onu 2003 vers un projet commun

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Nations Unies 2003  - Nations Unies 2004 - Nations Unies 2005 - Nations Unies 2006 - Nations Unies 2007

 

 

 

 

-     ONU 2003 - VERS UN PROJET COMMUN -    

     -   OBJECTIFS du MILLENAIRE   --   IDH  indicateur du développement humain  --

essai de synthèse d'extraits de communiqués de presse des Nations Unies

liens vers les signets   

-- Intd°) la SITUATION actuelle -- 1°) programme de SECURITE commun  

-- 2°)  RELEVEMENT des sociétés sortant de crise   --  3°)  TERRORISME   

-- 4°)  REFORMES institutionelles   --  5°)  RAPPORT du secrétaire général   

-- 6°)  PACTE du millénaire pour le développement   

liens vers les documents source  

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SGSM9044.doc.htm  KA   ajout  4/12/3

 http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SGSM8892.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/CS2559.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AG1411.doc.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AG1410.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SGSM8891.doc.ht  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/AG1408.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SGSM8885.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SGSM8855.doc.htm  -  

  http://www.un.org/News/fr-press/docs/2003/SG2085.doc.htm  -  

  http://www.un.org/french/milleniumgoals/  ou   http://www.un.org/french/mdg/mdghome-f.htm 

documents originaux qui naturellement font foi, cette synthèse d'extraits ayant pour but essentiel de créer un intérêt aux débats ayant lieu en cette rentrée 2003          PF

 

 

 

 

 

 

 

HISTORIQUE / SITUATION  - 4/12/3

 

 

"À mesure que la logique d’empire cédait le pas à l’expansion économique, le monde devenait de plus en plus ouvert, de plus en plus confiant."

 

 Au fil du temps, ... des gens issus de nations et de cultures différentes ont cessé de se craindre et de se méfier les uns des autres et en sont venus à se voir comme des partenaires potentiels avec lesquels échanger marchandises et idées, pour le plus grand bénéfice de chacun....

 

Mais, par-dessus tout, c’était un monde d’espoir. Or, un tel espoir n’allait pas de soi. 

 

Les raisons sur lesquelles il reposait étaient multiples, et les Etats-Unis y étaient évidemment pour beaucoup.

Les succès remportés pendant cette période supposaient une coopération sans précédent entre les gouvernements et les peuples du monde, coopération dont l’ONU était le plus souvent le théâtre.

Et c’est lorsque les Etats-Unis se sont entendus avec d’autres Etats Membres pour fixer et atteindre des objectifs communs que cette coopération a été la plus fructueuse.

Il y a à peine trois ans, réunis au Siège de l’ONU, les dirigeants de la planète ont adopté la Déclaration du Millénaire, 

 

où sont énoncés les objectifs à atteindre à l’aube du nouveau siècle. Ils sont convenus que l’ONU devait contribuer de manière plus active à définir notre avenir commun. …

 

Et puis, il y a eu le 11 septembre 2001 et les horribles attentats terroristes perpétrés contre les Etats-Unis, menaçant de tuer dans l’œuf la nouvelle ère d’espoir et de confiance qui s’annonçait.

- Nous avons vu le danger que des extrémistes violents aussi intraitables qu’insaisissables, et susceptibles de se procurer des armes au terrible pouvoir de destruction, faisaient courir à la planète.  

Et nous avons aussi pressenti d’autres dangers.

 

- Le danger de voir les frontières se refermer; 

- celui que l’autre, parce qu’il appartient à une religion ou à une culture différente, redevienne un ennemi en puissance; 

- que des libertés conquises de haute lutte soient restreintes ou étouffées; 

- que la marche vers la démocratie et les droits de l’homme soit stoppée net; 

- que la recherche de solutions à des conflits anciens et à des injustices persistantes ne soit remise aux calendes grecques; 

- que des mesures de légitime défense ne se traduisent, directement ou indirectement, par davantage de destructions.

 

Tous les gouvernements de la planète, ou presque, ont immédiatement compris que la meilleure manière, et peut-être la seule manière, d’empêcher que cela ne se produise était d’affronter les dangers ensemble

Le monde a rarement été aussi uni que dans les mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre – uni et solidaire des Etats-Unis.

 

Mais comme ce moment d’unité semble loin aujourd’hui!

 

- De nouvelles divisions se sont fait jour. 

- Des dissensions ont opposé la coalition qui est intervenue en Iraq et les nombreux gouvernements qui étaient contraires à une telle intervention. 

- Des malentendus regrettables ont surgi, tant au sein du monde musulman qu’en Occident.

Dans un tel climat d’acrimonie, certains n’ont pas hésité à mettre en cause l’importance du rôle de l’ONU.

 

 Je considère pour ma part que tous ces événements ne font que confirmer l’utilité de l’ONU

 

L’action collective est nécessaire pour mettre fin à la prolifération des armes de destruction massive et pour reconstruire les sociétés en perdition. 

 

De même, une action collective est tout aussi indispensable pour faire progresser les droits de l’homme et la démocratie, 

 

# pour enrayer le réchauffement de la planète et la destruction de l’environnement et

 

# pour stopper la propagation du VIH/sida, 

domaine dans lequel le Président Bush a pris quelques initiatives encourageantes.

 

Les dangers que je viens d’évoquer sont bien réels, de même que les ennemis à combattre.

 

Cependant, notre pire ennemi est peut-être la peur. 

- Si nous nous laissons gouverner par elle, semant du même coup la division, nous risquons de perdre la plupart des acquis que nous avons engrangés en un demi-siècle.

- Si, au contraire, nous nous laissons guider par la confiance et la volonté de vivre dans un monde aux valeurs partagées régi par des règles communes, 

je suis convaincu que nous pouvons venir à bout de l’isolement et du désespoir que les terroristes s’emploient à fomenter et faire face à nos ennemis par la force conjuguée des nations.

