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LE LAVOIR DE THIERVILLE

DOSSIER destiné aux groupes scolaires préparant une visite à Exp'Eau Lor.

 

                                     L'Aquario-Club Nord-Meusien présente une exposition des poissons de Lorraine agencée ainsi qu'il suit :

bassin de 9 000 litres hébergeant carpes Koï, esturgeons, ides rouges et bleus, poissons rouges, carpes diverses, tanches, hotus, brèmes et autres animaux de bonnes dimensions.

aquarium de 750 litres hébergeant des salmonidés comme la truite fario, truite arc-en-ciel ou ombles.

aquarium de 750 litres hébergeant vandoises, ides, chevaines et loches franches.

aquarium de 750 litres hébergeant lotes, aspes, chevaines et barbeaux.

aquarium de 750 litres hébergeant goujons, grémilles et brèmes bordelières.

aquarium de 375 litres hébergeant les nuisibles : poissons-chats et perches arc-en-ciel.

aquarium de 300 litres hébergeant les petites tailles : vairons, ables, épinoches, vairons de Chine.

aquarium de 750 litres hébergeant des carnassiers : perches et black-bass

aquarium de 750 litres hébergeant des carnassiers : brochets, sandres et silures Glane.

aquarium de 750 litres hébergeant tanches, carassins, carpes, anguilles, rotangles et gardons.

aquarium de 750 litres hébergeant ablettes, spirlins, carpes cuir, amours argentés.

 

             Pour voir quelques oiseaux aquatiques, cliquez ci-contre


TOUT (ou presque) sur le poisson

Dans la barre ci-dessous, vous pouvez choisir le sujet qui vous intéresse

ANATOMIE

EXTERNE      

SQUELETTE RESPIRATION

NUTRITION

DIGESTION

NOURRITURE

LES 5 SENS

REPRODUCTION

SOMMEIL

CROISSANCE MALADIES

 

ANATOMIE EXTERIEURE

LES NAGEOIRES : organes du déplacement et de la stabilisation

La nageoire caudale (la queue) permet d’avancer et de diriger

La nageoire dorsale, quelquefois épineuse, peut être unique, double ou triple ; elle permet de stabiliser le poisson et d’effrayer les autres

La nageoire anale est stabilisatrice

Les nageoires pelviennes (ventrales) sont utilisées comme des mains pour fouiller le sol, par exemple

Les nageoires pectorales stabilisent, avec la dorsale, et sont utilisées pour manœuvrer.

LA LIGNE LATERALE : organe sensoriel du poisson

Elle est constituée d’une ligne d’écailles trouées où arrivent des terminaisons nerveuses ( cette ligne est très nette chez le spirlin).

LA PEAU

Recouverte d’écailles ou non, elle assure la protection et l’aérodynamisme.

LE SQUELETTE

Le poisson, comme l’homme, est un vertébré, mais, la colonne vertébrale mise à part, son squelette est bien différent.

Le crâne n’a rien à voir avec le nôtre

Les nombreuses nageoires sont autant de membres supplémentaires

Les pectorales sont rattachées directement au crâne

Les abdominales sont fixées aux muscles

Le sternum est absent

Les côtes, libres, protègent le ventre du poisson démuni de poitrine

A noter qu’il ne faut pas confondre les os de ce squelette avec les arêtes qui ne sont que de petites baguettes élastiques fourchues, souvent pointues et qui sont noyées dans les muscles.

LA RESPIRATION

Le poisson, contrairement à l’humain, respire dans l’eau et certains peuvent mourir en quelques minutes à l’air libre.

Pour ce faire, il dispose d’organes adaptés comme les branchies formées de lames irriguées par le sang, endroit où l’oxygène de l’eau passe dans le système sanguin.

FONCTIONNEMENT : la bouche s’ouvre pour aspirer l’eau tandis que les ouïes se ferment hermétiquement, puis elles s’ouvrent à nouveau pour laisser passer l’eau pendant que l’échange d’oxygène s’opère entre l’eau et le sang irriguant les branchies.

Chez certains poissons, comme le chevaine, les branchies, hérissées de nombreuses aspérités, sont également utilisées comme un filtre, ce qui lui permet d’avaler tout ce qui se présente pour recracher, plus tard ce qui n’est pas consommable.

L’air contient environ 200 CC d’oxygène par litre, tandis qu’une eau à 5 °C en contient 20 fois moins et qu’une eau à 30 °C en contient 40 fois moins.

La plupart des poissons se contente donc de peu d’oxygène, sauf quelques uns comme les salmonidés qui ont un besoin vital d’eau fraîche et bien oxygénée.

 

N.B. En ce qui concerne notre exposition, nous avons contourné le problème de l’eau froide, nécessaire à nos poissons autochtones, en saturant l’eau des aquariums grâce à un appareil extracteur d’oxygène fonctionnant en permanence, couplé à des boîtes venturi qui dissolvent, sous pression, l’oxygène, dans une eau qui est ensuite rejetée dans les bacs d’expo.

Ainsi, même en plein été et à 24 °C, l’eau contient encore autant d’oxygène que si sa température oscillait entre 5 et 10 °C.

 

LA NUTRITION

LA BOUCHE

Normale, dirigée vers le haut ou vers le bas, elle indique la zone dans laquelle le poisson évolue.

Un poisson de surface aura la bouche dirigée vers le haut de façon à pouvoir prendre la nourriture flottant sur l’eau, tandis qu’un poisson de fond aura la bouche en position inférieure et, quelquefois garnie de barbillons, de façon à pouvoir fouiller la vase et y trouver larves, déchets ou invertébrés.

