement durable et de bonne gouvernance. Le Ministre a enfin remercié les Nations Unies, le Conseil de sécurité et les institutions de l’ONU pour le soutien qu’ils avaient récemment apporté au rétablissement de la paix sur l’île de Bougainville.
M. MUSTAFA OSMAN ISMAIL, Ministre des affaires étrangères du Soudan ...La première priorité de ce Sommet, c’est le développement durable et la libération de millions d’hommes de la pauvreté, des maladies et de la faim... L’économie et les conditions sociales continuent à se détériorer dans les pays les moins avancés, dont le nombre s’est accru depuis l’an 2000... Le moins que l’on puisse faire est de mettre en place dans les meilleurs délais le Plan d’action de Bruxelles.
Le Soudan est attaché à des valeurs et des croyances qui prennent en compte le respect de la dignité de l’homme et la promotion des droits humains ... Toutefois, la communauté internationale ne juge pas tous les pays de la même manière ... Le thème des droits de l’homme peut servir des fins politiques...
le Soudan voudrait mettre un terme aux combats au Darfour. Il salue les efforts sincères de l’Union africaine qui ont permis la signature de la Déclaration de principes, qui constitue une feuille de route pour parvenir à un règlement juste et définitif de la situation au Darfour. Le pays demande à la communauté internationale de soutenir cette initiative de l’Union africaine.
M. MOHAMED OULD EL ABED, Ministre des affaires économiques et du développement de Mauritanie ... Reconnaissant que « seules quelques cibles seront potentiellement réalisables à l’horizon 2015 », il a toutefois réaffirmé l’attachement de la Mauritanie à ces objectifs...
Il a ensuite énuméré les différents points sur lesquels la Mauritanie s’engageait, notamment l’organisation d’un référendum constitutionnel dans un délai de 12 mois et la tenue d’élections législatives et présidentielles « libres et transparentes » dans un délai de deux ans au maximum...
M. ABDURRAHMAN M. SHALGAM, Secrétaire du Comité populaire général pour les liaisons étrangères et la coopération internationale de la Jamahiriya arabe libyenne ... L’état actuel du monde, a-t-il encore dit, résulte du fait que les pays victorieux qui ont écrit la Charte se sont octroyés des droits et des privilèges qui ont conduit à la marginalisation de l’Assemblée générale et rendu le Conseil de sécurité « inéquitable et déséquilibré »...
Maintenant que l’Organisation compte 191 États Membres confrontés à de nouveaux obstacles, à leur émancipation et à leur croissance, le processus de réforme exige que le pouvoir de décision ne soit confié qu’à l’Assemblée générale. Le Conseil de sécurité devrait se limiter à être un organe exécutif qui met en œuvre les décisions de l’organe au sein duquel tous les Etats sont sur un pied d’égalité...
M. ABDULLAHI SHEIKH ISMAIL, Ministre des affaires étrangères du Gouvernement fédéral de transition de Somalie, ... après une période caractérisée selon lui par l’indifférence politique et l’inertie. Il a ... souligné le rôle déterminant joué en Somalie par les États Membres de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Union africaine, l’Union européenne, la Ligue des États arabes, le Gouvernement du Kenya, et les Nations Unies. La combinaison de leurs efforts a débouché sur la création du Gouvernement fédéral de transition en Somalie ... ce Gouvernement s’efforce d’instaurer un bon climat politique et sécuritaire, et de promouvoir la réconciliation nationale à travers tout le pays...
M. MARIO ALBERTO FORTIN MIDENCE, Ministre des Relations extérieures du Honduras, a ... regretté qu’une plus grande communauté de vues ne se soit faite au sujet des thèmes essentiels pour que l’Organisation puisse assumer une plus grande responsabilité dans la résolution des défis qui caractérisent le millénaire actuel...
Il est revenu ensuite sur le droit inaliénable des peuples à participer aux délibérations internationales et à conclure des accords, d’où sa demande de satisfaire les aspirations du peuple de Taiwan ...
Enfin, il a reconnu que la flambée des prix des carburants représente une menace pour les progrès accomplis, et a souhaité que l’Organisation des Nations Unies mette au point un mécanisme qui contribue à maîtriser cette surenchère constante, dont les répercussions sur les pays en développement sont véritablement dramatiques.
M. ABDULLAH-MOHAMED AL-SAIDI (Yémen) ... a souligné l’importance de la poursuite de ces OMD ... et a expliqué que le Yémen multipliait les efforts en ce sens, avec la coopération de la société civile, dans le domaine de l’éradication de la pauvreté notamment...
M. ISMAIL OMAR GUELLEH, Président de la République de Djibouti... Ce qu’il nous faut, ce sont des stratégies pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement... invitant la communauté internationale à canaliser ses efforts afin de permettre aux pays en développement de consolider la paix et investir dans les domaines sociaux clés tels que l’éducation et la santé et permettre ainsi d’éradiquer, d’ici à 2015, l’extrême pauvreté.
M. VLADIMIR VLADIMIROVICH PUTINE, Président de la Fédération de Russie, a déclaré qu’en 60 années d’existence... l’expérience, l’autorité et la légitimité sans égale des Nations Unies ont permis à l’Organisation de jouer un rôle indispensable et irremplaçable dans la politique mondiale et la coopération économique et humanitaire... Il est nécessaire d’ajuster l’Organisation aux nouvelles réalités historiques... ainsi que sa capacité à répondre de manière plus efficace aux défis du XXIe siècle ...
a également affirmé que le terrorisme représentait aujourd’hui la menace la plus grave aux droits de l’homme et à la liberté, ainsi qu’au développement durable des États et des peuples... les Nations Unies et leur Conseil de sécurité doivent constituer le centre de coordination principal pour la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme.
Ils doivent coordonner le règlement des longs conflits régionaux dont se servent les terroristes et les extrémistes de toutes sortes en utilisant les thèmes historiques des rivalités entre les religions et de la confrontation ethnique et sociale...
a jugé essentiel que soient exploitées les capacités de la société civile, des médias, de la coopération humanitaire et culturelle, et du dialogue interreligieux dans le combat contre le terrorisme..."
"... M. LEVY PATRICK MWANAWASA, Président de la Zambie, a estimé que cinq ans après l'adoption des Objectifs du Millénaire pour le développement, la communauté internationale n'avait pas encore trouvé de stratégie commune pour les atteindre. Il a demandé que des efforts de coopération entre les pays en développement et les pays développés soient renforcés pour accélérer l'émergence de solutions communes...
Il a également déclaré que la Zambie était en bonne voie pour atteindre au cours des dix prochaines années les cibles fixées par les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment grâce à l'annulation totale de sa dette. Il a indiqué que son pays préparait son cinquième plan quinquennal de développement national, qui devra être mis en cohérence avec les OMD...
Le VIH/sida reste cependant un enjeu majeur, notamment parce que la pandémie pèse sur le développement du pays. Enfin, il a souligné que la Zambie faisait partie des pays à avoir tiré partie du Consensus de Monterrey sur le financement du développement. Des modalités d'aide efficaces ont été conclues en échange de systèmes transparents et d'une tolérance zéro à l'égard de la corruption..."
"... M. ALFREDO PALACIO, Président de l’Équateur... a expliqué qu’il avait consulté la population pour connaître le type de nation à laquelle elle aspire, puis sur les moyens pour y parvenir. Tous désirent le rétablissement de l’état de droit, avec la pleine jouissance des droits civils et politiques, de la santé, d’une protection sociale, de l’éducation et de la productivité...
Aujourd’hui, l’Équateur est engagé sur la voie de réformes économiques qui visent à faire passer le taux de croissance de 2,5% par an à près de 4,5%, ce, afin de promouvoir une économie nationale, de générer des ressources nationales et de réussir à terme la mise en œuvre des OMD... d’ici à 2015..."
"... Le Président de la République centrafricaine, M. FRANÇOIS BOZIZE ... a abordé la situation en République centrafricaine avant le 15 mars 2003, rappelant que l’intégralité des institutions de l’État était disloquée, le pays était économiquement ruiné et occupé par des troupes étrangères non conventionnelles, la jeunesse était livrée à elle-même, et les libertés fondamentales étaient bafouées.
Il a également rappelé que la transition consensuelle, qui a bénéficié du soutien de la communauté internationale, avait permis de mettre fin à la division du pays et à l’organisation transparente et crédible d’élections générales, ouvrant ainsi au pays la voie du retour à la légalité constitutionnelle...
En conclusion, il a adhéré pleinement à la position de l’Union africaine qui réclame un rééquilibrage des responsabilités au sein des organes de l’ONU en vue d’accorder une place plus juste au continent africain..."
M. BRANKO CRVENKOVSKI, Président de l'ex-République yougoslave de Macédoine... a indiqué que son pays avait publié en juin 2005 son rapport sur la mise en œuvre des programmes liés à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement au niveau national.
Il a fait part de son soutien aux efforts des États Membres dans la lutte contre le terrorisme et a souligné l'importance du programme d'action des Nations Unies pour combattre et éradiquer le commerce illicite des armes légères et de petit calibre, rappelant que l'ex-République yougoslave de Macédoine était particulièrement concernée par ce problème..."
M. JALAL TALABANI, Président de l’Iraq... Le régime dictatorial qui a régi l’Iraq pendant toutes ces décennies a transformé le développement en structures fictives... il a indiqué que l’Iraq faisait face à l’une des campagnes les plus brutales de terreur ... Le terrorisme prend pour cibles les Iraquiens, ... toutes les ambitions de développement... notant que les terroristes voulaient faire de l’Iraq une base ... un centre pour le terrorisme.
L’Iraq a le droit de construire un État moderne, démocratique et fédéral... plaidant en faveur d’une suppression de sa dette... Le Président iraquien a ajouté que son pays, sorti des cendres de la dictature, avait désespérément besoin de capacités nationales, de l’appui moral et des investissements de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme et le combat contre la drogue, le chômage, la pauvreté et l’enlèvement des enfants. M. Talabani a exhorté la communauté internationale à participer à la reconstruction de l’Iraq ..."
M. ALYAKSANDR LUKASHENKA, Président du Bélarus, a rappelé que l’effondrement de l’Union soviétique, qui assurait un équilibre ... dans le système mondial, avait eu des conséquences dramatiques... que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan, en Iraq, en Iran ou en Coré du Nord...
L’ONU devrait abandonner ses querelles internes et s’engager résolument dans la lutte contre la pauvreté, pour plus de justice internationale..."
M. RICARDO LAGOS ESCOBAR, Président du Chili... le multilatéralisme est une approche d'autant plus incontournable pour un petit pays comme le Chili, qu'elle impose à tous, de façon égale, des droits et des devoirs... a également indiqué qu'il était essentiel que les États Membres prennent la décision de mettre en œuvre une politique visant à faire profiter des bienfaits de la mondialisation à une large majorité de pays...
Il s'est enfin dit confiant que la 60e session de l'Assemblée générale pourrait constituer un tournant historique permettant à l'ONU de devenir une organisation plus efficace et tournée vers les attentes de l'humanité au XXIe siècle..."
M. AL HADJI YAHYA JAMMEH, Président de la Gambie... a indiqué ... que son pays faisait actuellement partie des rares nations en mesure d’atteindre les objectifs de réduction de la malnutrition et de la mortalité infantiles d’ici à 2015, ainsi que de ceux concernant la mortalité maternelle, l’accès à l’eau potable, la lutte contre le VIH/sida, et celle contre le paludisme.
Le Président de la Gambie a cependant remarqué que malgré ces progrès, son pays manquait des ressources dont il a besoin pour financer son développement agricole et consacrait toujours une partie importante (40%) de son budget au remboursement de la dette extérieure..."
M. AMADOU TOUMANI TOURÉ, Président du Mali, a déclaré que cinq ans après le Sommet du Millénaire... des progrès ont été réalisés en matière d’égalité des sexes et de promotion de la femme, de taux de scolarisation brute qui a atteint plus de 65%, celui des filles étant supérieur à 50%, d’accessibilité à l’eau potable, de réduction de l’extrême pauvreté, mais à un faible rythme, et de sécurité alimentaire...
a affirmé que l’aide publique au développement paraissait plus que jamais indispensable pour la réalisation d’infrastructures éducatives, sanitaires et sociales. L’Afrique a besoin de ressources nouvelles... d’un dialogue permanent avec ses partenaires pour réactualiser, en fonction des exigences de son développement, l’affectation desdites ressources..."
M. LUIZ INÁCIO LULA DA SILVA, Président du Brésil... Au Brésil, nous sommes motivés par un enthousiasme et une motivation politique et nous avons développé des stratégies intégrant la promotion des OMD, que ce soit dans le domaine de la lutte contre la faim, l’insertion sociale, ou la protection de l’environnement.
D’ici à la fin de mon mandat, a poursuivi le Président, je m’engage à faire en sorte que chaque enfant mange à sa faim... Dans le domaine environnemental, il importe de souligner la diminution du taux de déforestation de l’Amazonie..."
M. JAMES MICHEL, Président des Seychelles... Rappelant les conclusions de la Réunion internationale de Maurice sur les petits États insulaires en développement, en janvier dernier, il a exhorté les pays développés à ne pas oublier les pays à revenu moyen....
S’inquiétant de la perte de préférences commerciales de certains de ces pays, il a appelé les pays développés à reconsidérer cette question lors de la prochaine réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Hong Kong..."
M. PIERRE NKURUNZIZA, Président du Burundi, a affirmé ... que le peuple burundais venait de démontrer sa ferme volonté de tourner définitivement la page de la guerre et de s’engager dans la voie de la reconstruction et du développement... la paix règne désormais sur presque toute l’étendue du territoire national...
s’est par ailleurs félicité des efforts consentis au niveau régional ... Il a souligné la nécessité de briser le cycle vicieux des conflits et de la pauvreté... a ... lancé un appel pressant à la communauté internationale afin que le niveau et la qualité de ses engagements concernant la période post-conflit s’adaptent aux nouvelles attentes et aux changements politiques intervenus dans la région..."
M. HU JINTAO, Président de la République populaire de Chine... promotion de la paix, ... règlement des conflits, ... développement humain... établissement d’un mécanisme efficace de sécurité collective ... qui se pencherait entre autres sur la lutte contre le terrorisme.
La deuxième mission des Nations Unies doit être la poursuite des Objectifs du Millénaire... notamment par une ouverture des marchés internationaux et un véritable dialogue sur les questions commerciales et énergétiques...
Il a également souhaité que soit engagée une réforme au sein des Nations Unies ... qui, dans le cas du Conseil de sécurité, favorise une plus grande représentation des pays en développement, et des pays africains en particulier..."
M. CESARE ANTONIO GASPERONI, Capitaine Régent, au nom des Capitaines régents de Saint-Marin... Nous sommes tous des victimes potentielles des fléaux qui affligent l’humanité... et la coopération internationale représente le seul instrument à même de défaire les dynamiques de destruction...
La mondialisation est positive tant qu’elle consiste en un partage des technologies, des ressources et du développement... La communauté internationale doit s’engager davantage pour assurer à tous les peuples le respect des droits fondamentaux et la dignité, qui constituent les bases essentielles à la construction de la paix..."
