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Le 21 février 1998.
J'inaugure très tardivement (pardon à ceux qui ont attendu) cette page avec un petit recueil de nouvelles d'Émile Zola entièrement en HTML (c'est l'inauguration!). Ces textes empreints de cynisme, d'humour noir et de poésie donnent une image du maître assez différente de celle qu'on enseigne dans les lycées !
Voici donc (reclassées par ordre alphabétique et sans illustrations) les Esquisses Parisiennes:
Les repoussoirs (Tout à fait entre nous, c'est celle que je préfère. Si vous voulez voir Émile se moquer de Zola, c'est celle que vous devez lire !)
Le 6 mai 1998.
Je continue décidément à accumuler les retards! Pour le mois de mai, voici 2 textes de Mérimée:
- sa plus belle nouvelle fantastique (de mon point de vue), Lokis, vous est proposée dans un ZIP:
- en prime, un texte inédit (publié uniquement en revue en 1852), non du littérateur, mais de l'inspecteur général des Monuments Historiques. C'est un texte très croustillant, historiquement sans doute le premier à mettre en cause l'origine celtique des mégalithes. En voici un cours extrait, qui vous donne le ton:
" Si l'on demande aux celtomanes quelle a été la destination des dolmens, ils répondront sans hésiter que ce sont des autels où les Gaulois sacrifiaient des hommes. Ils décrivent la position de la victime et la manière dont les Druides procédaient, avec autant de détails, que s'ils avaient assisté à ces horribles cérémonies. Tous vous montreront les rigoles creusées dans
pierre horizontale pour l'écoulement du sang de la victime. Pour moi j'ai eu le malheur de n'avoir pu voir ces rigoles que sur un seul domaine[sic], à Gauria en Corse. Je suis loin de défendre le culte de nos ancêtres, mais qui peut affirmer que ces rigoles n'ont pas été creusées pour préserver la pierre de la pluie! "
J'espère qu'il vous donnera envie de lire (en HTML):
A ce propos, si l'archéologie vous intéresse, regardez donc mes signets...
Edition spéciale du 31 mai 1998.
Je modifie le programme annoncé pour une édition spéciale. Voilà un certain temps déjà que le beau site canadien qu'est Alexandrie ne répond plus.
De ce fait, le seul roman d'Alexandre Dumas père disponible, à ma connaissance, en Français et en version intégrale sur la toile ( Les trois mousquetaires ), n'est plus accessible ( momentanément ? En tous cas, je l'espère ! ).
Qu'un auteur aussi génial et aussi prolifique qu'Alexandre Dumas père ne puisse plus être lu gratuitement que dans des traductions anglo-américaines ( cherchez, vous trouverez une bonne dizaine d'oeuvres accessibles aux anglophones... ) me surprend. J'ai tenté de prendre la chose avec philosophie. Voici un roman méconnu de Dumas, qui n'est en fait qu'une traduction d'Alexandr Bestoujev, plus connu sous le nom de Marlinski. Les russophones intéressés peuvent donc télécharger (en ISO-Latin-1 (8859-1), dans un zip de 104 ko) en version française La princesse Flora.
Le texte est numérisé sur une édition de Michel Lévy de 1871 avec la même pagination que l'originale, publiée en 1862 chez cet éditeur. L'orthographe a été (un peu) modernisée par votre serviteur. Conclusion : il y a à nouveau un roman de Dumas en version intégrale et en français sur le réseau. L'honneur est sauf...
Fin de l'édition spéciale.
Le 18 octobre 1998
Je numérise de nouveaux textes du bon Théo, et j'espère pouvoir clore la page Gautier avant la Saint Théophile ;-) afin d'attaquer en 1999 un nouveau projet qui enrichira cette petite bibliothèque.
Je viens de me rendre que le projet Gutenberg dispose désormais de près de 40 oeuvres de Balzac en traduction anglaise. En août le lecteur anglophone a ainsi pu découvrir El Verdugo (le bourreau), une des nouvelles les plus noires de Balzac. La voici en version française et en HTML, d'après l'édition des oeuvres complètes de Michel Lévy Frères/Librairie Nouvelle de 1874 (sans les coquilles, dont cette édition est truffée... ...enfin je l'espère!):
Soit dit en passant, c'est le sixième texte d'Honoré de Balzac dans mes antres.
