AniaL - Journal de l'ANIAL

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JOURNAL DE L'ANIAL DU 15 NOVEMBRE 2001


Se poser des questions…


             Lors de notre prochaine assemblée générale, nous aurons l'occasion de vous annoncer des nouvelles très importantes pour l'avenir de L'IAB en France. Permettez-moi d'en réserver la primeur aux participants de cette AG dont je l'espère, vous serez. Le vent de panique qui souffle dans "les milieux autorisés" annonce à lui seul le changement, vous en aurez un aperçu dans cette lettre.
             Si le changement pouvait aussi s'opérer dans les rapports entre les éleveurs et leur environnement proche (l'économique!) une bonne chose serait faite. Chacun est aujourd'hui en droit de se poser bon nombre de questions car le monde de l'élevage bovin est bien malade: cancer, grippe ou simple rhume? Tous les médecins ne sont ne sont pas d'accord, mais il y des morts et les chefs ne prescrivent que de l'aspirine!
             La crise de l'ESB n'est certes pas étrangère à cette situation; Mais que la vérité tarde à se faire jour! Quête infructueuse? On en vient à se poser la question d'une volonté délibérée de masquer certaines responsabilités:

· Qui a fait quoi?, qui n'a pas fait ce qu'il fallait, ce qu'il devait?
· "On" aurait voulu cette crise: rumeur ou réalité?
· Et la justice sollicitée, pourquoi rien ne sort?
· Est-ce que cela va changer quelque chose de savoir? Déjà une réponse ici: OUI. Pour faire le deuil.
· Et si cette crise était le révélateur d'un profond malaise?
· Et la solidarité dans tout ça, fonctionne t-elle? Entre éleveurs? Entre l'éleveur et son environnement économique matérialisé par le sacro-saint mutualisme? Ici la réponse nous intéresse particulièrement. La Coopération qui partait d'un bon sentiment, le mutualisme, en fait toujours un argument: Intox? Vérité?

             Dans le milieu de l'insémination artificielle bovine, le mutualisme est même l'Argument qui justifie l'absence de liberté, nous avons déjà démontré à plusieurs reprises ce qu'il en était.
Et si le mutualisme avait été détourné de son objet?, Cela expliquerait peut-être l'individualisme et parfois une certaine résignation qui sont désormais omniprésents dans notre profession.

             Vues de l'esprit? Râleur impénitent? Ces réflexions et questions qui n'engagent évidemment que leur auteur feront l'objet du débat lors de notre prochaine AG:


"Mutualisme en agriculture en 2001: Prétexte ou réalité?


P. Lhermitte, pt de l'AniaL

Rendez-vous le 13 Décembre dans le Morbihan (invitation ci-joint).


En Campagne…


             Alors que chacun sait qu'il en est bientôt terminé de cette originalité française qu'est l'exclusivisme de zone des Coop.d'IA, nous assistons depuis quelques mois à des "gesticulations" plus ou moins médiatiques autour de ce thème, la propagande s'affole :

Extrait du bulletin de BTIA (UNCEIA) de Juin:

"La loi sur l'élevage…a hissé la France au rang des premières nations en génétique bovine. Elle est un élément patrimonial collectif de la France, gage de son indépendance génétique. D'inspiration rousseauiste, elle privilégie l'intérêt général sur l'intérêt particulier.
Jugée source de sclérose économique par ses inévitables détracteurs, l'exclusivité de zone a fait la démonstration qu'une activité soustraite au libre jeu de la concurrence pouvait se conjuguer avec la performance économique et technique, au fil d'une constante restructuration et adaptation des outils d'insémination. L'expérience anglaise en domaine illustre les risques attachés à un libéralisme sauvage…..la participation des éleveurs aux schémas de sélection est fondamentalement volontariste.
"
             Chacun est invité à méditer sur ces belles paroles qui n'inspirent que trop de commentaires….. Déjà amplement développés.

En Juin encore (hasard ?), Les Présidents des coopératives de l'Ouest inauguraient une nouvelle forme de communication pour elles: La conférence de presse.
Ce type d'exercice est généralement utilisé pour annoncer du nouveau, mais ici ce fut un rappel de ce que l'on sait depuis longtemps et de profiter de l'actualité sanitaire pour agiter le spectre de nouvelles catastrophes si…(voire extrait BTIA ci dessus, tout était déjà écrit!)

Au secours, La puissance publique …

La FNSEA, la FNPL, la FNB et l'UNCEIA ont signé il y a quelques mois une lettre demandant au ministre de l'Agriculture "une rapide et massive intervention de la puissance publique pour faire cesser les pratiques illicites et par nature déloyales des centres illégaux". Information extraite du très instructif BTIA de juin déjà cité…


Et Jura Bétail envahit les rues….

Après une première action "apéro", Jura Bétail avait juré la colère si les pouvoirs publics n'obtempéraient pas à leur demande (voire la lettre n°14). Dans un communiqué publié à l'issue de la deuxième manifestation, Jura Bétail affirme : "Les éleveurs et le conseil d'administration se sont fortement mobiliés contre les filières illégales d'insémination qui font courir des risques sanitaires et zootechniques à la collectivité des éleveurs…"
La vérité: C'est une "gamelle" que se sont ramassés les responsables de cette coopérative: (Extrait du Progrès du Jura du 22 juin 2001) "La manifestation de Jura bétail annoncée comme la super manifestation a pour le moins été un échec, pour le mieux un baroud d'honneur…"

Et que disent ceux qui voulaient faire croire que les éleveurs soutenaient le monopole des Coopératives?

Mais ce'est pas tout, cette coopérative impute ses mauvais résultats financiers au développement de l'IA libre. Ceci explique cela. Jura bétail ne ferait-il pas mieux de s'interroger sur les motifs qui conduisent les éleveurs à renoncer à ses services? Résultats techniques décevants? Dégradation du service? Ou les conséquences des augmentations de tarifs successives (malgré un confortable matelas financier acculé: bien le mutualisme!)

Qu'en pensons-nous?