M. PEDRO VERONA RODRIGUES PIRES, Président du Cap-Vert, a ... rappelé l'importance que revêtaient les Nations Unies aux yeux des pays anciennement colonisés, en ce que son existence a favorisé leur accession à l'indépendance...3
M. MIKHEIL SAAKASHVILI, Président de la Géorgie, a dit que depuis deux ans son pays avait fait des progrès importants pour promouvoir la démocratie et réduire la pauvreté. Des progrès ont également été accomplis dans la réalisation de presque tous les Objectifs du Millénaire pour le développement...
a ensuite évoqué le conflit en Abkhazie, où, a-t-il dit, des centaines de milliers de personnes ont été expulsées ou ont été victimes d’épuration ethnique.... les maisons qu’occupaient les expulsés sont en train d’être vendues... Il a également jugé choquant le fait que les responsables d’un pays proche achètent ces maisons..."
M. LUDWIG SCOTTI, Président de Nauru... quatre piliers de l’Organisation des Nations Unies, à savoir: la paix, la sécurité, le développement et les droits de l’homme... la vigilance et des efforts soutenus sont nécessaires afin d’assurer la sécurité collective et le bien-être des peuples, étant donné la nature croissante et complexe des défis à relever...
Il a ensuite insisté sur la protection et la promotion des droits de l’homme, ainsi que sur celles de la primauté du droit et de la démocratie... Enfin, il a appelé les dirigeants du monde à redéfinir leurs engagements passés et à s’assurer de leur mise en œuvre..."
M. DENIS SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo... a estimé que des efforts supplémentaires devraient être consentis afin de mobiliser des ressources propices à la réalisation des OMD... a jugé que les efforts de la communauté internationale devaient être coordonnés et intégrés pour être plus efficaces...
S’agissant de la région des Grands Lacs, il a estimé qu’elle avait montré sa détermination à œuvrer pour la prévention et le règlement pacifique des conflits, et a souhaité que la communauté internationale accorde une attention particulière à cette région en la déclarant « zone spécifique de développement et de reconstruction. » ...
M. NAMBAR ENKHBAYAR, Président de la Mongolie, a déclaré que le Parlement de la Mongolie avait adopté en avril 2005 une résolution endossant les Objectifs du Millénaire pour le développement. Un neuvième objectif a été ajouté, relatif au renforcement des droits de l'homme et de la gouvernance démocratique.
S'agissant de l'aide publique au développement... Des sources de financement innovantes sont également nécessaires, notamment les Facilités de financement internationales et l'annulation de la dette en échange de projets permettant de mettre en œuvre les OMD..."
M. THABO MBEKI, Président de l’Afrique du Sud... a jugé que la raison pour laquelle les progrès en matière de réforme n’étaient pas atteints relevait en premier lieu du fait qu’il n y avait pas de consensus entre États Membres, notamment sur le lien entre sécurité et développement, que les pays développés n’appréhendent pas de la même manière..."
M. MANMOHAN SINGH, Premier Ministre de l’Inde... La gestion de l’interdépendance mondiale exige des institutions internationales fortes et un système multilatéral fondé sur le droit... Les Nations Unies souffrent malheureusement d’un déficit démocratique... leur structure et leur processus de décision reflétant le monde tel qu’il était en 1945 et non tel que nous le vivons en 2005.
Le Premier Ministre indien a ensuite noté que la communauté internationale devait redoubler d’efforts dans la lutte contre la prolifération nucléaire et pour promouvoir le désarmement nucléaire mondial.
Évoquant la lutte contre le terrorisme, il a souligné la nécessité de ne jamais céder ou faire de concessions à ce phénomène..."
M. MELES ZENAWI, Premier Ministre de l’Éthiopie... Avec des ressources domestiques adéquates et des appuis financiers internationaux effectifs, conformément aux engagements pris à Monterrey, des pays comme l’Éthiopie pourraient parvenir à réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement d’ici à 2015. L’aide au développement, l’agenda du développement de Doha sur le commerce mondial, de même que l’allègement de la dette sont autant de leviers qui peuvent contribuer à aider les pays en développement à réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement, a-t-il dit, regrettant que le document final du Sommet 2005 ne soit pas assez orienté vers l’action, jugeant que le temps des intentions est dépassé..."
M. DENZIL LEWELLYN DOUGLAS, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis... a rappelé que son pays a demandé maintes fois à l’Organisation de s’impliquer plus avant pour promouvoir le développement, d’être plus attentive et sensible aux besoins du plus grand nombre, plutôt que de devenir surtout l’instrument de quelques-uns...
Le droit au développement est une question de morale et une question d’humanité, et c’est également un devoir politique...
Le Premier Ministre a souhaité que la réforme des Nations Unies prévoie des moyens d’aider les États au bord de la faillite. Là où l’état dramatique de l’économie, les inégalités sociales et l’incertitude politique défont les États, que fait l’Organisation..."
M. SAMDECH HUN SEN, Premier Ministre du Cambodge... Il convient en particulier d'éviter que l'aide au développement et les institutions en charge de la distribuer ne contredisent l'esprit de la Déclaration de Paris et de celle de Rome, aux termes desquelles les pays bénéficiaires doivent avoir la pleine maîtrise du processus et des priorités fixées en matière d'avancées socioéconomiques...
M. TUILAEPA SAILELE MALIELEGAOI, Premier Ministre, Ministre des affaires étrangères et Ministre du commerce pour les finances de Samoa... Après avoir évoqué les récentes catastrophes naturelles et les problèmes liés aux changements climatiques, M. Malielegaoi a exhorté les pays les plus pollueurs contribuant à ce phénomène à changer d’attitude..."
M. NAVINCHANDRA RAMGOOLAM, Premier Ministre de Maurice... À ses yeux, le développement passe par une meilleure intégration au sein du système économique mondial. Il a insisté sur la promotion du commerce en tant que moteur de la croissance et du développement. Notant l’érosion progressive des accords préférentiels avec les anciennes puissances coloniales, il s’est inquiété des conséquences de la concurrence mondiale sur l’économie des petits états insulaires...
a également demandé de travailler dès aujourd’hui à la réduction des gaz à effet de serre, au-delà de l’expiration du Protocole de Kyoto en 2012, affirmant que « malheureusement, ce sont les pays qui sont le moins responsables des émissions de ces gaz qui en souffrent le plus ». Il a invité à réfléchir à la création d’un fonds spécialement dédié à la prévention des catastrophes naturelles..."
M. PAKALITHA BETHUEL MOSISILI, Premier Ministre et Ministre de la défense du Lesotho... a plaidé pour que la communauté internationale adopte rapidement une réponse globale pour faire face au VIH/sida, à la malaria et aux autres maladies. Celle-ci doit inclure la fourniture immédiate de traitements anti-rétroviraux ainsi que de ressources financières et techniques...
Il a rappelé que 50% de la population du Lesotho vivaient en dessous du seuil de pauvreté et que les dures conditions climatiques des trois dernières années avaient généré une crise alimentaire venant s’ajouter à la dévastation causée par le VIH/sida. Il a donc déploré que le Programme alimentaire mondial (PAM) ait suspendu ses distributions alimentaires dans le pays..."
M. RECEP TAYYIP ERDOGAN, Premier Ministre de la Turquie... C’est une erreur de continuer à présenter des traditions et des cultures différentes comme sources de conflits.. Il a précisé que c’était dans cet état d’esprit qu’il avait lancé avec son homologue espagnol M. Zapatero l’initiative « Alliance des civilisations »...
a souligné que la candidature de la Turquie pour un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité pour le mandat 2009-2010 est destinée principalement à apporter sa contribution à la paix mondiale..."
M. JIŘI PAROUBEK, Premier Ministre de la République tchèque, a rappelé que ... La République tchèque... est d’autant plus sensible au redressement économique des pays en développement qu’elle a elle-même bénéficié des aides internationales lors de sa transition vers une économie de marché après des décennies de centralisme et de communisme.
C’est aux États Membres des Nations Unies de faire preuve de volonté politique pour engager une réforme de fond... jugeant qu’en dépit des divergences constatées ces derniers jours, la communauté internationale était sur la bonne voie pour s’engager dans une telle réforme..."
M. ANDERS FOGH RASMUSSEN, Premier Ministre du Danemark... les gouvernements africains eux-mêmes doivent s'efforcer de prévenir les conflits qui les menacent et de gérer les crises qu'ils traversent. L'ONU doit cependant les aider à maintenir les conditions d'une paix fragile. La création de la commission de consolidation de la paix est, à cet égard, particulièrement nécessaire...
Enfin... une meilleure gouvernance, ce qui nécessite de la part des gouvernements africains de lutter plus fermement contre la corruption, d'assurer les droits politiques et économiques, d'investir dans l'éducation et le système sanitaire et de promouvoir les droits des femmes..."
M. PERCIVAL JAMES PATTERSON, Premier Ministre de la Jamaïque... la plus importante réforme demeurait celle des actes, choix et politiques de chacun des États Membres. Cela requiert la renonciation aux actes inéquitables et discriminatoires, aux politiques d’intolérance et de domination et la promotion de la coopération, du respect mutuel et de l’intérêt général..."
M. SILVIO BERLUSCONI, Premier Ministre de l’Italie... les discussions sur la pauvreté et le développement ne peuvent ignorer le problème de la dette. Il a précisé que son pays était en première ligne en matière d’allègement de la dette, avait déjà annulé la dette de plusieurs des pays les plus pauvres et s’était engagé à son élimination totale..."
SHEIKH SABAH AL-AHMAD AL-JABER AL-SABAH, Premier Ministre du Koweït... a souligné que le Fonds pour le développement économique créé par son pays avait permis d'aider une centaine de pays en développement en leur assurant des financements de l’ordre d’environ 12 milliards de dollars.
Il a en outre fait part d'une avancée significative enregistrée par le Koweït en matière d'égalité entre les hommes et les femmes depuis qu'une loi, votée en mai 2005, donne aux femmes le droit de vote et les rend éligibles aux postes parlementaires..."
M. ARIEL SHARON, Premier Ministre d’Israël... Nous respectons les Palestiniens, ils seront toujours nos voisins et nous n’avons aucune intention de les dominer... reconnaissant leur droit à disposer d’une terre, d’un État, et de vivre librement.
La décision de retrait n’a pas été facile à prendre... et elle a provoqué un débat existentiel dans la société israélienne. C’est pourquoi, j’estime qu’il est désormais du devoir des Palestiniens de jouer leur part, de prouver leur détermination à consolider la paix...
je tiens à insister sur le fait qu’il n’y aura jamais de compromis remettant en question l’État d’Israël... jugeant indispensable la barrière de sécurité qui a épargné de nombreuses vies humaines depuis le début de sa construction....
Les Nations Unies doivent s’élever contre toute tentative d’un État Membre de soutenir le terrorisme international afin de déstabiliser un autre État Membre... invitant les Nations Unies à saisir l’occasion du soixantième anniversaire pour adopter une nouvelle approche à l’égard d’Israël..."
M. CELLOU DALEIN DIALLO, Premier Ministre de la Guinée... sous l’effet conjugué de l’instabilité sous-régionale, des agressions rebelles contre le pays et de la baisse des financements extérieurs, le cadre macroéconomique s’était dégradé et la dynamique de développement essoufflée...
a conclu son propos en se concentrant sur la situation critique de l’Afrique. Il a affirmé que malgré les ravages des différentes pandémies, malgré le poids de la dette, l’espoir apporté par ce nouveau consensus international devait triompher..."
M. DOMINIQUE DE VILLEPIN, Premier Ministre de la France, a souligné la nécessité de tirer les leçons de l’expérience de l’Iraq, du Proche-Orient, de la Côte d’Ivoire, de l’Afghanistan, d’Haïti, et de toutes les crises régionales qui déstabilisent le monde.
Là où les divisions ont conduit à l’échec, il faut inventer ensemble de nouvelles voies... De la même façon, là où l’unité nous a permis de remporter de premiers succès, il faut persévérer.
De nouveaux principes sont nécessaires, comme la responsabilité de protéger, mais aussi de nouveaux outils, comme la Commission de consolidation de la paix... le Conseil des droits de l’homme... si la coopération opérationnelle doit s’intensifier, le respect du droit et l’exemplarité de la démocratie constituent les meilleures armes. Pour lutter contre la prolifération, restons unis et mettons en place des mécanismes de vérification renforcés...
une réforme profonde des institutions des Nations Unies... doit... être juste et répondre aux exigences du temps: l’unité de la communauté internationale, le respect de la règle de droit, l’affirmation de la responsabilité collective...
Pour être efficace, elle doit assurer une meilleure représentation de la communauté internationale... Il faut également créer l’Organisation des Nations Unies pour l’environnement et mettre en place une véritable gouvernance économique et sociale...
comment ne pas vouloir bâtir ensemble un monde qui aurait enfin un cœur et des mains à la mesure des attentes des hommes? Toutes nos paroles seront vaines si elles ne procèdent pas de la fraternité, de la justice et du respect..."
M. PETRUS COMPTON, Sainte-Lucie... a souligné la dichotomie qui semble prévaloir au sein de l’Organisation: les déclarations visant à éliminer la faim, la pauvreté et la maladie, d’une part, et le rôle joué par certaines puissances dont les politiques renforcent la marginalisation des petites économies et limitent les opportunités dont pourraient bénéficier les pays les plus démunis...
a, d’autre part, relevé qu’en matière commerciale, les promesses du cycle de Doha, dit « cycle du développement », n’ont pas encore été tenues et que l’aide au développement n’avait pas encore les niveaux stipulés dans les engagements de la Conférence de Monterrey..."
M. VUK DRAŠKOVIĆ, Ministre des affaires étrangères de la Serbie-et-Monténégro, a déploré ... six décennies ... ponctuées au quotidien de guerres, d’assassinats, de tragédies humaines. Mais que se serait-il passé sans les Nations Unies...
Rappelant que le monde est confronté à des menaces réelles telle que le terrorisme, l’extrême pauvreté, les maladies endémiques, M. Draškovič a souhaité que la communauté internationale s’engage sur la voie d’un appui massif au développement, sur celle de l’établissement d’un système de sécurité collective, et ce dans la perspective de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement...
Abordant la situation dans la région des Balkans, il a exigé que les Serbes du Kosovo jouissent de leurs droits fondamentaux... affirmant par ailleurs que les frontières de la Serbie-et-Monténégro ne sauraient être révisées, contrairement à ce que souhaitent les Albanais du Kosovo qui aspirent à créer un État..."
PRINCE ALBERT II, Prince souverain de la Principauté de Monaco... a indiqué que son pays avait souscrit à la Déclaration sur les sources innovatrices de financement du développement. Il a annoncé que Monaco avait l’intention d’augmenter sensiblement, au cours des prochaines années, son aide publique au développement, en poursuivant sa politique de coopération.
Il a également signalé avoir demandé d’engager la procédure requise pour la ratification par Monaco du Protocole de Kyoto et de soutenir la transformation du PNUE en une agence spécialisée disposant d’un mandat élargi..."
M. VIKTOR YUSHCHENKO, Président de l’Ukraine... La communauté internationale devrait tout faire pour éliminer l’environnement d’intolérance, de tyrannie, de pauvreté et d’humiliation qui nourrit le virus du terrorisme...
Rappelant la récente avancée pacifique de l’Ukraine vers la liberté, il s’est dit déterminé à établir une société intégrée et ouverte ainsi qu’une économie de libre marché. Nous saisirons cette opportunité historique pour prospérer et associer notre futur à celui de l’Europe...
a affirmé qu’une nouvelle Ukraine, libre et indépendante, ayant déjà renoncé à ses armes nucléaires, serait toujours prête à fournir son soutien aux efforts pour assurer la paix dans les diverses régions du monde...
Enfin, il a jugé que la réforme du Conseil de sécurité représentait une condition préalable à une amélioration de l’efficacité de l’ONU..."
M. TEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la Guinée équatorial... La pauvreté, fruit du sous-développement, frappe surtout des pays qui n’ont pas pu ou su gérer leurs propres ressources...
Aucun pays ne pourra éliminer la pauvreté extrême et la faim, assurer la scolarisation primaire et l’égalité des sexes, réduire la mortalité infantile et maternelle, lutter contre les épidémies du VIH/sida ou du paludisme, s’il ne dispose pas de moyens adéquats, a-t-il dit, en appuyant la proposition française de mettre des mécanismes novateurs de mobilisation de ressources au service du financement du développement..."
M. KESSAI H. NOTE, Président des Îles Marshall... a appelé les pays n’ayant pas encore ratifié le Protocole de Kyoto à le faire au plus vite, sous peine de faire des habitants des Îles Marshall « des réfugiés environnementaux ». « Sans des actions globales comme celle-ci pour atténuer le changement climatique et arrêter la hausse du niveau de la mer, nos efforts nationaux et notre développement durable seront vains »..."
M. HIFIKEPUNYE POHAMBA, Président de la Namibie... Héritage de la période coloniale, la société namibienne est une société à deux vitesses, caractérisée par les plus grandes disparités au monde entre les revenus des plus pauvres et des plus riches.
Ainsi, alors que 0,3% de la population possède 44% des terres, le reste de la population en occupe 41%. Seuls 5% des Namibiens ont accès aux infrastructures modernes, tandis que 95% de la population vivent dans des conditions d’extrême pauvreté, souffrant de malnutrition et de maladies. Un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans.
Néanmoins, la Namibie a fait d’énormes progrès depuis son indépendance et a démontré sa ferme détermination à gommer l’héritage du colonialisme et à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement..."
M. VALDAS ADAMKUS, Président de la Lituanie... Il ne peut y avoir de routine dans un monde qui explore l’univers, et simultanément, continue à voir des millions de personnes mourir de faim... quand le terrorisme sème la peur et l’horreur parmi les nations... quand le crime international, l’impunité et la corruption mettent à mal l’espoir humain de vivre décemment... Quand des maladies que l’on pourrait éviter et des catastrophes naturelles balaient des vies et des régions entières...
les Nations Unies doivent se mettre au niveau de ces défis.
Cela nécessite une vaste réforme, et un réexamen de la gestion, dans le sens de la responsabilité, de la transparence, de l’efficacité et du professionnalisme. C’est aussi pourquoi la réforme du Conseil de sécurité ne peut plus attendre. La Lituanie a soutenu avec constance que le Conseil devrait être élargi pour les deux catégories de membres, en incluant de nouveaux acteurs majeurs parmi les membres permanents...
Le statu quo ne nous protégera pas des horreurs de la pauvreté, du terrorisme, des armes de destruction massive si elles tombent aux mains de terroristes, ou des dégradations de l’environnement.
La Lituanie ... est devenue par exemple un pays donateur, dans le Caucase du Sud, en Iraq et en Afghanistan. Les Lituaniens se souviennent de la valeur de l’assistance reçue quand ils en avaient le plus besoin, et ils ressentent à leur tour la nécessite d’aider les autres.
Pour les Lituaniens qui ont vécu des années avec le seul espoir de la liberté, le mot espoir est aussi une clef du Sommet. Il faut placer l’individu au centre du système de l’ONU tout entier. Les droits de l’homme, la démocratie et le règne de la loi, et la responsabilité de protéger doivent devenir des axes de l’action au XXIe siècle... C’est le moment d’agir pour la réforme, a-t-il conclu..."
M. JANEZ DRNOVŠEK, Président de la Slovénie, a déclaré que les relations financières internationales étaient extrêmement injustes, les pays en développement déboursant des sommes énormes uniquement pour payer les intérêts de la dette. Toutefois...
La pauvreté n’est pas le seul danger qui menace la planète... Notre existence même est en jeu... faisant allusion aux changements atmosphériques. Il est clair pour tous que nous sommes interdépendants et, sous l’égide des Nations Unies , nous devons travailler ensemble de manière plus efficace, plus vigoureuse pour sensibiliser les populations à ce problème...
face à l’humanité, mais aussi face aux générations à venir. Nous devons changer nos comportements et nos croyances et nous montrer sensibles aux besoins de ceux qui connaissent la détresse..."
M. ARMANDO EMILIO GUEBUZA, Président
du Mozambique... programme quinquennal de développement... Des
actions audacieuses dans les domaines de l’éducation, de la santé, de
l’eau, de l’assainissement et du développement rural y figurent ...
M. HEINZ FISCHER, Président de l’Autriche, a estimé que les Nations Unies sortiraient de ce Sommet mondial renforcées et dotées de réelles capacités d’action. Il a toutefois regretté l’absence d’accord sur le désarmement et la non-prolifération, mais a jugé que dans l’ensemble, le document final était bon..."
a rappelé qu’au cours des 50 dernières années, les Nations Unies et les principes énoncés par la Charte sont au cœur de la politique étrangère de son pays... Dans ce contexte, nous apprécierons grandement si les États Membres accordaient leur confiance en l’Autriche et appuieraient sa candidature pour son élection à un siège non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2009-2010.
M. IVO MIRO JOVIĆ, Président de la Bosnie-Herzégovine, a rappelé que cette année marquait le dixième anniversaire des Accords de paix de Dayton qui ont mis fin à la guerre dans son pays, mais qui n’ont pas jeté les bases d’une paix durable... Nous appartenons à la famille européenne des nations et avons conscience d’être devenus un facteur de stabilité dans les Balkans..."
M.GEORGI PARVANOV, Président de la Bulgarie... a expliqué que le concept de « sécurité » avait changé au cours des 60 dernières années... Les nouveaux défis qui s’imposent alors à l’agenda de l’ONU sont: la non prolifération des armes de destruction massive, la prévention des crises et conflits et le développement et la diversification des opérations de paix de l’ONU. Dans ce contexte, l’établissement rapide d’une commission de maintien de la paix s’avère indispensable.
En outre, les principes de la démocratie, du pluralisme et des droits de l’homme, indispensables à la construction d’un monde de paix, doivent être garantis à l’échelle internationale. Dès lors, l’élaboration d’un nouveau conseil des droits de l’homme se révèle nécessaire...
Enfin, M. Parvanov a souligné l’importance de l’établissement d’un consensus par les États membres pour le futur de l’humanité..."
M. HAJI HASSANAL BOLKIAH MU’IZZADDIN WADDAULAH, Sultan et Yang Di-Pertuan de Negara de Brunéi Darussalam... Chaque Objectif du Millénaire pour le développement manqué est une source d’insécurité..."
Le Roi MSWATI III, Chef d’État du Swaziland... En dépit des progrès qu’il a accomplis, le Swaziland continue de lutter contre des catastrophes naturelles comme la sécheresse et les inondations, ainsi que contre la pandémie du VIH/sida...
Il a noté que son pays faisait face aux obstacles causés par ... la libéralisation des marchés... les fluctuations des monnaies fortes, et la flambée des prix du pétrole. Afin de remédier à ces problèmes, le Swaziland a adopté une démarche basée sur l’appel aux investissements étrangers directs,
le soutien des initiatives en faveur des petites et moyennes entreprises, la diversification de sa production économique, et la recherche d’une valeur ajoutée par le biais de la rationalisation du processus de fabrication et du contrôle de la qualité...
M. AZALI ASSOUMANI, Président des Comores,... Au terme de la mise en place de toutes les nouvelles institutions du pays, en avril 2004... les autorités comoriennes ont décidé de faire du développement socioéconomique du pays la priorité de l’action de l’État, afin de consolider les acquis de la réconciliation nationale, rendre également irréversible le processus démocratique engagé, dans le cadre de la promotion de l’état de droit, de la bonne gouvernance, et des droits humains et, enfin, promouvoir le bien-être du peuple comorien.
Le Président comorien a par ailleurs invité les représentants des pays au Sommet à prendre part à la Conférence des pays donateurs en faveur des Comores, qui se tiendra sous l’égide de l’Union africaine, le 8 décembre prochain, à l’Île Maurice..."
M. HUGO CHÁVEZ FRÍAS, Président de la République bolivarienne du Venezuela, a déploré ... que le soi-disant projet de réforme relègue au second plan l’adoption de mesures visant à s’attaquer aux problèmes qui maintiennent les pays en développement dans l’extrême pauvreté...
les OMD sont loin d’être atteints et, au rythme actuel, ils ne le seraient qu’en 2215. Qui sera là pour le constater ? une refonte complète de l’Organisation s’impose... en deux temps. L’immédiat et ... Le rêve d’une paix mondiale, d’un monde qui ne soit pas avili par la faim, la maladie, l’indigence.
La mondialisation, l’interdépendance ne peuvent être abordées comme des problèmes mais comme des défis... nous plaidons pour quatre éléments de réforme: l’élargissement du Conseil de sécurité; l’amélioration des méthodes de travail vers une plus grande transparence; la suppression immédiate du droit de veto; le renforcement du rôle du Secrétaire général dans le domaine de la diplomatie préventive...
Abordant la crise énergétique, dans un monde où les réserves de pétrole s’épuisent, il a mis en garde contre la surconsommation de pétrole et ses conséquences sur le réchauffement climatique... Le néolibéralisme est à la source des tragédies dont nous sommes aujourd’hui témoins...
Il a souhaité que la communauté internationale se penche de nouveau sur la résolution adoptée en 1974 sur un nouvel ordre économique international... Il en va de même pour le nouvel ordre politique international... M. Chavez a plaidé pour un concept de diplomatie préventive, en soulignant que cette notion n’autorise pas l’agression unilatérale injustifiée...
Le Venezuela propose la création d’une ville internationale, une cité mondiale, de préférence dans le Sud...
"
M. TABARÉ VÁZQUEZ, Président de l’Uruguay... Rappelant que la liberté devait inclure le bien-être des individus et le progrès social, il a estimé que sans garanties sociales, la paix et la sécurité étaient hypothéquées. Il n’y a pas de liberté dans la pauvreté... la pauvreté est non seulement moralement inadmissible mais son existence met en danger les démocraties nationales et la paix internationale..."
EL HADJ OMAR BONGO ONDIMBA, Président du Gabon... les services de la dette du Gabon absorbaient 45% des ressources publiques chaque année. Sans une mesure de traitement appropriée de la dette, le Gabon ne pourra relever globalement et durablement les défis auxquels il est confronté. M. Bongo a lancé un appel à la communauté des bailleurs pour qu’elle se penche sur le cas des pays à revenus intermédiaires endettés..."
M. MATHIEU KEREKOU, Président de la République du Bénin... a, en sa qualité de Président du Bureau de coordination des PMA, lancé un appel aux partenaires au développement, aux institutions du système des Nations Unies, y compris celles de Bretton Woods, pour soutenir la préparation de l’examen de la mise en œuvre du Programme d’action de Bruxelles en faveur des PMA.
S’agissant de la paix et de la sécurité internationales... Pour le Bénin... le non recours unilatéral à la force dans les relations internationales doit rester un principe fondamental du système de sécurité collective. C’est pourquoi les organisations régionales doivent désormais jouer un rôle accru ... nous en appelons à la communauté internationale pour qu’elle soutienne fermement les efforts déployés par l’Union africaine...
Il a également proposé qu’une réflexion soit menée dans le cadre d’un groupe de travail de l’Assemblée générale pour la requalification du fléau des enfants soldats en crime contre l’humanité au lieu de crime de guerre...
En ce qui concerne le projet de transformation de la Commission des droits de l’homme en un conseil ... l’objectif est de veiller à ce que la pleine jouissance de tous les droits de l’homme par l’ensemble des citoyens soit faite sur une base objective, non discriminatoire et non sélective..."
M. ARNOLD RÜÜTEL, Président de l’Estonie...Le défi le plus important... serait la réduction des écarts de développement entre les différentes nations du monde. Dans cette perspective, il serait nécessaire de renforcer le partenariat et la coopération mondiale, d’augmenter l’aide publique au développement..
L’Estonie estime par ailleurs qu’une plus large application des principes de libre-échange et de l’abaissement des barrières tarifaires réduirait ces différences de développement...
Quant au respect et aux mécanismes de protection des droits de l’homme, ils devraient être la toile de fond de toutes les activités de l’ONU... Au niveau international, la prévention des génocides et des crimes contre l’humanité doit en effet être une priorité. L’impunité de certains de leurs auteurs doit être levée...
M. Rüütel a réaffirmé l’appui de son pays à la Cour pénale internationale..."
Mme GLORIA MACAPAGAL ARROYO, Présidente des Philippines, a estimé que le terrorisme, la crise de l’énergie et le fardeau de la dette font obstacle à la réalisation des OMD... À cet égard, elle a proposé une vaste conversion de la moitié de la dette pour le financement de programmes en faveur des OMD...
S’agissant de la crise de l’énergie, elle a suggéré que les Nations Unies mènent l’action collective pour atténuer les effets des prix élevés du pétrole, notamment par la mise au point de nouvelles sources d’énergies. Elle a appelé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à recycler les pétrodollars ... sous forme d’investissements et de prêts à faibles intérêts et à long terme...
Enfin, soulignant le profond catholicisme de la majorité de la population du pays, elle a demandé que les ressources fournies par l’ONU pour la santé reproductive soient axées sur l’amélioration de la situation matérielle des ménages et sur l’éducation des couples mariés aux méthodes naturelles de planification des naissances..."
M. TASSOS PAPADOPOULOS, Président de Chypre... Si nous voulons honorer les engagements pris en 2000, et en dépit des nouvelles donnes intervenues depuis l’émergence de la menace terroriste, il nous incombe de nous mettre d’accord pour redonner sens à l’action de l’Organisation des Nations Unies afin d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement..."
Mme CHANDRIKA BANDARANAIKE KUMARATUNGA, Présidente du Sri Lanka... a indiqué avoir engagé les rebelles du groupe de Libération des Tigres de l’Eelam tamoul (LTTE) dans un cessez-le-feu... Cependant ce processus d’engagement n’a pas convaincu le groupe de s’écarter du terrorisme... a-t-elle déploré..."
Selon Mme Kumaratunga, il convient d’être absolument clair en stipulant que l’engagement d’acteurs non étatiques armés ne devait pas se faire aux dépens de la gouvernance démocratique d’un État souverain qui respecte les normes et les règles internationalement reconnues. Les Nations Unies et la communauté internationale peuvent aider à développer des mécanismes de soutien aux États parties d’un tel processus...
Mme Kumaratunga a également souligné que pour combattre le terrorisme mondial, la pauvreté et les maladies, il convenait d’adopter une approche intégrée de la sécurité, des droits de l’homme et du développement, aussi bien au niveau national qu’au niveau international..."
M. SAMUEL SCHMID, Président de la Confédération suisse... a estimé qu’une importance prioritaire doit être accordée à la question des droits de l’homme au sein des Nations Unies, « au même titre que celle donnée au développement, à la paix et à la sécurité »...
« Pour la Suisse, il n’existe qu’une notion de développement: celle du développement durable, que ce soit au plan économique, social, ou environnemental »... Il a enfin demandé que « la question des migrations soit prise beaucoup plus en considération »..."
M. ALFRED MOISIU, Albanie... en tant que nouvelle démocratie en fin de période de transition... Nous sommes... convaincus qu’une bonne assimilation des ressources de développement doit non seulement constituer un défi à l’échelle onusienne mais aussi aux échelles régionale, interrégionale et étatique...