 

Il faut évidemment une figure de proue. Les Etats-Unis sont à présent la seule superpuissance de la planète

 

# Mais un tel pouvoir suppose une responsabilité aussi grande. 

 

Je pense que le monde est prêt à accepter le leadership des Etats-Unis,

 

# mais je pense aussi que ce leadership suscitera davantage d’admiration et moins de ressentiment, et sera en fait 

 

plus efficace, 

- s’il s’exerce dans un cadre multilatéral, 

- repose sur le dialogue et 

- l’instauration progressive d’alliances par la diplomatie et 

- s’il contribue à renforcer la primauté du droit dans les relations internationales.

 

# Ce sont exactement les principes sur lesquels se fonde l’ONU, et les Etats-Unis y sont pour beaucoup. Ils sont plus importants que jamais, à l’heure où, sous l’effet de la mondialisation, notre planète devient plus petite, où les décisions des puissants ont des répercussions jusque dans les coins les plus reculés et où les extrémistes menacent de nous faire replonger dans l’anarchie. …

# Je crois fermement que l’ONU représente l’espoir pour les femmes comme pour les hommes, pour les pauvres comme pour les riches et pour tous les pays, qu’ils soient grands ou petits.

 

 

 

 

 

PROGRAMME DE SECURITE COMMUN 

 

conditions de paix

- bonne gouvernance, la transparence, la responsabilité dans l’administration des affaires et la démocratie - un monde de paix suppose le règne de la justice, du respect des obligations nées des traités, de la liberté et de meilleures conditions de vie. 

 

un « plus grand respect des droits de l’homme, plus de démocratie, plus de justice sociale seront, à long terme, la prophylaxie la plus efficace contre la terreur ».

 

Cet objectif « ne pourra être atteint que si les États, dans la poursuite de leurs intérêts nationaux, montrent qu’ils comprennent et respectent les réalités mondiales et les besoins d’autrui »

 

-         conjugaison des efforts aux niveaux national, sous-régional et régional

 

des relations plus étroites entre les Etats afin de consolider le respect du droit.  organisations régionales: l’acte constitutif de l’Union européenne prévoit un devoir d’ingérence parmi ses membres en cas de violation de l’état de droit

 

Le concept de souveraineté est passé de la notion d’autorité juridique suprême, absolue et illimitée, à celle d’autorité limitée par le droit international et le droit humanitaire international fondés sur la volonté des personnes du territoire en question

 

première étape - un strict respect des résolutions du Conseil de sécurité - largement représentatif de la communauté  - ainsi que des réalités géopolitiques

 

l’un des principes les plus importants de la Charte des Nations Unies concernait l’état de droit et sa mise en œuvre par le biais d’un règlement pacifique des conflits. 

 

L’établissement ou la sauvegarde de l’état de droit et de la justice sous-tend toute action du Conseil de sécurité dans le maintien et la consolidation de la paix et de la sécurité. 

 

La finalité de toute stratégie d’assistance de l’ONU doit être le transfert planifié des fonctions institutionnelles aux organes nationaux légitimes.  Dans chaque cas, il s’agit de promouvoir les valeurs universelles de la démocratie et des droits de l’homme et prendre en compte les caractères spécifiques à chaque société; il s’agit de faire prévaloir l’exigence de justice et les vertus de la paix

 

la transition politique vers la démocratie et vers la reconstruction économique n’est pas suffisante - il importe de disposer d’un corps de lois et d’une administration de la justice qui consacrent le respect des droits de l’homme. 

 

justice et l’état de droit ne sont non pas seulement des facteurs de sécurité mais aussi de développement

 

L’état de droit suppose une idée de la justice partagée par les citoyens, leur consentement et la reconnaissance de la justesse des principes, et c’est sur ce partage que repose la solidité de l’état de droit.  

 

Au-delà de la règle juridique, l’état de droit implique une pratique, un état d’esprit qui s’apprend et dont on s’imprègne progressivement, en fonction de chaque situation.  « Il s’agit de guider pas de diriger, de renforcer pas de remplacer »

 

La garantie de l’état de droit est un processus complexe:

le maintien de l’ordre exige l’existence de forces de police bien formées; le système juridique doit être efficace, juste et crédible. 

 

au-delà de la justice et de l’état de droit, il importe qu’un gouvernement largement représentatif soit mis en place afin de permettre la réconciliation nationale et la coexistence pacifique de tous les groupes ethniques - un environnement sûr - des programmes de désarmement - démobilisation - réintégration

 

Dès le départ, il convient d’associer les protagonistes de la scène locale L’objectif doit consister à voir s’implanter, au terme de l’intervention de l’ONU, des institutions nationales fortes. - pour lutter plus efficacement contre les forces économiques qui alimentent les conflits.

Ce sont aujourd’hui les situations de sortie de crise qui pose un défi aux Nations Unies et, dans ce cadre, la question de l’état de droit revêt une importance toute particulière, de même que la coopération de la communauté internationale dans son ensemble. 

certains pays se retrouvent au sortir de conflits démunis , sans ressources, incapables de réunir les conditions du développement. 

# condition préalable

-         définition précise des modalités d’une action proportionnelle à la dite menace et conforme au droit international. 

-         ressources personnel de qualité susceptible d’être déployé rapidement (constitution d’un corps d’experts, d’administrateurs, de policiers civils, d’avocats de juges et de procureurs susceptibles d’être recrutés rapidement en cas de besoin.)

-         réhabilitation des pouvoirs judiciaires nationaux - identifier les faiblesses des systèmes judiciaires nationaux et la manière d’y remédier - les pouvoirs judiciaires nationaux devraient toujours être la dernière instance - la CIJ ne prenant le relais qu'en cas de défaillance flagrant 

-         renforcement de la coopération entre les organes nationaux et internationaux en donnant pour exemple une éventuelle coopération entre les tribunaux et la Cour pénale internationale

 

# lever les contradictions – souveraineté – traditions – sécurité – justice - réconciliation. 

-         Les difficultés qui se posent dans ce domaine sont d’ordre non pas seulement technique mais également politique. 

-         à chaque société de rechercher le juste équilibre dans ce domaine. 

-         pas de réponses toutes faites à de tels dilemmes moraux, juridiques et philosophiques

 

# Cour pénale internationale,

insécurise tous les pouvoirs du monde en leur signalant qu’ils ne seront jamais quittes.  Au- delà de la prévention, il faut, a ajouté le représentant, un mécanisme de consolidation de la paix qui permette de s’attaquer aux causes du conflit.  Il faut, en fait, un code de conduite post-conflit.