La bouche des prédateurs est le plus souvent garnie de dents (exception faite pour le silure) qui servent à retenir les proies, celles-ci étant avalées entières.

Les cyprinidés n’ont pas de dents, elles sont remplacées par les pharyngiennes qui triturent et écrasent proies et nourriture.

L’APPAREIL DIGESTIF

Le tube digestif s’évase pour former une sorte d’estomac, puis l’intestin, très replié, débouche à l’anus. Tout cela est placé sous la vessie natatoire, occupant toute la cavité ventrale, en dehors des périodes de reproduction.

Le foie, en principe volumineux, sécrète la bile en accumulant graisses et sucres.

Le pancréas est près du foie ou bien le long de l’intestin.

La digestion varie selon les saisons et se trouve ralentie en hiver pour la plupart des cyprinidés ; chez les truites, on observe l’effet inverse avec un ralentissement en été, tandis que chez la perche ou le brochet on n’observe pas de changements en fonction des températures.

LA NOURRITURE

Dans la nature, les poissons mangent, selon les espèces, alevins, poissons, têtards, larves, crustacés, invertébrés, plantes, algues, insectes, etc.…

En captivité, le nourrissage est différent :

 

 

 

 

 

 

LES SENS

LA VUE

Pas de paupières sur les yeux des poissons, qui ont une vision latérale

Le cristallin, indéformable, n’autorise pas la notion de distance

Le poisson perçoit très bien les couleurs

LE TOUCHER

Il est concentré dans les barbillons, la bouche et le ventre

On ne peut affirmer que le poisson est insensible à la douleur, mais une blessure grave n’engendre que des réactions réflexes et, aussitôt, le poisson retourne à sa quête de nourriture, sans perdre son appétit

LE GOUT

On sait que le poisson possède ce sens puisque nombre d’entre eux avalent ce qu’il découvrent sur le fond, mais le recrachent s’il ne leur convient pas

L’ODORAT

C’est un sens très développé qui permet, par le biais des narines, de détecter la nourriture ; ainsi, l’anguille, à la vue restreinte, chasse à l’odorat, comme beaucoup de poissons de fond

L’OUIE

Le poisson possède une ouïe très développée et détecte toutes les vibrations de l’eau

Le brochet, par exemple, ne « voit », ou plutôt n’entend que ce qui bouge grâce aux vibrations émises, c’est pourquoi il ne mange jamais une proie inerte.

LA REPRODUCTION

Les organes génitaux des mâles sont formés de rubans blancs, tandis que ceux des femelles sont plus importants, granuleux et de couleur orangée.

Après une période de repos et presque de disparition, ils se reforment à l’approche de la saison de reproduction pour occuper une place très importante dans l’abdomen, parfois un tiers du poids du poisson.

Plus les œufs pondus sont petits, plus ils sont nombreux :

Esturgeon (gastronomiquement appelés caviar) 4 à 5 millions

Carpe 400 000 par kilo de son poids

Lote 1 million

Truite 1 000 à 2 000 seulement par kilo de son poids

Les œufs sont lâchés dans l’eau par la femelle et fécondés par le mâle (laitance) après cette expulsion.

LE SOMMEIL

On voit qu’un poisson dort lorsqu’il repose sur le fond ou qu’il flotte tout simplement entre deux eaux, sans mouvements.

Peut-être n’est-ce simplement qu’un assoupissement ou un ralentissement ponctuel des fonctions.

Certains, comme les tanches et carassins s’enfouissent dans la vase durant toute la saison froide et d’autres comme la lote durant la saison chaude ; il s’agit alors de léthargie, un sommeil de plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

 

LA CROISSANCE

Le poisson grandit et grossit en fonction de la quantité de nourriture qu’il ingère.

Chez les prédateurs, les plus forts avalant les plus faibles, on constate de grandes différences de tailles, certains brochets, par exemple, pouvant grossir 3 à 4 fois plus vite que leurs congénères.

Souvent la femelle est plus grosse que le mâle. C’est le cas chez la carpe, l’anguille ou le brochet, par exemple.

Quant à l’âge, il dépend de l’espèce et peut aller de 2 à 40 ans.

QUELQUES « MAXI »

Anguille 110 cm 2.5 kg 24 ans

Truite 103 cm 15 kg 12 ans

Brochet 128 cm 15 kg 15 ans

Sandre 81 cm 8.4 kg 14 ans

Brème 66 cm 4.8 kg 17 ans

 

LES MALADIES

Bactéries, virus, champignons ou parasites, les causes de maladie chez les poissons sont nombreuses.

Ces maladies apparaissent à l’occasion d’une pollution, d’un stress ou d’un changement de température de l’eau.

On peut citer les deux plus répandues : les points blancs (ichtyophtiriose)

La mousse (saprolégniose)

Les dégénérescences et malformations sont également courantes : scoliose, déformation de la tête (nez aplati), albinisme, atrophie des nageoires, etc.

On ne peut aussi oublier de citer les parasitoses produites par le pou (argulus) et autres copépodes, ainsi que les méfaits causés par les différentes sangsues ; les attaques de ces crustacés amènent le plus souvent des blessures qui s’infectent, rassemblant bactéries et champignons.

Quelques une de ces affections peuvent être soignées, mais dans la plupart des cas, le poisson meurt au bout de plusieurs jours.


 


 

CI-DESSOUS : quelques oiseaux qui fréquentent les rivières et plans d'eau de Lorraine

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madame Colvert

 

 

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