Description de Akka :
Cette cité est une ville frontière du
pays musulman. Elle est petite, possède une citadelle, une rivière qui entoure
le pied du rempart et pénètre par une porte de la ville, et un canal de dérivation
qui actionne des moulins. Cette ville était aux maîns des Francs, mais feu Nûr
ad-dîn la restitua aux musulmans. Elle cultive de grandes terres de labour dans
une plaine qui l'environne et qui est dominée par une forteresse aux mains des
Francs dite Hûnîn, à trois parasanges de la ville. L'exploitation
de cette plaine est partagée entre les Rûm et les musulmans
suivant un règlement dit de partage car les deux parties se partagent les récoltes
à égalité. Leurs troupeaux sont mêlés sans qu'aucun préjudice en résulte.
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Nous quittâmes cette ville, dans l'après-midi
du samedî, pour gagner le village de Masya, près de Hûnîn, forteresse
franque où nous passâmes la nuit. Puis nous reprîmes la route dimanche, à
l'aube. [...] Lundi, nous logeâmes dans un village dépendant
de 'Akka et situé à une parasange dont I'intendant est un musulman
nommé par les Francs pour administrer les colons musulmans qui y travaillent.
Il invita tous les membres de la caravane à un grand repas, offert aux petits
et aux grands, dans une salle très vaste de son habitation.
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Toutes sortes de plats furent servis et l'accueil fut chaleureux pour tous. Nous fûmes parmi les hôtes de cet homme et nous passâmes la nuit là.

Akka en1960 |
Mardi 10 de ce mois (18
septembre), nous arrivâmes le matin à 'Akka Que Dieu la détruise et la restitue
aux musulmans!
C'est la capitale des Francs en Syrie, l'escale des bateaux aussi grands que des montagnes, le port que fréquentent tous les navires, comparable par son importance à celui de Constantinople,
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le rendez-vous des vaisseaux et des caravanes, le lieu de rencontre des marchands musulmans et chrétiens venus de tous les horizons. [...] Ses mosquées ont été transformées en églises et leurs minarets en clochers. Mais Dieu a conservé pur un endroit de la grande mosquée où les étrangers se réunissent pour célébrer la prière rituelle.
A l'est de la ville, on voit la source
dite 'Ayn al-Baqar (la source aux Vaches). C'est de là que Dieu a fait sortir
les vaches pour Adam - que Dieu le bénisse et le sauve! On descend à cette
source par un escalier doux. A proximité, se dresse un oratoire
dont le mihrâb est resté intact. Les Francs ont bâti, à l'est,
un autel pour eux. Ainsi les musulmans et les infidèles se réunissent dans cet
oratoire et se tournent chacun dans une direction différente pour prier. Ce
sanctuaire est aux mains des chrétiens, vénéré et respecté. Que Dieu y
conserve le lieu de prière des musulmans!