 

# La société civile a un rôle particulier à jouer

 

 

 

 

 

 

RELEVEMENT DES SOCIETES SORTANT DE CRISE

 

L’Organisation des Nations Unies a pris conscience, au travers des opérations multiples et complexes qu’elle a menées, que l’état de droit n’est pas un luxe et que la justice n’est pas une question subsidiaire.

 

    D’aucuns –nous l’avons vu– ont perdu confiance en un processus de paix donné parce qu’ils avaient le sentiment qu’ils n’étaient pas à l’abri de la criminalité, qu’ils ne pourraient pas rentrer chez eux dans de bonnes conditions de sécurité, qu’ils ne pourraient pas reconstruire les bases d’une vie normale ou que l’on ne s’attaquerait pas au problème des injustices passées.

 

    Nous avons vu qu’en l’absence d’un mécanisme crédible permettant d’appliquer la loi et de régler les différends, le recours à la violence et à l’illégalité tendaient à s’imposer.

 

    Nous avons également vu que la tenue d’élections dans un contexte de trop grande fragilité de l’état de droit ne favorisait guère l’instauration d’une gouvernance démocratique durable.

 

    difficultés techniques mais également politiques

 

    Nous devons envisager dans une perspective globale la question de la justice et de l’état de droit, en y intégrant tout l’appareil de la justice pénale –non seulement la police mais aussi les avocats, les procureurs, les juges et les fonctionnaires de l’administration pénitentiaire– et aussi de nombreux éléments qui se situent en dehors du cadre de la justice pénale.

 

    Nous devons mieux utiliser les ressources dont nous disposons - afin que les composantes de la justice et de l’état de droit fassent partie intégrante des opérations de paix.

 

    Nous avons besoin de ressources importantes et diverses. Aucun mandat ne pourra être mené à bien sans la mise à disposition, dans les délais voulus, d’un financement adéquat et bien coordonné. Nous avons également besoin d’un personnel de qualité –femmes et hommes–, dont l’affectation pourra s’effectuer rapidement. Il nous faudra peut-être aussi rechercher, en dehors du système des Nations Unies, les ressources qui nous permettront de combler notre déficit éventuel de compétences.

 

    L’action que mène l’Organisation dans ce domaine doit être fondée sur les dispositions de la Charte, les normes des Nations Unies en matière de droits de l’homme et d’administration de la justice et les principes du droit international humanitaire, des instruments relatifs aux droits de l’homme, du droit des réfugiés et du droit pénal.

 

    Cela étant, les interventions uniformisées ne constituent pas une solution viable. Il convient d’associer dès le départ les protagonistes de la scène locale –magistrature, experts de l’administration, société civile et secteur privé. Dans la mesure du possible, nous devrions guider plutôt que diriger, et renforcer plutôt que remplacer. L’objectif doit consister à voir s’implanter, au terme de l’intervention de l’Organisation, des institutions nationales fortes.

 

        Permettez-moi de dire quelques mots au sujet du problème de la justice due aux victimes de crimes passés.

 

    Il est essentiel de mettre un terme au climat d’impunité si l’on veut restaurer la confiance publique et mobiliser un appui international en faveur de l’application des accords de paix.

 

    Nous devons toutefois nous rappeler aussi que le processus qui consiste à rendre justice aux victimes peut prendre de nombreuses années et qu’il ne doit pas s’imposer aux dépens de la nécessité plus immédiate d’instaurer l’état de droit.

 

    Les mécanismes transitoires mis en place aux fins de l’administration de la justice doivent non seulement tendre à établir les responsabilités individuelles vis-à-vis des crimes graves mais aussi tenir compte de la nécessité de parvenir à la réconciliation nationale. Nous devons adapter les mécanismes de la justice pénale aux besoins des victimes, qu’il s’agisse de particuliers ou de la société. Si nécessaire, l’action des tribunaux devra être complétée par celle de mécanismes tels que les commissions «vérité et réconciliation».

 

    Ce faisant, il convient de respecter les normes internationales pertinentes. Il ne devrait pas y avoir d’amnistie pour les crimes de guerre, le génocide, les crimes contre l’humanité et autres manquements graves aux droits de l’homme et au droit international humanitaire. Par ailleurs, les droits des accusés doivent être scrupuleusement respectés.

 

    Nous savons également qu’il ne saurait y avoir de véritable paix sans justice.

 

 

 

 

 

 

TERRORISME

 

Le terrorisme, n’est jamais justifié.  Nul ne peut donner à autrui le droit de tuer des civils innocents.  Le terrorisme ne sert aucune cause, aussi digne soit-elle : il ne peut que la pervertir, et donc lui nuire.

nous devons essayer de comprendre le phénomène.

les terroristes sont souvent des êtres rationnels et décidés qui élaborent des plans précis pour parvenir à des fins politiques

Le recours à la force est parfois la seule façon de neutraliser des groupes terroristes.  Mais il y a bien d’autres choses à faire pour éliminer le terrorisme.

Le désespoir est le terreau du terrorisme.  Les terroristes recrutent des membres et des partisans parmi ceux qui ne trouvent pas de moyens pacifiques et légitimes de faire entendre leurs griefs, ou ont l’impression d’avoir épuisé ces moyens.  Ainsi, l’aliénation de la population profite à de petits groupes qui opèrent dans l’ombre.

Toutefois - quelques individus malfaisants - ne rendent pas cette cause moins juste, pas plus qu’il ne nous dispense de l’obligation de répondre à des griefs légitimes.

le terrorisme ne sera vaincu que si nous faisons le nécessaire pour régler les différends politiques et les conflits qui font qu’il trouve des adeptes.

