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Lettre
ouverte à Monsieur le
Ministre de l'Agriculture
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Monsieur
Le Ministre,
Suite
aux derniers événements survenus en Mayenne au Cia
de la Crespelle, nous jugeons le moment opportun de vous interpeller
à nouveau sur le dossier de l'Insémination Artificielle
Bovine en France.
Comme vous devez le savoir, les éleveurs de Mayenne ont
répondu à l'action honteuse de la Coopérative
la CIAM de Mayenne et de l'UNCEIA, en seulement 4 jours, plus
de 500 éleveurs se sont mobilisés et ont exprimé
leur attachement à ce CIA mais surtout à leur liberté.
Désormais ce sont les éleveurs représentés
par des associations qui deviennent propriétaires des taureaux
de la Crespelle. La fidélité des éleveurs
pour l'IA libre n'est pas une vue de l'esprit : nous en avons
ici une belle démonstration.
Si vous vous intéressiez au travail de l'Insémination
Artificielle libre, vous comprendriez aisément ce phénomène
: des tarifs moins élevés, un meilleur service (faut-il
vous énumérer les bienfaits que peut engendrer la
concurrence ?) et d'abord la satisfaction pour le travail de sélection
réalisé:
Sans cela l'IA libre n'existerait plus depuis longtemps !
A
contrario, beaucoup refusent les choix opérés par
les unités officielles de sélection depuis plusieurs
années (toutes races confondues), comme la recherche permanente
de la productivité à coup d'indexation synthétique
(la génétique c'est d'abord l'il de l'éleveur).
Nous savons que cette argumentation ne vous laissera pas indifférent
: la diversité qu'apporte l'IA libre permet une autre alternative
à celle choisie par les unités officielles : ne
souhaitez- vous pas une nouvelle orientation de l'élevage
Français ? Celle-ci commence dès la conception de
l'animal.
Vous
y faites souvent référence, mais ces rapports Demange&Bonnemaire
et consorts sont à coté de la réalité
du terrain et pour cause : leurs auteurs n'ont pas jugé
utile de rencontrer des éleveurs.
Par ailleurs, les responsables professionnels sont de plus en
plus nombreux à dénoncer le système en vigueur
et appellent à une réforme de notre législation.
Citons en exemple la dernière prise de position du CDJA
64 qui réaffirme son choix " pour la libre concurrence
mais de manière légale et réglementaire encadrée
"
C'est ce que nous demandons.
Nous
savons aussi l'embarras de la délégation Française
à Bruxelles pressée par la commission de questions
délicates sur ce dossier. Irez-vous jusqu'à la procédure
d'infraction? Les éleveurs Français préféreraient
alors sûrement profiter de la manne que pourrait représenter
l'amende consécutive à cette procédure.
Vous
devez sortir de cette logique dogmatique, que Monsieur Le Premier
Ministre rejetait dans un courrier qu'il nous adressait jadis,
vous devez être l'initiateur d'une large concertation
que nous ne cessons de réclamer. Si ce dossier devait
continuer à engendrer des épisodes comme celui que
nous venons de connaître en Mayenne, il pourrait connaître
des débordements dont vous seriez en partie responsable.
Mais nous sommes persuadés que nos propos trouveront cette
fois un écho favorable et demeurons à votre disposition
pour toute initiative que vous voudrez bien engager
Mouguerre, 15 mai 2001
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le document sur l'appel de LAVAL (format doc - 33ko, ou Zip - 7ko)
Quatre
ans déjà!
Notre
association est née ici il y a exactement 4 années maintenant. A
l'époque les auteurs du trop fameux rapport copercy s'étaient
mis en tête de régler (sans que le ministre ne le leur demande!)
le "problème" Crespelle.
Les
rencontres entre les éleveurs du comité de défense du CIA de la
Crespelle et ces 3 hauts fonctionnaires furent houleuses, la détermination
exprimée par les éleveurs permit de mettre un terme aux velléités
de ces hauts personnages et par la même occasion amorça la constitution
d'une association d'ampleur nationale, l'Anial, à laquelle
se sont ralliés depuis d'autres acteurs de la profession.
Dans
leur rapport, les trois auteurs ont parlés des éleveurs pratiquant
l'IA libre comme étant vieux, dépassés par le progrès et proches
du front national: Belle toile!
La
Crespelle
Comme
indiqué dans notre communiqué, le CIA de la crespelle fût longtemps
le socle incontournable de l'IA libre en France (voire page historique).