J'ai commencé à faire un recensement de ce qui était disponible en ligne. Je placerai très prochainement une page de liens (en suivant la classification de Balzac) pour le référencer : je souhaite que cette page soit la plus exhaustive possible. Si vous offrez un texte de Balzac sur vos pages, envoyez-moi un email à almasty@mygale.org afin de l'y faire figurer.
Je caresse le rêve de télécharger librement sur le Net la totalité des oeuvres de Balzac. Afin de le voir se concrétiser, j'ai l'intention de contribuer à ce qui pourrait devenir un projet en offrant progressivement sur le réseau un volume ou deux de l'édition des oeuvres complètes (en évitant de re-numériser ce qui est gratuitement disponible par ailleurs). El Verdugo se trouve dans le tome 36 (Études philosophiques) : je prends une option sur ce tome (ce qui ne vous empêche pas de le numériser de votre côté si vous le souhaitez.)
Si quelques personnes motivées (toutes celles qui pensent qu'un peu de travail manuel et technique n'endommage pas gravement et irrémédiablement leurs neurones sont conviées à prendre part à ce projet.) font de même, il me semble que la chose pourrait se réaliser avant le XXIe siècle : rendez-vous est donc pris pour le 1er janvier 2001 pour un bilan.
J'arrête là les mots, pour annoncer quelques nouveautés dans ces antres :
J'ai annoncé la Métromanie, d'Alexis Piron (1738), la voici :
Téléchargez LA METROMANIE, (ZIP, texte ISO-LATIN 1, version 1, 18 octobre 1998, 53274 octets ). C'est une des pièces majeures du théâtre français du XVIIIe siècle : à lire absolument. NB: le texte a été numérisé sur une édition médiocre du siècle dernier [je n'annonce pas laquelle : il faut admettre qu'une édition numérique a une valeur en tant que telle. Lui refuser le dépôt légal et ne l'admettre que si elle se référence à une édition "papier" est une aberration passéiste aux conséquences graves au moment où l'édition en ligne "explose" : vérifiez vos liens et regardez le nombre de sites présentant des textes de qualité disparus ces trois dernières années sans qu'il n'en subsiste aucune trace! Pour conclure : lorsque je
réactualise l'orthographe d'un texte, comme dans le cas présent, il s'agit bien d'une nouvelle édition, sous forme de volumen, qui n'a plus rien en commun avec le codex de la version archaïque (i.e. imprimée) utilisée pour la numérisation. D'ailleurs, est-ce que l'édition traditionnelle vous indique toujours ses sources?] et il peut subsister, malgré une relecture attentive, quelques problèmes de ponctuations.
Dans un tout autre genre,
Téléchargez le FAUST de GOETHE (ZIP, texte ISO-LATIN 1, version 1, 18 octobre 1998, 86426 octets) traduit et annoté (notes de l'édition Gosselin, Paris, 1840) par un certain GÉRARD plus connu sous le pseudonyme de Gérard de Nerval.
Pour être complet, téléchargez LA DAMNATION DE FAUST, (ZIP, texte ISO-LATIN 1, version 1, 18 octobre 1998, 12226 octets) opus 24 d'Hector BERLIOZ (1846), livret d'A. GANDONNIERE et G. de NERVAL d'après GOETHE.
Pour clore , toujours en musique, sur une note fantastique,
A ma connaissance, c'est la seule oeuvre fantastique de Georges SAND, publiée dans ses Contes d'une grand'mère (1873).
le 14 février 1999
Une chose prévisible est intervenue il y a quelques jours: l'URL 'www.mygale.org' ne répond plus. Comme les pages de ce site étaient encore référencées de façon absolue sur ce web défunt, elles ont été inaccessibles pendant quelques jours, donnant une vision apocalyptique de ce site aux visiteurs. Mes plus plates excuses à ceux qui sont passés à ce moment-là. Tout est (à peu près) rentré dans l'ordre ce jour.
Je me suis fait violence et j'ai réinscrit l'URL sur les principaux moteurs: si vous êtes ici, c'est que vous avez pu retrouver la nouvelle adresse et que ceux-ci ont bien travaillé (les gens de YAHOO ont déjà fait d'ailleurs un travail formidable en réindexant tous les sites qui se trouvaient chez le défunt animal.)