Il faut - gagner les coeurs et les esprits. Pour ce faire, nous devons nous efforcer de régler les différends politiques, présenter et mettre en oeuvre un programme pour la paix et pour le développement, et promouvoir les droits de l’homme. 

dans la lutte contre le terrorisme, les idées comptent pour beaucoup. Nous devons présenter une conception du monde plus convaincante que celle de certains terroristes.

par nos paroles et par nos actes - nous luttons pour notre propre cause : celle de la paix, du règlement des conflits, des droits de l’homme et du développement.

respecter les limites qu’impose le droit international humanitaire en ce qui concerne le recours à la force. 

Il y va de nos valeurs communes.

les droits de l’homme ne peuvent être sacrifiés au profit de la lutte contre le terrorisme. 

 

 le principe moral qui sous-tend les droits de l’homme, celui d’un profond respect pour la dignité de chaque individu, est une de nos armes les plus puissantes pour combattre le terrorisme. 

 

La promotion et la défense des droits de l’homme, ainsi que le respect le plus strict du droit international humanitaire, doivent donc être les piliers de la lutte antiterroriste.

atrocités - bombardements - tortures - assassinats programmés - dégats subsidiaires - Ces actes ne sont pas seulement illégaux et injustifiables. Ils sont aussi susceptibles d'être exploités par les terroristes, qu'ils aideront à recruter des adeptes et à nourrir le climat de violence qui fait leur jeu

« la tolérance est trop souvent la première victime de la “guerre contre la terreur”, qui est largement perçue, en particulier par les musulmans, comme une guerre contre l’islam » -  

Ce qui doit se profiler à l’horizon. - C’est un monde meilleur et plus juste. Pour cela, il nous faut un programme précis. C’est pourquoi la Déclaration du Millénaire, loin de perdre de son importance, ne fait qu’en gagner, et c’est pourquoi il est impératif que les promesses qu’elle contient se concrétisent. 

- Tout cela, nous ne pouvons bien le faire qu’ensemble, par l’intermédiaire des institutions multilatérales, principalement l’Organisation des Nations Unies.

 

 

REFORMES INSTITUTIONNELLES  

 

il y a à peine un mois, à Bagdad, l’Organisation des Nations Unies elle-même a subi une attaque délibérée d’une extrême violence, au cours de laquelle la communauté internationale a perdu quelques-uns de ses meilleurs serviteurs.

 

nous devons prendre des mesures plus efficaces pour garantir la sécurité de notre personnel. Je compte sur votre plein appui juridique, politique et financier.

 

Quelle que soit notre opinion sur les événements des derniers mois, il est crucial pour nous tous que l’issue soit un Iraq stable et démocratique, en paix sur le plan intérieur et avec ses voisins, et qui contribue à la stabilité de la région

 

S’il faut plus de temps et de patience pour élaborer une politique qui soit à la fois collective, cohérente et réalisable, je pense personnellement que ce temps serait bien utilisé. En fait, c’est de cette manière que nous devons aborder toutes les crises urgentes – et elles sont nombreuses – auxquelles nous devons faire face aujourd’hui.

 

Le désaccord, semble-t-il, concerne la manière dont nous réagissons à ces menaces.

 

Depuis la fondation de notre Organisation, les États ont généralement essayé de faire face aux menaces contre la paix en ayant recours à l’endiguement et à la dissuasion, grâce à un système fondé sur la sécurité collective et la Charte des Nations Unies.

 

L’Article 51 de la Charte stipule que tous les États, s’ils sont l’objet d’une agression armée, peuvent exercer leur droit naturel de légitime défense. Mais jusqu’à présent, il a été entendu que lorsque les États vont au-delà de l’exercice de ce droit et décident d’employer la force pour contrer des menaces plus larges contre la paix et la sécurité internationales, ils ont besoin de la légitimité que seule l’Organisation des Nations Unies peut octroyer.

 

À l’heure actuelle, certains prétendent que cette interprétation n’est plus valable, étant donné qu’une « agression armée » au moyen d’armes de destruction massive pourrait être lancée à tout moment, sans avertissement, y compris par un groupe clandestin.

 

Plutôt que d’attendre que cela se produise, affirment-ils, les États ont le droit et l’obligation d’employer la force d’une manière préemptive, même sur le territoire d’autres États, et même lorsque les armements qui pourraient être utilisés pour les attaquer sont encore au stade de la mise au point.

 

Selon cette interprétation, les États ne sont pas obligés d’attendre qu’il y ait un accord au sein du Conseil de sécurité. Au lieu de cela, ils se réservent le droit d’agir unilatéralement, ou dans le cadre de coalitions ad hoc.

 

Cette logique constitue un défi fondamental aux principes sur lesquels, même si cela ne l’était que d’une manière imparfaite, la paix et la stabilité mondiales ont été fondées depuis 58 ans.

 

si cette logique était adoptée, elle pourrait créer des précédents conduisant à la multiplication de l’usage unilatéral de la force, avec ou sans justification crédible.

 

Mais il ne suffit pas de dénoncer l’unilatéralisme, à moins de répondre également clairement aux préoccupations qui font que certains États se sentent exceptionnellement vulnérables, ce qui les amènent à prendre des mesures unilatérales. Nous devons montrer que des mesures collectives peuvent répondre efficacement à ces préoccupations.

 

Nous vivons peut-être un moment tout aussi crucial qu’en 1945, - un groupe de dirigeants clairvoyants, menés et inspirés par le Président Franklin D. Roosevelt,

 

- Conscients que la race humaine ne disposait que d’un seul monde pour vivre, ils avaient compris qu’à moins de gérer plus sagement ses affaires, l’humanité risquait de disparaître.

 

Ils ont donc élaboré des règles régissant le comportement international et ont mis en place un réseau d’institutions, dont l’Organisation des Nations Unies était le centre, dans le cadre duquel les peuples du monde entier puissent oeuvrer de concert dans l’intérêt commun.

 

Le moment est venu de décider s’il est possible de poursuivre sur la base convenue alors ou si des changements radicaux s’imposent.

 

Et nous ne devons pas craindre de nous interroger sur la pertinence et l’efficacité des règles et instruments dont nous disposons.

 

Parmi ces instruments, le plus important est le Conseil de sécurité lui-même.

