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A.M.G.P.O
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Antibiotiques : règles d'utilisation
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Choix
de l'antibiotique | |
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Monothérapie
ou bithérapie? | |
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Choix
de la durée de l'antibiotique | |
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Principaux
effets indésirables des antibiotiques | |
| Les anti-viraux : généralités |
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1.1. : Critère bactériologique
1.1.1. Le pari bactériologique : le choix d'un antibiotique dépend avant tout de la bactérie en cause,
ce qui implique au minimum que les prélèvements bactériologiques soient effectués avant la mise en route du
traitement. Par ailleurs, en pratique clinique, il arrive souvent que l'identification bactériologique ne soit pas encore
faite au moment où le clinicien est amené à instaurer l'antibiothérapie, particulièrement dans les situations d'urgence.
Le "pari bactériologique" consiste, à partir des données cliniques (interrogatoire, examens clinique et paraclinique),
à présumer, avec une forte probabilité,
de la (ou éventuellement des) bactérie(s) en cause.
1.1.2. Le pari thérapeutique : en antibiothérapie empirique,
c'est à dire en l'absence d'antibiogramme, le choix tient
compte :
- de la connaissance des spectres d'activité antibactérienne des divers
antibiotiques établis sur les souches de référence
et des valeurs des concentrations minimales
inhibitrices ou CMI ;
- de données bactériologiques et écologiques locales. Il faut en effet tenir
compte, dans une espèce bactérienne donnée, du pourcentage
de souches habituellement résistantes à l'anti-biotique envisagé. Ce pourcentage varie d'un hôpital à l'autre et
au sein d'un même hôpital (par exemple, plus fort pourcentage de résistance dans un service de réanimation
que dans un service de médecine),
- de données cliniques : la gravité d'une situation clinique incite à
utiliser l'antibiotique pour lequel le risque de résistance
est le plus faible.
1.1.3. L'antibiothérapie adaptée : après identification du germe et
obtention de l'antibiogramme, il convient de recourir à une antibiothérapie
"adaptée". Pour les infections graves (septicémies, endocardites), pour lesquelles l'antibiothérapie doit être bactéricide,
on complète le dossier par une étude du pouvoir bactéricide des antibiotiques et de leurs associations.
1.2. : Critère pharmacologique
Un deuxième objectif essentiel de l'antibiothérapie est d'être efficace au
site de l'infection. Il faut donc que la concentration
tissulaire de
l'antibiotique soit au moins égale à la CMI (et si possible à la CMB) du
germe visé.
Cette condition dépend de plusieurs paramètres qui constituent la pharmacocinétique
de l'anti-biotique.
Ces paramètres pharmacocinétiques peuvent influer sur la
prescription :
- Absorption : Même en cas de bio_disponibilité orale maximale (100 %),
l'absorption reste en partie variable
(état de vacuité gastrique, état hémodynamique ou interférences médicamenteuses). Cela fait habituellement
réserver la voie
orale aux infections les moins sévères ou au relais de la voie parentérale.
- Liaison aux protéines, taux sériques, volume apparent de distribution,
demi-vie d'élimination,
sont autant de paramètres qui permettent de définir au mieux la dose uni-taire et le rythme d'administration
des antibiotiques.
- Diffusion : il est indispensable de connaître la qualité de la
diffusion tissulaire et cellulaire des antibiotiques,
la façon dont ils
traversent certaines barrières naturelles (hémato-méningées, placentaire,
oculaire, prostatique,...).
- Elimination : la voie d'élimination (urinaire ou biliaire) est utile
à connaître, d'une part pour le traitement d'une
infection urinaire ou biliaire, d'autre part pour adapter la posologie en cas de défaillance de l'un de ces deux émonctoires
(cf infra).
1.3 : Critère individuel
Le choix d'un antibiotique doit ensuite tenir compte du terrain.
- Chez le nouveau-né et le nourrisson, il faut éviter les phénicolés,
les cyclines, les sulfamides, les fluoroquinolones
et utiliser préférentiellement
les [[beta]]-lactamines, les macrolides et, en cas de nécessité seulement, les
aminosides
- Chez la femme enceinte, on peut retenir que seuls les [[beta]]-lactamines
et les macrolides peuvent être utilisés
en toute sécurité à tous les stades
de la grossesse.
- Chez le sujet âgé, il faut tenir compte de la diminution
physiologique de la fonction rénale (même à créatininémie normale).
- Une insuffisance rénale ou hépatique doit être prise en
considération, de façon à éviter certains antibiotiques
ou à adapter
correctement leur posologie (ex : aminosides et insuffisance rénale).
- Une allergie avérée à un antibiotique contre-indique formellement sa
réutilisation ultérieure. Mais une allergie à la pénicilline
ne
contre-indique pas formellement l'utilisation d'une uréido-pénicilline ou
d'une céphalosporine car le risque d'allergie croisée n'est pas systématique
entre ces différentes [[beta]]-lactamines.