A cette occasion, j'ai eu la surprise de découvrir que j'étais suspendu chez ... (à quoi bon citer?), sans trop comprendre pourquoi: toutes les ressources présentes sur ces pages ne violent aucun droit d'auteur (ayant un diplôme juridique de troisième cycle, je vérifie plutôt deux fois qu'une!!! Ce web entre dans sa troisième année et je suis fier de n'avoir JAMAIS eu à retirer un texte ou une image quelconque posant un problème de droits. Les seuls e-mails provenant de maisons d'éditions que j'ai reçus sont des mots de félicitations émanant de collaborateurs ou d'employés...) et ont pour la plupart d'entre eux subi avec succès l'épreuve de la
ensure au XIXe s....
C'est pourtant la deuxième fois que cette mésaventure m'arrive. En 97, ce site a été mis à l'index par un autre moteur de recherche pendant plusieurs mois. Je vais finir par croire que la littérature du XIXe s. est réellement subversive!
Ceux d'entre vous qui indexent mon petit site (je me suis rendu compte qu'il y avait parmi vous plusieurs serveurs universitaires situés dans des pays non francophones: Allemagne, Grande-Bretagne, etc... Un grand merci à tous.) doivent désormais pointer impérativement sur Multimania.
Je vais tout de même essayer de me concilier mon censeur en commençant cette mise à jour consacrée à quelques grandes plumes féminines en lui dédiant un volume aujourd'hui oublié de Sophie Gay (1776-1852), intitulé Physiologie du ridicule, spécialement choisi pour lui (c'est habile, non??).
Les premières lignes vous donnent le ton, à vrai dire assez mondain, de l'ouvrage:
« (...) "le ridicule n'est point un vice, c'est bien pis," a dit un bel esprit du XVIIIe siècle, et les gens du monde élégant, les philosophes de boudoir, les aristarques du foyer de l'Opéra, ravis de ce bon mot, ont établi en principe, que le plus grand des malheurs de la société civilisée était d'être ridicule. Ingrats ! comment la voix de la conscience, cette voix qui ne trompe jamais, ne vous a-t-elle pas imposé silence au moment de proférer un si grand blasphème ! (...) »
Non seulement le ridicule ne tue pas, mais son apologie par Sophie Gay mérite d'être lue:
L'édition suivie est celle de Michel Lévy Frères, Paris, 1864.
A titre personnel, je préfère de loin à la spirituelle Sophie Gay, sa fille, la très spirituelle Delphine de Girardin (1804-1855). La canne de Monsieur de Balzac, disponible sur Gallica, est un véritable chef-d'oeuvre dont je vous offrirai peut-être un jour une version numérique de son
ition belge (une contrefaçon qui suit le texte de la version pré-originale et fut publiée la même année que l'édition française), qui occupe une bonne place dans ma bibliothèque, parmi les ouvrages du XIXe que je préfère. Quel dommage que ce volume ne soit pas réédité!
Mais il y a encore beaucoup de textes de Madame de Girardin à redécouvrir, et j'ai le plaisir aujourd'hui de vous offrir en HTLM, avec l'illustration accompagnant le texte original, un inédit (jamais recueilli en volume) assez plaisant de celle-ci, publié dans le tome I du Musée des Familles, en 1834:
Pour clore, voici deux textes du XVIIIe siècle de Julie de Lespinasse (1732-1776). Tous ses ouvrages ne circulèrent que sous forme manuscrite au XVIIIe s. et n'ont été publiés qu'au siècle suivant. Si ses correspondances sont encore lues, ses textes littéraires sont méconnus. Je suis heureux de vous offrir et de vous permettre de lire ces deux opuscules rédigés par l'un des esprits les plus vifs de son siècle.
Et si vous êtes de celles ou ceux qui partagez avec Mademoiselle de Lespinasse (c'est mon cas), un goût immodéré pour Sterne, vous ne manquerez pas de télécharger ses Deux chapitres dans le genre du Voyage sentimental de Sterne (texte ISO-8859-1 dans un ZIP de 9511 octets.). L'action du chapitre II se déroule chez Madame G... (Geoffrin): ambiance XVIIIe garantie!
Le 23 mai 1999
Deux textes seulement aujourd'hui, mais quels textes !
Et tout d'abord, en exclusivité dans mon antre, des (ZIP) Essais de Mémoires sur M. Suard.
