Répétition pure et simple d’un mot ou d’un groupe de mots.
- "L’homme est un loup pour l’homme."
| - "Je suis allé au marché aux fleurs
Et j’ai acheté des fleurs Pour toi Mon amour Je suis allé au marché à la ferraille Et j’ai acheté des chaînes Pour toi Mon amour." |
(J.Prévert) |
| - "Je suis hanté. L'azur ! L'azur ! L'azur ! L'azur !" | (Stéphane Mallarmé) |
| - C'est n'être bon à rien que n'être bon qu'à soi. | (Voltaire) |
Anadiplose :
Reprise en début de phrase d’un syntagme de la phrase qui précède.
- "Pour moi, c’est un malheur. Un malheur, tout le monde sait ce que c'est."
Epanadiplose :
Reprise en fin de phrase du syntagme de la phrase qui précède.
| - L'enfance sait ce qu'elle veut. Elle veut sortir de l'enfance." | (Cocteau) |
Concaténation :
Gradation où un mot se répète d’un syntagme à l’autre et les enchaîne.
| - "L'univers est seul, seul et vide, vide dans l'attente d'un dieu, un dieu naïf, plein d'ambition." | (Alis) |
Karanamala :
(Inde) Concaténation employée en poésie.
- "Sans satisfaction, comment y aurait-il apaisement ? Sans apaisement, bonheur ; sans bonheur, plaisir ; sans plaisir, béatitude ?".
Battologie :
Répétition oiseuse des mêmes pensées sous les mêmes termes.
Parastase :
Accumulation de phrases qui reprennent la même pensée, parfois de façon obsessionnelle.
Réduplication :
Répétition d'un même mot dans la phrase :
| - "O triste, triste était mon âme,
A cause, à cause d'une femme." |
(Verlaine) |
Régression :
Répétition de mots se trouvant en début de phrase pour les expliquer un à un :
| - "Elle le quitta avec impatience et dédain : impatience parce qu'il la contrariait, dédain parce qu'il n'était pas riche." | (Montherlant) |
Texte qui se termine par un retour au point de départ.
- La leçon et La cantatrice chauve de Ionesco.
Mots en chaone :
dans les chansons et comptines : Chapeau de paille, paillasson, somnambule, bulletin, tintamarre...
Reproduction d'un lien syntaxique (dont, qui, mais...).
| - "Ces coques d'acajou que la mer roule, que le vent polit, que le temps patine et que l'homme caresse." | (Alis) |
Texte placé au début et à la fin d’un texte, d’un poème...
Rondeau (poésie).
Répétition
On y emploie plusieurs fois le même terme pour le simple ornement du discours ou pour rendre une expression plus forte.
| - "L’argent, l’argent, sans lui tout est stérile." | (Boileau) |
| - "Ma fille, tendre objet de mes dernières peines,
Songe au moins, songe au sang qui coule dans tes veines..." |
(Voltaire) |
| - "Je ne dépends de personne... je n'ai besoin de personne et je ne demande rien à personne." | (Labiche) |
| - "Fuir ! Là-bas fuir !" | (Mallarmé) |
Anaphore
(du grec ana - encore - et phero - apporter -) :
Répétition du même mot en tête des phrases :
| - "Semblable à la nature, semblable au duvet, semblable à la pensée..." | (Michaux) |
| - "Ceux qui pieusement,
Ceux qui copieusement, Ceux qui tricolorent..." |
(Prévert, Paroles) |
| - "Rome ! l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant ! Rome qui t'as vu naître, et que ton cœur adore ! Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !" |
(Corneille) |
| - "Paris brisé. Paris martyrisé. Mais Paris libéré." | (De Gaulle) |
Epiphore,
épistrophe :
Répétition du même mot à la fin des phrases :
| - "Les courtes plaisanteries sont les meilleures, Monsieur. La justice aura le dernier mot, Monsieur." | (Bernanos) |
| - "Il était un grand mur blanc, nu, nu, nu
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute, Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec." |
(Charles Cros) |
Symploque :
Emploi simultané de l'anaphore et de l'épiphore :
| - "Les yeux noirs de Stella, les yeux d'oiseau de Stella, se dilataient dans son visage creusé." | (A. Hébert, Le torrent) |
Conjonction :
Répétition des marques de coordination (=Polysyndète).
| - "Puis vient le jour où l’on sait qu’on est pauvre et misérable et malheureux et aveugle et nu..." | (Kerouac) |
Rappel : Insertion d’un
segment explicatif qui reprend une idée ou un mot.
| - "Ca va tout de suite (l’air) vous faire du bien..." | (Joyce) |
Reprise :
Répétition de la structure d'une phrase.
Homéoptote
(du grec homios, "même" et ptosis, "cas") :
Les phrases (ou les vers d'un poème) se terminent sur le même temps grammatical
(voir aussi homéotéleute).
Palilalie, palimphrasie :
Trouble psychiatrique se traduisant par une répétition involontaire
du même mot ou de la même phrase.
Enumération d'expressions désignant la même chose et pouvant être utilisées l'une à la place de l'autre.
| - "J’assure, j’atteste, je certifie, je jure que le fait est faux..." | (Corneille, Le Cid) |
Consiste à disposer les mots par ordre croissant ou décroissant de longueur ou d’importance.
| - "Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre." | (La Fontaine) |
| - "Va, cours, vole et nous venge." | (Corneille, Le Cid) |
| - "A dix pas de moi, sur le dos d'une vague, j'aperçus un gros poisson, un énorme poisson, un poisson comme on en voit guère, un poisson comme on n'en voit pas." | (A. Dumas) |
Climax (gradation ascendante),
anticlimax.
Bathos :
Gradation ascendante brusquement interrompue.
| - "Dans ses bras parfumés, le diable m’emporte. Il me soulève, je décolle, je pars... (elle frappe le sol du talon)... et je reste." | (Genêt, Les Bonnes) |