M. HALLDÓR ÁSGRIMSSON, Islande, ... La Charte des Nations Unies évoque les relations entre gouvernements... mais aussi la responsabilité des États envers leurs citoyens. Cet engagement envers les peuples est central, mais on ne lui a pas donné jusqu’ici tous le poids qu’il mérite...
il est juste... que le Sommet souligne le devoir d’intervention de la communauté internationale, quand les autorités nationales ont manifestement failli dans leurs responsabilités...
L’Islande est prête à contribuer à la paix et, pour la première fois, est candidate pour un siège au Conseil de sécurité, cela pour la période 2009-2010..."
ALLAN KEMAKEZA, Iles Salomon, ... Au regard de la question de la dette, il a soutenu la proposition philippine de la convertir en Projets Objectifs du Millénaire, et a demandé au Fonds monétaire international ainsi qu’à la Banque mondiale de continuer à étudier ce concept..."
SULTAN BIN ABDULAZIZ AL-SAUD, Arabie saoudite, a déclaré que son pays consacrait en moyenne 4% de son PNB à l’aide aux pays en voie de développement... Dans la même perspective, près de six milliards de dollars ont été effacés de la dette des pays les moins avancés...
L’Arabie saoudite a présenté à l’Assemblée générale un projet de résolution visant à créer un groupe de travail chargé d’examiner les recommandations formulées dans la Déclaration de Riyad, notamment celle consistant à créer un centre international de coordination de lutte contre le terrorisme...
a par ailleurs déclaré soutenir le consensus international qui s’est dégagé autour de l’augmentation du nombre de sièges au Conseil de sécurité et de la diminution du droit de veto..."
M. JUNICHIRO KOIZUMI, Japon, a fait part de la vision qu’il a d’une nouvelle Organisation des Nations Unies, qui doit être une Organisation capable de venir en aide à ceux qui souffrent de la pauvreté et du terrorisme.
L’ONU doit être une Organisation qui reflète les aspirations des différents peuples du monde d’aujourd’hui ... plaidant pour une approche orientée sur la sécurité humaine et l’appropriation des programmes de développement par les pays du Sud...
Pendant soixante ans, le Japon s’est efforcé de contribuer au renforcement de la paix dans le monde, a poursuivi M. Koizumi, avant de plaider pour une réforme en profondeur du Conseil de sécurité, qui passe par une élimination de la notion « d’État ennemi » contenue dans la Charte des Nations Unies. Le Japon est prêt à occuper sa place dans ce nouveau Conseil de sécurité en qualité de membre permanent..."
M. GÖRAN PERSSON, Suède, a affirmé que la coopération multilatérale était devenue une nécessité. Notre époque, a-t-il précisé, exige une coopération multilatérale, laquelle suppose un ordre du jour commun, fondé sur la reconnaissance de la responsabilité partagée.
L’ordre du jour commun qui sera adopté demain soir démontre que la paix et la sécurité, le développement et les droits de l’homme forment une seule entité, a-t-il souligné. Il nous rappelle que nous ne pouvons pas réussir dans un domaine si nous ignorons les autres..."
M. GUY VERHOFSTADT, Belgique, ... La Belgique se rallie entièrement à l’idée clef selon laquelle la sécurité, le développement et les droits de l’homme sont indissociables, une stratégie qui ne peut réussir que si nous disposons d’institutions suffisamment fortes et représentatives...
La paix constitue la première étape et sous-entend que nous mettions un terme au trafic d’armes et c’est pourquoi la Belgique appuie la proposition d’ouvrir dans les meilleurs délais des négociations pour un Traité international sur le commerce des armes..."
M. SAID WILBERT MUSA, Belize, a déclaré qu’outre les principaux Objectifs du Millénaire pour le développement, les petits pays tels que Belize devaient trouver une solution aux problèmes du crime, de la violence et de la vulnérabilité aux catastrophes naturelles qui leur sont spécifiques..."
Mme TRUONG MY HOA, Viet Nam, s’est déclarée préoccupée par le fait que certains des Objectifs du Millénaire pour le développement n’avaient pas connu de progrès depuis 2000 dans plusieurs régions et pays du monde. Ceci est dû, selon elle, aux difficultés liées à un environnement politique et économique national plus complexe, dans un contexte de terrorisme exacerbé et de protectionnisme commercial
Elle a par ailleurs indiqué que le Viet Nam avait, pour sa part, réussi en 2004 à réduire son taux de pauvreté de 66% par rapport à 1993, avec dix ans d’avance sur le calendrier prévu...
Les causes profondes expliquant les résultats encourageants obtenus en matière d’OMD résident, selon elle, dans une volonté politique forte, dans la mobilisation des ressources, dans une intégration active du pays à l’économie mondiale, dans la promotion du bien-être social et dans la vaste participation du peuple à la réalisation de ces objectifs..."
M. AHMAD ZIA MASSOUD, Afghanistan, ... Si en l’an 2000 l’Afghanistan n’était pas en mesure de s’engager dans l’application de la Déclaration du Millénaire, les changements intervenus depuis ont permis à notre pays de s’engager sur la voie de la démocratisation et de la bonne gouvernance...
a ensuite rappelé la tenue dans son pays de deux Loya Jirga et de l’élection présidentielle et celle des élections législatives qui s’annonce dans trois jours... avant d’inviter la communauté internationale à ne pas se détourner les efforts qu’elle déploie pour promouvoir son développement..."
M. ROBERTO DE ALMEIDA, Angola, a ... indiqué que la Communauté internationale devrait se préoccuper du problème que représente l’exploitation illicite des ressources naturelles. Celle-ci constitue en effet une menace pour la paix et la sécurité; elle freine le développement des pays concernés et génère des violations nombreuses des droits de l’homme..."
M. JOSCHKA FISCHER, Allemagne... a déclaré que le développement était inextricablement lié à la protection du climat, et a mis l’accent sur la nécessité de tout mettre en œuvre pour appliquer la Plate-forme de la Convention sur les changements climatiques. Le Ministre a également évoqué la réforme du Conseil de sécurité, rappelant que les pays du G-4 avaient présenté un projet répondant aux besoins des Nations Unies, des États Membres et de chaque région..."
M. JEAN ASSELBORN, Luxembourg,... Au cours de cette présidence, l’Union européenne a élaboré un certain nombre de positions sur les divers thèmes discutés au cours du Sommet. Le développement doit rester au centre de l’agenda international... des efforts importants doivent être accomplis à la fois par les pays donateurs et les pays récipiendaires en matière de qualité de l’aide, de bonnes pratiques, de gouvernance et de lutte contre la corruption..."
M. KASSYMZHOMART KEMELEVICH TOKAEV, Kazakhstan... a rappelé que son pays, premier État du monde à avoir volontairement renoncé à son arsenal nucléaire, était engagé fermement dans le renforcement du régime de non prolifération. Selon lui, il ne saurait y avoir une politique de deux poids deux mesures dans l’approche sur cette question..."
M. YOUSSOUF OUÉDRAOGO,
Burkina Faso... a plaidé pour une
mobilisation accrue de la communauté internationale dans la lutte contre le fléau
du paludisme, qui est la première cause de mortalité des enfants de moins de
cinq ans..."
M. GHIRMAL GHEBREMARIAM (Érythrée) ... après l’indépendance de son pays en 1991, M. Ghebremariam a rappelé que le bon départ pris avait été interrompu par le conflit frontalier avec l’Éthiopie qui a commencé en 1998, ainsi que la terrible sécheresse qui a suivi.
L’Érythrée a l’espoir d’atteindre 8 des 10 OMD d’ici à 2015, mais malheureusement pas les objectifs cruciaux concernant l’éradication de l’extrême pauvreté et l’éducation primaire universelle.
Le représentant a enfin lancé un appel à la communauté internationale afin que soit respectée la décision de la Commission de délimitation des frontières entre l’Érythrée et l’Éthiopie, soulignant que la paix et la stabilité sont nécessaires pour l’accomplissement des OMD..."
8°) PRÉSENTATION ET ADOPTION DU DOCUMENT FINAL DU SOMMET MONDIAL DE 2005 (A/60/L.1)
« Nous nous engageons à rendre sa vocation à un système des Nations Unies plus efficace, plus efficient, plus responsable et plus crédible ». C’est ce que déclarent, dans un document final de 42 pages et 178 paragraphes, les chefs d’État et de gouvernement qui ont été réunis au Siège de l’ONU à New York, du 14 au 16 septembre 2005. Dans ce premier chapitre intitulé valeurs et principes, ils se disent « résolus à continuer d’entreprendre concrètement de trouver les moyens de donner suite aux décisions issues du Sommet du Millénaire », de façon à apporter des solutions multilatérales aux problèmes qui se posent dans les quatre domaines du développement, de la paix et de la sécurité collective, des droits de l’homme et de l’état de droit, et du renforcement de l’ONU.
Dans le long chapitre consacré au développement, les chefs d’État et de gouvernement réaffirment que chaque pays est responsable au premier chef de son propre développement économique et social, tout en reconnaissant que les efforts des pays en développement doivent être complétés par des politiques, mesures et programmes d’appui mondiaux. Dans le document, les pays en développement décident d’adopter en 2006 au plus tard, et de mettre en œuvre des stratégies nationales de développement pour atteindre les buts et objectifs de développement convenus au niveau international. Le document précise que c’est à chaque État qu’il appartient de concilier les avantages découlant de l’acceptation de règles et d’engagement internationaux et les inconvénients résultant de la réduction concomitante de sa marge de manœuvre. Il est particulièrement important pour les pays en développement, insistent les chefs d’État et de gouvernement, que tous les pays tiennent compte de la nécessité de procéder à cet arbitrage entre marge de manœuvre et règles et engagements internationaux.
En matière de financement du développement, les chefs d’État et de gouvernement se disent encouragés par les estimations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) selon lesquelles le montant de l’aide publique au développement (APD) augmentera dorénavant de 50 milliards de dollars par an environ d’ici à 2010. Ils se félicitent, en outre, des efforts déployés récemment pour améliorer la qualité de l’aide et en accroître l’impact, notamment la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. Ils reconnaissent aussi qu’il est important de mettre en place des sources novatrices de financement, à condition, ajoutent-ils, qu’elles n’imposent pas aux pays en développement un fardeau excessif. Ils citent la Facilité de financement internationale et les prélèvements, prônés par certains pays, d’une contribution sur les billets d’avion.
Quant à la mobilisation des ressources nationales, les chefs d’État et de gouvernement décident « solennellement » de promouvoir la bonne gouvernance, d’appliquer des politiques macroéconomiques rationnelles à tous les niveaux et de faire de la lutte contre la corruption à tous les niveaux une priorité. Ils promettent d’appuyer les efforts déployés par les pays en développement et les pays en transition pour créer un climat national propice aux investissements, notamment grâce à la mise en place d’un cadre transparent, stable et prévisible, doté de mécanismes d’exécution des contrats adéquats et de respect des droits de propriété et de la primauté du droit. Ils demandent aux institutions financières et bancaires internationales d’envisager de renforcer la transparence des mécanismes de notation des risques.
S’agissant de la dette, les chefs d’État et de gouvernement se félicitent des propositions du G-8 concernant l’annulation de l’intégrité de la dette que les pays pauvres très endettés, qui remplissent les conditions requises, doivent au Fonds monétaire international (FMI), à l’Association internationale de développement (AID), et au Fonds africain de développement. Ils soulignent, en outre, qu’il faudrait envisager de prendre des mesures et des initiatives supplémentaires visant à assurer la viabilité à long terme de la dette moyennant un accroissement de financement sous forme de dons, et l’annulation de l’intégralité de la dette publique multilatérale et bilatérale des pays pauvres très endettés. Il faudrait aussi envisager, ajoutent les chefs d’État et de gouvernement, de réduire sensiblement ou de restructurer la dette des pays pauvres à revenu faible ou intermédiaire dont le niveau d’endettement n’est pas viable. Le document propose des formules telles que les échanges dette/développement durable ou des arrangements de conversion de créances entre créanciers multiples. Ces initiatives pourraient aussi prendre la forme, suggèrent les chefs d’État et de gouvernement, de nouveaux efforts du FMI et de la Banque mondiale pour développer le cadre devant permettre d’assurer la viabilité de la dette de ces pays.
Concernant le commerce, ils promettent de « s’efforcer » d’atteindre l’objectif du Programme d’action de Bruxelles consistant à ce que les pays les moins avancés (PMA) aient accès pour leurs produits d’exportation, en franchise de droits et hors quotas, aux marchés des pays développés et à ceux des pays en développement qui sont en mesure de leur accorder cet avantage. Les chefs d’État et de gouvernement promettent aussi de « faire diligence » pour appliquer les volets du programme de travail de Doha se rapportant au développement. Consacrant une large partie de ce chapitre au développement durable, les chefs d’État et de gouvernement soulignent la nécessité d’honorer tous les engagements et obligations qui découlent de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et d’autres accords internationaux pertinents dont « pour beaucoup d’entre nous, le Protocole de Kyoto ». Ensemble, ils réaffirment leur adhésion à l’objectif ultime de la Convention-cadre qui est de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui exclue toute perturbation anthropique dangereuse du régime climatique.
Le chapitre se termine par les besoins particuliers de l’Afrique « seul continent à ne pas être en voie de réaliser un seul des objectifs de la Déclaration du Millénaire d’ici à 2015 ». Pour permettre au continent de s’intégrer pleinement à l’économie mondiale, les chefs d’État et de gouvernement s’engagent à renforcer la coopération avec le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) par le biais d’un appui cohérent aux programmes élaborés par les responsables africains dans ce cadre. Ils s’engagent à appuyer la création d’un consortium international de mise en place d’infrastructures comprenant l’Union africaine, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, le NEPAD, pour faciliter les investissements publics et privés d‘infrastructures en Afrique.
Au chapitre de la paix et de la sécurité collective, les chefs d’État et de gouvernement « réaffirment l’obligation faite à tous les États Membres de s’abstenir dans leurs internationales de recourir à la menace ou à l’emploi de la force de manière incompatible avec la Charte des Nations Unies ». Ils « condamnent fermement le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, quels qu’en soient les auteurs, les lieux et les buts, car il constitue une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales ». Ils considèrent que l’Assemblée générale devrait développer, sans retard, les éléments d’une stratégie de lutte antiterroriste proposés par le Secrétaire général. Ils soulignent aussi qu’il importe de n’épargner aucun effort pour parvenir à un accord et conclure, à la soixantième session de l’Assemblée générale, une convention générale sur le terrorisme international. Ils reconnaissent également que pourrait être examinée la question de la tenue d’une conférence de haut niveau pour formuler une réponse internationale au terrorisme.
Sur la question du maintien de la paix, les chefs d’État et de gouvernement demandent instamment que soient élaborés plus avant les propositions tendant à accroître les moyens d’intervention rapide pouvant être déployés pour renforcer les opérations de maintien de la paix dans les situations de crise. Ils se disent favorables à la constitution d’une force de police permanente. Les chefs d’État et de gouvernement conviennent de soutenir les efforts que déploient l’Union européenne et d’autres entités régionales pour mettre en place des capacités telles que les dispositifs à déploiement rapide, les forces et moyens en attente et les dispositifs de soudure. Ils conviennent également d’appuyer l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan décennal de renforcement des capacités en coopération avec l’Union africaine.
Les chefs d’État et de gouvernement décident d’instituer une Commission de consolidation de la paix qui devrait commencer à fonctionner le 31 décembre 2005 au plus tard. La Commission a pour vocation première de rassembler toutes les parties intéressées aux fins de la mobilisation de ressources, et de formuler des conseils et des propositions concernant des stratégies intégrées de consolidation de la paix et de relèvement après les conflits. Les chefs d’État et de gouvernement demandent aussi au Secrétaire général de créer un fonds permanent pluriannuel pour la consolidation de la paix, fonds qui serait financé à l’aide de contributions volontaires.