             Dans cette ambiance un peu lourde, rappelons notre position: Il est certain qu'avec une libéralisation annoncée du système Français, on peut effectivement craindre certains dérapages: Notre association n'a pas manqué à différentes occasions de mettre en garde sur les dangers d'une non-préparation à une inéluctable évolution (qu'elle a du reste toujours souhaitée). C'est pour cette raison qu'elle n'a eu de cesse, en vain, d'appeler au dialogue afin de permettre des adaptations en douceur.

ESB: ils ont osé…

             "Mme et Mme Trahais, éleveurs en Mayenne, apprennent en Mars dernier qu'un animal de leur troupeau, constitué de 20 vaches laitières, est atteint par l'ESB. La procédure habituelle est inexorablement mise en œuvre avec toutefois l'espoir (aujourd'hui déçu) d'échapper à l'abattage total du troupeau, cependant une estimation de la valeur du troupeau est engagée.
L'élevage étant inscrit au contrôle cela rend plus facile l'opération: la moyenne de production de lait est officiellement mesurée à 8200 Kg de lait par vache et par an pour un TB de 47 et un TP de 34, la première expertise estime à 11000 fr. la valeur de chaque animal. Ce chiffre sera confirmé par une contre expertise. Détail important les animaux sont issus d'IA du CIA de la Crespelle, notons également que les résultats affichés par cet élevage sont parmi les meilleurs du secteur.

             Le 20 juilllet dernier, un courrier de la DSV 53 informe le couple d'éleveur que le troupeau sera abattu le week-end du 05 Août, au passage, il leur est notifié que les estimations seront revues à la baisse compte tenu de l'absence de filiations et d'index. Ces documents et chiffres sont complètement accessoires et ne préjugent en rien de la valeur d'un animal: l'estimation est prévue pour subvenir au remplacement de l'outil de travail donc de reconstruire un troupeau de valeur identique.

Mais au téléphone et après insistance on informe M et Mme Trahais qu'effectivement l'estimation initiale serait revue à la baisse soit moins 42%…."(extrait du premier courrier d'alerte de l'Anial).

             La presse a largement fait écho à cette rocambolesque mais non moins scandaleuse affaire. Dès qu'elle a été informée de cette situation, notre association à immédiatement apporté son soutien inconditionnel aux éleveurs. Très vite, nous avons alerté syndicats, élus et fait connaître notre désaccord aux responsables de l'administration concernée…. Nous ne reviendrons pas sur le détail de notre action, retenons que ce dossier a connu un règlement aussi satisfaisant que possible pour les éleveurs.

             Notons que cette affaire a été très révélatrice de l'état d'esprit d'une administration déconnectée de la réalité du terrain: il a été décrété que ces animaux, parce qu'ils sont issus de l'IA libre, étaient forcément mauvais. Peut-on parler d'incompétence, d'ignorance ou de mépris pour les éleveurs?.
             Cet épisode à mis en évidence de grosses lacunes dans le traitement de la crise de l'ESB et rappelé que jusqu'à présent seuls les éleveurs payent l'irresponsabilité de …. ceux qui ne sont toujours pas inquiétés!.(Voire éditorial)

Sans commentaire….

             Le président de l'union Maine Anjou particulièrement tatillon sur l'application des règlements dans "l'intérêt des éleveurs " fait l'objet d'une procédure suite à des infractions sur l'identification (inversion de boucles), ce qui pour un sélectionneur laisse songeur. De la prison ferme a été requise à son encontre! (jugement le 14 décembre)

Dans la même race, "on" nous rapporte qu'en station de prétestage sur les 30 derniers animaux rentrés, il y aurait 3 anomalies de filiations…


Le point juridique….


Arrêt de Pau, suite (extrait du communqué de presse)


              Le 28 Mars 2000, l'arrêt de Pau sonnait le glas du monopole de la mise en place des semences bovines en relaxant des inséminateurs indépendants. Seules les coopératives, membres de l'UNCEIA, et parties civiles formaient un pourvoi en cassation.

La Cour de Cassation, dans son arrêt du 3 avril 2001, casse l’arrêt de PAU en date du 28 mars 2000 "mais en ses seules dispositions civiles, toutes les autres dispositions étant expressément maintenues."

Comme nous l’avons toujours annoncé et contrairement aux affirmations de l’UNCEIA, la Cour de Cassation ne pouvait pas remettre en cause les relaxes dont ont bénéficiés les inséminateurs indépendants puisque ni les prévenus, ni surtout le procureur général n'avaient formé de pourvoi concernant les clauses pénales de cet arrêt. Cet arrêt de PAU qui fait désormais jurisprudence.


La situation actuelle

              Alors que la liberté de mise en place est effectivement acquise (cf arrêt de PAu ci dessus), la libre circulation des semences demeure sous le coup de l'exclusivité des coopératives qui a été réaffirmé au travers de l'arrêté du 27 décembre 2000 relatif aux activités des éleveurs inséminateurs. Autant dire que rien n'a changé dans les faits.
              Ce point illustre bien les dangers d'une "parcellisation" du dossier et la nécessité d'une approche globale. Toute compromission conduit au risque de la division (le piège est visible pourtant!) et tôt ou tard, à la situation abusive actuelle. Le combat doit mené de front, sans élitisme, par tous les intéressés.

Sentir la vache…(on se laisse aller!)

Il y a ceux qui n'ont jamais senti une vache de leur vie…mais qui étant très intelligents, ont suffisamment de connaissances pour savoir mieux que l'éleveur ce qu'il faut faire ou ne pas faire.

              Sentir la vache pour l'éleveur, hormis l'odeur de la bouse, c'est sentir si elle va bien, si elle mange bien, si elle se sent bien dans sa peau et dans sa tête (quand le lait coule à flot, il fait psy, psy, psy…. Ne nous égarons pas!)

              Sentir la vache de manière générale, c'est sentir celle qui fera le troupeau de demain, dans son élevage.

              Savoir sentir la vache, c'est un métier: celui de l'éleveur!

