![]() |
Giuseppe VERDI 1813 - 1901 |
|
|
Verdi naquit le 10 octobre 1813, son père était aubergiste à Roncole, un village près de Busetto (Parme). A peine âgé de onze ans, le jeune Verdi devint organiste en l'église du village. Antonio Barezzi, négociant et grand amateur de musique, remarqua le tout premier les belles dispositions de l'enfant; il le prit dans ses affaires et l'aida de mille façons. Aux frais de la ville de Busseto et de Barezzi, Verdi put faire des études musicales à Milan (1832). Le directeur du Conservatoire refusa de l'accepter comme élève, prétextant que Verdi avait dépassé l'age prévu par la loi; en réalité parce que les talents de Verdi ne lui inspiraient aucune confiance. Durant trois ans, Verdi prit des leçons avec Lavigna, chef d'orchestre à l'opéra, homme de la pratique, qui ne jurait que par le Don Juan de Mozart . En 1833, Provesi, l'organiste de la cathédrale de Busetto, mourut; Verdi succéda à son premier maître. Deux ans plus tard, il épousa Margherita Barezzi, la fille aînée de son protecteur. Mais déjà en 1840, la mort l'emporta elle et ses deux enfants. L'année précédente Verdi avait débuté comme compositeur d'opéras; c'est pourquoi il avait élu domicile à Milan. Le succès assez flatteur obtenu par sa
première oeuvre Oberto détermina Merelli, un impresario fort influent, à
traiter avec Verdi. Un contrat fut conclu entre les deux hommes, fort avantageux pour le
compositeur, qui reçut commande d'une série d'opéras En 1870, le vice-roi d'Egypte fit à Verdi la commande de Aïda qui serait représenté à l'occasion de l'ouverture du canal de Suez; il reçut 100.000 francs d'honoraires. Aïda est le chef d'oeuvre des opéras sérieux de Verdi, quoique l'influence de Lohengrin de Wagner y soit sensible. Deux ans plus tard, il écrivit le Requiem en souvenir du poète Alessandro Manzoni. Verdi ne composa plus que deux opéras : Otello (1887) et la comédie lyrique Falstaff, la profession de foi philosophique de cet octogénaire qui gardait toujours le sourire. Les livrets de ces opéras étaient dus au compositeur Boito. On dit parfois que Falstaff est le testament musical de Verdi. Tels sont plutôt les Quattro pezzi sacri (1898) dont le Stabat Mater et le Te Deum sont les morceaux les plus importants. Verdi mourut le 27 janvier 1901 et lors de ses funérailles la foule entonna en guise d'ultime hommage "Va pensiero..." (Nabucco).
|