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| Voici le texte intégral du discours
prononcé par S.M. le Roi Mohammed VI, mercredi à Ajdir
(Khénifra) à la cérémonie d'apposition du Sceau chérifien
scellant le dahir créant et organisant l'Institut Royal de la
culture amazighe : «Louange à Dieu seul, Que la prière et la paix soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons, Mesdames et Messieurs, Nous avons tenu, avec la bénédiction de Dieu, à sceller de notre Sceau chérifien, en ce jour béni, le dahir créant et organisant l'Institut Royal de la culture amazighe, Institut dont nous avions annoncé la création et défini les missions dans le discours du Trône que nous avons adressé à la Nation à l'occasion du deuxième anniversaire de notre accession au Trône de nos glorieux Ancêtres. |
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Nous nous sommes attaché à associer à cette cérémonie, les
représentants de différentes composantes de la Nation
politiques et syndicales, religieuses et culturelles,
économiques et associatives, car cet acte porte en lui des
significations multiples qui vont bien au-delà de son objet
propre.
A travers cet acte, nous voulons, tout d'abord,
exprimer ensemble, notre reconnaissance de l'intégralité de
notre histoire commune et de notre identité culturelle
nationale bâtie autour d'apports multiples et variés. La
pluralité des affluents qui ont forgé notre histoire et
façonné notre identité est indissociable de l'unité de notre
Nation regroupée autour de ses valeurs sacrées et ses
fondements intangibles que sont la religion musulmane
tolérante et généreuse, la défense de la patrie dans son unité
et son intégrité, l'allégeance au Trône et au Roi, et
l'attachement à la Monarchie constitutionnelle, démocratique
et sociale. Nous voulons aussi affirmer que l'amazighite qui
plonge ses racines au plus profond de l'histoire du peuple
marocain appartient à tous les Marocains, sans exclusive, et
qu'elle ne peut être mise au service de desseins politiques de
quelque nature que ce soit. Le Maroc s'est distingué, à
travers les âges, par la cohésion de ses habitants, quels
qu'en soient les origines et les dialectes. Ils ont toujours
fait preuve d'un ferme attachement à leurs valeurs sacrées et
résisté à toute invasion étrangère ou tentative de division.
Dans la mesure où l'amazighe constitue un élément
principal de la culture nationale, et un patrimoine culturel
dont la présence est manifestée dans toutes les expressions de
l'histoire et de la civilisation marocaine, nous accordons une
sollicitude toute particulière à sa promotion dans le cadre de
la mise en œuvre de notre projet de société démocratique et
moderniste, fondée sur la consolidation de la valorisation de
la personnalité marocaine et de ses symboles linguistiques,
culturels et civilisationnels.
La promotion de l'amazighe
est une responsabilité nationale, car aucune culture nationale
ne peut renier ses racines historiques. Elle se doit, en
outre, de s'ouvrir et de récuser tout cloisonnement, afin
qu'elle puisse réaliser le développement indispensable à la
pérennité et au progrès de toute civilisation.
Ainsi, en
s'acquittant de ses missions de sauvegarde, de promotion et de
renforcement de la place de la culture amazighe dans l'espace
éducatif, socioculturel et médiatique national,
l'Institut
Royal de la culture amazighe lui donnera une nouvelle
impulsion en tant que richesse nationale et source de fierté
pour tous les Marocains.
Mesdames et Messieurs, En
scellant ce dahir chérifien ici à Khénifra, nous avons tenu à
entamer notre grande tournée dans différentes régions du
Royaume sous d'heureux auspices. Nous irons à la rencontre de
nos fidèles sujets là où ils vivent et travaillent,
réaffirmant à travers les multiples visites que nous
effectuons dans toutes les régions de notre chère patrie et
nos rencontres avec toutes les catégories de notre peuple
fidèle, que le cœur du Maroc se situe là où se trouvent et
vivent des citoyens marocains.