Pour ce qui est du chapitre droits et état de droit, les chefs d’État et de gouvernement prennent la résolution de renforcer le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, en doublant son budget ordinaire au cours des cinq prochaines années, « compte tenu des autres programmes prioritaires à l’intention des pays en développement et de la nécessité de recruter du personnel hautement qualifié, géographiquement très diversifié et se répartissant également entre les sexes », précisent-ils. S’ils soulignent que c’est à chaque État qu’il incombe de protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité, les chefs d’État et de gouvernement se disent néanmoins prêts à « mener en temps voulu une action collective résolue, par l’entremise du Conseil de sécurité, conformément à la Charte, notamment son Chapitre VII, au cas par cas et en coopération, le cas échéant, avec les organisations régionales compétentes, lorsque les moyens pacifiques se révèlent inadéquats et que les autorités nationales n’assurent manifestement pas la protection de leurs populations ». Ils soulignent encore que l’Assemblée générale doit poursuivre l’examen du devoir de protéger et des conséquences qu’il implique.
Terminant par le chapitre renforcement de l’ONU, les chefs d’État et de gouvernement, souhaitent, s’agissant du Conseil de sécurité, qu’il soit réformé sans tarder, afin de le rendre plus largement représentatif, plus performant et plus transparent, ce qui, affirment-ils, accroîtra encore son efficacité, la légitimité de ses décisions et la qualité de leur mise en œuvre. Ils s’engagent à continuer à s’efforcer d’aboutir à une décision à cette fin, et prient l’Assemblée générale d’examiner d’ici à la fin 2005, les progrès accomplis sur cette voie. Ils décident, par ailleurs, de créer un Conseil des droits de l’homme, en priant le Président de l’Assemblée générale d’organiser des négociations ouvertes, transparentes et sans exclusion, devant aboutir le plus tôt possible, au cours de la soixantième session, afin d’arrêter le mandat, les modalités d’organisation, les fonctions, la taille, la composition et les méthodes de travail du Conseil.
S’agissant du Secrétariat de l’ONU, les chefs d’État et de gouvernement prient, par ailleurs, le Secrétaire général de veiller à ce que les plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité soient l’élément déterminant du recrutement, « compte dûment tenu du principe d’une répartition géographique équitable ». Ils le prient aussi de présenter à l’Assemblée générale à sa soixantième session, des indications détaillées sur le bureau de l’éthique professionnelle, doté d’un statut indépendant, qu’il compte créer. Ils lui demandent également de soumettre à l’Assemblée générale, des propositions concernant les conditions qui doivent être réunies et les mesures qui devraient être prises pour qu’il puisse s’acquitter efficacement de ses responsabilités en matière de gestion. Les chefs d’État et de gouvernement se déclarent décidés à étudier une proposition détaillée concernant les modalités d’une opération ponctuelle visant à améliorer par des départs négociés la structure et la qualité des effectifs. Ils demandent enfin au Secrétaire général de présenter une évaluation externe indépendante du système d’audit et de contrôle de l’ONU et des institutions spécialisées et de soumettre à l’Assemblée générale des propositions détaillées concernant la création d’un comité consultatif de contrôle indépendant. Concernant la Charte des Nations Unies, les chefs d’État et de gouvernement recommandent la suppression du Chapitre XIII et les références au Chapitre XII du Conseil de tutelle « qui n‘a plus aucune fonction à remplir ». Ils décident aussi de supprimer les références aux « États ennemis » figurant aux Articles 53, 77, et 107 de la Charte.
Les détails sur les incidences financières relatives au Document final du Sommet mondial 2005 figurent dans le document paru sous la cote A/60/355.
Explications de position
Le représentant du Venezuela a estimé que le document final ne peut être qu’un acte obscur comme en atteste d’ailleurs son adoption dans l’ombre, et ce, en contradiction avec tous les principes démocratiques. Le débat avait suscité des espoirs, a-t-il dit, mais malheureusement la finalisation des dispositions a été confiée d’abord à un petit groupe de 32 personnes, puis de 15 personnes. De nombreuses observations ont été rejetées par un groupe encore plus restreint, a-t-il ajouté avant d’exprimer ses réserves. Le représentant a estimé que le processus de négociation était tellement grotesque que cela ne permettait pas à son pays d’approuver certains aspects louables du document. Ce document aurait pu être amélioré mais au lieu de cela, le débat a été étouffé et, aujourd’hui, le document est imposé aux délégations malgré ses conséquences graves pour la majorité des nations. La partie relative au terrorisme, s’est-il aussi plaint, passe sous silence le terrorisme d’État qui affecte surtout les pays faibles. Un vide savant, laissant prévoir un monopole et un contrôle dictatorial, a été laissé sur la composition de la future commission de consolidation. De même, le concept de responsabilité de protéger, qui se voit opportunément associé au conseil des droits de l’homme, appelle des questions sur l’identité du futur protecteur. Le représentant s’est aussi interrogé sur l’importance, la gestion et l’objectif du Fonds pour la démocratie. Enfin, il s’est aussi étonné que le document ne mentionne aucunement le désarmement. Qui peut s’en étonner lorsque l’on connaît l’identité des détenteurs des armes de destruction massive?
Le représentant des États-Unis a expliqué que sa délégation avait voté en faveur de l’adoption du Document final. Il s’est félicité que les États Membres aient accepté de dénoncer le terrorisme dans toutes ses formes, de faire avancer la cause du développement, de réformer l’administration des Nations Unies, d’instituer une Commission de consolidation de la paix et de créer un Conseil des droits de l’homme. Cependant, il a tenu à préciser que les États-Unis considéraient que la référence à la Conférence internationale sur la population et le développement et à la Plate-forme d’action de Beijing, ainsi que l’emploi du terme « santé reproductive » contenue dans les paragraphes 57 g) et 58 c), d) et e) ne créaient aucun droit et ne pouvaient être interprétés comme constituant un soutien, une approbation ou une promotion de l’avortement. Il a ensuite souligné que le Document final représentait une avancée importante dans le long processus de réforme des Nations Unies. Nous ne pouvons pas permettre que l’effort de réforme déraille, ni qu’il s’épuise. Les États-Unis, à travers leurs représentants aux Nations Unies, travailleront sans relâche durant la 60e session et au-delà, afin d’assurer que la réforme aboutisse. Nous vous assurons que le peuple américain et tous les peuples du monde nous observerons pendant l’accomplissement de cette tâche.
Le représentant de Cuba a signalé que son pays avait émis des réserves à l’égard du Document final et a souhaité les réitérer. Aux irrégularités grossières du processus de négociation s’ajoutent de graves omissions dans le Document, a-t-il estimé, qu’il s’agisse du désarmement nucléaire ou bien du désarmement dans son ensemble. Il a également déploré l’absence de mesures concrètes concernant la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le développement, qui sont encore loin d’être réalisés cinq ans après le Sommet du Millénaire. L’inclusion des références au commerce et à l’environnement a quant à elle subi un retard impardonnable, a-t-il affirmé. Il a par ailleurs affirmé que « la délégation des États-Unis et ses alliés » avaient insisté pour que soient créées certaines entités, fonds et commission qui, au lieu de renforcer le rôle de l’Organisation, ne font que la dénaturer, a-t-il indiqué. Le représentant de Cuba a enfin estimé que l’insertion de la responsabilité de protéger les peuples dans le document final pourrait éventuellement être utilisée pour justifier des agressions. Cela a été le « sommet de l’égoïsme », a-t-il conclu, affirmant qu’il ne fallait certainement pas exprimer une autosatisfaction face aux résultats obtenus.
Le représentant du Bélarus a dit comprendre les sentiments exprimés par le Venezuela et Cuba. Le document adopté aujourd’hui unit-il les États? s’est-il interrogé, répondant non. Le document renforce-t-il la liberté des États à choisir leur voie de développement? non, a encore répondu le représentant. Il a lancé un appel aux États pour qu’ils fassent tout leur possible pour unir véritablement leurs efforts afin de parvenir aux objectifs définis dans la Charte des Nations Unies et dans la Déclaration du Millénaire.
9°) Déclarations sur le Développement
"... M. PAUL KAGAME, Président du Rwanda... a estimé qu’il existait un lien entre la paix et le développement au Rwanda. Toute l’expérience au Rwanda a montré qu’une gouvernance responsable est indispensable... et dans ce cadre a regretté que les actions de la communauté internationale laissent à désirer. Selon lui, le processus de réforme devrait permettre aux États qui ne sont pas membres du Conseil de sécurité de prendre une part plus active aux décisions qui les concernent directement..."
"... M. MARC RAVALOMANANA, Président de Madagascar, a souligné ... que la pauvreté avait été réduite de 80 à 74% depuis 2002 à Madagascar, et que de nombreux progrès avaient été accomplis en matière de scolarisation, de mortalité infantile, de santé maternelle, d’autonomisation des femmes, de stabilisation du VIH/sida, de lutte contre le paludisme, de protection de la nature, d’efforts de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. Tout en reconnaissant que nombre d’habitants souffraient encore de la faim... La communauté internationale doit adopter une nouvelle approche en faveur de l’Afrique si elle veut atteindre les Objectifs du Millénaire..."
M. MAHMOUD AHMADINEJAD, Président de la République islamique d’Iran, a affirmé que les Nations Unies devaient constituer ... un forum de compréhension et de coopération pour réaliser la paix et la sécurité partout sur la planète... devait s’efforcer d’assumer sa responsabilité pour promouvoir et institutionnaliser la justice au niveau international...
pour cela... la justice ... les principes d’éthique et de démocratie devraient prévaloir dans tous les organes des Nations Unies... et que le Siège et autres bureaux de l’ONU devaient être aisément accessibles à tous.
Selon le Chef de l’État iranien, il est impératif que le grand défi de notre temps soit reconnu, celui de la dépravation graduelle des êtres humains due à leur éloignement de l’ordre dominant découlant de la moralité et du monothéisme. Les Nations Unies devraient promouvoir la spiritualité et la compassion au sein de l’humanité, a-t-il jugé.
Il est impossible, a-t-il poursuivi, de réaliser la sécurité, la paix, la stabilité, la prospérité et des progrès dans des parties du monde alors que se répandent l’instabilité, la militarisation, la discrimination, la pauvreté et la dépravation dans d’autres..."
M. ALEJANDRO TOLEDO MANRIQUE, Président du Pérou... Une croissance économique durable, oscillant entre 5 et 5,5%, le développement d’une société plus juste, la sécurité pour tous ses habitants, voilà le bilan positif dont nous pouvons nous féliciter... les Objectifs du Millénaire pour le développement font l’objet, au Pérou, d’un engagement national reflété dans des politiques associant le Gouvernement et la société civile... la priorité absolue ... l’élimination de la pauvreté. À cette fin, a-t-il dit, l’accès à Internet pour les plus pauvres, le développement accru du travail temporaire, une politique volontariste de logements des plus pauvres ont porté leurs fruits, et cela jusque dans les campagnes les plus reculées où électricité et eau salubre ont été installées..."
M. TOMMY E. REMENGESAU JR., Président des Palaos... a indiqué que pour bon nombre de petits États insulaires en développement, les défis se font plus pressants, à savoir: réchauffement de la planète, destruction des coraux, surpêche par des flottes étrangères, diminution des stocks de poissons et pratiques de pêche menaçant la biodiversité marine. Il a aussi noté que l’identité distincte des nations insulaires, ainsi que le principe d’égalité entre cultures doivent être reconnus..."
M. ABDOULAYE WADE, Président du Sénégal... a appelé les États à contribuer au Fonds de solidarité numérique, destiné à connecter les pays du Sud aux sources du savoir, et il a mis l’accent sur l’émulation des jeunes... En matière de pauvreté, il a appelé à ne plus prendre en compte les personnes qui vivent avec moins d’un dollar par jour mais à raisonner plutôt en termes de minimum vital.
Évoquant la réforme du Conseil de sécurité, M. Wade a dénoncé l’injustice historique faite à l’Afrique, privée de représentation permanente alors que 70% des sujets traités par le Conseil ont trait à ce continent. Il a donc proposé que soit alloué à l’Afrique un siège de représentant permanent avec droit de veto, donc indépendamment de la grande réforme, qui pourra être renvoyée à des débats ultérieurs..."
M. MWAI KIBAKI, Président de la République du Kenya... Les avancées en matière de bonne gouvernance, la coopération accrue entre leaders africains, pour réels qu’ils soient... se voient entravés par, notamment, le poids persistant de la dette qui frappe les pays pauvres... 30% de tous les revenus de son pays réalisés à l’exportation. C’est pourquoi... l’allégement de la dette est indispensable afin de soutenir réellement les efforts nationaux de développement.
Poursuivant, il a expliqué que la menace du VIH/Sida continuait de peser de tout son poids sur la santé et le développement du Kenya. Il s’est néanmoins félicité de la baisse du taux de prévalence de l’infection, descendu à moins de 7% entre 2000 et 2004. Pour autant, le Kenya subit toujours les conséquences dévastatrices du paludisme et autres maladies contagieuses...
S’agissant de l’environnement et des infrastructures, le Kenya a mis l’accent sur la gestion durable de ses ressources forestières et en eau, sur le développement de son réseau routier et des télécommunications..."
M. IVAN GASPAROVIC, Président de la Slovaquie... a jugé que le projet de document constituait un point de départ pour un multilatéralisme plus efficace, précisant qu’il ne constituait pas une solution aux problèmes actuels mais seulement un guide pour leur résolution. De nombreux compromis vont être nécessaires et il ne faudra pas invalider définitivement les propositions qui ont été écartées...
M. EMOMALI RAKHMONOV, Président du Tadjikistan... abordé la question cruciale des ressources en eau, celles-ci étant indispensables à l’équilibre écologique et au bien-être économique, rappelant les ravages causés par l’assèchement de la mer d’Aral.
Il a notamment proposé qu’un mécanisme soit établi sous les auspices des Nations Unies pour coordonner les efforts des organisations internationales et de la communauté des donateurs pour atténuer les conséquences de cette crise. Il a en outre proposé la réunion à Douchanbé en 2010 d’un forum international sur l’eau douce.
Sa Majesté DON JUAN CARLOS I, Roi d’Espagne, a estimé qu’... aujourd’hui l’ONU est sans aucun doute le plus puissant outil multilatéral inclusif au monde.
M. FRADIQUE BANDEIRA MELO DE MENEZES, Président de Sao-Tomé-et-Principe... La sécurité humaine implique la sécurité et le développement collectifs. On ne peut... élaborer des plans d’action sans étudier, au préalable, les interactions entre ces domaines.
Parmi ses propositions... création d’institutions impliquant la société civile, le secteur privé... normes de protection des ressources naturelles... terrorisme... Une attention doit être accordée aux régions qui ne disposent pas des ressources adéquates mais dont l’action dans la guerre mondiale contre le terrorisme pourrait être un facteur décisif.
Mme TARJA HALONEN, Présidente de la Finlande... Une coopération efficace permettrait de réformer la mondialisation et d’en faire un outil efficace au service des Objectifs du Millénaire pour le développement. La communauté internationale a commencé à comprendre l’importance de la dimension sociale de la mondialisation... L’emploi est devenu un objectif mondial, l’accès à un emploi décent et à l’éducation sont pour tous la clef faisant passer les individus et les nations de la pauvreté à la prospérité.