Les nouvelles contraintes liées à l'environnement économique (évolution du marché) et écologique (normes pollutions) sont autant de facteurs qui vont déterminer le profil de la vache idéale: usine à lait fragile ou 4x4 des verts pâturages, ou entre les deux. Pour répondre aux questions, on n'en pas finit pas d'inventer des index de trucs et machins qui font tourner les boutiques de sélection.

Nous pensons que la sélection doit donc être quelque chose de simple: ne pas rentrer de défauts est une règle fondamentale. Il convient de respecter l'équilibre du bon animal et du troupeau: en bonne santé, bien dans ses baskets et pour tout éleveur qui se respecte, être à l'écoute de l'animal est fondamental. La sélection est de la responsabilité de l'éleveur qui sent la vache.
              Les erreurs de conduite ne se corrigent pas à coup d'index, elles s'évitent.
              Attention, le toujours plus se transforme parfois en plus de moins! Et pour certains il faudrait il faudrait arrêter de ne plus se sentir!

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JOURNAL DE L'ANIAL DU 21 JUIN 2001

Aux présidents, responsables des Coopératives:

Vous nous emm…. Cela pourrait être notre message depuis le temps que nous nous heurtons à ce rempart que constitue votre forteresse féodale que représente le système de l'IA bovine en France. Les différentes agressions subies par l'IA libre, depuis fort longtemps maintenant, auraient pu conduire à une situation très conflictuelle. Au lieu de cela, nous avons toujours su garder notre sang froid, mieux encore depuis la création de notre association, nous vous avons appelé au dialogue, et de manière très forte, en Décembre, nous avons lancé l'appel de Laval.
Mais rien, votre silence est assourdissant!. Depuis un moment toutes les actions agressives que vous entreprenez à notre égard vous reviennent en pleine figure: que ce soit les actions en justice ou encore cette piteuse action en Mayenne qui a été pour nous l'occasion d'une belle démonstration de solidarité. A cette occasion justement, nous avons pu peser la détermination et le ras le bol des éleveurs de base qui perdent patience à votre égard. Descendez de vos trônes et, dites donc, pourquoi vous ne demandez pas à vos éleveurs coopérateurs ce qu'ils pensent de votre attitude méprisante, vous seriez surpris car figurez-vous qu'avec ces éleveurs, nos collègues aussi, nous ne manquons pas d'échanger sur le sujet.
PL


* L'Edito
* L'appel de Laval
* Lettre ouverte à Jean Glavany
* Justice
* JO du 27 01 01
* En Bref
* Jura bétail
* L'événement…


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"l'appel de Laval"

-> Aux responsables des Coopératives, malgré nos multiples appels, l'UNCEIA s'est toujours refusée à toute discussion avec nous, peut-être pouvons-nous nous adresser aux présidents respectifs des coopératives adhérentes. Nous savons qu'il existe chez certains une volonté d'ouverture, nous invitons ces derniers à prendre contact avec nous afin de mettre en œuvre une dynamique destinée à mettre un terme définitif aux situations conflictuelles et ce dans le respect du strict intérêt des éleveurs. Des solutions existent, discutons-en dans la sérénité!
-> Aux syndicats et responsables professionnels : Avant les élections aux chambres d'agriculture, il est opportun d'obtenir des syndicats agricoles qu'ils se prononcent sur le sujet et mieux encore, qu'ils contribuent au règlement définitif de ce problème bien français.
-> Aux parlementaires, (plusieurs soutiennent déjà notre action), nous demandons la création d'une commission spécifique à l'assemblée nationale afin d'accompagner la dynamique décrite ci-dessus
-> Enfin au Ministre de l'agriculture: Nous lui demandons de favoriser l'avancée du dossier, son indifférence serait anormale.
En ces temps difficiles pour les éleveurs, la profession se doit d'être soudée. Chacun sait qu'à terme le débat sur le système français en matière d'insémination artificielle bovine sera clos et dans le sens que nous souhaitons. Autant faire l'économie tout de suite de ces divisons inutiles et néfastes pour la profession, avançons ensemble!


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Lettre ouverte à Monsieur Jean Glavany du 15 Mai 2001*

Suite aux derniers événements survenus en Mayenne au Cia de la Crespelle, nous jugeons le moment opportun de vous interpeller à nouveau sur le dossier de l'Insémination Artificielle Bovine en France.
Comme vous devez le savoir, les éleveurs de Mayenne ont répondu à l'action honteuse de la Coopérative la CIAM de Mayenne et de l'UNCEIA, en seulement 4 jours, plus de 500 éleveurs se sont mobilisés et ont exprimé leur attachement à ce CIA mais surtout à leur liberté. Désormais ce sont les éleveurs représentés par des associations qui deviennent propriétaires des taureaux de la Crespelle. La fidélité des éleveurs pour l'IA libre n'est pas une vue de l'esprit : nous en avons ici une belle démonstration.
Si vous vous intéressiez au travail de l'Insémination Artificielle libre, vous comprendriez aisément ce phénomène : des tarifs moins élevés, un meilleur service (faut-il vous énumérer les bienfaits que peut engendrer la concurrence ?) et d'abord la satisfaction pour le travail de sélection réalisé:
Sans cela l'IA libre n'existerait plus depuis longtemps !
A contrario, beaucoup refusent les choix opérés par les unités officielles de sélection depuis plusieurs années (toutes races confondues), comme la recherche permanente de la productivité à coup d'indexation synthétique (la génétique c'est d'abord l'œil de l'éleveur). Nous savons que cette argumentation ne vous laissera pas indifférent : la diversité qu'apporte l'IA libre permet une autre alternative à celle choisie par les unités officielles : ne souhaitez- vous pas une nouvelle orientation de l'élevage Français ? Celle-ci commence dès la conception de l'animal.
Vous y faites souvent référence, mais ces rapports Demange&Bonnemaire et consorts sont à coté de la réalité du terrain et pour cause : leurs auteurs n'ont pas jugé utile de rencontrer des éleveurs.
Par ailleurs, les responsables professionnels sont de plus en plus nombreux à dénoncer le système en vigueur et appellent à une réforme de notre législation. Citons en exemple la dernière prise de position du CDJA 64 qui réaffirme son choix " pour la libre concurrence mais de manière légale et réglementaire encadrée …" C'est ce que nous demandons.
Nous savons aussi l'embarras de la délégation Française à Bruxelles pressée par la commission de questions délicates sur ce dossier. Irez-vous jusqu'à la procédure d'infraction? Les éleveurs Français préféreraient alors sûrement profiter de la manne que pourrait représenter l'amende consécutive à cette procédure.
Vous devez sortir de cette logique dogmatique, que Monsieur Le Premier Ministre rejetait dans un courrier qu'il nous adressait jadis, vous devez être l'initiateur d'une large concertation que nous ne cessons de réclamer. Si ce dossier devait continuer à engendrer des épisodes comme celui que nous venons de connaître en Mayenne, il pourrait connaître des débordements dont vous seriez en partie responsable. Mais nous sommes persuadés que nos propos trouveront cette fois un écho favorable et demeurons à votre disposition pour toute initiative que vous voudrez bien engager…
Mouguerre, le 15 mai 01