Aujourd'hui la libre circulation des semences, qui est désormais
permise par la réglementation européenne, donne une autre dimension
au dossier. Cela rend l'action de la coopérative de Mayenne incompréhensible
et dénuée de tout intérêt. Elle n'est donc que l'expression d'une
action vengeresse qui n'a pour autre objectif que de porter nuisances
aux responsables de ce CIA. Cependant et ne serait-ce que par gratitude,
les responsables de la Crespelle peuvent être assurés de notre entière
solidarité.
L'explication
de cet anachronisme
L'arrêt
de Pau fait partie des acquis de notre association, notre argumentation
y a trouvé un écho favorable bouleversant les données: Il a été
démontré que les coopératives profitaient allègrement d'un abus
de position dominante. Ce jugement a été relayé par des décisions
du conseil de la concurrence…
Les
associations du Sud-Ouest, relaxées par cet arrêt*, peuvent désormais
travailler librement: Les éleveurs de cette région sont toujours
plus nombreux à faire confiance au travail de sélection, en Blonde
d'Aquitaine notamment, et ce au grand dam des Coopératives de cette
région. Situation jugée inacceptable pour l'Union Nationale des
Coopératives (UNCEIA) qui est à l'origine de l'affaire en cours
en Mayenne, le CIA de la Crespelle étant l'un des prestataires de
service en production de semences Blonde d'Aquitaine. Comme nous
l'avons déjà précisé, le contexte actuel permet plusieurs solutions
de remplacement.
* Les coopératives plaignantes avaient obtenu un dédommagement au
civil sur des considérations de seconde importance, face à la colère
des éleveurs et grâce à la complicité de l'administration la situation
s'est apaisée.
Le
"fric"
Bien
souvent, on a critiqué les représentants de l'IA libre comment étant
des "marchands de fric", faisant n'importe quoi… Quid de l'intelligence
des éleveurs.
Il
nous faut remarquer que les structures pratiquant l'IA libre ont
souvent fait l'objet de contrôles fiscaux, elles payent des impôts
(le statut de coopérative leur étant refusé ou retiré), des charges
sociales et ont dû souvent payer de lourdes amendes afin de pouvoir
continuer à apporter la concurrence aux éleveurs. Notons qu'elles
n'ont jamais touché un seul centime d'aides publiques contrairement
aux coopératives d'insémination plus "chanceuses" coté agrément.
Notre
association s'est penchée sur les bilans comptables de certaines
coopératives, les réserves constituées enlèvent bien des idées reçues
sur l'esprit mutualiste…
Des
…agréments pour tous
C'est
bien ici tout le sens de notre combat, on reproche à l'IA libre
son absence d'agrément alors que paradoxalement elle n'a de cesse
de le réclamer.
L'arrêt
de Pau a eu le mérite d'éclairer la situation: la loi permet à tout
indépendant de pratiquer l'insémination pourvu qu'il se place sous
la tutelle de la coopérative de la zone, il a été établit que cette
dernière refusait cette possibilité. Reste encore l'aspect distribution
des semences, l'arrêt est incomplet dans la mesure ou il n'a pas
mis en évidence les freins à la libre circulation de ces dernières.
(le conseil de la concurrence a déjà constaté des infractions, une
enquête importante est en cours);
Les
centres de production (la Crespelle en Mayenne et Montbéliarde
Sélection dans le Jura) qualifiés injustement d'illégaux" voient
régulièrement leur demandes d'agrément refusées, en l'état actuel
de la réglementation rien d'étonnant et peu importe le travail qu'ils
réalise: les bricolages subis par la loi depuis sa création ont
conduit les autorités à exiger d'une unité de production qu'elle
soit liée à un centre de mise en place. Ces règles sont définies
et dictées par la CNAG (commission nationale d'amélioration génétique)
qui est aussi chargée de l'attribution des autorisations. Les CIA
agréés siégeant dans cette structure ont une importante prépondérante
dans les décisions prises. Lors de notre dernière assemblée générale
nous avons demandé la suppression de cette structure sclérosante,
le contrôle des autorisations pourrait alors être assuré par des
organismes désintéressés (DSV par exemple).
Le
refus d'enregistrement des filiations des animaux (un préjudice
pour les éleveurs), constitue une entrave de taille à la connaissance
exacte et à l'officialisation des performances des animaux issus
de l'IA libre. Ce refus est purement politique, les considérations
techniques étant simplement ignorées.
Et
la génétique dans tout ça!
Laissons les éleveurs exprimer leur volonté!, ici n'est-il pas la
réponse la plus appropriée aux critiques formulées? Mais il faut
le constater, et c'est dans l'air du temps: Les éleveurs sont de
plus en plus formés et paradoxalement encore plus encadrés. Les
réactions individualistes qui en découlent trouvent ici une explication
plausible, le problème actuel du contrôle laitier en est une parfaite
illustration.