L'acte que nous allons
accomplir aujourd'hui n'est pas seulement lié à une lecture de
notre histoire, c'est aussi et surtout un acte de foi en
l'avenir, l'avenir du Maroc de la solidarité et de la
cohésion, le Maroc de la volonté et de l'effort, le Maroc de
la vertu, de la pondération et de la sérénité, le Maroc de
tous, fort de son unité nationale que l'avancée dans la
politique de la régionalisation ne fait que consolider
davantage le Maroc qui fait de chacune de ses régions un
espace fécond où toutes les potentialités puissent s'exprimer,
s'épanouir, se développer et prospérer dans le cadre d'une
pratique démocratique citoyenne.
Nous prions Dieu de
perpétuer sur ce pays paisible les vertus de la fraternité, de
la solidarité et de la cohésion, et de couronner de succès
notre action commune pour la réalisation de davantage d'acquis
nationaux dans le cadre de nos valeurs et institutions
sacrées.
_____________________________________________
Texte
du Dahir portant création de l'Institut Royal de la culture
amazighe
Voici le texte du Dahir portant création
de l'Institut Royal de la culture amazighe :
Louange à
Dieu seul
(Grand sceau de Sa Majesté le Roi Mohammed
VI)
Que l'on sache par les présentes- puisse Dieu en
élever et en fortifier la teneur.
Exposé des motifs,
1.
Perpétuant l'œuvre de nos vénérés ancêtres, nous nous sommes
engagés à préserver les fondements de l'identité marocaine
séculaire, unifiée autour des valeurs sacrées et intangibles
du Royaume : la foi en Dieu, l'amour de la patrie,
l'allégeance au Roi, Amir Al Mouminine et l'attachement à la
Monarchie constitutionnelle
2. Nous référant au discours du
Trône que nous avons adressé à la nation le 30 juillet 2001 à
l'occasion de la Fête du Trône et dans lequel nous avions mis
en exergue le caractère pluriel de notre identité nationale :
identité plurielle, parce que bâtie autour d'affluents divers
: amazigh, arabe, subsaharien-africain et andalou, autant de
terreaux qui, par leurs ouvertures sur des cultures et des
civilisations variées et en interaction avec elles, ont
contribué à affiner et enrichir notre identité...
3.
Convaincu que la reconnaissance de l'ensemble de l'héritage
culturel et linguistique de notre peuple renforce l'unité
nationale par la consolidation de notre identité
4.
Rappelant que la finalité de la pratique démocratique dans le
cadre de l'Etat de droit est de réaliser l'égalité en droits
et en devoirs de tous les citoyens marocains
5. Soucieux de
renforcer le substratum de notre culture et le tissu de
l'identité de notre nation riche par la diversité de ses
affluents
6. Désireux d'approfondir la politique
linguistique définie par la charte nationale d'éducation et de
formation qui stipule l'introduction de l'amazigh dans le
système éducatif
7. Convaincu que la codification de la
graphie de l'amazigh facilitera son enseignement, son
apprentissage et sa diffusion, garantira l'égalité des chances
de tous les enfants de notre pays dans l'accès au savoir et
consolidera l'unité nationale
8. Considérant que la
création auprès de Notre Majesté chérifienne d'une institution
placée sous notre protection tutélaire, chargée de
sauvegarder, de promouvoir et de renforcer la place de notre
culture amazighe dans l'espace éducatif, socioculturel et
médiatique national ainsi que dans la gestion des affaires
locales et régionales lui donnera une nouvelle impulsion en
tant que richesse nationale et source de fierté de tous les
Marocains
9. Ayant la ferme certitude que l'assistance à
apporter à Notre Majesté, sous forme d'avis éclairés dans la
protection de cette culture et de sa promotion, requiert que
cette institution Royale soit composée de personnalités
connues pour leur capacité intellectuelle et leur conscience
de l'aspect pluriel de notre culture nationale
10. Soucieux
de voir cette institution Royale de la culture amazighe
s'acquitter de ses missions dans les meilleures conditions,
Notre Majesté chérifienne a tenu à la doter de l'autonomie
financière et administrative.