· Au 06 juin, pas de réponse…
Merci de transmettre ce document à vos élus politiques…

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L'AniaL sur INTERNET http://anial.multimania.com, mail: anial@hotmail.com


Justice :
· Au TGI de Lons le Saunier dans un jugement du 31 janvier, les Docteurs Bacq et Buffet ont été relaxés du chef " d'insémination avec des semences non agréées ", la Coopérative Jura Bétail a été déboutée de sa demande de préjudice. Cependant, le tribunal les déclare coupables pour " insémination sans licences "…
Ce dernier point vient d'être contredit par une autre décision du TA de Besançon suite aux requêtes des mêmes Docteurs Bacq et Buffet. En effet ces derniers avaient demandé la signature d'une convention avec la Coopérative Jura Bétail, conformément aux dispositions de l'arrêté du 21 novembre 1991, en vain…
La décision du président de cette Coopérative de fixer des préalables à la signature de cette convention et à la délivrance de l'autorisation a été annulée par un jugement du 01 février. Selon le tribunal administratif de Besançon " le président de Jura Bétail a outrepassé ses pouvoirs "…
Jura Bétail et l'état sont condamnés au versement de 5000frs à chacun aux requérants.
· La coopérative d'insémination de Bayonne condamnée: C'est une première, cette Coopérative est condamnée dans un arrêt de la cour d'appel de Pau, daté du 19 décembre 2000, au motif de procédure abusive. Elle devra verser des dommages et intérêts aux salariés de l'association AGP. (4500Frs par inséminateur)


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Parution au journal officiel du 27 Janvier 2001 de l'arrêté relatif à la mise en place de la semence bovine par les éleveurs.
Les nouvelles conditions d'attribution de licence temporaire d'insémination aux éleveurs sont assouplies, mettant ainsi un terme à des pratiques courantes que nous avons dénoncées à plusieurs reprises:

-> Fin de l'obligation de formation (souvent à des coûts prohibitifs). Il était, par exemple, scandaleux qu'elle soit imposée à des éleveurs ayant été salariés inséminateurs au sein de coopérative. La capacité professionnelle de l'éleveur sera désormais suffisante.

-> Les coopératives sont tenues d'assurer "la manipulation des doses des semences dans des conditions telles que leur qualité ne pourra être altérée". En effet, des doutes existaient (témoignages à l'appui) sur des manipulations hasardeuses…

-> L'éleveur n'est plus tenu de participer au programme de mise à l'épreuve des taureaux avec le Centre de production, ce qui constitue encore une autre avancée. Nombre d'éleveurs refusant les choix de leurs unités respectives avaient obligation de cotiser à ce programme, bien qu'achetant des semences à l'extérieur, supportant déjà ce coût…

-> En revanche, l'obligation de transit des doses de semences par un centre agréé reste en vigueur. Une évolution avait été envisagée sur ce point, d'autant que les récentes décisions du conseil de la concurrence démontraient le caractère anticoncurrentiel des pratiques en vigueur. C'était sans compter sur le lobbying de l'UNCEIA qui a parfaitement fonctionné en "orientant" notamment l'avis de la CNAG (commission nationale d'amélioration génétique). Un contrôle de ce transit par une autorité indépendante (DSV par exemple) serait plus judicieux.

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En Bref:

-> Simagena: Deux associations, AGP et les Eleveurs Libre de Franche Comté présentaient des animaux au Simagena, belle présentation de Blondes d'aquitaine et Monbéliarde qui n'ont pas laissé indifférents les visiteurs. Le directeur d'une coopérative du Jura* n'est pas resté indifférent, lui non plus, à ces présentations puisqu'il a protesté auprès du ministère de l'Agriculture contre la présence de l'IA libre dans ce salon privé. Il nous faut dénoncer cette SCANDALEUSE attitude qui il y a quatre ans déjà, avait conduit L'UNCEIA a protester de la même manière. Le ministre avait alors même menacé de boycotter le salon, c'est dire …
* Jura bétail décidément très agressive en ce moment…

-> 5 Coopératives quittent l'UNCEIA: Les Coopératives de Migènnes (89), de Pierry (51), de la Loire, de Laon et de Meurthe et Moselle viennent de quitter l'UNCEIA. Selon nos sources, outre un problème de cotisation, la rigidité de la structure parisienne serait contestée…Et cela ne serait qu'un début.


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JURA BETAIL dans (à?) la rue!

Le 17 mai dernier les responsables de cette coopérative appelaient leurs ouailles: salariés, administratifs et administrateurs (les éleveurs de base étaient absents!) à manifester pour "sommer les pouvoirs publics de faire appliquer la Loi". Nouvelle stratégie ou désespoir, on peut se poser la question tant cette situation est ubuesque. Le seul problème est que l'argumentation des manifestant repose sur des affirmations sans fondement concernant l'aspect sanitaire de l'IA libre, mais de quoi bien entretenir la psychose…
En tout état de cause cette Coopérative devrait plus se pencher sur les raisons qui poussent les éleveurs à délaisser ses services au profit de l'IA libre!