L'effet
vache folle secoue tout l'élevage et, semble t-il, pousse les éleveurs
à revoir le modèle intensif. Que penser alors du travail uniforme
des unités officielles toutes orientées vers ce modèle intensif
et ce, souvent au mépris de la diversité. Nous ne reviendrons pas
ici sur tous les aspects positifs qu'une véritable concurrence apporterait
à commencer par l'essentiel, la liberté de choix des éleveurs. (voir
page journal).
Initiatives
et propositions
Depuis
la création de notre association, nous avons bien évidemment sollicité
le législateur et les ministres successifs, page jopurnalci-joint
la dernière lettre de Monsieur Glavany à un député et la nôtre.
Nous avons encore alerté la commission Européenne: On pourrait penser
qu'elle balaierait d'un revers de main le système à la Française,
c'est sans compter sur le formidable lobbying des coopératives françaises
(au travers de l'UNCEIA leur union nationale). Cependant le dossier
avance et inexorablement l'échéance approche. (cf aff. UEPAGA).
Sans relâche nous poursuivons nos efforts Aujourd'hui et de manière
solennelle nous voulons lancer un appel, appelons-le "l'appel
de Laval":
| 1: |
1.
Aux responsables des Coopératives: malgré nos multiples
appels, l'UNCEIA s'est toujours refusée à toute discussion
avec nous, peut-être pouvons-nous nous adresser aux présidents
respectifs des coopératives adhérentes. Nous savons qu'il
existe chez certains une volonté d'ouverture, nous invitons
ces derniers à prendre contact avec nous afin de mettre en
œuvre une dynamique destinée à mettre un terme définitif
aux situations conflictuelles et ce dans le respect du
strict intérêt des éleveurs, des solutions existent, discutons-en
dans la sérénité! |
| 2: |
Aux
syndicats et responsables professionnels : Avant les élections
aux chambres d'agriculture, il est opportun d'obtenir des
syndicats agricoles qu'ils se prononcent sur le sujet et mieux
encore, qu'ils contribuent au règlement définitif de ce
problème bien français. |
| 3: |
Aux
parlementaires: (plusieurs soutiennent déjà notre action),
nous demandons la création d'une commission spécifique
à l'assemblée nationale afin d'accompagner la dynamique
décrite ci-dessus. |
| 4: |
Enfin au Ministre de l'agriculture: Nous lui demandons
de favoriser l'avancée du dossier, son indifférence serait
anormale. |
En
ces temps difficiles pour les éleveurs, la profession se doit d'être
soudée. Chacun sait qu'à terme le débat sur le système français
en matière d'insémination artificielle bovine sera clos et dans
le sens que nous souhaitons. Autant faire l'économie tout de suite
de ces divisons inutiles et néfastes pour la profession, avançons
ensemble!
|
Laval,
jeudi 21 décembre 2000
|
retour plan
L'avis des Syndicats Agricole, courrier envoyé le 14 décembre 2000
Monsieur le Président,
Il y a quelques semaines nous avons de nouveau attiré votre attention sur le dossier de l'insémination artificielle et en particulier sur le cas de la Crespelle. Cette affaire connaît un développement dramatique puisque la CIAM vient de faire saisir les taureaux de ce CIA ainsi que du matériel.
Les éleveurs, que notre mouvement représente, sont très déterminés et ne resteront pas sans réagir ne serait-ce que par solidarité.
En tout état de cause et quelle que soit l'issue de cette affaire, la concurrence ne sera pas remise en cause.
Ce dossier récurrent dont nous vous tenons informé des évolutions devra bien connaître une issue. Nous avons démontré, décisions de justices à l'appui, que les éleveurs français étaient abusés. Certes l'arrêt de Pau a modifié certaines données mais la situation n'est toujours pas satisfaisante, la réglementation doit définitivement être adaptée dans le strict intérêt des éleveurs.
Face aux évènements et à veille des élections aux chambres d'Agriculture, il nous paraît opportun que tous les éleveurs français connaissent l'opinion officielle de votre syndicat sur le sujet, c'est la raison pour la quelle nous vous invitons à une réunion le jeudi 21 décembre à 14h00 à la mairie de Laval, réunion à laquelle la presse sera conviée.
Dans l'attente de vous rencontrer, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'expression de nos sentiments les meilleurs.