La Présidente a ensuite affirmé que les objectifs de la Charte des Nations Unies étaient toujours valables. Pour les atteindre dans un monde mondialisé, nous avons besoin d’un multilatéralisme efficace, de réformes institutionnelles et de ressources adéquates pour le développement, a-t-elle affirmé, avant d’appeler à adopter une approche multisectorielle pour lutter contre le VIH/sida
La Finlande est en faveur d’une réforme globale des Nations Unies, a-t-elle poursuivi. L’Assemblée générale doit retrouver son autorité, le Conseil de sécurité doit être élargi et la réforme du secteur économique et social doit se poursuivre..."
M. PERVEZ MUSHARRAF, Président du Pakistan... La sécurité internationale peut être assurée de meilleure façon lorsque tous les États considèrent la paix comme son plus grand intérêt, lorsque les États pensent qu’ils peuvent réaliser leurs intérêts à travers la coopération mutuelle, lorsque la suprématie des principes équitables est établie et l’emporte sur les réalités du pouvoir inégal, lorsque les États membres s’accordent à utiliser les Nations Unies pour harmoniser leurs politiques et réconcilier leurs intérêts...
dialogue avec l’Inde.... Il est indispensable ... de trouver une solution juste au conflit du Jammu-et-Cachemire, acceptable par le Pakistan, l’Inde et, par-dessus tout, le peuple du Cachemire...
pour éviter que les armes de destruction massive ne tombent entre les mains des terroristes, il est nécessaire d’éliminer à la fois les terroristes et ces armes..."
M. ROBERT GABRIEL MUGABE, Président du Zimbabwe... Les pays en développement doivent se voir accorder un espace pour développer leurs propres stratégies sur mesure. Le développement ne peut pas avancer dans un contexte de rigidités idéologiques et de modèles qui ne sont pas applicable à tous... les efforts internationaux doivent se contenter de compléter ses efforts...
Les concepts « d’intervention humanitaire » et de « responsabilité de protéger » doivent être examinés de plus près afin de vérifier les motivations de ceux qui les ont proposés...
M. ABDELAZIZ BOUTEFLIKA, Président de l’Algérie... En tout état de cause... ce souci de rénovation de l’ONU ne doit pas mettre en doute notre attachement indéfectible à la Charte des Nations Unies et à ses principes ni notre foi dans la vertu de la loi et de l’action internationales...
Concernant le respect des droits de l’homme et la généralisation de la démocratie, le Président algérien a réaffirmé l’attachement de son pays à la liberté des peuples et à la promotion du droit des hommes à vivre dans la dignité. Nous adhérons à l’obligation morale de protéger les populations menacées de génocide, de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, obligation conforme au droit international humanitaire, aux principes de la Charte de l’ONU et à ceux de l’Union africaine..."
M NESTOR CARLOS KIRCHNER, Président de l’Argentine... a expliqué que l’Argentine avait retrouvé la voie du développement et avait réduit de manière importante le taux de chômage. Notre balance commerciale est excédentaire à hauteur de 5% du PIB. Le taux de pauvreté est passé de 57,5 à 40,2...
Malgré cela... nous n’avons pas bénéficié au cours de ce processus de relèvement du soutien du Fonds monétaire international. Comme beaucoup d’autres pays en développement, nous souffrons d’une vision archaïque de la question de la dette et du système de commerce international qui est injuste...
de nombreuses propositions avaient été faites pour accroître la transparence des institutions financières internationales. En fait, ces organisations financières n’ont pas joué le rôle qui leur revient. Nous réitérons notre appel pour davantage de transparence, de démocratie et pour une restructuration importante de leurs politiques pour qu’elles fassent preuve d’équité et d’efficacité..."
M. BENJAMIN WILLIAM MKAPA, Président de la République-Unie de Tanzanie... Les pays en développement... n’accusent pas les pays riches de tous les maux, ce qu’ils demandent, c’est la promesse de tenir les engagements pris, concernant l’aide publique au développement, et les négociations du Cycle de Doha notamment. De leur côté, les pays en développement doivent tenir leurs engagements de mobiliser leurs ressources locales, de réformer leurs institutions et d’adopter des politiques économiques et sociales qui stimulent la croissance...
il a rappelé que chaque jour 30 000 enfants meurent de causes liées à la pauvreté, l’équivalent de 100 crashes d’avions de ligne..."
"... M. LÁSZLÓ SÓLYOM, Président de la Hongrie... Sans cette Organisation, le monde connaîtrait moins de sécurité, de liberté, de justice sociale et de démocratie... Il a appelé la communauté internationale à préserver l’environnement, suggérant le lancement de consultations avec la société civile pour créer une Organisation des Nations Unies pour l’environnement..."
"... M. HAMAD BIN KHALIFA AL-THANI, Émir du Qatar... Nous croyons que les Objectifs de développement sont des buts prioritaires .. À cette fin... Le Plan de mise en œuvre convenu dans le cadre du Sommet de Johannesburg demeure la ligne directrice des efforts à engager pour le
financement du développement... précisant que le Consensus de Monterrey fournit les outils nécessaires à cette mise en œuvre..."
"... M. PAUL BIYA, Président du Cameroun... il conviendrait d’aller plus vite afin de fournir une « juste récompense » aux pays du Sud qui ont consenti de longs efforts...
S’agissant des négociations commerciales... Le Président du Cameroun a ainsi déclaré que le Nord devait ouvrir davantage ses marchés aux produits du Sud afin de les insérer dans une économie mondialisée...
M. Biya a ensuite affirmé, au nom du Cameroun, que la réforme devrait garantir un juste équilibre entre les différents organes de l’ONU, notamment par la revitalisation de l’Assemblée générale et le renforcement du Conseil économique et social. Quant à la Cour internationale de Justice, le Président du Cameroun a souhaité la voir occuper une place centrale, car « le droit demeure le plus sûr moyen d’assurer la paix et la sécurité internationales »..."
M. OLUSEGUN OBASANJO, Président du Nigéria... l’Afrique ne réussira à réaliser à temps les OMD que si elle bénéficie d’un doublement du niveau actuel des ressources financières.
Conscient du rôle vital que la paix et la sécurité jouent dans le développement économique et social, le Nigéria ... travaille sans relâche avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine pour contribuer à mettre fin aux conflits et à trouver des solutions aux causes sous-jacentes des conflits.
M. VINCENTE FOX QUESADA, Président du Mexique... a assuré que le Mexique, qui a foi en l’Organisation et croit en son avenir, désire promouvoir les travaux du Groupe d’amis de la réforme des Nations Unies. Le Président a conclu sur la nécessité de s’engager à nouveau en faveur du respect des principes et valeurs qui ont inspiré la création de l’ONU..."
M. TRAIAN BASESCU, Président de la Roumanie... s’est dit prêt à faire profiter d’autres pays de l’expérience acquise par les pays d’Europe de l’Est en matière de développement...
Rappelant l’appartenance de son pays à la région de l’Europe du Sud-Est et à celle de la mer Noire, il a enfin souligné l’importance de la coopération en matière de sécurité. Il ... a enfin insisté sur l’importance pour la stabilité à long terme de la région, des réponses qui seront apportées aux problèmes du Kosovo dans les mois à venir..."
M. TONY BLAIR, Premier Ministre du Royaume-Uni... les principes des Nations Unies avaient toujours une force morale... l’humanité a foi aujourd’hui dans les valeurs communes que nous partageons. Donnez aux peuples leur chance, et ils voteront toujours pour la liberté, a-t-il dit, ajoutant qu’il fallait toujours refuser l’extrémisme avec ses effets sur les droits de l’homme et la gouvernance.
Nous devons maintenant diriger clairement nos efforts pour faire des Nations Unies l’instrument permettant de concrétiser la volonté globale des peuples...
aucune cause ne peut justifier le massacre d’innocents. Où que le terrorisme frappe, quel que soit les responsables, nous devons rester unis dans sa condamnation...
Pour la première fois, lors de ce Sommet, nous sommes convenus que les États n’ont plus le droit de faire ce qu’ils veulent à l’intérieur de leurs propres frontières, mais qu’au nom de l’humanité, nous avons le devoir commun de protéger les peuples là où leur propre gouvernement ne le font pas...
Si nous faisons ce dont nous sommes convenus sur le doublement de l’aide, la libéralisation du commerce, la réduction de la dette, la lutte contre le VIH/sida et le paludisme, la prévention des conflits... il y aurait alors plus de démocratie, moins d’oppression, plus de liberté, moins de terrorisme, plus de croissance, moins de pauvreté..."
M. JAN PETER BALKENENDE, Premier Ministre des Pays-Bas... Nous sommes tous également vulnérables et c’est seulement en nous unissant que nous pourrons agir dans le sens de la réalisation d’un monde meilleur. À cette fin, nous devons... nous doter d’un système multilatéral efficace reposant sur des engagements et des règles de fonctionnement clairs... nous devrions reconnaître que l’ONU et nous ne faisons qu’un ... Le multilatéralisme fonctionne...
De même, nous nous félicitons de ce que le document final reconnaisse l’importance du rôle du secteur privé et de la société civile dans la mise en œuvre des objectifs communs de développement...."
M. OWEN ARTHUR, Premier Ministre de la Barbade... a dénoncé un monde qui permet à la pauvreté de détruire les vies avec une ampleur qui rendrait insignifiant l’impact de toutes les catastrophes naturelles, un monde ... qui permet que les principaux facteurs de la coopération internationale à savoir, le commerce et l’aide internationale, soient utilisés pour perpétuer le sous-développement...
le Premier Ministre a indiqué que des pays comme le sien... ne peuvent plus fonder leur plan national de développement sur l’espoir d’un accès préférentiel aux marchés internationaux. Il a donc prévenu que les OMD ne seront réalisés que si le huitième objectif lié au partenariat international pour le développement est poursuivi..."
M. BERTIE AHERN, Premier Ministre de l’Irlande... a notamment affirmé que le Secrétaire général devait disposer de l’autorité et de la flexibilité nécessaires pour diriger l’Organisation, faisant observer qu’il n’était pas logique de lui refuser ces compétences, et de lui faire ensuite porter la responsabilité lorsqu’un problème se présente...
cinq années après le Sommet du Millénaire... M. Ahern a signalé que l’Irlande avait plus que doublé le montant de son aide au développement au cours de cette même période..."
M. BALDWIN SPENCER, Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères d’Antigua-et-Barbuda... La communauté des Caraïbes est connue pour son humanité.. rappelant que son pays était constitué à 35% d’immigrants, souvent venus d’autres Etats des Caraïbes, et qu’il ne leur avait jamais fermé ses portes en dépit de ressources limitées...
Affirmant que les Nations Unies devaient venir en aide aux États les plus pauvres, il a jugé que les réformes devaient prendre en compte les objectifs des pays en développement, qui représentent les deux tiers des membres..."
M. ABDULLAH AHMAD BADAWI, Premier Ministre de la Malaisie... Concernant la lutte contre la pauvreté... un problème d’une telle magnitude nécessite une réponse au niveau mondial, avec les Nations Unies comme principal coordonnateur, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des programmes de développement des capacités dans les pays les plus pauvres.
La lutte contre le terrorisme... requiert là aussi la collaboration la plus large possible, et seules les Nations Unies peuvent galvaniser cet effort commun. Dans ce cadre, nous devons apprendre à connaître les motivations des terroristes afin de pouvoir identifier les causes profondes de leurs actes.
Nous devons enfin ne pas confondre les actes terroristes et le combat légitime des peuples pour l’autodétermination. En outre... il est injuste d’associer une race ou une religion particulière à l’exercice du terrorisme..."
M. GÉRARD LATORTUE, Premier Ministre d’Haïti... un Conseil économique et social renforcé, mieux structuré et doté de ressources beaucoup plus importantes pourrait contribuer à une meilleure efficacité de l’aide internationale au développement...
Après plus de cinquante ans de coopération avec l’ONU, il y a peu de traces
tangibles de cette masse d’assistance reçue au fil des ans... Regrettant la
concurrence stérile entre les agences des Nations Unies entre elles et avec les
autres organismes bilatéraux ou multilatéraux, il a demandé une révision
globale des politiques de coopération et de distribution de l’APD.
Il a enfin souhaité une coordination plus accentuée entre les agences du système de l’ONU et les institutions de Bretton Woods afin d’obtenir une coopération internationale plus efficace, surtout en ce qui concerne le financement du développement..."
M. ALBERT PINTAT SANTOLÀRIA, Président du gouvernement de la principauté d’Andorre... Le multilatéralisme est essentiel dans un monde globalisé... exhortant les États à soutenir les institutions comme la Cour pénale internationale... à être « unis sous le drapeau bleu d’espoir des Nations Unies »..."
Mme KHALEDA ZIA, Première Ministre du Bangladesh... a rappelé que le Bangladesh avait déjà atteint deux objectifs: la suppression des inégalités entre filles et garçons à l’école et l’accès à l’eau potable...
Le Bangladesh a finalisé un document de stratégie de réduction de la pauvreté, et il est déterminé à renforcer les institutions démocratiques ainsi qu’à garantir une bonne gouvernance et l’état de droit..
Notre expérience suggère que le développement, la sécurité et les droits de l’homme sont plus facilement atteints sur fond de pluralisme, d’éthique sociale démocratique, d’égalité entre les sexes et de bonne gouvernance, et il en va de même dans le monde entier, ... saluant la création d’un Fonds pour la démocratie aux Nations Unies..."
"... M. LAWRENCE GONZI, Premier Ministre de Malte... de nombreux aspects du document final reflètent l’état d’esprit solidaire et humaniste ainsi que l’attachement au droit qui doivent sous-tendre les relations internationales..."
"... M. DRISS JETTOU, Premier Ministre du Maroc... a expliqué que le Maroc est profondément convaincu que la prévention des conflits et leur règlement par des moyens pacifiques énoncés dans la Charte, demeure le moyen le plus efficace pour préserver la paix entre les États et les peuples....
Pour notre part, a ajouté le Premier Ministre, nous avons adopté un Code de la famille qui consacre l’égalité entre l’homme et le femme, garantit les droits de l’enfant, met un terme à toute sorte d’injustice à l’égard des femmes, préserve leur dignité, protège l’unité et la cohésion de la famille tout en veillant à ce que la femme soit vraiment intégrée au processus de développement de la nation..."
"... M. LAURENT DONA-FOLOGO (Côte d’Ivoire) ... La communauté internationale ne doit plus continuer à hésiter entre un gouvernement officiel et légal et une faction armée de rebelles. Elle doit venir au secours du pays, comme elle le fait déjà avec la présence de 10 000 soldats destinés à éviter le pire. La communauté internationale doit éviter à la Côte d’Ivoire de sombrer..."
"... M. VICENTE FOX, Président des États-Unis du Mexique... Rappelant les objectifs concrets de la Conférence sur le financement du développement qui s'est tenue à Monterrey en mars 2002, il a précisé que sept des douze objectifs qui y sont mentionnés avaient déjà été réalisés, quatre autres étant sur le point
de l'être.
Il a jugé qu'il était possible d'aller plus loin en matière de réduction de la pauvreté et de réduction des disparités entre hommes et femmes, ou encore en matière d'éducation. Cela serait possible si des objectifs clairs et quantifiables sont identifiés et si leur réalisation respecte une date butoir...
Il a déclaré qu’il était nécessaire d'améliorer l'efficacité de l'aide et de la consacrer prioritairement à la lutte contre la pauvreté... Notant l'importance des questions commerciales en matière de lutte contre la pauvreté, il a souhaité que les négociations de Doha se traduisent par des résultats concrets en matière d’amélioration de l'accès au marché..."