Communiqué & droit de réponse du 04 Juin:

- LA VERITE DOIT ETRE RETABLIE -

Suite à la manifestation de la Coopérative JURA BETAIL le 17 mai dernier à Lons le saunier, aux tracts distribués et aux propos tenus par les responsables de cette coopérative et rapportés dans vos colonnes (éditions du 19 et 26 mai), l'ANIAL, au nom de ses adhérents "Eleveurs Libres de Franche-Comté" et "Comtoise MLS" tient à apporter le plus complet démenti aux affirmations mettant en doute les garanties sanitaires apportées par les semences utilisées par l'insémination artificielle libre.
Affirmer, comme le fait Mr le directeur de Jura Bétail, que les reproducteurs et les semences de l'insémination libre " ne subissent aucun contrôle " est un MENSONGE. Qu'il s'agisse du CIA de la Crespelle ou de la Comtoise MLS, les reproducteurs qui y sont entretenus et récoltés répondent en tous points aux exigences sanitaires de la réglementation française et européenne et subissent tous les tests requis à partir de prélèvements réalisés par des vétérinaires sanitaires et analysés par les laboratoires vétérinaires départementaux des départements concernés. Nier cette réalité qu'attestent nombre de comptes rendus d'analyses à l'entête d'organismes publics et de certificats sanitaires établis par les Services Vétérinaires et le Ministère lui-même, c'est aussi jeter le discrédit sur le travail réalisé en toute transparence par cette chaîne de contrôle publique.
Tout le reste n'est que procès en sorcellerie, dénué de toute base et de tout fondement.
Et d'ailleurs la justice ne s'y est pas trompée lorsque - Cour d'Appel de Pau - 28 mars 2000 - elle déclare, confirmant les attendus du tribunal correctionnel de Pau en date du 17 juin 99, :
"Il convient au surplus de relever, contrairement à ce qui est dit dans les écritures des parties civiles, que rien ne permet de soutenir que les semences des Centres "libres" tels que celui de la CRESPELLE ne répondraient pas aux exigences zootechniques ou sanitaires en vigueur alors qu'il résulte au contraire de la procédure que des autorisations d'exportations de semences ont été données par le ministère de l'Agriculture dès 1988 à ce centre et qu'en 1990 une attestation figure aux débats certifiant que les "reproducteurs entretenus au CIA la CRESPELLE sont régulièrement contrôlés au regard de la Tuberculose, de Brucellose, de la Leucose Bovine Enzootique et de l'IBR/IPV".
D'ailleurs à aucun moment le moindre problème de santé publique dû à l'activité des "centres Libres" n'a été évoqué.
Encore:
"Il n'a jamais été prouvé que l'existence des centres "pirates" ou "libres" ainsi que les activités d'inséminations artificielles qui en ont découlé aient pu porter atteinte, de quelque façon que ce soit, à la santé publique ou à la prophylaxie animale du cheptel français.
Il doit être constaté, non sans une certaine ironie, que certains des taureaux reproducteurs de la Crespelle rivalisent avec ceux des centres agréés au palmarès des meilleurs spécimens mondiaux en filières viande et laitière, contribuant donc également à la réputation de la génétique française.
"

pour conclure à la relaxe d'inséminateurs libres poursuivis pour l'usage de semences non agréées provenant du CIA de la Crespelle.
On nous objecte que ces contrôles ne sont pas le fait du Laboratoire de Contrôle des Reproducteurs, organisme officiellement agréé à cette fin. A qui la faute, sinon à l'UNCEIA et à ses adhérents qui, au milieu des années 80, réussirent à obtenir qu'il soit fait injonction à ce laboratoire de ne plus répondre aux demandes des centres non agréés, qu'il suivait pourtant depuis plusieurs années, au motif que ceux-ci pourraient prétendre à y trouver "quelque légitimité". Voilà bien la méthode habituelle de l'UNCEIA et de ses acolytes, que nous avions déjà stigmatisée en matière d'attribution de licences d'inséminateurs : obliger le demandeur à se situer en marge du cadre légal strict pour disposer ensuite d'arguments à lui opposer devant la justice et l'opinion publique. Chacun appréciera.

Et d'ailleurs ne vaudrait-il pas mieux s'en féliciter lorsque l'on sait que c'est grâce au silence complice de ce laboratoire qu'ont pu être entretenus et récoltés pendant plusieurs années dans un centre officiellement agréé des taureaux normands positifs à l'IBR, sans aucune information des éleveurs et sans doute à l'insu des services vétérinaires, au moment même où se mettait en place le programme national d'éradication de cette maladie. Ces taureaux étaient-ils positifs dès avant leur entrée au centre - auquel cas la réglementation sanitaire aurait été délibérément bafouée - où le sont-ils devenus au cours de leur séjour ; et l'on est alors fondé de s'interroger sur le statut sanitaire de ce centre agréé qui pourtant n'a jamais été inquiété !
Que dire encore de cette traçabilité dont se réclame Mr le Directeur de Jura Bétail lorsque l'on sait que certains de ses collègues de centres agrées diffusent en toute connaissance de cause des semences de taureaux Prim Holstein que l'on sait porteurs d'anomalies génétiques graves : BLAD, ACHONDROPLASIE ou CVM… et que l'on a même été jusqu'à les rebaptiser lorsque leur nom avait été trop largement associé au scandale dénoncé par l'ANIAL (cas du célèbre IGALE MASK devenu IGALE BD)…..

Sans doute le dossier de l'IA bovine n'évolue-t-il pas dans le sens souhaité par les coopératives : l'arrêt de Pau, les décisions du Conseil de la concurrence, du tribunal administratif de Besançon, ou encore les actions en cours à Bruxelles sont autant de signaux forts qui laissent entrevoir la fin du monopole. Si les coopératives rencontrent quelques difficultés, qu'elles s'interrogent et se remettent en question. Mais à nos yeux ce sont les éleveurs qui sont seuls habilités à porter un jugement sur la qualité et la fiabilité de l'insémination libre.