 

regagner la confiance des États et de l’opinion publique mondiale, non seulement en démontrant qu’il est en mesure de s’attaquer efficacement aux questions les plus difficiles, mais aussi en devenant plus largement représentatif de la communauté internationale dans son ensemble ainsi que des réalités géopolitiques du monde contemporain.

 

Le Conseil doit se demander comment il réagira face à la possibilité que des États fassent usage de la force de manière préemptive pour répondre à des menaces perçues.

 

Ses membres devront peut-être ouvrir un débat sur les critères applicables à l’autorisation rapide de mesures coercitives pour faire face à certains types de menaces, comme par exemple des groupes terroristes équipés d’armes de destruction massive.

 

Et ils doivent aussi étudier sérieusement le meilleur moyen de répondre à des menaces de génocide ou d’autres violations massives comparables des droits de l’homme

 

Quant à la composition du Conseil, elle est inscrite à l’ordre du jour de cette Assemblée depuis plus de 10 ans

 

Secrétariat - Assemblée - Conseil économique et social - Conseil de tutelle – le rôle de l’Organisation des Nations Unies dans son ensemble pour ce qui est des affaires économiques et sociales, y compris dans ses relations avec les institutions de Bretton Woods – soit repensé et revitalisé.

 

je me propose de constituer un groupe de haut niveau d’éminentes personnalités que je chargerai de quatre tâches :

 

Premièrement, examiner les obstacles actuels à la paix et à la sécurité;

 

Deuxièmement, envisager comment des mesures collectives peuvent contribuer à surmonter ces obstacles;

 

Troisièmement, examiner le fonctionnement des grands organes de l’Organisation des Nations Unies et les relations entre eux; et

 

Quatrièmement, faire des recommandations sur les moyens de renforcer l’Organisation des Nations Unies, par la réforme de ses institutions et procédures.

 

Ce groupe se concentrera sur les menaces à la paix et à la sécurité, mais il lui faudra aussi examiner d’autres défis mondiaux, dans la mesure où ils influencent ces menaces ou y sont liés.

 

L’Organisation des Nations Unies est loin d’être un instrument parfait, mais c’est un instrument précieux.

 

– pour préserver les générations futures du fléau de la guerre, proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et de la primauté du droit, et favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

 

ces buts n’ont rien perdu de leur valeur et de leur urgence. Nous devons les poursuivre résolument.

 

 

Rapport du Secrétaire général sur l’activité de l’Organisation (A/58/1) paix et la sécurité - développement économique et social - aide humanitaire - droit international - droits de l’homme - environnement

   

La guerre d’Iraq a mis à rude épreuve le principe de la sécurité collective et la force morale de l’Organisation, l’ONU sortira plus forte de cette épreuve si, nous réfléchissons à ce que nous voulons qu’elle devienne

 

droits de l’homme - ne doivent pas être sacrifiés à la lutte antiterroriste

 

désarmement - reste au premier plan des préoccupations.  Le désarmement exige la coopération multilatérale, et n’est possible que dans un climat de confiance,

 

développement économique et social - le décalage considérable entre la rhétorique de la solidarité et la réalité de l’exclusion - les efforts de paix resteront vains si cet écart n’est pas comblé.

Pour affronter les multiples problèmes internationaux du moment, que les gouvernements, livrés à eux-mêmes, n’ont pas les moyens de résoudre, il importe de nouer des partenariats et des alliances - secteur privé - organisations non gouvernementales - société civile

 

prévention et de règlement des conflits - partenariats noués avec les organisations régionales

 

action humanitaire - Au début de 2003, le nombre total des réfugiés était estimé à quelque 10,3 millions, indique le rapport, soit 1,7 million (ou 14 %) de moins qu’un an plus tôt. 

problèmes de financement des opérations d’urgence - au cours des 12 derniers mois, sur les 27 appels globaux pour un total de 5,8 milliards de dollars - seulement, 52% de ce montant ait été réuni au 21 juillet 2003. 

 

interventions humanitaires - efficaces exigent une bonne coordination et une mobilisation rapide des ressources - le système des Nations Unies dans son ensemble s’emploie à opérer une transition sans heurt de la phase de fourniture d’aide humanitaire à celle des activités de développement au lendemain des conflits. 

 

novembre 2002 - rapport sur la protection des civils dans les conflits armés, trois problèmes : a) la violence sexiste dans les crises humanitaires et les situations de conflit b) les conséquences néfastes de l’exploitation des conflits à des fins commerciales c) la montée de la menace terroriste dans le monde. 

Pour palier ces problèmes, de nombreuses mesures ont été prises, comme par exemple l’intégration des principes de protection dans le mandat de certaines missions de maintien de la paix

 

coopération au développement

 

l’Organisation a continué d’aider les États Membres à réaliser les objectifs de développement du Millénaire - le système des Nations Unies et ses institutions spécialisées ont continué de chercher à renforcer la cohérence de leurs politiques et programmes, afin d’améliorer l’efficacité et l’impact de leur appui au niveau des pays

 

santé financière - après plusieurs années de progrès continu, le nombre de pays ayant versé la totalité de leur quote-part du budget ordinaire diminue à nouveau et le budget ordinaire pourrait redevenir déficitaire

 

participation de la société civile - aspect important de la réforme de l’Organisation des Nations Unies, plaidant pour une intensification des partenariats avec les associations de la société civile et le monde des affaires.

 

VIH/sida - objectif prioritaire des activités opérationnelles de l’Organisation en matière de développement - en 2002, grâce aux groupes thématiques de l’ONU sur le VIH/sida 102 pays ont pu se doter de plans stratégiques nationaux multisectoriels de lutte contre cette maladie. 

ONUSIDA - Sur bien des plans, il y a eu progrès- 1,5 milliards de dollars ont été engagés dans 93 pays.- gouvernements, organismes des Nations Unies, société civile collaborent davantage

la grande majorité des États Membres ont adopté des stratégies nationales multisectorielles de lutte contre le VIH/sida.

sociétés - adoptent des politiques concernant le sida sur le lieu de travail.

société civile participe de plus en plus

groupes confessionnels sont de plus en plus actifs

 

Pourtant,

Le rapport ne laisse aucun doute : nous n’atteindrons aucun de ces objectifs d’ici à 2005.

financement - il y a eu des progrès, mais ils sont loin d’être suffisants.