Voilà comment je vous annonçais ce texte :
Mon chemin ayant croisé un robot (?) censeur [NB: l'animal a cessé de me suspendre.] comme je vous l'ai conté, je souhaite vous offrir des Mémoires, également rédigées par une femme de lettres, sur l'un des derniers censeurs royaux du XVIIIe s. (le censeur de Beaumarchais!), mais pas ridicule du tout, celui-là: Jean-Baptiste Suard (1732-1817), protégé de Madame Geoffrin et de Melle de Lespinasse, fut un censeur dramatique très modéré qui eut une vie fort mouvementée, que je vous invite à découvrir dans les Mémoires sur M. Suard, par sa femme Amélie Suard (née Panckoucke. 1750-1830).
Suard a cotoyé tous les philosophes et tous les salons des Lumières. L'ouvrage regorge d'anecdotes sur d'Holbach, d'Alembert, Julie de Lespinasse... Il a aussi connu la prison dans sa jeunesse, l'exil pour ses opinions, et acheva son existence avec la fonction de secrétaire perpétuel de l'Institut. L'édition originale fut tirée à 300 exemplaires, tous hors-commerce, chez Pierre Didot. Celui que je possède comporte des compléments manuscrits inédits... A ne manquer sous aucun prétexte!
Bref, c'est un ouvrage d'un réel intérêt historique, que je ne peux que vous encourager à lire. Dans ces 326 pages, vous trouverez, par exemple, le compte-rendu d'une visite faite aux Suard par Condorcet... ...le jour même de son arrestation à Clamart. Intéressé(e) ?
J'ai pris du retard dans mon programme Balzac mais j'ai le plaisir de vous offrir une très belle nouvelle de Balzac, les Marana. Comme El Verdugo, l'intrigue se déroule en Espagne, sous l'Empire. Je ne vous en dis pas plus:
Le 24 juillet 1999
Si vous ne le saviez pas déjà, j'ai plusieurs bonnes nouvelles à vous annoncer :
Passons aux nouveautés sur ce site. Par ordre alphabétique, au format ISO-8859-1, vous pouvez télécharger (dans des ZIPs) :
Théophile Gautier, Une larme du diable (Version 1, 24 juillet 1999) dans un ZIP de 29866 octets. Ce mystère, vaguement inspiré de l'oeuvre de Goethe, est la pièce de théâtre la plus désopilante de Gautier. Je ne peux résister à vous en extraire un passage plein d'humour noir pour vous inviter à la télécharger :
« ENGOULEVENT.
Comme l'or rit et babille à travers les mailles de cette bourse ! Elle ne tient qu'à un fil ; si je le coupais ?
SATANAS, à son oreille.
Coupe-le, personne ne te voit.
ENGOULEVENT.
Au fait, ce vieux ladre est riche, et je ne lui ferai pas grand tort.
SATANAS.
Au voleur ! au voleur ! Cet homme vient de happer une bourse.
On le saisit.
ENGOULEVENT.
Malheur à moi ! O mes pauvres enfants !
SATANAS.
Tu vas être pendu ; tu es en péché mortel, ton âme me revient. Ce n'est pas grand'chose, mais cela fait toujours nombre ; et puis, tes enfants sans pain deviendront des voleurs comme toi ; ils seront pendus comme toi, et ils iront en enfer comme toi. Je n'ai pas perdu tout à fait mon temps. »
L'édition originale de cette pièce fut publiée chez Desessart en 1839. L'archive reproduit le texte donné par le Théâtre de poche, Paris, Librairie Nouvelle, 1855 : une édition qui eut de gros problèmes avec la censure impériale.
Je ne vous offre pas de texte de Balzac cette fois puisque vous pouvez désormais télécharger la Comédie Humaine à Gallica. Je ne placerai désormais plus ici que des textes de celui-ci qui n'y figurent pas (dès la prochaine mise à jour.) Je vous conseille également de visiter le site du bicentenaire où vous trouverez beaucoup d'informations et de liens sur Balzac.