Par ces motifs
Notre
Majesté Chérifienne,
vu l'article 19 de la Constitution,
a décidé ce qui suit :
Article 1 : Il est créé, auprès
de Notre Majesté Chérifienne et sous notre protection
tutélaire une institution dénommée Institut Royal de la
culture amazighe, -IRCAM- dotée de la pleine capacité
juridique, de l'autonomie financière et désignée dans le
présent Dahir l'Institut. L'Institut est régi par le présent
Dahir, formant son statut général, et par les textes pris pour
son application.
Le siège de l'Institut est établi à
Rabat
Article 2 : L'Institut, saisi par Notre Majesté à
cette fin, nous donne avis sur les mesures de nature à
sauvegarder et à promouvoir la culture amazighe dans toutes
ses expressions.
En collaboration avec les autorités
gouvernementales et les institutions concernées, l'Institut
concourt à la mise en œuvre des politiques retenues par Notre
Majesté et devant permettre l'introduction de l'amazigh dans
le système éducatif et assurer à l'amazigh son rayonnement
dans l'espace social, culturel et médiatique, national,
régional et local.
Article 3 : Pour remplir les missions
générales qui lui sont imparties à l'article 2 ci-dessus,
l'Institut est chargé des actions et activités suivantes qu'il
réalise en application des programmes approuvés conformément à
l'article 7 ci-après :
1. Réunir et transcrire l'ensemble
des expressions de la culture amazighe, les sauvegarder, les
protéger et en assurer la diffusion
2. Réaliser des
recherches et des études sur la culture amazighe et en
faciliter l'accès au plus grand nombre, diffuser les résultats
et encourager les chercheurs et experts dans les domaines y
afférents
3. Promouvoir la création artistique dans la
culture amazighe afin de contribuer au renouveau et au
rayonnement du patrimoine marocain et de ses spécificités
civilisationnelles
4. Etudier la graphie de nature à
faciliter l'enseignement de l'amazigh par :
- La production
des outils didactiques nécessaires à cette fin, et
l'élaboration de lexiques généraux et de dictionnaires
spécialisés,
- L'élaboration des plans d'actions
pédagogiques dans l'enseignement général et dans la partie des
programmes relative aux affaires locales et à la vie
régionale,
Le tout en cohérence avec la politique générale
de l'Etat en matière d'éducation nationale
5. Contribuer à
l'élaboration de programmes de formation initiale et continue
au profit des cadres pédagogiques chargés de l'enseignement de
l'amazigh et des fonctionnaires et agents qui,
professionnellement sont amenés à l'utiliser, et d'une manière
générale, pour toute personne désireuse de l'apprendre
6.
Aider les Universités, le cas échéant, à organiser les Centres
de recherche et de développement linguistique et culturel
amazigh et à former les formateurs.
7. Rechercher les
méthodes de nature à encourager et renforcer la place de
l'amazigh dans les espaces de communication et
d'information
8. Etablir des relations de coopération avec
les institutions et établissements à vocation culturelle et
scientifique nationaux et étrangers poursuivant des buts
similaires
Article 4 : L'Institut est administré par un
Conseil d'administration et dirigé par un recteur.
Article
5 : Le Conseil d'administration de l'Institut se compose du
recteur, président, et de 40 membres au maximum dont :
-
Cinq (5) membres représentant les ministères de l'Intérieur,
de l'Enseignement supérieur, de l'Education nationale, de la
Culture et de la Communication
- Un (1) président
d'Université représentant les Universités, nommé par Notre
Majesté sur proposition du ministre de l'Enseignement
supérieur de notre gouvernement et
- Un (1) directeur
d'Académie représentant les Académies régionales d'éducation
et de formation, nommé par Notre Majesté sur proposition du
ministre de l'Education nationale de notre gouvernement. Le
recteur de l'Institut peut convoquer aux réunions du Conseil
d'administration, à titre consultatif, toute personne dont il
juge l'avis utile et à chaque fois que cela s'avère
nécessaire.
Article 6 : Le recteur de l'Institut est nommé
par Notre Majesté.
Les autres membres du Conseil
d'administration de l'Institut sont nommés, et reconduits le
cas échéant, par Notre Majesté, sur proposition du recteur de
l'Institut pour un mandat de 4 années renouvelable une seule
fois, selon la procédure prévue à l'article 9 deuxième alinéa
ci-après. La nomination par Notre Majesté des premiers membres
du Conseil s'effectuera sur proposition de la commission
provisoire prévue par l'article 18 ci-dessous.