Au cours de l’année écoulée, 4,7 milliards de dollars, les fonds consacrés à la lutte contre le sida dans les pays à revenu faible ou intermédiaire Pourtant, ce sont 10 milliards de dollars qui doivent être mobilisés chaque année d’ici à 2005. Les ressources doivent continuer d’augmenter, dans le cadre du Fonds mondial mais aussi d’autres initiatives, notamment celles des gouvernements des pays fortement touchés.

un tiers des pays fortement touchés n’ont toujours adopté aucune stratégie pour la prise en charge des enfants, dont les parents ont succombé au sida.

deux tiers des pays du monde n’offrent aux membres des groupes les plus à risque aucune protection juridique contre la discrimination.

Parmi toutes les personnes qui voudraient savoir si elles sont porteuses du virus, seule une sur neuf peut se faire tester; en Afrique subsaharienne, seule une personne sur 16 a cette possibilité.

Et parmi les femmes enceintes qui reçoivent des soins anténataux, seule une sur 20 bénéficie de services qui pourraient l’aider à éviter de contaminer son enfant ou d’un traitement qui prolongerait son espérance de vie.

 

 

 

Pacte du Millénaire pour le  développement

 

Manœuvre vis-à-vis des donateurs afin de définir une action publique appropriée aux données locales.

 

Sans réelle appropriation par les pays concernés, les programmes nationaux ne seront pas adaptés à ces conditions locales, pas plus qu’ils ne seront durables politiquement

 

-         doivent également respecter les droits de l’homme - l’État de droit et inciter à une mise en œuvre honnête et efficace

-         Une fois ces conditions remplies, les pays pauvres devraient pouvoir compter sur une aide bien plus conséquente - tant sur un plan financier que dans l’adoption de règles du jeu plus justes en matière – commerce -  finances – science - technologie.

 

se concentrer sur les pays - où le niveau de développement humain est le plus faible - dont les progrès ont été les plus lents  

- Pour ces pays, les réformes politiques et une aide au développement plus conséquente sont essentielles.

 

Années quatre-vingt-dix

-         les forces du marché - La mondialisation était considérée comme le nouveau moteur du progrès économique à l’échelle planétaire.

-         Une bonne gouvernance économique, fondée sur un petit nombre de préceptes : stabilité macro-économique, libéralisation des marchés et privatisation des activités de production et de distribution des biens et services.

-         Cette croissance, à son tour, était censée apporter une large amélioration dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’alimentation, du logement et de l’accès aux infrastructures debase, telles que l’eau courante ou les installations sanitaires. Elle devait in fine permettre à ces pays de se libérer du joug de la pauvreté.

 

Chine, en Inde et dans des dizaines d’autres pays en développement. Des milliards d’êtres humains bénéficient de niveaux de vie plus élevés  et vivent plus longtemps grâce aux forces du marché mondial et aux politiques nationales qui contribuent à les maîtriser.

 

Mais - la mondialisation tient d’autres régions, ainsi que maintes catégories de population à l’intérieur des pays, à l’écart de ses bienfaits

 

-         l’Afrique subsaharienne -une partie de l’Europe de l’Est et de la Communauté des États indépendants (CEI), et de nombreux pays d’Amérique latine et du Proche-Orient n’ont rien connu de tel

-         le VIH/sida les enfoncent encore un peu plus – cercle vicieux de la misère et de la maladie.

-         Le progrès économique et social oublie souvent aussi - minorités - jeunes filles - femmes, victimes d’une discrimination sexuelle qui restreint leur accès aux écoles, aux services publics, à l’emploi et à la propriété privée.

 

Les raisons

- L’une des plus courantes est la mauvaise gouvernance. Lorsque les gouvernants

sont corrompus, incompétents, ou qu’ils n’ont aucun compte à rendre à leur population.

- Lorsque les inégalités de revenus sont très élevées, les riches ont souvent la mainmise sur

l’appareil politique, et se préoccupent peu des pauvres.

- si les États s’abstiennent d’investir correctement dans la santé et l’éducation de leur population, la croissance économique finira par s’enrayer, faute de main d’œuvre qualifiée et en bonne santé.

En l’absence d’une gouvernance saine en termes de politique économique, de droits de l’homme, de bon fonctionnement des institutions et de participation démocratique à la vie politique, aucun pays à faible développement humain ne peut espérer voir ses efforts de développement aboutir sur le long terme, ni bénéficier d’une aide accrue de la part des pays donateurs.

# problèmes structurels graves, qui échappent – et de loin – à leur contrôle

 

Ces problèmes tiennent :

 - système international des échanges - bloque les exportations - subventionnent -  barrières commerciales  - dette extérieure - géographie ( trop petits et trop isolés - Mali 11 millions PNB d’environ 2,6 milliards de dollars, l’économie de ce pays est comparable à celle d’une petite ville d’un pays riche 85 000 personnes - coûts de transport - marché intérieurs exigus - matières premières traditionnelles ( lenteur de la croissance du marché mondial de ces produits) - absence de progrès technologique - cours mondiaux à la baisse

Cette forte dépendance structurelle vis-à-vis d’un petit nombre de matières premières d’exportation ne laisse aucune chance de succès à long terme. Cette situation affligeante est celle d’une grande partie de l’Afrique subsaharienne, de la région andine et de l’Asie centrale.

 

Ces difficultés structurelles sont exacerbées par - croissance démographique d’autant plus

rapide que le développement humain est faible – diminution des terres cultivables - dégradation de l’environnement - maladies - autres contraintes de nature écologique.

 

# il reste des raisons d’espérer - appellent des solutions pratiques et éprouvées - supposent notamment des changements de politique - des investissements beaucoup

plus importants dans l’infrastructure, la lutte contre les maladies et la durabilité des ressources

écologiques de la part des pays pauvres

 

# croissance économique - elle augmente directement le revenu moyen des ménages - a ainsi souvent permis aux populations démunies de s’élever au-dessus du seuil de pauvreté.