Que diriez-vous d'un bon roman populaire pour l'été ? Je vous invite à télécharger le plus rocambolesque des romans fantastiques. Ponson du Terrail a souvent abordé les thèmes de la littérature fantastique (notamment dans la Baronne trépassée, moultes fois réédité), mais le plus complet du genre (femme-vampire, revenants, palais souterrain des Mille et Une nuits en plein Paris...) est pratiquement oublié aujourd'hui : non réédité par Fayard dans les Oeuvres de Ponson du Terrail au début du siècle, le titre est également absent du Catalogue des Imprimés de la BNF. Si vous aimez les romans populaires, les romans fantastiques ou les romans policiers, téléchargez, d'après son édition originale (Librairie Internationale, 1869) en deux tomes, La femme immortelle :
Ponson du Terrail, La femme immortelle, Tome second (Version 1, 24 juillet 1999) dans un ZIP de 102400 octets.
Le 27 octobre 1999
Interruption du programme pour quelques informations :
Maintenant que tout le monde est parti à tire-d'aile vers d'autres horizons, un petit mea culpa :
Le 12 janvier 2000.
Bonne année à tous (...). L'année Balzac est close, les ressources vont donc se tarir... ...sauf ici, où je vous invite à lire :
L'Avant-Propos à la Comédie Humaine : curieusement, je n'ai pu retrouver le texte de présentation de Balzac en ligne. J'ai donc décidé de vous l'offrir :
" Cette idée [La Comédie Humaine] vint d'une comparaison entre l'humanité et l'animalité " nous dit Balzac. C'est aussi un petit précis d'histoire naturelle que nous offre Balzac dans le texte aussi comique que féroce qui suit et qu'il fit paraître (absent dans la Comédie Humaine) dans un périodique édité par Curmer, Les Français peints par eux-mêmes. En ce début d'année, je n'ai pas eu le courage de vous priver des excellentes illustrations de Grandville qui accompagnent le texte. Excellentes mais tout aussi féroces : pensez aux réactions que pouvait susciter, dans les années 1840, ce squelette de "rentier mâle" revêtu de son bonnet de nuit, trônant dans une galerie d'histoire naturelle entre la "grue femelle" et l'"oie"... Maintenant que je vous ai prévenu que le texte et les illustrations sont de mauvais goût, libre à vous de d&e
acute;couvrir ou d'ignorer, en HTML :
Enfin, j'avais promis quelques résumés critiques d'oeuvres de Balzac contemporains de celui-ci. Voici tout ce qui concerne la Comédie Humaine dans les tomes III, IV et V du Magazine Français (ou I, II et III de la Nouvelle Bibliothèque des Romans, puisqu'il y là une curieuse double tomaison).
L'archive ZIP comprend trois fichiers (un par tome), contenant des résumés et/ou critiques des oeuvres suivantes :
- dans mf1834_3.txt : Eugénie Grandet. Le Message. Les Célibataires. La femme abandonnée. La Grenadière. L'illustre Gaudissart.
- dans mf1834_4.txt : Les Marana. L'Histoire des Treize.
- dans mf1834_5.txt : la Recherche de l'absolu.
Le 10 mai 2000, je vous propose :
- La traduction française des 14 livres du de re rustica de Palladius, agronome latin du IVe siècle.
Le côté pratique de cet ouvrage, organisé comme un almanach, lui assura un énorme succès pendant tout le moyen-âge. Il est aujourd'hui bien négligé et on n'en a pas donné de traduction complète au XXe siècle. Des deux traductions du XIXe, l'une parue chez Panckoucke, l'autre chez Firmin Didot (collection Nisard), j'ai choisi celle de Cabaret-Dupaty chez Panckoucke, plus correcte pour le choix des termes techniques, même si elle est moins considérée et comporte quelques contresens (tous ceux que j'ai vu ont été corrigés). Ce n'est pas uniquement un traité d'agriculture et de jardinage : le premier livre est un précis sur l'architecture des villae, aussi utile à l'archéologue que l'oeuvre de Vitruve.
On y trouve également des indications sur la conservation des aliments et même quelques recettes de cuisine antique, ce qui justifie le titre que lui a donné ici le traducteur :
- Le Manuel de l'homme et de la femme comme il faut. Ce n'est pas un manuel de savoir-vivre, mais un essai aussi mondain que philosophique unique en son genre. L'ouvrage, fort bien rédigé (seul ouvrage de l'auteur, qui publie sous pseudonyme), ne vous laissera pas indifférent, qu'il vous irrite ou vous fasse sourire. Voici le début du premier chapitre (De l'élégance), assez représentatif de l'ensemble :
" Les hommes ne sont pas égaux, les femmes sont encore moins égales. Si les hommes étaient égaux, ils seraient également bons à tout : si les femmes étaient toutes égales, elles auraient toutes l'éternelle jeunesse de Ninon, la voix de mademoiselle Mars, les épaules de la Grisi, l'esprit de madame de Girardin ; elles sont loin d'offrir cette uniformité phalanstérienne.