En cas de
vacance, pour quelque cause que ce soit d'un membre du
Conseil, le recteur propose à Notre Majesté, selon la
procédure prévue à l'article 9 deuxième alinéa ci-après, un
membre remplaçant le membre défaillant qui exercera son mandat
pour une durée de quatre ans à compter de sa
nomination.
Article 7 : Le Conseil d'administration de
l'Institut est investi de tous les pouvoirs et attributions
nécessaires à l'administration de l'Institut. A cette fin, il
délibère sur les programmes annuels ou pluriannuels des
actions que l'Institut entend mener pour donner avis à Notre
Majesté sur les questions que nous lui soumettons ou qui sont
nécessaires à la réalisation des missions prévues à l'article
3 ci-dessus.
Par ailleurs, outre les attributions
particulières qui lui sont dévolues par les dispositions du
présent dahir, le Conseil délibère afin de fixer:
- le
règlement intérieur de l'Institut”
- le statut du
personnel”
- le projet de budget de l'Institut et l'arrêt
de ses comptes annuels.
Toutes les décisions du Conseil
sont soumises à la haute approbation de Notre Majesté par le
recteur de l'Institut.
Article 8 : Le Conseil se réunit au
moins deux fois par an en session ordinaire et autant que de
besoin en sessions extraordinaires sur convocation de son
président agissant à la demande de Notre Majesté, ou de sa
propre initiative ou à la demande des 2/3 des
membres.
L'ordre du jour du Conseil est porté à la
connaissance de Notre Majesté par le recteur de
l'Institut.
Le Conseil tient valablement ses réunions
lorsque les deux tiers au moins de ses membres sont présents.
Il prend ses décisions à la majorité des deux tiers des
membres présents.
Article 9 : Le Conseil d'administration
est habilité, pour réaliser les missions qui lui sont
attribuées en vertu du présent dahir, à créer des groupes de
travail et des commissions permanentes ou provisoires dont il
fixera les attributions, la composition et les modalités de
fonctionnement dans le règlement intérieur qui précisera, par
ailleurs, les modalités de fonctionnement du Conseil.
Toutefois, le Conseil doit créer une commission spéciale
des nominations et représentations chargée d'examiner, avant
leur soumission au Conseil d'administration, les propositions
du recteur relatives à la cooptation des nouveaux membres du
Conseil en remplacement de ceux ayant achevé leur mandat ou
des membres devant représenter l'Institut lors de
manifestations à l'étranger.
Cette commission, présidée
par le recteur, se compose des cinq représentants des
ministères, du président d'Université et du directeur
d'Académie, membres du Conseil d'administration et de sept
membres du Conseil élus en son sein.
Elle se réunit et
délibère dans des conditions fixées par le règlement
intérieur.
Article 10 : Le recteur de l'Institut détient
tous les pouvoirs nécessaires pour l'exécution des décisions
prises par le Conseil d'administration.
A cet effet, le
recteur :
- Dirige l'Institut, agit en son nom, prend ou
autorise tous actes ou opérations relatifs à son objet
-
Administre les organes de l'Institut, ses services
administratifs, financiers et techniques
- Représente
l'Institut vis-à-vis de l'Etat, de toute administration
publique et de tout tiers
- Accomplit tous les actes
conservatoires au nom de l'Institut
- Etablit au nom de
l'Institut tout contrat ou convention de coopération avec
toute institution publique ou privée, nationale ou étrangère
et les soumet au Conseil d'administration pour approbation
- Nomme ou recrute le personnel de l'Institut, ses experts
et techniciens
- Veille à l'exécution des décisions du
Conseil d'administration et fixe l'ordre du jour de ses
réunions.
Le recteur peut déléguer, avec l'accord du
Conseil d'administration, une partie de ses pouvoirs en
matière de gestion administrative au secrétaire général de
l'Institut, nommé conformément aux dispositions de l'article
14 ci-dessous.