 

ces bienfaits ne sont pas automatiques

c’est lorsque les inégalités de revenus initiales sont faibles que la croissance économique réduit le plus la pauvreté monétaire

 

Ainsi le Pacte privilégie-t-il les actions qui permettent aux populations pauvres de bénéficier

de la croissance globale, en mettant l’accent sur l’élargissement de l’accès aux biens essentiels.

sécurité des baux agricoles - faciliter la création de petites entreprises - favoriser les exportations de produits nécessitant une forte main-d’œuvre - élargir l’accès aux micro-crédits.

 

# Cette croissance agit aussi de manière indirecte - augmentant les revenus de l’État - ses investissements accélèrent la croissance économique en relevant la qualification et la productivité de la main-d’œuvre - dès lors que l’action publique fait en sorte que les populations pauvres bénéficient de ses retombées.

 

Néanmoins, seule la croissance peut pérenniser ces progrès, car tôt ou tard, dans une

économie en stagnation, le déficit budgétaire finit par éclipser les autres considérations

 

# L’égalité des sexes joue un rôle central dans chacun de ces domaines

 

La relation très forte qui unit, d’une part, la productivité et, d’autre part, la santé des mères et des filles - est trop souvent entravée

Les filles qui on reçu une instruction scolaire se marient plus tard que les autres ; elles ont moins d’enfants, qui eux-mêmes seront plus instruits et en meilleure santé. Et leurs revenus sont plus élevés sur le marché du travail

ces avantages potentiels sont gaspillés - lorsque les femmes n’ont pas leur mot à dire dans les décisions du ménage, les synergies entre la productivité, la santé et l’éducation sont réduites la portion congrue.

 

L’égalité sociologique entre les sexes est donc plus qu’une forme de justice sociale : c’est une condition du développement.

Le message est simple : pour échapper aux pièges de la pauvreté, les pays doivent atteindre certains seuils critiques – en matière de santé, de compétences, d’instruction, d’infrastructure et de gouvernance. Or, des dizaines de pays pauvres sombrent actuellement en dessous de ces seuils - pour des raisons qui échappent totalement à leur contrôle.

 

C’est ici que le Pacte du Millénaire pour le développement entre pays riches et pauvres doit intervenir. Si un pays définit une politique appropriée et s’engage à appliquer celle-ci en usant de bonne gouvernance, alors la communauté mondiale – au travers des organisations internationales, des donateurs bilatéraux, des agents économiques privés et des organisations de la société civile – doit l’aider à atteindre ces seuils critiques par une aide accrue.

DIFFÉRENTES CATÉGORIES D’ACTION

approche diversifiée - Six catégories d’action sont essentielles :

 

 investir dans le développement humain

        condition d’une croissance soutenue - Les investissements publics -  peuvent permettre des avancées considérables dans la santé, la démographie, l’alimentation, l’éducation, l’eau et l’hygiène publique.

        Les technologies requises sont bien connues et leur efficacité n’est plus à démontrer. D’importants progrès peuvent donc –  être réalisés en matière de santé et d’instruction

 

augmentation de la productivité des petits agriculteurs pauvres

-         techniques améliorées - meilleures semences - travail du sol - rotation des cultures - lutte contre les nuisibles – irrigation – stockage - transport

-         à long terme, il est possible de réformer le système de propriété foncière afin de protéger les exploitants et de les encourager à investir²dans des travaux d’amendement des sols

 

faciliter la diversification économique

- simple à réaliser dans certains endroits - villes portuaires – nœuds routiers – grandes villes

 

promotion des sciences et des technologies

        De nombreuses réussites en matière de développement, celles des tigres est-asiatiques, en particulier, sont passées par le développement d’activités non traditionnelles via des exonérations fiscales temporaires - zones franches d’exportation - zones économiques spéciales - aides fiscales à l’investissement - financement ciblé sur la recherche-développement -  aides publiques sous forme d’infrastructures et de terrains. - incitations spéciales - établissements de micro-crédit

        Comme pour les terres, la sécurité d’occupation pour le logement des populations urbaines défavorisées peut par ailleurs déboucher sur une augmentation des investissements productifs de ces agents économiques.

 

promouvoir les droits de l’homme

-         gouvernance démocratique – pauvres – minorités - femmes - les institutions politiques doivent permettre - de prendre part aux - les protéger de l’arbitraire

-         C’est en approfondissant la démocratie par une réforme des structures de gouvernance –décentralisation, par exemple – que l’on pourra renforcer le poids des personnes défavorisées dans la prise de décision.

 

meilleure gestion de l’environnement et de la ville

-         en particulier afin de protéger les personnes défavorisées

-          Ce n’est pas un hasard si de nombreux sites géographiques parmi les plus pauvres du monde souffrent d’une très forte variabilité climatique - Ces zones sont également en proie aux effets des changements climatiques à long terme - la croissance rapide de la population et une activité économique oublieuse de l’environnement - font peser des contraintes - dégradation des habitats - déforestation - terres arables - nappes sous-terraines d’eau douce - zones de pêche

 

Une contribution accrue des donateurs

- est essentielle pour permettre aux pays les plus pauvres d’atteindre ces seuils minimaux, ces financements devant s’accompagner d’une meilleure gouvernance et d’une meilleure utilisation des ressources

 

 

 

Objectifs du Millénaire pour le développement

 

Les 191 Etats Membres de l’Organisation des Nations Unies se sont engagés à réaliser, d’ici à 2015, les objectifs suivants :

 

Objectif 1 : Réduire l’extrême pauvreté et la faim

• Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour.

• Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim.

Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous

• D’ici à 2015, donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires.

Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes

• Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d’ici à 2005 si possible et à tous les niveaux de l’enseignement en 2015 au plus tard.

Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile

• Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.

Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle

• Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle.

Objectif 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

• D’ici à 2015, avoir stoppé la propagation du VIH/sida et commencé à inverser la tendance actuelle.

• D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres grandes maladies, et avoir commencé à inverser la tendance actuelle.

Objectif 7 : Assurer un environnement durable

• Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales.

• Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau de boisson salubre.

• Améliorer sensiblement la vie d’au moins 100 millions d’habitants de taudis, d’ici à 2020.