"... M. PERVEZ MUSHARRAF, Président de la République islamique du Pakistan ... a ... encouragé le recours à l’investissement direct à l'étranger dans de nombreux pays en développement, soulignant la nécessité d’instaurer un système commercial international ouvert et équitable pour assurer une croissance et un développement durables.
Enfin, il a affirmé qu’une bonne gouvernance mondiale devait venir à l’appui de celle des États, ce qui implique une plus grande équité dans l’élaboration des politiques économiques..."
"... M. PAUL WOLFOWITZ, Président de la Banque mondiale ... a indiqué que si certains pays avaient progressé dans la réalisation des OMD, de nombreux pays pauvres, particulièrement en Afrique subsaharienne, n’atteindraient pas ces objectifs dans les temps impartis. Il a demandé à la communauté internationale d’établir des plans réalistes qui pourraient aider ces pays à se mettre sur la bonne voie...
a par ailleurs souhaité le renforcement du secteur privé dans le domaine économique et une plus grande participation de la société civile à la gouvernance... soulignant ensuite qu’aujourd’hui le manque d’infrastructures représentait l’obstacle majeur à la création d’emplois dans les pays du Sud...
il a déclaré que, la semaine dernière, la Banque mondiale avait discuté d’un Plan d’action pour l’Afrique afin d’y accélérer la croissance et d’aider les pays de ce continent à atteindre les OMD..."
"... M. RODRIGO DE RATO Y FIGAREDO, Directeur général du Fonds monétaire international... trois conditions indispensables au développement... l'importance de la stabilité économique et financière, d'une politique structurelle qui aide le secteur privé à se développer, et d'un environnement extérieur favorable.
Il a précisé que le FMI défendait depuis longtemps l'augmentation de l'APD et la réduction de la dette..."
"... M. KIPKORIR ALY AZAD RANA, Directeur général adjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ... S’agissant de la Conférence ministérielle de l’OMC prévue en décembre prochain à Hong Kong, il a déploré la persistance de nombreux problèmes.
Quelques avancées ont été accomplies notamment en ce qui concerne l’accès aux marchés agricoles ou le traitement spécial et différencié... mais elles ne sont pas suffisantes et ne permettront pas de débloquer la négociation à Hong Kong. Il a estimé que l’absence de progrès majeur était due au manque de soutien politique. Il est essentiel de donner une nouvelle dynamique aux négociations dans les mois qui précèdent Hong Kong...
Enfin, il a averti les pays en développement et le reste de la communauté internationale que tous les pays avaient beaucoup à perdre si le cycle de Doha échouait..."
"... M. PERCIVAL JAMES PATTERSON, Premier Ministre de la Jamaïque, qui s’exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine ... Depuis le Sommet du Millénaire, les pays en développement ont effectué un transfert net de plus de 1174,3 milliards de dollars vers les pays développés...
Il a rappelé les efforts des pays en développement pour augmenter leurs ressources domestiques qui, au lieu d’être investies dans le développement, servent en fait à honorer le service de la dette... Toutefois, il s’est dit encouragé par les engagements récents promettant des augmentations substantielles de l’aide publique au développement (APD)...
Il a estimé que l’obstacle le plus important dans la réalisation des OMD était le manque de financements, et qu’il fallait maintenant non seulement établir à cet égard des objectifs, mais aussi veiller à leur réalisation..."
"...M. OLUSEGUN OBASANJO, Président de la République fédérale du Nigéria, intervenant en sa qualité de Président de l’Union africaine ... a ensuite souhaité que les négociations commerciales qui se poursuivent dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce aboutissent, afin de parvenir à l’Agenda du développement de Doha et de lever les obstacles tarifaires et commerciaux qui bloquent le développement des pays du Sud. Il a, à cet égard, souhaité l’élimination des subventions agricoles et des barrières tarifaires ... qui faussent le fonctionnement des mécanismes du marché..."
"... M. MATHIEU KÉRÉKOU, Président de la République du Bénin, en sa qualité de Président du Bureau de coordination des pays les moins avancés ... En adoptant le Programme d’action en faveur des PMA pour la décennie 2001-2010, la Communauté internationale avait renouvelé son engagement résolu à aider les PMA à s’attaquer aux mécanismes structurels dont l’engrenage renforce dangereusement leur pauvreté.
Toutefois, malgré les sacrifices consentis, nos économies continuent d’être marginalisées et nos balances commerciales sont de plus en plus déficitaires...
L’accès des pauvres aux services de financement est un outil puissant de lutte contre la pauvreté... Le microfinancement est un élément important du secteur financier..."
"... M. RAFAEL BIELSA, Ministre des affaires étrangères de l’Argentine, qui prenait la parole au nom du Groupe de Rio ... a déploré le caractère des politiques préconisées par le Fonds monétaire international (FMI) qui, selon les membres du Groupe de Rio, ont aggravé la pauvreté dans les pays en développement.
Parmi les autres obstacles au développement, il a cité les structures actuelles du commerce mondial, en soulignant les contradictions des pays riches, qui tout en vantant les mérites du libre marché protègent leurs marchés nationaux et subventionnent leurs propres secteurs de production..."
"...M. NAVINCHANDRA RAMGOOLAM, Premier Ministre de la République de Maurice, intervenant au nom de l’Alliance des petits États insulaires en développement (PEID), a rappelé les contraintes et la vulnérabilité auxquelles font face les PEID en matière de transports, d’enclavement, d’infrastructures, et de changements climatiques.
Il a ensuite indiqué que les chances qu’avaient ces pays d’attirer des capitaux étrangers avaient souffert de la récente montée des cours du pétrole, qui ont eu un impact sévère sur leur économie...
a ensuite demandé que les mécanismes de financement internationaux destinés à la protection de l’environnement donnent aux petits États insulaires les moyens qui leur permettraient de mieux anticiper les catastrophes naturelles et de faire face à leurs conséquences sur les économies qui sont déjà bien fragiles..."
"... M. DENZIL DOUGLAS, Premier Ministre de Saint-Kitts-et-Nevis, intervenant au nom de la Communauté des Caraïbes,... a précisé qu'en janvier 2006, la CARICOM instituera le marché unique de la CARICOM. Malheureusement, a-t-il regretté, notre effort pour développer notre potentiel humain a été entravé par les politiques de recrutement de certains pays développés..."
"... M. SOMSAVAT LENGSAVAD, Vice-Premier Ministre ... de la République démocratique populaire lao, qui s’exprimait au nom des pays en développement sans littoral... Indiquant que les pays enclavés étaient parmi les plus pauvres et restaient exclus des mécanismes du système commercial international, il a insisté sur le rôle du commerce comme moteur de l’économie et de la croissance. Il a ainsi souhaité un système multilatéral ouvert, non-discriminatoire, équitable et prévisible..."
"... M. ALEJANDRO TOLEDO MANRIQUE, Président de la République du Pérou, ... Eradiquer la pauvreté requiert deux conditions, a-t-il expliqué: une croissance économique soutenue permettant l’accroissement du revenu et la création d’emplois décents, ainsi que des programmes sociaux de redistribution des revenus pour combattre l’inégalité..."
"... M. RICARDO LAGOS ESCOBAR, Président de la République du Chili ... a soutenu le principe des droits de tirages spéciaux au niveau du Fonds monétaire international, jugeant également positives les récentes avancées consenties par les pays riches ..."
"... CHEIKH HAMAD BIN KHALIFA AL-THANI, Émir de l’État du Qatar ... a indiqué que son pays proposait d'organiser, à Doha, en 2007, la première conférence de suivi et d'examen de la mise en œuvre de la Conférence internationale sur le financement du développement qui s'était tenue à Monterrey en mars 2002..."
"... M. FESTUS G. MOGAE, Président de la République du Botswana ... a attiré l’attention sur les pays à revenus moyens, qui ne doivent pas être laissés sans assistance dès lors qu’ils ont atteint ce stade par des mesures de bonne gouvernance ..."
"... M. SUSILO BAMBANG YUDHOYONO, Président de la République d’Indonésie... a souligné que le document final de la Réunion de haut niveau n’était pas équilibré et atténuait la capacité des pays en développement à générer des flux financiers pour leur développement. Selon lui, ce texte contient de trop nombreuses conditions pour que les pays en développement puissent obtenir ces flux, alors que les obligations des pays développés restent très vagues. Il a aussi estimé que le document final laissait de côté des questions essentielles concernant le commerce..."
"... M. HU JINTAO, Président de la République populaire de Chine... Parmi les initiatives lancées par son pays, il a indiqué que la Chine avait décidé d'accorder un traitement tarifaire spécial aux 39 pays les plus démunis ayant des relations diplomatiques avec elle. Cette mesure couvre la plupart des exportations de ces pays vers la Chine.
Il a également indiqué que son pays avait décidé de supprimer dans les deux années à venir toutes les dettes dues à la fin 2004 par les pays les plus endettés ayant des relations diplomatiques avec la Chine.
Dans les trois années à venir, a-t-il ajouté, la Chine offrira des prêts à des conditions favorables pour améliorer les infrastructures des pays en développement.
Il a mentionné des efforts qui se porteront vers l'assistance au développement des pays africains en leur fournissant des médicaments antipaludéens et autres produits pharmaceutiques... à développer leurs infrastructures de santé et à former du personnel médical. Il a ajouté que la Chine s'était fixée comme objectif de former 30 000 personnes des pays en développement..."
"... M. YOWERI KAGUTA MUSEVENI, Président de la République d’Ouganda ... a exhorté les participants à ce Sommet à engager un débat novateur sur les nouvelles sources de financement du développement, parmi lesquelles figurent la microfinance et la levée de l’épargne provenant des populations et des professionnels africains expatriés..."
"... M. JAN PETER BALKENENDE, Premier Ministre du Royaume des Pays-Bas, s’exprimant également au nom du Danemark, du Luxembourg, de la Norvège et de la Suède ... Pas moins de 60 milliards de dollars seront nécessaires chaque année pour atteindre les OMD, a souligné le Premier Ministre, qui a appelé d’autres donateurs importants à s’efforcer de consacrer 0,7% de leur PNB à l’APD afin d’assurer une cohérence aux décisions politiques de la communauté internationale..."
"... M. JOSE LUIS RODRIGUEZ ZAPATERO, Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne ... a mis l'accent sur l'importance des envois de fonds des travailleurs expatriés, qui représentent la deuxième source des capitaux de développement bien avant l'APD. Il a souhaité que l'on tire le meilleur avantage de ses envois en réduisant les coûts de transfert.
Par ailleurs, il a souligné les opportunités que représente le microcrédit, qui peut permettre à des familles de lancer des initiatives et des projets économiques. Il a également déclaré que son pays souhaitait favoriser, en collaboration avec la Banque interaméricaine de développement, l'initiative d'échange de dettes en faveur de programmes d'éducation..."
"... M. LUIZ INACIO LULA DA SILVA, Président de la République fédérative du Brésil... a ensuite déclaré qu’il proposerait à l’Assemblée générale une mesure visant à alléger les prélèvements sur les transferts internationaux afin d’encourager ces transferts de fonds vers les pays en développement. Plaidant ensuite pour la suppression des subventions agricoles qui sont six fois plus importantes que l’APD en valeur réelle et affectent le commerce des pays en développement..."
"... M. THAKSIN SHINAWATRA, Premier Ministre du Royaume de Thaïlande ... si les pays ne mettaient pas en place des fondements économiques solides et ne parvenaient pas à augmenter leurs revenus intérieurs, ils retomberaient dans le cycle de la pauvreté et de la dette.
Citant en exemple son propre pays, il a affirmé qu’il fallait utiliser au mieux le potentiel national pour donner plus de poids aux politiques économiques. Il a indiqué que les pays en développement faisaient actuellement face à deux grands obstacles: le manque d’investissements et la montée des coûts du pétrole.
Enfin, il a souhaité que l’aide vienne autant des pays développés que des pays en développement les plus avancés, insistant sur l’importance de la coopération Sud-Sud..."
"... M. DOMINIQUE DE VILLEPIN, Premier Ministre de la République française ... a estimé nécessaire de tirer partie des richesses engendrées par la mondialisation pour mobiliser des ressources stables et pérennes au profit des pays pauvres en ajoutant qu'il s'agissait d'une exigeance de justice, de solidarité et de paix.
Il a rappelé qu'avec l'Algérie, l'Allemagne, le Brésil, le Chili et l'Espagne, la France appelait la communauté internationale à aller de l'avant en établissant un premier prélèvement international de solidarité sur les billets d'avion, que la France propose d'affecter en priorité à la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Par ailleurs, le Premier Ministre a souligné la nécessité de conjurer le risque de pandémie de grippe aviaire.... renforcer les capacités de détection, constituer un stock international d'urgence de médicaments antiviraux, ou encore accélérer la recherche et le développement d'un vaccin en quantité suffisante..."
"... Mme HEIDEMARIE WIEZCOREK-ZEUL, Ministre fédérale de la coopération économique et du développement de l’Allemagne, a rappelé que le plus grand défi de ce XXIe siècle consiste à traduire le lien inextricable qui lie développement, paix et droits de l’homme sous forme de politiques.
Cette question ne pourra être résolue qu’au niveau international, et seules des Nations Unies sont capables d’agir, d’assurer le règne du droit, et de mettre un terme à la loi du plus fort, car elles constituent le seul forum universel, a-t-elle déclaré.
Se réjouissant que les tentatives pour affaiblir l’Organisation aient échoué, elle s’est félicitée que le projet de document final du Sommet réaffirme les Objectifs du Millénaire pour le développement et qu’il prévoit la création d’une Commission de consolidation de la paix...
"... M. SAIFUR RAHMAN, Ministre des finances et de la planification du Bangladesh, s'est notamment inquiété de la volatilité des prix des produits alimentaires et du pétrole, qui réduit les capacités et les perspectives de croissance des pays les plus pauvres ...
Faisant sienne le contenu de la récente « déclaration de Paris », il a mis l'accent sur la nécessité d'une aide prévisible et arrivant à temps. Une aide qui selon lui doit être dispensée en mettant l'accent sur le respect du pluralisme, de l'état de droit, de la bonne gouvernance, de la parité entre les sexes, ou encore de bonnes politiques pour encourager l'intervention du secteur privé..."
"... M. AHMED ABOUL GHEIT, Ministre des affaires étrangères de l’Égypte ... a notamment rappelé la proposition de son pays d’effectuer des échanges de dette en faveur d’investissement de développement..."
"... M. ANDREW NATSIOS, Administrateur de l’Agence internationale de développement des États-Unis, a indiqué que l’aide publique au développement des États-Unis était passée de 10 milliards de dollars en 2000 à 19 milliards en 2004, soit 25% de l’APD globale...
Le commerce est indissociable du développement, car il permet d’accroître l’assiette fiscale, a constaté M. Natsios, indiquant que dans le cadre de l’AGOA, les États-Unis avaient octroyé 921 millions de dollars au soutien à des initiatives commerciales avec des pays en développement d’Afrique..."
"... M. NOBUTAKA MACHIMURA, Ministre des affaires étrangères du Japon, a rappelé que son pays ... principal pays donateur depuis une décennie, s’attacherait à ... accroître le volume de son APD de 10 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, et de doubler son aide à l’Afrique lors des trois prochaines années.