Pascal Lhermitte, Président de l'Anial
|
Dernière Minute: la réunion aura finalement lieu à l'office du tourisme à proximité de la mairie.
|
retour plan
Génétique bovine Holstein: la percée des
Pays bas
Le
classement Interbull prête toujours à des interprétations divergentes,
les critères d'indexation propres à chaque Pays n'arrangent
rien. Tous les résultats publiés sont donc à interpréter avec
précaution. Tout au plus, ils ne font qu'indiquer une tendance
et ne devraient pas, à priori, être utiliser à des fins publicitaires
compte tenu de l'ambiguïté des chiffres:
Au
Top 100 selon le classement l'INEL (Français):
1.
Pays bas: 35 Taureaux
2.
US: 25 Taureaux
3.
France: 22 Taureaux Au
Top
100 selon le classement TPI (Américain)
1.
US: 55 Taureaux
2.
Pays bas: 30 Taureaux
3.
France: 5 Taureaux
| Commentaire:
la France qui a longtemps revendiqué le learderchip Européen est maintenant largement distancée par les Pays bas, pays
où les éleveurs bénéficient de la liberté de choix ce qui, visiblement ne porte pas préjudice au progrès génétique,
bien au contraire semble t-il!
Notons encore que les Taureaux Français classés sont d'origines Américaine, la France est aussi le seul Pays membre Interbull
qui refuse la prise en compte des résultats des filles de taureaux étrangers sur son territoire… |
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Mercredi 30 Août 2000
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Association nationale de l'insémination Artificielle Libre
Tel: 05 59 31 65 64 fax: 05 59 31 66 85 Site Internet:
www.multimania.com/anial
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retour plan
En
cette période estivale, chacun affûte son programme de rentrée, les grands messes approchent à grand pas (Space, Sommet de l'élevage…).Dommage
qu'elles soient devenues un faire valoir pour qui vous savez…
En attendant voici les propos du Président de l'UPRA Prim' Holstein empruntés au Magazine Typex de Juillet&Aout. Nul doute qu'ils
ne laisseront pas indifférents, nous ne pouvons qu'y souscrire….
Gala 2000
Lumineuse, par surprise
Cette 4° édition du Gala des 100 meilleures prim'holsteins s'est ouverte le vendredi 30 juin à Angers, avec la tenue d'un colloque
sur la consanguinité (voir page 42). Elle se poursuivait le lendemain par le concours, entrecoupé d'un spectacle, alternant
musique et magie, et se clôturant par un dîner spectacle apprécié.
Le nouveau président de l'Upra Prim'Holstein, Daniel Beugnon, fit, en préalable à cette deuxième journée, une introduction
remarquée. Après avoir constaté que, malheureusement, dans le contexte économique actuel, l'agriculteur est de moins en moins
libre de ses choix, il a souhaité " qu'en terme de technique et de génétique, il n 'en soit pas de même ", en précisant que
les organismes d'élevage " doivent rester vigilants, à l'écoute des éleveurs, et ne pas jouer uniquement sur les droits que
leur donnent des lois parfois obsolètes ". " L'éleveur doit rester libre de ses choix techniques et génétiques, a-t-il poursuivi,
mais cela doit néanmoins se faire selon des règles communes, précises, afin de conserver le sérieux et la rigueur d'un schéma
national efficace.
" Liberté, où es-tu ?
Pour Daniel Beugnon, l'éleveur doit avoir la possibilité de choisir "d'alimenter avec du foin ou du maïs ; d'élever des
prim'holsteins ou des jersiaises; d'inséminer ou défaire inséminer, car cela reste un acte technique dont il supportera les conséquences
s'il est incompétent ; de choisir sa génétique française ou étrangère, suivant les orientations qu'il souhaite donner à
son élevage en terme de rusticité ou de productivité ". Le président a conclu sur le sujet en déclarant que " nos organismes d'élevage
doivent rester des conseillers privilégiés, mais les éleveurs doivent garder le pouvoir de décision ".
L'autre thème abordé par le président de l'Upra, après avoir évoqué l'évolution de l'index lsu, concernait " les relations
abusives et sans fondement scientifique ou économique que l'on fait dans certains secteurs entre la race et la qualité des
produits ". C'est le cas actuellement dans certaines zones de montagne ou en Normandie. En Haute-Savoie, l'Upra Prim'Holstein
est intervenue, avec les éleveurs Prim'Holstein du département, auprès des transformateurs locaux, afin que les troupeaux existants
en race Prim'Holstein ne soient pas pénalisés. " Mais cela est insuffisant ", conclut Daniel Beugnon, car, dans ces régions,"
il reste quand même interdit de s'installer en race Prim 'Holstein. " Le président de poursuivre : " Si aujourd'hui un éleveur veut
produire du lait "blanc " avec une race rouge ou grise moins productive, il en a le droit, c'est un choix d'éleveur. Mais
que l'on oblige un éleveur, sous peine d'être pénalisé, à changer de race, c'est inacceptable ! Où va-t-on ?... "
retour
plan 
Notre association a tenu son AG le 15 juin dernier à Paris:
Après
un tour des régions et de l'actualité: arrêt définitif de Pau, plainte UEPAGA à Bruxelles, proposition de table ronde de l'AniaL
au ministère; c'est surtout la récente rencontre entre les associations (AGP et Semagri) du Sud Ouest et un représentant du ministre
qui a été évoquée. Ce dernier ayant demandé aux responsables de ces associations de formuler des propositions, c'est donc
dans cette optique qu'une synthèse de la réflexion engagée au sein de l'association depuis plusieurs mois qui a été présentée
lors de cette AG. Elle sera publiée d'ici quelques semaines.