" Cela n'étant pas, nous croyons qu'il y a des femmes faites pour aller au marché, d'autres pour aller aux champs, d'autres pour n'aller nulle part. "
Vous pouvez télécharger, numérisé sur l'unique et originale édition de Paris, Librairie Nouvelle, 1855, le Manuel de l'homme et de la femme comme il faut, par le Vicomte de Marennes (texte ISO-8859-1 dans un ZIP de 46638 octets).
Le 24 juillet 2000.
Quelques volumes pour vos vacances, et d'abord deux best-sellers du siècle passé :
Nestor Roqueplan (1804-1870), frère du peintre Camille Roqueplan, fut rédacteur en chef du Figaro, administrateur de l'Opéra, de l'Opéra-Comique et des Nouveautés, et le modèle du dandy français au XIXe siècle. Publié initialement sous le titre Regain. La vie parisienne. en 1852 chez Victor Lecou, ce recueil de 26 articles et chroniques de presse connut une nouvelle jeunesse à partir de 1869 lorsque Michel Lévy le republia sous le titre la vie parisienne. Quelques articles notables : les lorettes, ou fut créé le mot de lorette ; le bric-à-brac qui remit en lumière le nom de Boule, etc. Le style de Roqueplan, qui use d'une construction de phrase originale, est l'un des plus brillants du XIXe s. L'ouvrage eut de nombreuses rééditions chez quatre éditeurs successifs.
Téléchargez la Vie Parisienne (Version 1, 23 juillet 2000, texte ISO-8859-1) dans un ZIP de 163356 octets.
L'édition suivie à la lettre est celle de Michel Lévy (1869).
La Vie Parisienne contient également un article très virulent contre Jules Janin. Outre l'Ane mort, un réel chef-d'oeuvre, Janin a donné quelques perles à côté de sa production habituelle de barbarismes entrecoupés de citations et d'exclamations qui lui valut d'être élu à l'Académie. Que ceux qui doutent relisent Une des misères de la vie parisienne (HTLM), d'après l'édition donnée par Hetzel en 1859 dans un recueil de Variétés littéraires.
Autre best-seller, mais de la littérature enfantine celui-ci, Les Mésaventures de Jean-Paul Choppart de Louis Desnoyers (1805-1868) fut régulièrement réédité pendant tout le XIXe s. Initialement publié en 1832, l'ouvrage doubla de volume lorsqu'il fut refondu par l'auteur en 1857. Il y eut plusieurs éditions illustrées, dont une par Cham en 1868.
Je vous offre la version refondue d'après une 5e édition chez Passard et Delahays (vers 1860).
Téléchargez Les Mésaventures de Jean-Paul Choppart (Version 1, 23 juillet 2000, texte ISO-8859-1) dans un ZIP de 134572 octets.
Et maintenant un roman qui ne fut pas un best-seller mais qui aurait pu le devenir, si les éditeurs successifs de Nerval avaient suivi l'exemple donné par Gautier et Houssaye dans leur édition des OEuvres complètes. Gérard de Nerval publia les Faux-Saulniers en 1850 dans le National, puis jugea bon de le republier... ...en le tronçonnant en deux parties : l'abbé de Bucquoy dans les Illuminés en 1852, et Angélique dans les Filles du Feu en 1854. Or, le texte donné par les Faux-Saulniers est plus compréhensible (c'est un récit complet où le lecteur n'éprouve pas la frustration qu'il a à la fin de l'Angélique des Filles du Feu), plus long (15 lettres dans l'Angélique des Faulx-Saulniers contre 9 dans la version réduite des Filles du Feu) et plus agréable (notamment par les diversi
ons et digressions de l'auteur, entre autres la lutte aussi puérile qu'amusante qu'il livre à la censure). A la lecture des Faux-Saulniers on comprend pourquoi Arsène Houssaye et Théophile Gautier souhaitèrent republier le texte original seul dans leur édition des OEuvres.
