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Qui
es-tu, toi qui brilles Serein dans ce joli verre. Qui es-tu,
toi qui me donnes Dans la bouche ce goût amer.
Qui
es-tu, toi qui déformes ames yeux, les images de
la ville ce soir. J'étais seul dans la rue, une porte
s'est ouverte, un morceau de ce rêve que cherchent
tous les perdus m'a pris dans ses bras.
J'étais
seul dans la rue sans âme, vide. J'avançais
doucement bercé par mes pas.
Qui
es-tu, toi qui m'entraînes dans ce rêve d'oubli.
Qui
es-tu, toi qui me détruis, qui brûles dans
mes veines, qui hurles dans ma tête
Comme
une horde de loups. Toi qui cherches ma pensée, toi
qui balaies mon univers. Toi qui me tiens là
A
ce comptoir, enchaîné. a Salaud , tu clignes
de l'oeil, tu m'invites pour une tournée Tu ris de
me voir sombrer
dans
tes flots empoisonnés.
Et
puis non ! tu es trop malin Tu veux sourire dans ton écrin.
Je retourne dans la rue, je serai seul, cela n'est rien.
Je ne veux pas de ta chaleur.
Ah
! dans la grande ville peut-être que dans mes pas
viendront ceux d'un ami, j'ai encore de l'espoir ma vie
n'est pas finie.
Malgré
ton bel attrait J'ai vraiment peur de toi Tu es trop fort
pour moi.
Gérard
Thomas Le Blavet.
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