Enfin cette façon de prendre à témoin l'opinion publique et de réveiller la psychose installée par la succession des crises de la vache folle et de la fièvre aphteuse au seul but de masquer par des arguments fallacieux quelques problèmes internes est une basse besogne dont la profession n'avait à l'évidence aucun besoin. Venant de responsables professionnels elle équivaut à nos yeux à une véritable trahison.
Mais que les responsables de Jura Bétail prennent bien garde : mensonges et calomnies sont des armes en forme de boomerang : elles finissent toujours par revenir en pleine face de ceux qui les manient inconsidérément.
Le bureau de l'ANIAL

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L'Evénement: Les taureaux du CIA de la Crespelle vendus aux enchères*
Communiqué de Presse du Vendredi 27 avril 01


Comme annoncé dans notre communiqué du 21 Avril dernier, les taureaux du CIA de la Crespelle ont été mis en vente lundi dernier à la demande de la Coopérative de Mayenne (avec la complicité de l'UNCEIA).

Malgré le délai très court (et pour cause!) entre l'annonce de la vente et celle-ci (5 jours), plus de 500 éleveurs sont venus affirmer leur attachement à l'IA libre: leur colère a été particulièrement difficile à canaliser mais elle a permis aux associations d'éleveurs, membres de l'AniaL, de mettre un terme à la scandaleuse initiative des Coopératives: des négociants en bestiaux et abattoirs avaient même été contactés. En fait ces associations ont racheté pour une somme symbolique les animaux proposés à la vente: les 36 reproducteurs ont été négociés à un prix moyen de 200 francs.
Au delà de ce rocambolesque épisode, il faut retenir cette détermination sans faille des éleveurs qui deviennent propriétaires des reproducteurs du CIA de la Crespelle: tout un symbole!

Au cours de cette journée, il a été clairement affirmé que toute nouvelle initiative "malheureuse" des Coopératives pourrait bien prendre un caractère beaucoup plus agité… Il nous faut regretter la persistance de refus de dialogue de ces dernières, espérons que ce dernier avatar d'une guerre d'un autre âge leur fera enfin comprendre la nécessité d'une autre approche de ce dossier.
*(voire aussi la lettre n°13)


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JOURNAL DE L'ANIAL DU 15 DECEMBRE 2000




Lettre de l'AniaL n°13
L'Edito :
             Causes toujours, tu m'intéresses… Un taureau de race Blonde Aquitaine présentant des caractéristiques anormales est diffusé sans une véritable information des éleveurs et pendant un autre, de race Maine-Anjou cette fois, est marginalisé pour des raisons pour le moins imbéciles… Chacun sait que l'édifice auquel nous faisons face vacille. Les coups de boutoir que nous portons depuis 4 années commencent à porter leurs fruits mais que d'énergie déployée pour des idées que paradoxalement personne ne conteste mieux encore, il n'y même pas de combat faute de combattants. Est-ce par peur ou tout autre raison: si quelqu'un a une réponse… Notre ministre qui a, c'est vrai, d'autre chat à fouetter ces temps-ci, n'a visiblement encore rien compris: l'Anial se bat pour mettre un terme à une situation anormale, non pas pour le plaisir de déréglementer comme il semble le penser (est-ce la facilité?), mais pour faire évoluer une réglementation que nous jugeons obsolète. Nous pourrions épiloguer longtemps sur les raisons de cette approche très dogmatique, l'actualité malheureusement nous démontre que de telles approches peuvent parfois conduire à de réelles catastrophes. En 1990 le président du syndicat des protéines et corps gras a alerté le ministre de l'agriculture pour dénoncer le record d'importation de farines anglaises (42000 t en 1989 contre 13000 t en 1988) en vain…

Pascal Lhermitte





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Sommaire:
  • Editorial
  • Ultimes manœuvres…
  • Le débat du 15 juin
  • Super comice agricole dans le Doubs
  • A a a a la queu leu leu
  • Le taureau Blond d'Aquitaine IHOLDY fait taches!
  • Et le bel Othollo est écarté!
  • Naissance de la FNEIB
  • Ivoire enfin!
  • Les propos du président de l'Upra Prim'Holstein lors du Gala 2000
  • Elections aux Chambres d'Agriculture

     


    Ultimes manœuvres…
                 On le sait, l'arrêt de Pau a marqué un tournant dans le le milieu de l'IAB en France. La réaction épidermique de l'UNCEIA en atteste. Ici et là quelques actions sont encore tentées pour faire échec aux évolutions inévitables.
                 La dernière en date se situe en Mayenne où la Coopérative, la CIEAM, a eu la soudaine idée de réclamer au CIA de la Crespelle* un préjudice qui lui a été accordé il y a dix ans. Ci-dessous un courrier récemment envoyé au Président de cette Coopérative:
                  "Nous avons été informés de votre dernière action à l'encontre du CIA de la Crespelle, les membres de l'association que je représente la considèrent comme une véritable agression à la quelle nous allons réagir très fermement. Je comprends parfaitement que les raisons qui ont amené certains à vous pousser dans cette impasse, comment expliquer autrement un tel laps de temps entre le jugement et votre initiative. Depuis 1991 beaucoup de choses ont changé: nous avons désormais la preuve de la légitimité du combat pour la liberté de choix des éleveurs. Je vous rappellerai seulement les conclusions de l'arrêt de Pau qui met en évidence l'abus de position dominante des Coopératives d'IA , cette évidence est rappelée à nouveau dans une toute récente décision du conseil de la concurrence et ne parlons pas de l'action en cours à Bruxelles. Personne ne pourra faire croire que ces faits établis (qui sont aussi une violation de la Loi) vont dans la sens de l'intérêt des éleveurs. Par ailleurs remettre en cause l'activité du CIA de la Crespelle de cette manière est d'une lâcheté désarmante: Apportez plutôt la preuve aux milliers d'éleveurs Français qu'ils font un mauvais choix en faisant confiance aux produits de ce CIA. Ils comprendront surtout que d'autres éleveurs responsables de structures dites "mutualistes" les considèrent inaptes à gérer leur exploitation et à prendre les bonnes décisions en matière de sélection bovine. Je suis sûr que vous-même, en tant qu'éleveur, vous êtes attaché à votre liberté de choix dans bien des domaines et que vous accepteriez difficilement un tel diktat. Aussi vous n'aurez pas de mal à comprendre leurs réactions, y compris si elles doivent être violentes. L'Anial s'est toujours attachée à défendre la liberté des éleveurs par la voie du dialogue mais nous ne pouvons prévoir la réactivité de tous. Des actions similaires à la vôtre dans les Pyrénées ont failli provoquer de graves troubles mais le bon sens l'a emporté. ll serait dommageable que votre imprudence crée un précédent dont vous auriez à assumer l'entière responsabilité. S'il doit y avoir une guerre de l'insémination, elle doit être propre et cantonnée au terrain technique. Laissez donc le choix de l'arbitrage aux éleveurs, douteriez vous de leurs capacités à faire le choix qui leur semble le plus judicieux ?"

