Peut-on
croire aux vertus de l'alcool?
l'alcool
désaltère? l'alcool désaltère?
Boire
de l'alcool donnerait "avec la fraîcheur,
le sourire" un plaisir tonifiant en bouteille
Quels
que soient la couleur, le goût, l'alcool but en quantité
excessive ne désaltère pas, au contraire,
il déshydrate.
Chacun
peut le constater: à la suite d'un repas copieusement
arrosé, la diurèse (sécrétion
abondante d'urine) augmente considérablement alors
que la soif persiste.
Les
grands alcooliques ingurgitent de nombreux litres de liquide
chaque jour. Le seul désir de l'alcool ne suffit
pas à expliquer cette soif intense. Il s'agit en
fait d'un manque d'eau. L'alcool bloque la sécrétion
de l'hormone neurohypophysaire. Ainsi le mécanisme
de la sécrétion urinaire est-il interrompu.
Il
en résulte que plus on boit d'alcool, plus on se
déshydrate, plus on a soif, plus on s'intoxique.
l'alcool
réchauffe? l'alcool réchauffe?
C'est
un préjugé tenace et profondément inscrit
dans nos mentalités.
Chacun
connaît le chien Saint Bernard avec son tonnelet de
rhum, qui doit sauver le montagnard égaré.
Beaucoup
croient que la goutte au petit matin d'hiver, le grog au
rhum, le "punch bien tassé" les bols de
vin et de cidre chauds, garantissent contre le froid et
le risque de grippe.
Illusion;
l'alcool ne protège pas contre le froid.
L'alcool,
en dilatant les petits vaisseaux sanguins situés
sous la peau, donne une sensation de chaleur et de bien-être.
En réalité, après une absorption d'alcool,
une perte de calories abaisse la température centrale.
50 à 75 grammes d'alcool provoque une chute d'un
demi degré.
Ce
mécanisme de refroidissement explique de nombreux
cas de pneumonie chez les grands buveurs.
Pour
réchauffer un accidenté il faut lui donner
un aliment énergétique sous un petit volume
"sucre", et jamais de l'alcool.
l'alcool
donne des forces? l'alcool donne des forces?
Sans
mon litre de rouge, pas moyen de travailler...
L'énergie
libérée par l'alcool n'est pas utilisable;
même si le travail augmente la consommation d'énergie
par rapport au repos, l'alcool est toujours brûlé
en même quantité et à même vitesse.
Ceci prouve que l'énergie a été puisée
à un autre source.
l'alcool
conserve? l'alcool conserve?
La
publicité pro-alcoolique ne retient que le cas du
"père x", grand buveur, qui a gardé
"bon pied, bon oeil" malgré son grand âge.
Elle ne parle pas des autres, morts prématurément
de cirrhose ou de delirium. Elle veut ignorer les personnes
sobres, plus nombreuses à vivre âgées,
remarquable de santé et d'esprit.
l'alcool, un médicament?
l'alcool, un médicament?
Cette
croyance fait encore recette.
Le
"chabrot, le grog au rhum, le vin et le cidre chauds,
l'alcool de menthe, la chartreuse, le cordial..." servent
encore de potion magique!!
Le
champagne, le porto, le bordeaux, ne "remonte"
pas le malade. L'excitation passagère supprimant
la sensation de faiblesse peut être obtenue plus sûrement
par des médicaments stimulants ou des boissons reconstituantes
( lait, jus de fruits). On éviterait ainsi les risques
d'habitude et d'accoutumance.
Ces
pratiques sont particulièrement nocives pour les
enfants et les personnes affaiblies.
l'alcool
stimule? l'alcool stimule?
Le
rôle de l'alcool comme excitant est bien connu. L'alcool
fait disparaître dans une impression d'euphorie, les
signaux d'alarme qui contraindraient au repos.
Il
perturbe tous les centres nerveux: au niveau du système
nerveux central l'alcool, qui produit successivement un
effet excitant puis un effet dépresseur, risque d'accentuer
les effets dépresseurs.
De
plus combiné avec certains médicaments, il
en modifie dangereusement l'activité. Les observations
cliniques et expérimentales ont mis en évidence
ces interactions alcool-médicament, en particulier
avec les anesthésiques, les hypnotiques, les tranquillisants,
les stimulants, les cardio-vasculaires, les anticoagulants,
etc., qui ne sont pas toujours prévisibles.
l'alcool
un aliment? l'alcool un aliment?
C'est un préjugé, le plus répandu,
le plus solidement enraciné, tenace et soigneusement
entretenu par la propagande pro-alcoolique.
Ce
préjugé repose sur le constat d'un fait mal
analysé:
-Le
fait: la combustion de l'alcool libère 7 calorie
par gramme.
-le
préjugé: puisque l'alcool produit des calories,
il est capable de nourrir; il peut même remplacer
d'autres aliments.
-L'erreur:
on ne vérifie ni l'utilisation de ces calories libérées
par l'alcool, ni les conséquences d'une absorption
massive et prolongé de cet aliment.
Si
donc l'alcool peut présenter un agrément au
cours d'un repas pour sa saveur et sa stimulation gustative,
il n'est absolument pas indispensable à la ration
alimentaire normale.
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