Objectif 8 :Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

• Poursuivre la mise en place d’un système commercial et financier multilatéral ouvert, fondé sur des règles, prévisible et non discriminatoire. Cela suppose un engagement en faveur d’une bonne gouvernance, du développement et de la lutte contre la pauvreté, aux niveaux tant national qu’international.

• S’attaquer aux besoins particuliers des pays les moins avancés. La réalisation de cet objectif suppose l’admission en franchise et hors contingents des produits exportés par les pays les moins avancés; l’application du programme renforcé d’allégement de la dette des PPTE et l’annulation des dettes bilatérales envers les créanciers officiels; et l’octroi d’une APD plus généreuse aux pays qui démontrent leur volonté de lutter contre la pauvreté.

• Répondre aux besoins particuliers des États enclavés et des petits États insulaires en développement (en appliquant le Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires en développement et les conclusions de la vingt-deuxième session extraordinaire de l’Assemblée générale).

• Traiter globalement le problème de la dette des pays en développement, par des mesures d’ordre national et international propres à rendre leur endettement viable à long terme.

• En coopération avec les pays en développement, créer des emplois décents et productifs pour les jeunes.

• En coopération avec l’industrie pharmaceutique, rendre les médicaments essentiels disponibles et abordables dans les pays en développement.

• En coopération avec le secteur privé, mettre les avantages des nouvelles technologies, en particulier des technologies de l’information et de la communication, à la portée de tous.

 

Pour de plus amples informations sur les objectifs du Millénaire pour le développement, voir les sites web suivants :

• www.un.org/french/milleniumgoals/

www.undp.org/french/mdg/mdghome-f.htm

 

 

 

 

 

 

 

INDICATEUR DU DÉVELOPPEMENT HUMAIN

L’indicateur de développement humain (IDH) mesure le niveau atteint en termes d’espérance de vie, d’instruction et de revenu réel corrigé

Développement humain élevé 

 

1 Norvège 2 Islande 3 Suède 4 Australie 5 Pays-Bas 6 Belgique 7 Etats-Unis 8 Canada 9 Japon 10 Suisse 11 Danemark 12 Irlande 13 Royaume-Uni 14 Finlande 15 Luxembourg 16 Autriche 17 France 18 Allemagne 19 Espagne 20 Nouvelle-Zélande 21 Italie 22 Israël 23 Portugal 24 Grèce 25 Chypre 26 Hong-Kong, Chine (RAS) 27 Barbade 28 Singapour 29 Slovénie 30 Corée, Rép. de 31 Brunéi Darussalam 32 République tchèque 33 Malte 34 Argentine 35 Pologne 36 Seychelles 37 Bahreïn 38 Hongrie 39 Slovaquie 40 Uruguay 41 Estoni 42 Costa Rica  43 Chili 44 Qatar  45 Lituanie 46 Koweït 47 Croatie 48 Émirats arabes unis 49 Bahamas 50 Lettonie 51 Saint-Kitts-et-Nevis 52 Cuba 53 Bélarus 54 Trinité-et-Tobago 55 Mexique 56 Antigua-et-Barbuda 57 Bulgarie 58 Malaisie 59 Panama 60 Macédoine, ERYM 61 Jamahiriya arabe libyenne 62 Maurice 

 

63 Russie, Féd. de 64 Colombie 65 Brésil 66 Bosnie-Herzégovine 67 Belize 68 Dominique 69 Venezuela 70 Samoa-Occidental 71 Sainte-Lucie 72 Roumanie 73 Arabie saoudite 74 Thaïlande 75 Ukraine 76 Kazakhstan 77 Suriname 78 Jamaïque 79 Oman 80 Saint-Vincent-et les-Grenadines 81 Fidji 82 Pérou 83 Liban 84 Paraguay 85 Philippines 86 Maldives 87 Turkménistan 88 Géorgie 89 Azerbaïdjan 90 Jordanie 91 Tunisie 92 Guyana 93 Grenade 94 République dominicaine 95 Albanie 96 Turquie 97 Équateur 98 Territoires palestiniens occupés 99 Sri Lanka 100 Arménie 101 Ouzbékistan 102 Kirghizistan 103 Cap-Vert 104 Chine 105El Salvador 106 Iran, Rép. islamique d’ 107 Algérie 108 Moldova, Rép. de 109 Viet Nam 110 Rép. arabe syrienne 111 Afrique du Sud 112 Indonésie 113 Tadjikistan 114 Bolivie 115 Honduras 116 Guinée équatoriale 117 Mongolie 118 Gabon 119 Guatemala 120 Égypte 121 Nicaragua 122 Sao Tomé-et-Principe 123 Îles Salomon 124 Namibie 125 Botswana 126 Maroc 127 Inde 128 Vanuatu 129 Ghana 130 Cambodge 131 Myanmar 132 Papouasie-Nouvelle-Guinée 133 Swaziland 134 Comores 135 Rép. dém. pop. lao 136 Bhoutan 137 Lesotho 138 Soudan 139 Bangladesh 140 Congo 141 Togo

142 Cameroun 143 Népal 144 Pakistan 145 Zimbabwe 146 Kenya 147 Ouganda 148 Yémen 149 Madagascar 150 Haïti 151 Gambie 152 Nigéria 153 Djibouti 154 Mauritanie 155 Érythrée 156 Sénégal 157 Guinée 158 Rwanda 159 Bénin 160 Tanzanie, Rép.-Unie de 161 Côte d’lvoire 162 Malawi 163 Zambie 164 Angola 165 Tchad 166 Guinée-Bissau 167 Congo, Rép. dém. du 168 Rép. centrafricaine 169 Éthiopie 170 Mozambique 171 Burundi 172 Mali 173 Burkina Faso 174 Niger 175 Sierra Leone         

Faible développement humain

Pour de plus amples informations sur les objectifs du Millénaire pour le développement, voir les sites web suivants :

• www.un.org/french/milleniumgoals/

www.undp.org/french/mdg/mdghome-f.htm

 

 

 

 

 

Nations Unies 2003  - Nations Unies 2004 - Nations Unies 2005 - Nations Unies 2006 - Nations Unies 2007


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