Un peu d'histoire
La loi sur l'elevage de 1966 a été votée après l'apparition
de l'insémination Artificielle en France (au début des années
50) et au moment de la mise au point de la congélation qui allait
donner son véritable envol à cette technique. Elle avait d'abord
pour objectif directeur de réorganiser l'élevage Français en le
structurant de manière plus rationnelle; de nombreux organismes
ont vu le jour ils allaient former l'ossature indispensable à
la mise en oeuvre des schémas de sélection. La grande idée du
législateur était de doter la France d'une indépendance génétique
en favorisant et développant les richesses nationales et locales
L'Insémination artificielle outil potentiel de diffusion du progrès
génétique, était alors réglementée et des coopératives se voyaient
attribuer des zones exclusives d'action*: ici commence le problème
et la raison d'être de notre association!
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30 ans après: un bilan mitigé!
En race laitière l'échec est patent, certes le progrès génétique
a été au rendez-vous et la quantité de lait par vache a été multipliée
par 3: l'importation massive de la Holstein Nord Américaine n'y
est pas étrangère (même si les premières importations étaient
illicites!). Aujourd'hui encore, plus de 95% des taureaux dits
"Français" sont de pères Américains quand il ne s'agit pas d'embryons
importés. Les autres races bien Françaises ont largement cédé
le pas à la Holstein où ont même été croisées avec cette dernière
(normande, montbéliarde). Dans les autres races et en particulier
les races bouchères, le progrès génétique doit plus à la compétence
des éleveurs en monte naturelle, la France est aujourd'hui le
premier pays pour la qualité et la diversité de ces races. L'insémination
libre depuis toujours une nécessaire diversité mais elle n'est
pas reconnue, pourtant la confiance que les éleveurs lui accorde
est un gage non négligeable.
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Pourquoi, malgré l'échec, ce monopole est
toujours en vigueur?
Les premiers responsables des coopératives n'avaient sûrement
pas la même optique que les dirigeants actuels, les éleveurs coopérateurs
étaient encore écoutés. La déferlante Holstein a bousculé bien
des choses, d'un travail de sélection beaucoup sont passé à un
travail de multiplication. Abondance des aides publiques, manque
d'émulation faute de concurrence ou encore la perspective de profits
conséquents, tous les ingrédients d'un système opaque et figé
étaient réunit. Les critères de multiplication en France ont été
axés sur la productivité, l'évolution des techniques de cultures
et d'alimentation y ont contribué à son développement nous étions
alors en pleine période d'intensification. On a fabriqué des taureaux
champions avec index synthétiques (et très éphémères) principalement
axés sur cette productivité: il s'en vend beaucoup!. A grand renfort
de propagande les unités de sélection Françaises se sont toujours
enorgueillit d'avoir les plus grands champions mais ceux-ci n'ont,
jusqu'à ce jour, jamais engendré de progénitures dignes de ce
nom! On comprend alors que la motivation des coopératives d'IA
en France ne réside pas dans l'amélioration génétique (objet social)
avec le mutualisme en toile de fond (le prétexte). En fait le
"fric" est ici le leitmotiv principal et ça rapporte gros!. Notre
objectif n'est pas de lutter contre le fait qu'une coopérative
gagne de l'argent, même si ce n'est pas son objet (le respect
des statuts de la coopération?) après tout elle ne font que profiter
d'un système... qu'elles se sont taillées sur mesure!. C'est donc
tout ce dysfonctionnement qu'il est urgent d'éradiquer.
