En ce qui
concerne le développement de la filière et de la construction
en bois, la France accuse un retard conséquent par rapport à
d'autres pays comme l'Allemagne, la Scandinavie, les Etats-Unis ou le Canada,
malgré la taille de la forêt française
1.
En France, la construction en bois représente une part minime par
rapport à la production totale de bâtiment : seulement 5 %
des maisons individuelles ont une ossature bois contre 90 % aux U.S.A.
2,
Canada ou Suède, 58 % au Japon et 25 % en Allemagne. Ceci peut s'expliquer,
entre autre, par la réticence des collectivités locales à
accorder des permis de construire pour un édifice construit en bois.
Mais l'intérêt
pour ce matériau se développe petit à petit, en raison
de ses grandes capacités constructives, esthétiques et surtout
écologiques. Sa mise en œuvre sur un chantier présente des
avantages par rapport au béton : elle est rapide, sûre et
propre et ne nécessite pas d'apport d'eau. Cependant, une main-d'œuvre
plus qualifiée est requise.
Des matériaux
dérivés et des techniques de conception et de découpe
par ordinateur se sont développés afin d'élargir les
possibilités du matériau, et de lui assurer des caractéristiques
plus fiables et plus homogènes que le bois massif. Le bois, associé
à la technologie, peut être un support de modernité
qui n'a rien à envier au béton ou au métal.
1
Celle-ci couvre 28 % du territoire, la France se classant au troisième
rang européen.
2
Plus d'un million de maisons individuelles à ossature bois sont
construites chaque année aux Etats-Unis, 10 000 logements sont réalisés
en bois en France.