Parmi les principaux points abordés, celui du projet modificatif concernant les éleveurs inséminateurs. Dans ce volet du dossier
optimisme alterne avec pessimisme, le ministère de l'Agriculture manque visiblement d'autorité sur l'UNCEIA dont l'attitude permet
à elle seule permet d'envisager ou non une issue conforme à l'intérêt des éleveurs, c'est dire! . Les longues négociations
avec la profession vétérinaire, qui ont fait long feu, rappellent que la vigilance doit être de mise. En fait, il semble que la
stratégie du "saucissonnage" soit de rigueur: Engager des semblant de discussions à droite et à gauche, lasser les interlocuteurs
et ne pas aboutir: Voilà une stratégie qui semble d'actualité et à la quelle il faut mettre un terme. L'Arrêt de Pau redistribue
les cartes, la mise en place et la formation ne faisant plus l'objet de restrictions, la globalisation de tous les autres
problèmes rencontrés dans une seule et unique négociation, avec l'AniaL pour interlocuteur (au nom de toutes ses composantes),
ne doit plus faire peur!!!
La campagne pour les élections aux chambres d'Agriculture a déjà commencé, si la coordination rurale est bien engagée à
nos coté (elle est membre de l'Anial depuis sa création) en revanche la position des autre syndicats n'est pas très claire:
la position de certain est à géométrie variable suivant les régions et les interlocuteurs. Tous les éleveurs français doivent
connaître la position officielle et sans ambiguïté de leur syndicat quant au maintient ou non d'un système anti concurrentiel néfaste
à leurs intérêts. Nous nous emploierons à leur poser la question et à rendre publique leurs réponses.
retour
plan 
La sélection doit répondre aux attentes des
éleveurs "
Article paru dans La France Agricole, 23 juin 2000 , page16.
"Prendre en compte les "aspirations du terrain. " Tel est le vœu de l'Association nationale de l'insémination artificielle libre
(Anial) en matière de sélection génétique. Elle élabore aujourd'hui des propositions concrètes pour aménager la loi sur l'élevage.
L'assemblée générale, à Paris le 15 juin, a été l'occasion d'en tracer les grandes lignes. L'Anial souhaite ainsi que la circulation
des semences soit libre mais tracée : " II doit être possible de contrôler les stocks ", précise Pascal Lhermitte, son président.
Ensuite, elle demande une séparation juridique des structures de production des doses, des structures de mise en place " afin
d'avoir des prix clairs et nets ". Elle souhaite égale- ment que la CNAG (*) soit remplacée par des commissions régionales, " plus
techniques et moins politiques ", et que les éleveurs qui le désirent, participent financièrement au testage à condition que
les bénéfices soient également mutualisés.
G. B.
(*) Commission nationale d'amélioration génétique.
retour
plan 
"Concurrence et progrès génétique peuvent-ils faire bon ménage en France" tel était le sujet du débat proposé. Quatre éleveurs
non-membres de l'AniaL y participait. Les propos tenus n'ont pas laissé indifférent, un grand vent de liberté se dégageait de cette
discussion franche et animée, la passion du métier et la frustation que peuvent ressentir ces éleveurs était perceptible.
Le président de l'UNCEIA ainsi qu' un directeur de coopérative était invité: Ils ont ignoré notre invitation. Ont-ils eu peur
de la discussion? La question est posée.
Le directeur de l'UPRA Prim Holstein était également invité, il n'a pas reçu le feu vert de son conseil d'administration…
Michel Quiniou (finistère), un des pionniers en race holstein à la réputation incontestée:
Selon lui, les éleveurs ont perdu la voie mâle depuis longtemps au profit des unités de sélection, maintenant ils vont perdre
la voir femelle (il a refusé la signature avec sa coopérativ d'une chartre d'exclusivité). Il refuse de devenir un simple "vacher"
ne contrôlant plus rien dans son élevage, il veut rester un chef d'entreprise à part entière. Il dénonce encore le manque de diversité
des schémas officiels français et regrette que des vaches confirmées soient écartées des programmes sous prétexte qu'elles n'ont pas
assez d'INEL…
Hervé Masset (Ardennes), un des meilleurs sélectionneurs français en race pure Holstein, il pratique lui-même l'IA sur
son troupeau.