    Pour l'Anial, le président

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    *NDLR: Le CIA de la Crespelle existe depuis 1961 avec celui de Monbéliarde Sélection (Jura créé après la loi de 1966) il a été écarté du "dispositif légal" de manière arbitraire…

    Le débat du 15 Juin

                  "Concurrence et progrès génétique peuvent-ils faire bon ménage en France" tel était le sujet du débat proposé à l'issue de notre assemblée générale. Quatre éleveurs non-membres de l'AniaL y participaient. Les propos tenus n'ont pas laissés indifférents, un grand vent de liberté se dégageait de cette discussion franche et animée, la passion du métier et la frustration que peuvent ressentir ces éleveurs était perceptible.
                  Le président de l'UNCEIA ainsi qu' un directeur de coopérative étaient invités: Ils ont ignoré notre invitation. Ont-ils eu peur de la discussion? La question est posée.

                  Michel Quiniou (Finistère), un des pionniers en race Hostein à la réputation incontestée:
                  Selon lui, les éleveurs ont perdu la voie mâle depuis longtemps au profit des unités de sélection, maintenant ils vont perdre la voir femelle (il a refusé la signature avec sa coopérative d'une chartre d'exclusivité). Il refuse de devenir un simple "vacher" ne contrôlant plus rien dans son élevage, il veut rester un chef d'entreprise à part entière. Il dénonce encore le manque de diversité des schémas officiels français et regrette que des vaches confirmées soient écartées des programmes sous prétexte qu'elles n'ont pas assez d'INEL…
    Hervé Masset (Ardennes), un des meilleurs sélectionneurs français en race pure Holstein, il pratique lui-même l'IA sur son troupeau.
    Il compare le métier d'éleveur à celui d'un artiste: l'éleveur fabrique des animaux selon son aspiration, ses goûts: A-t-on déjà vu un artiste peintre freiné dans l'élaboration d'une œuvre?. Pour lui, sans liberté, il n'y a pas de progrès possible, la passion de l'éleveur doit être considérée, le droit à la différence reconnu. M.Masset regrette encore que les techniciens soit devenus des technocrates réfugiés derrière le système....
    Yves Shaller (Doub) Eleveur sélectionneur en race Montbéliarde pratiquant la monte naturelle. Il est à la tête d'une nouvelle association d'éleveur dont certains se sont vu interdire leur participation au dernier salon de l'Agriculture, les animaux étant issus de saillies naturelles.
    Il fustige la sélection "ordinateur" qui a pris le pas sur la compétence de l'éleveur, il n'est pas en accord avec les choix des unités de sélection. Ses animaux sont moins précoces mais plus solides que ceux qui sortent des unités de sélection. Il considère enfin que monopole et progrès génétique sont incompatibles.
    Heda VAN RIJCK (calvados) Jeune femme Hollandaise installée en France avec son mari, elle ne connaissait rien à l'élevage avant son mariage.
    Leur choix de travailler en race rouge (MRY) n'est pas du goût de la coopérative de leur zone, aussi ils se sentent mis à l'écart. Elle reconnaît la lourdeur du système français en matière de sélection comparé au système hollandais qu'elle considère plus progressiste..

    Les propositions de l'Anial

                  Cette assemblée fut l'occasion de suggérer quelques idées pour une réglementation mieux adaptée. Nous y reviendrons ultérieurement (certaines ont été reprises dans la presse).
    Fusion UMOTEST&JURA BETAIL…
    Sans doute l'annoncera t-on d'ici quelque temps: la Coopérative d'élevage et d'insémination artificielle du Doubs et du Territoire de Belfort (CEIA 25-90) va quitter l'Union montbéliarde de testage (Umotest). Pour la suite, les coopératives du Jura et de Haute-Saône ont été contactées pour réfléchir à la possibilité d'une entente régionale pour la Franche-Comté.. "Cette ambition est irréalisable dans le cadre d'Umotest où les intérêts régionaux, voire raciaux, des différents adhérents divergent très souvent" expliquent les éleveurs responsables du Conseil d'administration de la coopérative. (Extrait du Mel agricole sur Web Agri).
                  Il semblerait bien, d'après nos sources, qu'il s'agirait d'une habile manœuvre destinée à préparer les éleveurs (hostiles) à une éventuelle fusion entre ces deux unités de sélection Monbéliarde. Belle manipulation ? L'avenir nous le dira.