Par ailleurs, il a estimé que la réalisation des OMD devait s’accompagner d’efforts pour assurer une vie digne et libre à tous les êtres humains. Il a également insisté sur le rôle de la coopération Sud-Sud que son pays soutient. A ce titre, il a jugé que le Nouveau partenariat stratégique Asie-Afrique... était fondamental, et il a confirmé le soutien de son pays à cette initiative..."
"... M. JOSÉ MANUEL BARROSO, Président de la Commission européenne... soulignant que l’Union européenne contribuait déjà à hauteur de 55% au montant global de l’aide publique au développement...
plaidant pour un accès accru au marché international des pays en développement car, a-t-il dit, le commerce est une locomotive du développement... M. Barroso a estimé que 1% de contribution complémentaire au commerce mondial pour les pays en développement entraînerait des gains financiers bien supérieurs aux flux d’aide publique au développement.
Le Président de la Commission européenne a invité les pays en développement à consentir davantage d’efforts sur la voie de la bonne gouvernance afin de permettre que les efforts conjoints des pays développés et des pays en développement contribuent réellement à éradiquer l’extrême pauvreté..."
"... M. ALI RODRIGUEZ ARAQUE, Ministre des affaires étrangères du Venezuela... a indiqué que le Venezuela avait engagé un processus de redressement économique dans le souci de contribuer à son propre développement mais aussi à celui des pays frères de la région notamment dans le domaine des énergies..."
"... Mme LEONOR MAGTOLIS BRIONES, Social Watch and International Facilitating Group ... Soulignant qu’il avait été demandé aux pays en voie de développement d’ouvrir leurs marchés aux capitaux étrangers pour financer leur développement économique, elle a indiqué que ceux-ci exigeaient en retour que les investisseurs fassent preuve de transparence et rendent des comptes aux pays dont ils exploitent les ressources naturelles.
De même, compte tenu des douloureuses réformes structurelles mises en oeuvre, ces pays ont demandé à bénéficier de conditions d’échanges plus justes et que les pays qui s’y étaient engagés consacrent effectivement 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement. Enfin, elle a pressé l’Assemblée générale de soutenir l’allègement de la dette pour les pays à revenu intermédiaire soumis aux conséquences d’une catastrophe naturelle, ainsi que pour les pays les moins avancés ..."
" ... M. RAJAT KUMAR GUPTA, Partenaire principal, Worldwide of Mckinsey and Company, Inc. ... a invité les entreprises à investir à long terme dans les ressources humaines en s'imposant comme des coartisans des stratégies de développement. Il a exhorté les entreprises à poursuivre cette démarche dans le souci d'aider à créer des communautés plus fortes qui seront à la fois leurs clients et leurs partenaires..."
10°) Phase précédent le début du sommet
130905 AG - Jan Eliasson 1 - UN 60
"... Nous avons des raisons de nous sentir inquiets face à l’avenir... tout en soulignant que le programme de réformes actuellement proposé était le plus ambitieux et le plus vaste envisagé depuis la création des Nations Unies.
Les attentes sont élevées et les délibérations n’ont pas toujours été faciles en ce qu’elles touchaient à des intérêts nationaux très importants, a-t-il expliqué. Il s’est félicité que le projet de document final sur le Sommet soit très complet, puisqu’il constituera le point de départ du processus de réforme..
Samedi, lorsque nous connaîtrons le mandat que nos dirigeants nous aurons confié, nous devrons commencer à traduire nos paroles en actes... Nous devons garder à l’esprit deux réalités importantes: les attentes et les rêves des peuples représentés dans notre Organisation, ainsi que les réalités très sombres du monde extérieur...
Ne sous-estimons pas ce que nous pouvons faire, a-t-il lancé. Les êtres humains les plus pauvres, ceux qui sont le moins en sécurité et les plus oppressés exigent le changement. Montrons-leur ce que nous pouvons faire, a-t-il conclu..."
130905 Jan Eliasson - conférence de presse - UN 60
"... Le projet de texte, a concédé le Président élu de l’Assemblée générale, ne manquera pas de décevoir certains. Mais, a-t-il rappelé, dans une enceinte comme l’ONU, l’objectif principal est toujours de trouver le dénominateur commun entre les points divergents et de parvenir à un consensus.
L’essentiel... est que le projet de document insuffle effectivement une « nouvelle énergie politique » et tienne compte des deux réalités du moment, à savoir les attentes voire les rêves des peuples par rapport à l’ONU ainsi que les vrais problèmes que sont la faim, la pauvreté, les droits de l’homme, la sécurité ou encore le terrorisme...
la partie la plus détaillée est celle relative au développement. Cette partie... fait bien référence aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les négociations sur la réduction de la dette ou le respect de l’objectif visant pour les pays développés à consacrer 0,7% de leur PNB à l’aide publique au développement (APD), se sont avérées bien moins difficiles que l’on s’y attendait.
Selon le Président, ce sont les questions liées au commerce international qui posent le plus de problème...
par ailleurs.. le projet de texte mentionne le concept de la responsabilité de protéger les civils du génocide et d’autres crimes contre l’humanité; la création de la commission de consolidation de la paix et du conseil des droits de l’homme; et la réforme du Secrétariat de l’ONU.
Il a reconnu la difficulté des discussions sur les questions de désarmement.
Le terrorisme... fait l’objet d’un libellé sans équivoque et un accord est apparu sur la nécessité de trouver une définition à ce fléau. Il a admis la persistance d’un désaccord sur la qualification des moyens de lutte pour l’autodétermination.
Les discussions se poursuivront au cours de la session prochaine, en particulier sur la réforme du Conseil de sécurité...
le Président ... s’étonne d’hériter d’un ordre du jour aussi ambitieux.
Jan Eliasson a donc félicité son futur prédécesseur, Jean Ping du Gabon, de n’avoir épargné aucun effort pour que le Sommet ait à adopter un texte. Un document.. qui sera une base solide pour parvenir à un accord sur les questions en suspens..."
130905 Jean Ping - UN 60
... en aucun cas, s’est-il corrigé, on ne peut affirmer que rien n’a été fait. Répondant aux nombreuses questions sur la réforme institutionnelle, il a souligné que la réforme n’est pas un évènement mais un processus...
Grâce au projet de document final, ce processus est bien engagé... sur la réforme du Secrétariat de l’ONU. « L’essentiel, et c’est ce que fait le texte, ... établir clairement le niveau de responsabilités entre l’Assemblée générale et le Secrétaire général ».
Jean Ping a prédit que, dans les jours à venir, les négociations porteront sur la création d’un mécanisme de contrôle du Secrétariat qui permettrait aussi à l’Assemblée d’exercer sa surveillance. Les négociations porteront aussi sur le degré d’autorité et de souplesse dont le Secrétaire général doit jouir dans la gestion des ressources humaines et financières autorisées par l’Assemblée...
a qualifié de succès l’accord intervenu sur la création d’un Conseil des droits de l’homme visant à remplacer l’actuelle Commission des droits de l’homme, désormais perçue comme « discréditée et politisée ». Le processus de création est lancé, a-t-il affirmé en ajoutant que le débat continuera sur la taille et les modalités de vote du nouvel organe...
... Au titre d’autres questions en suspens, Jean Ping a cité le désarmement et la non-prolifération des armes de destruction massive. Le projet de document final, a-t-il estimé, reflète des contradictions entre États Membres et leur incapacité à s’entendre sur ces questions essentielles...
"Commentant une dernière fois la portée du projet de document final, Jean Ping a concédé que la recherche du consensus n’est pas le moyen idéal de prendre des décisions mais, s’est-il dit convaincu, il permet d’aller de l’avant et de surmonter les obstacles liés à la « majorité automatique » qui a longtemps prévalu aux Nations Unies. Il a livré son secret des négociations réussies: « partout où j’ai constaté des divergences fondamentales, j’ai imposé l’arrêt des discussions et le recours au libellé des textes antérieurs »..."
11°) AGNU 60 Composition du Bureau de Présidents
M. Jan Eliasson, Suède - Président de la soixantième session de l’Assemblée générale des Nations Unies
M. Y.J. Choi, Corée - Première Commission (désarmement et sécurité internationale)
Aminu Bashir Wali, Commission économique et financière (Deuxième commission)
M. Yashar Aliyev, Azerbaïdjan - Quatrième Commission (questions politiques spéciales et décolonisation)
M. John William Ashe, Antigua-et-Barbuda - Cinquième Commission (Administrative et budgétaire)
M. Juan Antonio Yáñez-Barnuevo, Espagne - Sixième Commission, chargée des questions juridiques.
12°) 170905 KA - Initiative Clinton - ONU XXI
... Nous devons sans fléchir poursuivre notre quête commune, celle de la paix, de la prospérité et du triomphe des droits de l’homme. Nous devons donner effet aux décisions prises et nous mettre d’accord sur les questions encore à régler, sans jamais perdre de vue la nature de nos aspirations...
C’est pourquoi l’Initiative mondiale Clinton revêt tant d’importance. Elle tient compte d’une réalité fondamentale du XXIe siècle : plus que jamais, tout se tient dans notre monde. Les menaces et les dangers d’aujourd’hui sont eux aussi liés entre eux. Ils appellent une action collective. Et ils nous imposent d’agir en ayant à l’esprit que le développement, la sécurité et les droits de l’homme sont en eux-mêmes d’une importance vitale, mais aussi qu’ils se renforcent mutuellement, et dépendent même les uns des autres.
Les quatre domaines prioritaires de l’Initiative Clinton montrent que vous l’avez bien compris. Tous ces domaines – pauvreté, changements climatiques, réconciliation religieuse et gouvernance – sont déterminants pour l’application des principes énoncés dans la Déclaration du Millénaire, programme pour l’édification d’un monde meilleur au XXIe siècle adopté il y a cinq ans par les gouvernements de tous les pays.
Nous avons tous la possibilité de faire des choix. Nous pouvons choisir de garder le silence et de détourner le regard. Ou nous pouvons choisir de nous manifester et d’agir. Vous êtes ici pour faire changer les choses, et vous pouvez le faire de beaucoup de manières.
En ce qui concerne la pauvreté,
vous pouvez militer en faveur d’une action plus dynamique, aux niveaux national et international, en vue de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Vous pouvez exercer des pressions pour amener les gouvernements à faire reculer la pauvreté de moitié et à enrayer l’épidémie de sida d’ici à 2015, comme ils s’y sont engagés.
Vous pouvez prendre des initiatives et jouer un rôle mobilisateur pour ce qui est de faire respecter les normes de protection des travailleurs tout en favorisant leur productivité, d’encourager la responsabilisation et la gestion axée sur les résultats, et de travailler avec les gouvernements plutôt que contre eux.
En ce qui concerne les changements climatiques,
vous pouvez demander que les rejets de carbone dans l’atmosphère soient limités, que des capitaux soient investis dans les énergies renouvelables, et que l’évolution du climat soit prise en compte dans les politiques énergétiques. Vous pouvez aider à rendre notre planète moins vulnérable face aux effets inévitables des changements climatiques, notamment grâce à une meilleure préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes tels que les inondations, la sécheresse et les ouragans.
Vous pouvez appliquer et mettre au point des innovations commercialisables et des technologies propres. Vous pouvez veiller à ce que vos dirigeants aient une vision à long terme, même si la première période couverte par le Protocole de Kyoto ne va que jusqu’à 2012. Il est plus que temps que nous préparions les étapes suivantes, pour lesquelles les négociations devront reposer sur l’ouverture, le multilatéralisme et l’universalité.
En ce qui concerne les religions, les conflits et la réconciliation,
nous devons trouver de nouveaux moyens d’encourager le dialogue entre les différentes cultures, les différentes religions et les différents groupes humains. On sait que les sociétés qui sont les plus aptes à éviter les conflits sont celles où le mouvement associatif, très développé, favorise une communication active...
Vous pouvez susciter un dialogue du même ordre à l’échelle mondiale; et dans les pays où vous êtes actifs, vous pouvez encourager la concertation aux niveaux local et national.
Enfin, en ce qui concerne la gouvernance,
les domaines dans lesquels vous pouvez agir sont trop nombreux pour que je les énumère ici.
Permettez-moi seulement d’engager ceux d’entre vous qui travaillent dans le secteur privé à signer le Pacte mondial,
partenariat qui s’articule on ne peut mieux avec l’Initiative Clinton. J’ai institué ce pacte il y a cinq ans en vue d’encourager la citoyenneté d’entreprise, de sorte que la mondialisation suscite moins d’instabilité et fasse moins d’exclus. Aujourd’hui, plus de 2 000 entreprises et groupes dispersés dans le monde entier y sont parties.
Je me réjouis de collaborer avec l’Initiative mondiale Clinton dans tous les domaines que je viens d’évoquer. Je vous suis reconnaissant à tous de vous associer à une initiative si pleine d’intelligence et de promesses.
160905 Conférence de presse - (NEPAD), M. Firmino Mucavele
"... Le Directeur général du NEPAD... Rappelant que les priorités du NEPAD sont avant tout le développement des infrastructures et de l’agriculture,
M. Mucavele a indiqué qu’un accord de financement des programmes d’infrastructures venait d’être signé avec l’Agence de développement international des Etats-Unis (USAID) et l’Agence de coopération britannique pour le développement (DFID). Le montant des financements concernés par cet accord est d’un milliard de dollars sur cinq ans.
a également salué l’engagement pris par le Président de la République populaire de Chine, Hu Jintao, d’allouer 10 milliards de dollars sous forme de prêts au continent africain, afin d’y soutenir le développement d’infrastructures dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire...
Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (APRM) ... Vingt six pays ont adhéré à ce mécanisme, a souligné M. Mucavele, avant d’ajouter qu’au cours des douze prochains mois, quatorze pays seraient soumis à une évaluation par leurs pairs...
Rwanda et le Ghana, et les rapports sur ces deux pays, qui couvrent les domaines politique, économique, et social, seront disponibles en novembre 2005..."
150905 Conférence de presse - futur Fonds de réponse de secours central - Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse et Luxembourg
" ... Les intervenants ont expliqué que l’objectif de ce fonds était de permettre à la communauté internationale de disposer de moyens prévisibles de façon à pouvoir répondre dans un délai de trois à quatre jours aux crises humanitaires...
M. Jean-Louis Schiltz, Ministre de la coopération pour le développement et des affaires humanitaires du Luxembourg ... a souhaité que ce fonds puisse être créé le plus rapidement possible par l'Assemblée générale et de devenir opérationnel début 2006.
« Nous avons discuté aujourd’hui de la gestion et des modalités de fonctionnement de ce futur Fonds, a indiqué le Ministre luxembourgeois en précisant que six pays – Suède, Royaume-Uni, Norvège, Pays-Bas, Suisse et Luxembourg avaient aujourd’hui annoncé un total de 150 millions de contributions ». Il a également précisé que d’autres pays dont le Nigéria, s’étaient engagés à faire des contributions dans les mois qui viennent ou à la création du fonds.
Il a défini ce fonds comme un outil additionnel qui n’avait pas vocation à se substituer à d’autres structures.
M. Egeland a ... souligné que le problème de l’efficacité de la réponse humanitaire résidait souvent dans le temps qu’il fallait attendre pour obtenir les moyens suffisants. Il a ... fallu plusieurs mois pour attendre les moyens d’intervenir au Darfour.
S’agissant des moyens nécessaires, il a indiqué que l’objectif était de rassembler un fonds de 500 millions de dollars...
Répondant à une question de journaliste, M. Jan Egeland a indiqué que le Secrétaire général et lui-même saisiraient l’occasion de ce sommet pour rencontrer des « donateurs non traditionnels », notamment des représentants des pays du Golfe pour solliciter leur contribution à ce fonds..."