Il
compare le métier d'éleveur à celui d'un artiste: l'éleveur fabrique des animaux selon son aspiration, ses goûts: As-t-on déjà vu un
artiste peintre freiné dans l'élaboration d'une œuvre?. Pour lui sans liberté il n'y a pas de progrès possible, la passion de l'éleveur
doit être considérée, le droit à la différence reconnu. M.Masset regrette encore que les techniciens soit devenus des technocrates
réfugiés derrière le système....
Yves Shaller (Doub) Eleveur sélectionneur en race Montbéliarde pratiquant la monte naturelle. Il est à la tête d'une nouvelle
association d'éleveur dont certain se sont vu interdire leur participation au dernier salon de l'Agriculture, les animaux étant issus de
saillies naturelles.
Il fustige la sélection "ordinateur" qui a pris le pas sur la compétence de l'éleveur, il n'est pas en accord avec les choix
des unités de sélection. Ses animaux sont moins précoces mais plus solides que ceux qui sortent des unités de sélection. Il
considère enfin que monopole et progrès génétique sont incompatibles.
Heda VAN RIJCK (calvados) Jeune femme Hollandaise installée en France avec son mari, elle ne connaissait rien à l'élevage
avant son mariage.
Leur choix de travailler en race rouge (MRY) n'est pas du goût de la coopérative de leur zone, aussi ils se sentent mis à l'écart.
Elle reconnaît la lourdeur du système français en matière de sélection comparé au système hollandais qu'elle considère plus progressiste..
retour
plan

IHOLDY
est taré!
Encore
des tares à l'honneur: Après le Blad et l'Achondroplasie, voici
les taches d'IHOLDY. En effet 5% de ses produits présentent
des taches anormales sur leurs robes. Pour tout éleveur de Blond
d'aquitaine qui se respecte, l'aspect couleur de robe revêt une
réelle importance. Il est particulièrement curieux que cette anomalie
n'ait pas été découverte en période de testage.
Ci-après l'extrait d'un courrier envoyé le 18 Mai par l'association
des Eleveurs de l'Association Blond Aquitaine du grand Ouest
:
Mr Le Président
UNION MIDATEST
Les Nauzes
81580 SOUAL
Monsieur
Le Président,
En référence au Blond Info n°22 de Janvier 2000( page 24-25),
IHOLDY: taureau Elite de l'an 2000, et désormais Etoile
de l'an 2000, fait tâche!
Vous avez commis bien plus qu'un Impair avec IHOLDY
qui n'a rien d'un Crack !
Votre distribution à Gogo d'une semence aux Vagues
qualités d'un blond, donne I'impression d'une distribution de
grande surface, avec un Cadi chargé de boniments, et, comme
Maestro Unique, non pas seulement la blonde Claudia,
mais bien l'Union Midatest, membre .de l'U.N.C.E.I.A.
Votre responsabilité dans cette nouvelle catastrophe génétique
et ce vice indélébile, nous amène à vous demander :
l° Explication de cette faillite génétique, remettant en cause
ce schéma de mathématiciens.
2° Comment envisagez-vous de réparer les préjudices subis
par les éleveurs vous ayant fait confiance ?
*NB en caractère gras figurent les origines d'IHOLDY
retour
plan 
Filiation nouveau Décret,
encore pire…JO du15 06 2000
On l'attendait et on s'attendait au pire, voici le fruit d'une
belle cogitation: Comment encore alourdir et verrouiller un
peu plus les filiations des jeunes bovins? Bravo pour le résultat.