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    Super Comice Agricole dans le Doub

    Pour marquer la fin de siècle, on a organisé un super comice dans le Doub le 21 octobre dernier avec plus de 750 vaches monbéliarde, représentants tous les cantons du département. Plus de 10000 visiteurs ravis ont assisté à cette confrontation entre des animaux de différentes origines: saillies naturelles, IA libre et coopératives. La coopérative du département ainsi que l'Upra n'ont pas accepté la diversité de cette manifestation et l'on boycottée! Sans commentaire…

    A a a a la queu leu leu (bis)…
                  La récente visite du ministre de l'Agriculture au Space de Rennes m'a tout de suite fait penser à l'un de ces rituels des bals de mariage sauf qu'ici (que l'on ne m'accuse pas d'en vouloir au Space, c'est pareil ailleurs), la queue qui s'étire sur plusieurs dizaines de mètres ne se déplace qu'au rythme des pas du ministre et sous les flashs des photographes.
                  Je n'ai rien contre la visite du ministre qui vient à la rencontre des éleveurs et ici, prends le temps de l'écoute (encore merci monsieur le Ministre pour cette entorse à vos principes). Non, ce qui m'amuse c'est cette fameuse queue qui arpente patiemment les allées au rythme des poignées de mains et caresses (d'animaux!) du ministre, dans ce cortège chacun caresse aussi sans doute l'espoir d'être emprisonné sur une pellicule avec le ministre. Détail: ce ne sont pas les visiteurs incrédules qui collent au train ministériel, mais bien tout le gratin de la "Jet set agricole" très soucieuse des apparences. Le protocole a sans doute ses exigences… PL

    Le taureau Blond d'Aquitaine IHOLDY fait taches!
                  Pas de chance pour les cracks, en race Blond Aquitaine celui de l'année à Midatest, Iholdy, présente une anomalie au niveau de la couleur de la robe. Plusieurs de ses produits sont affublées de taches blanches indésirables dans cette race, ces dernières pouvant être à l'origine d'une dépréciation d'ordre commerciale causant ainsi un préjudice aux éleveurs.
                  Comme d'habitude l'information des éleveurs a été fort discrète et la fréquence minimisée (10% d'animaux atteints selon les premières estimations ). Aujourd'hui sur le terrain le chiffre de 40 % est avancé. Mais semble t-il, il ne faut pas en parler…

    Et le bel Othollo est écarté!
                  Othello est un beau mâle Maine-Anjou, propriété d'éleveurs du Maine et Loire.
                  Lors du dernier concours national Maine-Anjou au Space à Rennes, Othello a terminé premier dans sa catégorie, l'un de ses fils a été retenu pour entrer en station de testage.
                  Les propriétaires d' Othello ont fait le choix de mettre les qualités de leur champion à disposition d'autres éleveurs. En toute légalité il a donc été prélevé aux PAYS-BAS, ses semences étant ensuite exportées légalement en FRANCE, le tout mis en œuvre par l'UEPAGA, membre de l'ANIAL.
                  Cette dernière information n'a été connue des responsables de l'UPRA Maine-Anjou qu'à l'issue du concours, heureusement, car depuis les éleveurs font l'objet de sanctions: les fils d' Othello sont désormais interdits de station et Othello exclu de concours.


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    Naissance de la FNEIB
    (fédération nationale des éleveurs inséminateurs de bovins)
                  Cette nouvelle structure a pour but de "promouvoir l'IA par l'éleveur, d'obtenir la dépénalisation de l'IA par l'éleveur sur son cheptel, être reconnu par les pouvoirs publics afin d'être associé à leur recherche d'adaptation de la loi…"selon le communiqué de la FNEIB.
                  Toute ressemblance ou similitude avec des situations existantes n'est pas forfuite coïncidence, seulement la preuve que décidément il y a bien un problème.

    Ivoire enfin!
    Depuis 3 années cette vache Montbéliarde issue du schéma de Monbéliarde Sélection (IA libre) participait au concours de Cournon (Sommet de l'élevage). Cette année les juges, libres de toute arrière pensée, ont attribué le prix de championnat à Ivoire au Gaec de Pieyres en haute Loire. Encore une preuve par l'exemple… à méditer!

    Les propos du président de l'Upra Prim'Holstein lors du Gala 2000 (Typex magazine de Juillet&Aout 2000)

                  Cette 4° édition du Gala des 100 meilleures prim'holsteins s'est ouverte le vendredi 30 juin à Angers, avec la tenue d'un colloque sur la consanguinité... Le nouveau président de l'Upra Prim'Holstein, Daniel Beugnon, fit, en préalable à cette deuxième journée, une introduction remarquée. Après avoir constaté que, malheureusement, dans le contexte économique actuel, l'agriculteur est de moins en moins libre de ses choix, il a souhaité " qu'en terme de technique et de génétique, il n 'en soit pas de même ", en précisant que les organismes d'élevage " doivent rester vigilants, à l'écoute des éleveurs, et ne pas jouer uniquement sur les droits que leur donnent des lois parfois obsolètes ". " L'éleveur doit rester libre de ses choix techniques et génétiques, a-t-il poursuivi, mais cela doit néanmoins se faire selon des règles communes, précises, afin de conserver le sérieux et la rigueur d'un schéma national efficace.

                 "Pour Daniel Beugnon, l'éleveur doit avoir la possibilité de choisir "d'alimenter avec du foin ou du maïs ; d'élever des prim'holsteins ou des jersiaises; d'inséminer ou de faire inséminer, car cela reste un acte technique dont il supportera les conséquences s'il est incompétent ; de choisir sa génétique française ou étrangère, suivant les orientations qu'il souhaite donner à son élevage en terme de rusticité ou de productivité ". Le président a conclu sur le sujet en déclarant que " nos organismes d'élevage doivent rester des conseillers privilégiés, mais les éleveurs doivent garder le pouvoir de décision "…

    Elections aux Chambres d'Agriculture
                La campagne pour les élections aux chambres d'Agriculture a déjà commencé, si la Coordination Rurale a pris fait et cause pour la liberté des éleveurs, en revanche la position des autres syndicats n'est pas très claire quant elle n'est pas à géométrie variable suivant les régions et les interlocuteurs. Tous les éleveurs français doivent connaître la position officielle et sans ambiguïté de leur syndicat quant au maintien ou non d'un système anti-concurrentiel néfaste à leurs intérêts.
                A vous chers amis de solliciter vos responsables locaux et régionaux afin de connaître leurs avis sur la question. L'Anial sollicitera celui des instances nationales.


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