Article 11 : Le recteur de l'Institut est
l'ordonnateur des recettes et des dépenses du budget de
l'Institut. Il est habilité, en cette qualité, à engager les
dépenses de l'Institut, faire tenir la comptabilité des
dépenses engagées et fournir à l'agent comptable les ordres de
paiement et de recettes y afférentes.
Il est habilité à
déléguer sous sa responsabilité une partie de ses pouvoirs et
attributions à un membre du Conseil d'administration de
l'Institut qui le remplace en cas d'absence ou
d'empêchement.
Article 12 : Le budget de l'Institut est
l'acte prévisionnel des dépenses et des recettes annuelles de
l'Institut. Il prévoit en recettes, notamment, les subventions
de l'Etat dont le montant est inscrit au budget de la Cour
Royale. Le ministre des Finances de notre gouvernement
détermine les modalités de présentation du budget, les
modalités de tenue de sa comptabilité et nomme un agent
comptable auprès du recteur chargé de veiller au respect des
règles budgétaires et comptables précitées. Les comptes de
l'Institut sont soumis à une mission d'experts comptables
désignée par le ministre des Finances de notre gouvernement,
qui font rapport au recteur de leurs observations sur les
conditions d'exécution du budget. Ce rapport est intégré au
rapport annuel soumis à Notre Majesté en application des
dispositions de l'article 13 ci-après.
Article 13 : Le
recteur est tenu de soumettre à Notre Majesté un rapport
annuel détaillé sur les activités de l'Institut, approuvé par
son Conseil d'administration. Ce rapport doit comprendre
obligatoirement l'état des actions réalisées par l'Institut
durant l'année écoulée, et les programmes et projets qu'il
entend réaliser pendant l'année en cours ou les années
suivantes. Notre Majesté en ordonne, le cas échéant, la
publication de tout ou partie de son contenu au Bulletin
Officiel.
Article 14 : Le secrétariat administratif de
l'Institut est assuré par un secrétaire général, nommé par
dahir. Il prend part aux travaux du Conseil, dont il assure la
tenue des procès-verbaux ou des comptes-rendus, sans voix
délibérative.
Article 15 : Dans le respect des règles
prévues dans le présent dahir, le règlement intérieur
précisera, notamment, les structures administratives,
financières et techniques de l'Institut et les modalités de
son fonctionnement.
Le recteur de l'Institut élabore le
projet de règlement intérieur de l'Institut. Celui-ci est
soumis à l'examen du Conseil d'administration et à
l'approbation de Notre Majesté.
Le règlement intérieur peut
être modifié par l'Institut dans les formes prévues dans
l'alinéa ci-dessus.
Article 16 : Le personnel de l'Institut
se compose outre d'un personnel recruté conformément à son
statut, de:
- Fonctionnaires détachés auprès de l'Institut
par les administrations publiques, notamment les Académies
régionales d'éducation et de formation, les Universités,
notamment des enseignants-chercheurs, conformément aux
dispositions législatives et réglementaires en vigueur
-
Experts et spécialistes recrutés sur contrat à durée
déterminée ou mis à la disposition de l'Institut par les
établissements d'enseignement et de recherche relevant du
secteur public, pour une durée déterminée dans le cadre de
conventions et de coopérations entre l'Institut et ces
établissements.
Article 17 : L'Institut peut posséder les
biens meubles et immeubles nécessaires à l'accomplissement de
sa mission.
L'Etat et les autres personnes morales de droit
public peuvent mettre gratuitement à la disposition de
l'Institut les biens meubles et immeubles nécessaires à
l'accomplissement de sa mission.
Article 18 : Pour la
constitution initiale de l'Institut, Notre Majesté chérifienne
nommera une commission provisoire composée, outre du recteur
de l'Institut, de quatre personnalités, chargée de proposer à
Notre Majesté les membres du Conseil d'administration de
l'Institut et de prendre toutes les mesures administratives et
financières qu'exige l'établissement des organes de l'Institut
pour lui permettre d'assumer les missions qui lui sont
dévolues en vertu de ce dahir à partir de janvier
2002.
Article 19 : Le présent dahir sera publié au Bulletin
Officiel”.
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