- Chez le granulopénique, l'antibiothérapie doit obligatoirement être
bactéricide et prendre en compte les entérobactéries,
le bacille pyocyanique
et le staphylocoque.
1.4 : Critère toxicologique
A efficacité identique, il faut toujours choisir l'antibiotique le moins
toxique. Lorsque le risque toxique résulte d'une
accumulation (aminosides), les
dosages sériques participent à la prévention du risque toxique.
1.5 : Critère écologique
Les antibiotiques, essentiellement ceux à large spectre, peuvent rompre l'équilibre
de l'écosystème bactérien en détruisant
la flore de barrière, principalement au niveau cutané et digestif. Ces antibiotiques sont inducteurs de résistance plasmidique
, entraînant par pression de sélection, la prolifération de bactéries multirésistantes, hautement pathogènes et épidémiques.
Chaque fois que cela est possible, il faut donc donner la priorité à l'utilisation des antibiotiques à spectre étroit et éviter
les antibiotiques à spectre large fortement inducteurs de résistances (amino-pénicillines, cyclines, phénicolés,
céphalosporines et aminosides).
1.6 : Critère économique
A efficacité et tolérance égales, il faut donner la préférence à
l'antibiotique le moins coûteux.
Une association d'antibiotiques peut avoir plusieurs buts : élargissement du spectre, réduction du risque de sélection de mutants
résistants, recherche d'une synergie, une accélération de la bactéricidie. Mais il faut avoir conscience des contreparties
des association d'antibiotiques : majoration du risque toxique, risque d'inactivation ou d'antagonisme, majoration
du risque écologique,
majoration du coût.
C'est pourquoi, la monothérapie doit rester la règle, notamment en pratique médicale
courante.
L'association d'antibiotiques est cependant jusitifée dans les
circonstances suivantes : la tuber-culose, la brucellose, les endocardites
(notamment à entérocoque, staphylocoque, bacilles à Gram négatif), les
septicémies à bacilles à Gram négatif (notamment, sur terrain débilité et
chez les granulopéniques, les infections à Pseudomonas aeruginosa,
Enterobacter et Serratia ), les infections polymicrobiennes. En
pratique, la synergie est presque toujours obtenue lorsque l'on associe deux
antibiotiques bactéricides de familles différentes et de mécanismes d'action
différents ( [[beta]]-lactamines + aminoside par exemple).
La durée des traitements antibiotiques repose en partie sur des bases empiriques. Le raccourcissement des durées
de traitement ne peut s'envisager qu'après des études expérimentales et cliniques rigoureuses. C'est ainsi que pour un
certain nombre d'infections, une durée optimale de traitement a pu être établie : Angine à streptocoque : 10 jours
; Pneumonie à pneumocoque : 10 jours ; Méningite à méningocoque : 5 à 7 jours ; Pyélonéphrite aiguë : 14 jours
; Brucellose : 45 jours ; Endocardite infectieuse : 30 à 40 jours.
Mais il faut insister sur le fait que ces durées sont données à titre
indicatif et qu'il faut aussi tenir compte de l'évolution et du terrain.
Le rôle des agents antiviraux consiste à inhiber la synthèse des constituants des virus à l'intérieur des cellules-hôtes de l'organisme
sans léser les structures cellulaires ; en pratique, peu de médicaments remplissent ces deux conditions.
Les mécanismes de replication des virus étant complexes et variés, la plupart des anti-viraux ont une
spécificité d'action étroite. Ces agents ne sont que virostatiques et ne peuvent être efficaces qu'à la phase
précoce de l'infection.
DCI NOM COMMERCIAL INDICATIONS
Aciclovir ZOVIRAX ® Virus Herpès simplex : Herpès génital, Encéphalite,
Immunodépression, Infections néo-natales Virus
varicelle-zona Immunodépression, infectionsgénéralisées, Graves
Ganciclovir (DHPG) CYMEVAN ® foscavir Cytomégalovirus
Foscarnet ® Immunodépression
Zidovudine (AZT, RETROVIR ® Infection par le HIV (groupe IV)
azidothymidine) et/ou lymphocytes CD4 < 200/mm3
Adénine-arabinoside VIRA A ® Virus de l'hépatite B Hépatite
(ou vidarabine) chronique (en cours d'évaluation)
Rimantadine ROFLUAL ® MANTADIX Myxovirus influenzæ A :
Amantadine ® Prévention
Ribavirine Disponible à la PCH Infection à VRS Fièvre de Lassa
Interféron [[alpha]] ROFERON INTRONA Virus des hépatites B et C (il s'agit plutôt
d'immunomodulateurs qu'un antiviral au sens strict)
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