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Monopole de fait
L'exclusivisme de zone n'exclut pas la possibilité pour un
indépendant (inséminateur, vétérinaire) ou éleveur, de pratiquer
librement la mise en place des semences bovines. La loi a prévu
des conventions plaçant l'opérateur extérieur à la coopérative
sous la tutelle du chef de centre de cette dernière. Sur le terrain
de telles conventions n'existent pas si ce n'est pour des éleveurs
qui se font généralement copieusement "assaisonner". Les pratiques
abusives des Coopératives (dénoncées dans plusieurs jugements)
pourraient bientôt n'être qu'un mauvais souvenir si les négociations
en cours aboutissent Ces coopératives d'IA se sont donc arrogées
un monopole de fait bien ancré dans les habitudes. Jusqu'à la
création de notre association, elles avaient le champs libre étant
les seules interlocutrices dans ce domaine il leur était facile
maîtriser le sujet. Les épisodiques affaires locales (souvent
passionnées) n'ont jamais inquiétée la toute puissante union des
coopératives (UNCEIA). Notre démarche vous démontre quelque chose
a changé: aujourd'hui de vraies questions sont posées elles n'attendent
plus que des réponses... Une structure hégémonique comme l'UNCEIA
se doit de communiquer (elle sait faire!) et d'apporter ainsi
ces réponses, or seule la propagande habituelle continue. Cependant
en coulisse les pressions sont formidables pour parer à toute
volonté "réformatrice", le projet en cours va être de ce fait
un test intéressant.
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Au fait, que font les responsables de
tout poils
Il s'agit d'un problème gênant pour les responsables professionnels
et en général ils ne préfèrent en parler qu'en privé et à titre
privé! Il est vrai que beaucoup sont impliqués à la fois dans
plusieurs structures, il leur est par conséquent difficile de
critiquer un système dont ils ont la charge. Les grands discours
sur la transparence, la concurrence et la diversité ou encore
la simple défense du revenu font partie alors du mythe savamment
entretenu: la défense des structures et le copinage sont une réalité.
Aux yeux de beaucoup d'agriculteurs de base la crédibilité de
bon nombre de responsables professionnels est ainsi mise à mal.
Le remède se situe sûrement au niveau de la limitation des mandats
professionnels: nous avons pour habitude de mettre en avant l'exemple
du président de l'UNCEIA qui, à une époque, cumulait 23 responsabilités!
De plus en agriculteur se rebellent: ils ne veulent n'être que
de "bonnes vaches à lait", la défense du revenu passe aussi par
une maîtrise des charges, de toutes les charges! Certains dénoncent
l'individualisme ambiant, mais les dérives de la coopération ne
font que renforcer cette réalité: le mutualisme est un état d'esprit
pas un argument. Ici notre combat prend une autre dimension car
dans le milieu de l'IA bovine, le mauvais exemple parfait, on
confond mutualisme et totalitarisme.
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Une propagande bien structurée
Les profits engendrés par les Coopératives d'IA leur permettent
un accès facilité aux médias professionnels (la pub en fait vivre
beaucoup!) Dès lors rien d'étonnant à ce que les faits, les idées
mises en avant soient "dirigés" et la censure omniprésente. La
presse professionnelle doit faire sa propre révolution, elle ne
doit pas être qu'une brosse à reluire ou qu'un outil de propagande
pour ses annonceurs: son crédit est en jeu.
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Et l'AniaL dans tout çà
Notre association a donc un objectif bien précis qu'est la
modification de la loi sur l'élevage. La perversité et l'inefficacité
du système en vigueur n'est plus tenable. Cette évolution que
nous souhaitons peut se faire en douceur, il faut une nouvelle
réglementation respectueuse des éleveurs et qui permette transparence
et diversité sans toutefois tomber dans le pièges de l'ultra libéralisme
qui serait tout aussi néfaste. L'autre volet important de notre
action se situe au niveau de la communication: d'abord pour les
membres (échange d'informations), vers les médias (malgré la censure!)
et encore à destination des décideurs et exécutants de tous poils
(politiques, professionnels, juristes, administratifs...).Ce site
vous le démontre. Notre action concerne tous les éleveurs, le
mouvement que nous avons lancé ne demande qu'à prendre de l'ampleur:
vous aussi rejoignez l'AniaL. Votre avenir dépend d'abord de vous,
l'acceptation des dérives actuelles nous fragilise tous....
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