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Le karaté est-il un sport?


Les 20 préceptes du karaté-do


Les préceptes de l'entrainement


Conseils pour l'entraînement


Les règles
du dojo


La compétition(kyugi kumité)

Le Karaté enseigné en salle est une méthode de combat la plus efficace qui soit adoptée et pratiquée par tous le corps d'élite du monde : armées, police,... etc. Le Karaté utilise d'une manière scientifique et rationnelle les arme naturelles du corps : pieds, poings, coudes, tranchants de main,... etc. Le but étant "l'efficacité", ce qui signifie la mise hors de combat définitive de l'adversaire dans le minimum de temps.
En salle, les attaques enseignées ; sont très dangereuses pour l'adversaire, mais l'enseignement et la pratique sans le contrôle d'un professeur qualifié n'offrent aucun danger.
La compétition n'a été rendue possible qu'en s'entourant de précautions afin d'éviter les accidents, C'est ainsi que les attaques dangereuses (tranchant du revers de main à la gorge par exemple) sont interdites.
La compétition n'offre ainsi au public qu'une partie du karaté, c'est la face émergée de l'iceberg.
Mais la compétition est nécessaire dans la pratique du Karaté, car elle offre au pratiquant la possibilité de se "tester" devant un adversaire tout aussi décidé, de vaincre la peur -car elle existe-, de trouver sa "distance", son "souffle", sa "vitesse d'exécution ". Elle permet d'essayer de se concentrer dans les conditions les plus difficiles qui soient, car la compétition recrée le combat réel.
C'est pourquoi dans la vie d'un karatéka, le passage, à un moment ou un autre, par la compétition, est nécessaire pour progresser.
Comment juge-t-on la compétition ?
On a coutume de dire, pour simplifier que les points (wasa-ari = 1/2 points, ippon = 1 point) sont attribués par comparaison avec un combat réel pour la vie. C'est à-dire ; si l'attaque n'avait pas été contrôlée, l'adversaire aurait été mis hors de combat. C'est un critère subjectif
Une autre comparaison est faite avec l'escrime : de même qu'un escrimeur cherche l'ouverture, feinte puis place son attaque décisive (mais qui grâce aux protections n'offre aucun danger) de même le karatéka pratique une escrime de pieds et des poings, et, comme l'escrimeur cherche l'ouverture, Feinte, puis place son attaque à un point vital
Mais "placer son attaque" n'est pas suffisant, d'autres critères interviennent. Pour être valable l'attaque doit être exécute avec "vitesse d'exécution”, "concentration", "bonne position de base" (par exemple, une attaque du poing alors que l'exécutant est sur la pointe des pieds ou en déséquilibre ne sera pas comptée car il n'y a aucune puissance dans le coup porté). Le 'Timing" (au moment propice), la "puissance" (par exemple ; une attaque du poing, bras tendu, sans aucune réserve de puissance, ne sera pas comptée, car elle n'est pas efficace),
Cela demande, de la part de nos arbitres une très grande connaissance de la technique et un coup d'œil précis, car les attaques échangées et combinaisons sont extrêmement rapides.
Un spectateur non averti et souvent décontenancé, mais au bout d'un certain temps, après avoir compris l'esprit de la compétition et ses règles simples, il est facile de suivre un combat.
Les combats(3 et 5 minute pour le finale, temps plein, c'est-à-dire que les arrêts sont décomptés )se jugent sur 6 wasa-ari (6 demi-points) ou 3 ippons (3 points).
Les arbitres donnent leur décision par geste, la main vers le bas : waza-ri. La main vers le haut : ippon.
Le langage adopté est le japonais.
Un avertissement est dit "chiu " Il existe 4 pénalisations : la première et une "remarque" sans frais, la deuxième donne un waza-ari à l'adversaire, la troisième un ippon à l'adversaire, et à la quatrième c'est la disqualification. Le même processus et adopté par les sorties de tapis appelées JOGAI : première sortie "remarque" deuxième un wasa-ari pour l'adversaire, troisième un ippon pour l'adversaire, et disqualification à la quatrième.
La touche au corps et autorisée avec toutefois ; un certain contrôle, mais en ce qui concerne les attaques au visage, la touche est interdite pour les attaques du poing, cependant que pour les attaques du pied, le contact superficiel est toléré.
Il existe d'autres systèmes d'arbitrage adoptés au japon, soit avec contact réel (semi-contact), cherchant le K.O, soit avec protections en faisant le décompte des points marqués, affichage électronique.
Tous ces systèmes restent encore à améliorer.
Au Maroc la compétition et encore à ses débuts et il reste beaucoup à faire pour rejoindre les grandes nations en ce domaine.

è Les différents Kumité :

â Ippon kumité
âsambon kumité
âGo-hon kumité
âJu kumité
âJiyu kumité
âGaeshi kumité
âGaeshi ni-hon kumité
âHappo kumité
âOkuri kumité
âKyugi kumité

Sensei : BAHIJ Hamid