Histoires de nos églises

A la découverte de nos églises :
L’église de Bessy-sur-Cure

 

Cette église a pour patron saint Etienne. Cette église est un édifice ancien dont les premières traces dans les archives remontent au XVe siècle.

À l’origine, il ne s’agissait pas d’une église paroissiale mais de la chapelle du prieuré de Bessy (aujourd’hui la mairie) qui dépendait de l’abbaye de Vézelay. L’église est devenue paroissiale au début du XVIIIe siècle. Des problèmes sans nom sont survenus concernant son entretien car l’église était bien trop grande pour la petite communauté villageoise. Très vite, la toiture s’effondre en 1739. L’année suivante, la communauté des habitants adresse un mémoire annonçant la chute prochaine des murs. Les travaux de restauration (ou plutôt de reconstruction) vont débuter le 24 mai 1762 suite à une aide nationale.

L’église possède une nef centrale et deux chapelles latérales. L’entrée de l’église (au fond) est monumentale et on ne peut être que surpris d’une entrée aussi grande pour une église de nos campagnes. En allant vers le chœur, sur votre gauche se trouve la chapelle de la Vierge. On y trouve un autel en bois doré. Une plaque en pierre nous indique qu’il existait autrefois une confrérie en 1626. À droite se trouve la chapelle Saint-Nicolas. On y trouve un autel avec un magnifique retable en cinq tableaux. Rien de très surprenant car saint Nicolas était le patron des flotteurs de bois. Dans le chœur, le maître autel est en marbre et proviendrait de la Cathédrale d’Auxerre. À droite de l’autel, on voit une piscine qui est réalisée de bric et de broc. Il existe trois vitraux intéressants bien que datant du XIXe siècle. Ils sont de « Gesta » de Toulouse. Celui dans le chœur représente la Sainte-Famille, le second, dans la chapelle de la Vierge, sainte Anne et le troisième, dans la chapelle Saint-Nicolas, saint Etienne.

Le clocher abrite une cloche assez intéressante. Elle a été fondue en 1803 et bénie par Ysac Adrier Le Tellier, curé de Vermenton. Dans son inscription, on peut y lire un subtil jeu de mots : « Les frères Cochois mont fait en lan prem lan pire Française... ». Visiblement hostile au régime politique de l’époque, « l’Empire » est remplacé par « l’an pire ».