C'est dans la version qu'ils donnèrent en 1868 de ce texte, l'un des meilleurs de Nerval, que vous pouvez télécharger les Faux-Saulniers (Version 1, 23 juillet 2000, texte ISO-8859-1) dans un ZIP de 139770 octets.
Je souhaite placer régulièrement sur cette page quelques textes de critique. Le biscuit du jour provient d'un recueil de Champfleury (1821-1889) qui se voulait fondateur mais ne le fut point, Le Réalisme (1857). Il s'agit d'une lettre de Champfleury à George Sand à propos de l'exhibition particulière sur le Réalisme donnée par Gustave Courbet à côté de l'Exposition de 1855 (où il présentait aussi des toiles, si je ne m'abuse) et qui fit alors quelque bruit, pour ne pas dire plus...
Ne manquez pas de lire cette
Lettre sur M. Courbet à Madame Sand (HTML)...
Une parenthèse, le 25 décembre 2000 : bonne date pour rouvrir cette page et vous offrir la croix-miracle, une courte nouvelle de Paul Féval où on ne peut qu'admirer le "métier" de l'auteur.
Vous pouvez la lire en HTML : Paul Féval, la croix-miracle.
Fin de la parenthèse.
Le 28/08/2001.
Je n'ai pas mis de textes nouveaux en ligne depuis le siècle dernier, et vu le nombre de couriels (avec un seul 'r' comme dans 'courir' : moins barbare que le 'mél' imposé à l'administration française (celui-là m'hérisse le poil à chaque fois que je le lis), non ?) que je reçois et qui en réclament, j'aurai mauvaise grâce à ne pas vous donner satisfaction.
En continuité du site et du paragraphe précédent, je vous invite d'abord à découvrir la seconde vie de Charles Asselineau. Voilà une nouvelle fantastique méconnue, qui tant par son originalité que par le style éblouissant de son auteur, mériterait une bonne place dans les anthologies. Et qui plus est, je vous la présente dans sa version pré-originale de 1856 et en HTML ! Vous ne pouvez donc pas ne pas lire :
Afin de clore la série des romans de Nerval, vous pouvez télécharger (en texte ISO-8859-1, dans un ZIP), le marquis de Fayolle dans l'édition achevée par son ami Édouard Gorges pour Michel Lévy. J'ai suivi ici le texte de la seconde édition (1858). Les éditions récentes des Faux-Saulniers et du Marquis de Fayolle sont issues des travaux de ciseaux de la critique contemporaine et présentent des différences notables avec celles qui furent appréciées du public au XIXe siècle, que j'ai choisi de vous numériser.
Avis aux âmes sensibles : cette histoire de Chouans, mettant en scène des personnages historiques, comporte des passages d'une horreur et d'une férocité rarement atteintes dans la littérature française.
Ceci étant dit, vous pouvez télécharger le Marquis de Fayolle, de Gérard de Nerval et Édouard Gorges (Version 1, dans un ZIP de 191197 octets)
Je ne veux pas terminer aujourd'hui sur un roman aussi sinistre, même de Nerval. Je vous offre pour finir le dernier (1853) roman de Madame de Girardin : Marguerite ou deux amours, (dans le texte donné par une « nouvelle édition » Lévy de 1861). Il s'agit d'une étude psychologique délicatement menée. Le lecteur d'aujourd'hui a un peu de mal à « entrer » dans le texte : après une de ces brillantes préfaces dont Delphine de Girardin détenait le secret, les premiers chapitres semblent invraisemblables, mais ce sentiment se dissipe au fur et à mesure de la lecture, d'autant que l'on glane à l'occasion une anecdote inédite sur Girardin ou Balzac.
...Balzac qui lui écrivait en 1836 : « Vous êtes une fée qui vous amusez à broder d'admirables fleurs sur de la serge. Vous avez une immense portée dans le détail, dont vous n'usez pas pour l'ensemble. Vous êtes au moins aussi forte en prose qu'en poésie, ce qui, dans notre époque, n'a été donné qu'à Victor Hugo. [...] » Aucune autre plume féminine ne peut se flatter d'autant de louanges de la part d'Honoré.
Je vous invite donc à lire Delphine Gay de Girardin : Marguerite ou deux amours (texte ISO-8859-1 dans un ZIP de 149867 octets)