La lutte continue…
Décret no 2000-523 du 15 juin 2000 relatif à la certification
de l'ascendance et de la filiation des bovins
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'agriculture et de la pêche,
Vu le règlement (CE) no 820/97 du Conseil du 21 avril 1997 établissant
un système d'identification et d'enregistrement des bovins et
relatif à l'étiquetage de la viande bovine et des produits à
base de viande bovine ;
Vu le code rural, notamment le titre V du livre VI (nouveau)
; Vu le code de la consommation, notamment ses articles L. 213-1
à L. 213-3 ; Vu la loi no 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative
à l'informatique, aux fichiers et aux libertés ;
Vu le décret no 69-257 du 22 mars 1969 modifié relatif à la
monte publique ;
Vu le décret no 69-258 du 22 mars 1969 relatif à l'insémination
artificielle ; Vu le décret no 69-666 du 14 juin 1969 relatif
à l'organisation et au fonctionnement des établissements de
l'élevage ; Vu le décret no 98-764 du 28 août 1998 relatif à
l'identification du cheptel bovin ; Le Conseil d'Etat (section
des travaux publics) entendu, Décrète :
Art. 1er. - Au sens du présent décret, on entend par :
- équipe de transplantation embryonnaire : un groupe de techniciens
placés sous la responsabilité d'un vétérinaire d'équipe qui
assurent :
- la collecte et le traitement d'embryons issus de fécondation
in vivo ;
- le stockage et la mise en place d'embryons issus de fécondation
in vivo ou in vitro ;
- équipe de production d'embryons : un groupe de techniciens
placés sous la responsabilité d'un vétérinaire d'équipe qui
assurent le prélèvement d'ovaires, la maturation et la fécondation
in vitro des ovocytes, le traitement et le stockage des embryons
qui en sont issus ;
- bovin : un animal de l'espèce bovine, y compris Bison bison
et Bubalus bubalus ;
- naisseur : le détenteur de la mère de l'animal au moment de
la naissance (en cas de veau issu de transplantation embryonnaire,
il s'agit de la mère porteuse);
- code race : le code permettant de rattacher un bovin à une
race identifiée et répertoriée. Ces races et les codes qui leur
correspondent sont définis par arrêté du ministre de l'agriculture
;
- vérification de filiation : la mise en oeuvre de modalités
de prélèvement et d'analyses définies par arrêté du ministre
de l'agriculture ;
- protocole de suivi qualité : les procédures de suivi des exploitations
définies par arrêté du ministre de l'agriculture.
Art. 2. - Seul l'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage est habilité à certifier, selon les règles définies
à l'article 4 du présent décret, la filiation de tout bovin
né en France, quelle que soit l'origine de ses père et mère.
Art. 3. - Tout naisseur de bovin désirant s'engager dans le
dispositif de certification de l'ascendance et de la filiation
des bovins doit accepter les conditions du présent décret et
de ses textes d'application. Sans préjudice de ses obligations
relevant de l'identification bovine et du contrôle de performance,
tout naisseur souhaitant faire certifier les filiations de ses
animaux est tenu de faire une demande auprès de l'établissement
départemental ou interdépartemental de l'élevage dont il dépend,
qui l'informe de ses obligations, de ses droits, des procédures
qu'il aura à mettre en oeuvre et des coûts qu'il devra supporter.
Le naisseur s'engage par contrat, signé avec l'établissement
départemental ou interdépartemental de l'élevage, à :
1. Soumettre à la certification les filiations de tous les bovins
naissant dans son exploitation y compris les mort-nés. Toutefois,
dans le cas des élevages comportant des animaux appartenant
à plusieurs races, la certification peut porter sur les seuls
veaux issus de mères appartenant à l'une de ces races. Cette
demande est soumise à l'accord préalable de l'établissement
départemental ou interdépartemental de l'élevage. La ou les
races retenues sont précisées dans le contrat d'engagement de
l'éleveur ;
2. Informer l'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage de la constitution et de l'épuisement de tout stock
de semences destinées à l'utilisation par insémination artificielle
en monte privée ;
3.
Tenir à jour un registre des montes privées et publiques, naturelles
ou artificielles, réalisées dans son exploitation ;
4. Transmettre à l'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage les informations correspondantes avant le vêlage
des vaches concernées. Toutefois, dans le cas des montes publiques
ou privées artificielles assurées par un centre de mise en place
agréé, la transmission des informations est assurée par ce dernier
conformément aux dispositions prévues à l'article 7 du présent
décret ; Dans le cas de transplantation embryonnaire, la transmission
des informations est assurée par l'équipe de transplantation
embryonnaire agréée conformément aux dispositions prévues à
l'article 8 du présent décret ;
5. Transmettre à l'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage l'ensemble des autres informations nécessaires
à la mise en oeuvre du dispositif de certification de l'ascendance
et de la filiation des bovins après la naissance de chaque veau
;
6. Autoriser l'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage à utiliser les données nécessaires à la mise en
oeuvre de ce dispositif, pour tous les animaux de son exploitation
;
7. Autoriser un agent mandaté par l'établissement départemental
ou interdépartemental de l'élevage à s'assurer de l'exactitude
de ses déclarations selon le protocole de suivi qualité et,
le cas échéant, assurer la contention des animaux permettant
leur examen et la réalisation des prélèvements permettant la
vérification des filiations ;
8. Supporter les coûts de toutes les opérations de certification
de l'ascendance et de la filiation des bovins qui naissent dans
son exploitation.
