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La compagnie aérienne Française a profité du salon du Bourget
pour passer commande à Airbus de 10 A380-800 plus quatre
options, confirmant ainsi son engagement pour le très gros porteur
du 21ème siècle du constructeur européen . Air France ne semble
donc pas trop souffrir de la conjoncture actuelle difficile pour les
compagnies aériennes , comme ne témoignent le Profit Warning de
Lufthansa ou la mauvaise passe de British Airways, pour ne citer que
des concurrents européens.
Air France sort d'un millésime
2000/2001 exceptionnel : La progression est de 18,9% pour le chiffre
d'affaire (12,28M€) et le résultat net(421M€). Malgré
des cours du brut élevé entraînant une augmentation de 60% des
dépenses carburant, le résultat d'exploitation a progressé de
23,4%. Il semble donc que le plan de restructuration mis en place il
y a trois ans ait porté ses fruits .Enfin le coefficient
d'occupation a augmenté de 2 points. Alors que les cours du brut
continue de pénaliser les transporteurs et que le ralentissement de
l'économie a des répercutions sur les transports aérien, le
groupe envisage de réitérer sa performance de l'exercice 2000/2001
en terme de résultat net. après un mois d'Avril bien orienté , le
groupe a enregistré une hausse de 9,6% de son trafic mais une
baisse de 1,4 point de son coefficient d'occupation à 76,1%. Le
groupe ne réalise que 22% de son CA en Amérique du Nord mais admet
que les vols transatlantiques commencent à subir les effets du
ralentissement. C'est bien sur les classes affaires qui sont les
plus désertées. de même , l'activité frêt décline légèrement
, notamment en Asie. Au delà des effets de la conjoncture, Air
france a des atouts à faire valoir. A travers Skyteam, dont elle
fait partie et où l'éventuelle arrivée d'Alitalia pourrait
rapprocher les deux groupes. A travers les déboires d'Aom Air
Liberté qui assure , pour l'instant, une grande maîtrise du
territoire national à air France. Enfin , le hub de Roissy est un
plus indéniable. Certes , l'arrivée du TGV méditerranée
pourrait grignoter quelques parts de marché et faire pression sur
les prix . De même , les conflits sociaux sous jacents sont une
menace pour les objectifs de rentabilité du groupe . Enfin , il
semble difficile qu'Air France puisse , contrairement à ses
concurrents, passer au travers de la difficile conjoncture aérienne
sans quelques dommages. Au prix de 20 euros, le titre se
paie 10 fois les bénéfices attendus en 2001. Les
perspectives du groupe à moyen terme peuvent être jouées mais des
remous sont possibles. Autant attendre un signe positif du ciel pour
prendre position .
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