Al-Andalus appartenait au royaume des Umayyades depuis la conquête de la péninsule ibérique et la prise de Cordoue a été faite par Mughith al-Rumi en 711. Le traitement d'exception accordé aux
chrétiens qu'y vivaient a reformulé l'avenir de la ville et de la région
comme lieu de tolérance et prospérité en paix. En 929 l'Andalousie se rend
indépendante de Bagdad pour former le califat de Cordoue qui durera
jusqu'en 1031. L'indépendance de Bagdad lui permettait de remplir ses
propres caisses avec les impôts et les droits de
douane.
Le territoire de la péninsule ibérique arabe seule
comptait, en 950, presque 30 millions d'âmes. Autour de Cordoue, sur un
sol fertile recouvert d'une végétation luxuriante, des milliers de
villages poussaient.
Sous le gouvernement organisé et éclairé d'Abd
ar-Rahman le Grand, l'Andalousie connaîtra la construction de plusieurs
mosquées, des ponts et aqueducs. En 950, les rues de Cordoue avec ses
80.000 magasins, étaient non seulement pavées et propres, mais aussi
éclairées la nuit par des lanternes accrochées aux murs des
maisons.
Un grand nombre d'intellectuels était attiré par la
renommée de Al-Andalus: des étudiants de toutes les parties du monde y
affluèrent pour se familiariser avec les sciences qui, à Cordoue, dépassaient
celles des Arabes de l'Orient. Cette renommée est doue au
passage d'éminentes personnalités tels que les philosophes Ibn Rochd (dit
Averroès), Ibn Sochr (dit Avenzoar), Ibn Toufaïl, Ibn Badcha (dit
Avempace), tels les savants Aboul-Qasim, Al-Bitroudchi, Ibn al-Baïtar, Ibn
Firnas, Ibn al-Hatib et Ibn Haldoun, tels que les mystiques Ibn Arabi et
Ibn Sabin.
La diffusion de thèses dont on est pas l'auteur est
interdite, par la loi et par l'usage. Personne ne peut réciter les vers
d'un poète s'il na pas obtenu l'accord de son auteur comme raoui, c'est à
dire, l'élève du poète.
L'importance de Cordoue fut consolidée par le
transfert du siège du gouvernement de Séville par le gouverneur
Umayyade.
En 965 Al-Hakam II fonde à Cordoue 27 nouvelles écoles réservées aux enfants des pauvres. La ville comptait déjà 80 écoles publiques. Au même temps il fonda la bibliothèque. Elle fut dispersée après la conquête de l'Espagne par les Almoravides.
LE
CONTENU
La bibliothèque de Cordoue a la réputation d'avoir
possédé quelques 600.000 ouvrages. Elle était la troisième grande
bibliothèque du monde islamique. Pour enrichir sa collection, le calife de
Cordoue entretenait dans tous les grands centres intellectuels du monde
arabe, ses émissaires qui se chargeaient d'acquérir et de copier des
manuscrits anciens et nouveaux, et aussi de dépister ceux qui étaient en
cours de réalisation pour s'assurer d'un droit d'achat
prioritaire.
PERSONNALITES
Un des visiteurs le plus fameux de la bibliothèque de
Cordoue était Avicenne (Ibn Sina) (980-1037), illustre médecin arabe, né
prés de Bokhara, surnommé le Prince des médecins, un des hommes les plus
remarquables de l'Orient par l'étendue de ses connaissance et l'activité
de son esprit.
CLASSIFICATION DU TYPE DE BIBLIOTHEQUES
ARABES:
Les bibliothèques arabes peuvent se classer selon les
termes que servaient à les désigner et selon le but des
locaux:
Bibliothèques principales:
1. Bayt al-hikma (cabinet de sagesse); 2. Hizanat
al-hikma (dépôt de la sagesse); 3. Dar al-hikma (édifice de la
sagesse); 4. Dar al-ilm (édifice de la science); 5. Dar al-kutub
(édifice des livres);
Bibliothèques annexes:
6. Hizanat al-kutub;
7. Bayt al-kutub.
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