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>>>UNE IMPORTANTE CONTRIBUTION À L'HISTOIRE DE LA CIVILISATION UNIVERSELLE
es historiens font état de la présence de l'homme dans la région de Annaba depuis la préhistoire. Différents objets ont été trouvés dans la plaine de Annaba et dans la forêt de l'Edough surplombant la ville qui attestent d'une activité orientée vers la chasse et la cueillette des plantes sauvages. Signalons à cet effet la présence de dolmens dans un site célèbre : Oued Ziad. Plus tard les Phéniciens s'y installèrent, suivis par les Romains qui annexèrent, après la défaite de Jugurtha, l'Hippone numide devenue sous la direction de Saint Augustin, le siège de l'épiscopat de la Rome chrétienne. Annaba est une cité qui a grandement contribué à l'histoire de la civilisation universelle puisque elle fut un centre de rayonnement de la pensée de Saint Augustin, ce berbère venu de Taghaste (actuellement Souk-Ahras, à 100 kilomètres de Annaba) et qui fut son évêque. Les ruines romaines, bien entretenues, témoignent toujours de cette grandeur alors que la basilique Saint Augustin, s'élevant en haut d'une colline boisée, domine la vaste plaine Ouest et l'autoroute de Constantine. Saint Augustin mourut à Hippone pendant le siège vandale en 430 de notre ère. Après les Vandales, ce fut autour des Byzantins de conquérir Annaba. Les musulmans y supplantèrent les Vandales après deux sièges. Mais c'est au huitième siècle que l'Islam put s'installer dans la région pour y fonder la nouvelle ville ou Bouna. Au 16ème siècle, elle se développa sous Kheiredine qui en fit, en 1533, une des places fortes du nouvel état algérien. Après l'entrée des Français, la ville connut un nouveau développement basé sur l'agriculture. Elle s'appelait alors Bône... En 1962, avec la recouvrement de l'indépendance nationale, Bône fut baptisée Annaba. Une industrialisation massive et menée à pas forcée en fit la capitale industrielle de l'Est algérien. Un immense complexe sidérurgique, conçu à la mode des combinats soviétique, tentaculaire et englué dans les problèmes bureaucratiques et de suremploi, s'éleva sur des terres très riches alors que l'usine d'engrais phosphatés, bâtie aux portes de la ville, fut une source permanente de pollution atmosphérique atteignant des niveaux très dangereux, ce qui amena le gouvernement à réagir pour fermer certaines unités et investir dans des équipements pour réduire les agressions sur l'environnement. Aujourd'hui, cette industrie subit de plein fouet les effets de la crise économique : chômage et compression de personnels jettent dans la rue des dizaines de milliers d'ouvriers. Cependant, et malgré une certaine morosité propre aux villes industrielles victimes de « restructuration », Annaba a su trouver dans le tourisme national une nouvelle raison d'espérer : c'est pas centaines de milliers que les estivants y sont venus des quatre coins du pays, en attendant les touristes étrangers...
LIRE ce qu'écrit l'historien et homme de culture Hassen Derdour, décédé depuis peu, à propos de la contribution de notre ville à l'histoire universelle
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