|
Dans Cordoue il y avait un demi million d'habitants, 113,000 maisons,
700 mosquées et 300 bains publics. Les rues ont été pavées et ont été
muni de lumière. Les maisons avaient des balcons et des conduits d'air
chaud sous le sol de la mosaïque pour l'hiver. Ils ont été ornés avec
les jardins équipés avec des fontaines artificielles, le Papier un
matériel inconnu à
l'Europe chrétienne
était partout. Il y avait des librairies et plus de soixante-dix
bibliothèques. A Cordoue seul on pouvait trouvé plus de 600,000 livres
relatant diverses sciences comme l’Astronomie, médecine, mathématique,
géographie, poésie, et bien d’autre.
Pendant la fin du premier millénaire,
Al-Andalus
était la source de science pour toute l’europe. Des étudiants de
partout de l’Europe, France, Angleterre, suisse, Italie et beaucoup
d’autre venaient dans les universités Andalous pour apprendre les
différentes sciences par les savants Musulmans.
Un de ces étudiant n'est autre que Gerbert d'Aurillac, savant chrétien
du Xe siècle, qui fut si impressionné par ce qu'il vit et apprit en
Al-Andalus qu'il mit en pratique une grande partie de ses
connaissances musulmanes lorsqu'il devint le pape Sylvestre II premier
pape français de toute l'histoire. Il fut pape du 2 avril 999 au 12
mai 1003.
C'est
lui, toutefois, qui remplaça la numérotation romaine,
par la numérotation
arabe.
Cette
numérotation d'un principe radicalement nouveau était infiniment mieux
adaptée au développement des mathématiques; elle se caractérise par l'invention
du zéro (déformation de l'arabe
assifre qui donne cephirum en latin, zefero en italien et
zéro en français) et de 9 signes distincts (chiffres) qui désignent
les premiers nombres.
Qui auraient cru
que l’Europe allait accueillir à bras
ouverts cette
merveilleuse invention et jeter par-dessus
bord la vieille numération romaine et les encombrantes tables à jetons
remontant à l’antique époque des Césars. Ce ne fut pas facile.
L’ignorance et le conservatisme implacable des dirigeants européens de
l’époque firent systématiquement obstruction à la nouvelle science
dont le plus grand défaut était certes de leur être transmise par des
savants musulmans… Gerbert fit donc oeuvre de pionnier. Son ouverture
d’esprit lui valu cependant d’être suspecté de collaborer avec les
ennemis de la Sainte Église romaine et d’avoir vendu son âme en
échange de la science des « infidèles ».
Gerbert d'Aurillac introduisit également les mathématiques modernes et
l'astronomie dans l'Europe chrétienne; il a enseigné à Reims, où il
eut pour élève le futur empereur germanique Otton III, Les réformes de
ce pape de l'an mille ont permit la naissance d'une nouvelle Europe.
Par Ahmed
Pondomino |
04 Août 2003 |