Art. 4. - Les naisseurs non engagés dans le dispositif de certification
de l'ascendance et de la filiation des bovins peuvent faire
certifier les filiations des animaux issus d'inséminations artificielles
réalisées dans le cadre de programmes de contrôle de descendance,
agréés par le ministre de l'agriculture.
Art. 5. - L'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage est tenu :
1. D'assurer le fonctionnement du dispositif de certification
de l'ascendance et de la filiation des bovins pour tous les
naisseurs de bovins de sa circonscription qui s'engagent selon
les modalités prévues aux articles 3 et 4 du présent décret
;
2. De s'assurer, selon le protocole de suivi qualité, que chaque
naisseur souhaitant faire certifier ses filiations se donne
les moyens de faire ses déclarations avec la rigueur indispensable
à ces opérations et offre ainsi les garanties nécessaires de
sincérité et d'exactitude ;
3. De contrôler le respect, par le naisseur, de ses engagements
prévus aux articles 3 et 4 du présent décret ;
4. D'informer l'institut de l'élevage de toute constitution
et de l'épuisement d'un stock de semences destinées à l'utilisation
par insémination artificielle en monte privée ;
5. D'instruire tout dossier présentant une anomalie d'ascendance
ou d'identification, détectée par un organisme agréé dans le
dispositif d'amélioration génétique ;
6. De certifier les filiations des veaux en appliquant les procédures
en vigueur, à partir des données déclarées par le naisseur,
de celles présentes dans la base de données d'identification
des bovins et de celles relatives aux inséminations artificielles
réalisées dans l'exploitation et relevant de la monte publique.
La certification peut soit porter sur la seule filiation maternelle,
soit sur la filiation complète (maternelle et paternelle) ;
7. De déterminer le code race de l'animal ;
8. De mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l'édition de
l'attestation de la filiation certifiée ;
9. De transmettre les filiations certifiées aux destinataires
définis à l'article 10 du présent décret ;
10. D'informer le naisseur, en cas de non-certification de filiation,
sur les moyens de recours ;
11. De consulter, pour les animaux échangés ou importés ou ayant
des ascendants étrangers, l'organisme agréé par le ministre
de l'agriculture comme unité nationale de promotion et de sélection
de race ou pour la tenue du livre généalogique de la race concernée
pour l'authentification de tout document, établi par un organisme
agréé d'un pays de l'Union européenne ou d'un pays tiers, permettant
d'enregistrer ou de certifier une filiation. Le non-respect
d'une des obligations résultant de ces missions peut donner
lieu à la suspension ou au retrait de l'agrément accordé à l'établissement
départemental ou interdépartemental de l'élevage ou au retrait
de l'agrément de son directeur dans les conditions définies
par les articles 17 et 27 du décret du 14 juin 1969 susvisé.
Art. 6. - L'institut de l'élevage est chargé :
1. D'établir un cahier des charges type des opérations de certification
de l'ascendance et de la filiation des bovins réalisées par
les établissements départementaux ou interdépartementaux de
l'élevage. Ce cahier des charges type doit être approuvé par
le ministre de l'agriculture ;
2. De contrôler la conformité à ce cahier des charges type de
l'ensemble des opérations de certification ;
3. De gérer et tenir à jour :
a) Les bases de données nationales des taureaux reproducteurs
autorisés à la monte publique par insémination artificielle
et des taureaux reproducteurs pour lesquels un stock de semence
a été constitué en vue d'une utilisation en monte privée par
insémination artificielle ;
b) Les listes : - des agents autorisés, par l'établissement
départemental ou interdépartemental de l'élevage, à opérer des
prélèvements en vue d'analyses permettant de valider des filiations
;
-
des agents titulaires d'une licence de chef de centre d'insémination
et d'inséminateur ;
- des équipes de production d'embryons agréées et des équipes
de transplantation embryonnaire agréées ;
4. De mettre à disposition des établissements départementaux
ou interdépartementaux de l'élevage et des laboratoires mentionnés
à l'article 12 du présent décret l'information relative à ces
bases de données et à ces listes ;
5. D'établir les protocoles de certification des filiations
et de proposer les évolutions techniques nécessaires.
Art. 7. - Les centres de mise en place agréés prévus par les
dispositions du décret no 69-258 du 22 mars 1969 susvisé sont
tenus :
1. De transmettre à l'établissement départemental ou interdépartemental
de l'élevage, dans des conditions permettant la certification |