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pagnie par lui choisie. Conclusion: dans ces conditions, on comprend mieux la participation record (sans précédent dans une Municipale à Orange depuis 1946) aux élections de mars 2001: 76,6%. Les bureaux qui ont le plus voté Bompard sont aussi ceux où la participation a été, sauf exception, la plus forte (entre 78,8% et 85,9% pour un vote Bompard de 62,76 à 64,24%, contre 59,9% sur l'ensemble de la commune). C'est le bureau situé dans le quartier HLM de Fourchesvieilles qui a connu la plus forte abstention (31,7%); c'est aussi celui où Bompard a fait son moins bon score (50,9%). Le bureau le plus favorable à Bompard (65,6%) est implanté dans un quartier de copropriétés situées au nord de la ville, au bord de la RN 7, juste en face du quartier HLM de Fourchevieilles, où habite une population considérée par les « petits blancs » comme dangereuse, parce qu' « immigrée » et encore plus pauvre qu'eux..
Conclusion générale:
Dans une ville, dont la moitié de la population active travaille dans la fonction publique (militaire, territoriale, hospitalière et éducative), et qui est, néanmoins, de tradition radicale et poujadiste, fortement conservatrice, Bompard est le premier maire depuis 40 ans à être réélu, et, qui plus est, dès le premier tour. Orange a longtemps sorti les sortants, quelle que soit leur couleur politique, jusqu'à ce qu'elle ait rencontré quelqu'un qui épouse exactement ses craintes, ses haines et son aspiration à continuer à « vivre comme au bon vieux temps » (càd à l'époque coloniale). L'effondrement de la »Droite républicaine » , précipité par la nullité (symptôme d'un certain désintérêt de la bourgeoisie locale pour les affaires municipales) et par le populisme de ses représentants locaux, a été favorisé par les positions réactionnaires et les calculs politiciens à courte vue du député RPR et de l'appareil départemental de ce parti. L'hémorragie subie par la Gauche (15,59% en 2001 -à quoi on peut ajouter les 6,7% de la Liste citoyenne -, contre plus de 35% en 95) est due à la faiblesse de son implantation dans les milieux populaires - ainsi, sans doute, qu'à une certaine défiance de ceux-ci vis-à-vis de la Gauche gouvernante -, à la médiocrité de ses responsables (dont la plupart, comme ceux de la Droite, occupent l'espace public depuis plus de vingt ans, et ont été associés à la défaite de 95) et à l'incapacité d'Alerte Orange à la dynamiser et à la renouveler. Le pétainisme clochemerlesque a sans doute encore quelques
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