ALLARD
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Le nom porté par les descendants des pionniers français du nom de ALLARD est d'origine germanique et il est relié à la guerre mais exclusivement aux victoires ! C'est un patronyme que l'on dit noble, en parlant des qualités de coeur de ceux qui ont mérité de le porter.
ALLARD, du nom ancien ADELARD : Adal pour noble, Hard pour fort, dur.
Défi évolutif des ALLARD : gravir une à une les marches de la vie, en faisant confiance à son intuition.
Caractéristiques dominantes : Les Allard sont empreint d'autonomie, d'intelligence créatrice, d'efficacité et verbalisent clairement leur pensée. Ils aiment l'aventure et n'ont pas peur des projets ambitieux.
Caractéristiques complémentaires : Leur franchise les caractérise et ils rayonnent d'un optimisme certain. Facile d'approche, on apprécie leur écoute et leur sens de l'amitié. Leur ouverture d'esprit les guide vers un idéal noble auquel aspire leur coeur. Leur rigueur cache une grande émotivité. Intuitif et stable, ils atteignent leurs buts grâce à la discipline et l'acharnement au travail. Rien ni personne ne peut arrêter un Allard !
Pensée : Lorsque vous vous rendez compte d'avoir commis une erreur, corrigez-là immédiatement.
Un peu d'histoire :
Le premier Alard que l'on rencontre en Nouvelle-France s'appelle Jacques. On perd malheureusement sa trace après l'avoir vu débarquer à Québec, en 1621, et partir faire la traite des fourrures aux Trois-Rivières, en 1624, puis à Tadoussac. Jacques Alard est peut-être rentré en France, mais il est à peu près certain qu'il n'a laissé aucun descendant parmi nous.
C'est pourtant de CE Jacques qu'est issue ma famille. Il faut attendre 1665 pour voir arriver le Poitevin Julien Alard dit Labarre, 23 ans, qui débarque à Québec le 19 juin. Il est confirmé le 24 août suivant, en même temps qu'un grand nombre de soldats du régiment de Carignan, venus au cours de l'été. On retient l'hypothèse qu'il ait lui-même fait partie de ce régiment, car comme un grand nombre des hommes qui le composent, ni Québec, ni les seigneuries avoisinantes ne lui plaisent. Il opte donc pour la région de Sorel, où il trouvera sur l'île Dupas une terre à sa convenance. Le généalogiste Archange Godbout croit que Julien Alard dit Labarre épousa Marie Mercier vers 1675. Celle-ci lui donna six enfants ; deux fils et quatre filles. À l'exception de Jeanne, qui épousa Jean-Baptiste Benjamin dit Saint-Aubin, aucun autre enfant n'assura la descendance des pionniers Alard dit Labarre.
Comme si le hasard avait voulu confondre les généalogistes, l'année 1665 voit arriver un autre Julien Alard, qui se distinguera du premier par le surnom de Laverge, qui viendra bientôt se greffer à son patronyme. Laverge serait né à Saint-Mathurin de Luçon, dans le Poitou vers 1631, du mariage de Sébastien Alard et de Jeanne Lebon. Un premier mariage l'avait uni à Anne Agret, mais c'est un veuf sans enfant qui émigre en Nouvelle-France, après avoir signé un contrat l'engageant à servir le marchand québécois Jean Grignon pendant trois ans. Cet engagement, souligne le généalogiste Michel Langlois, a dû être renouvelé car Alard dit Laverge est encore chez Grignon en 1671 alors qu'il a quelques démêlés avec la justice. En 1677, le futur défricheur prend femme et enfants en épousant Marie Deligny, 41 ans, qui a déjà donné dix enfants à Louis Bidon (Jobidon) et à qui il en reste au moins cinq qui seront élevés et éduqués par la nouvelle communauté. Julien Alard dit Laverge n'a pas eu d'enfants mais il a le mérite d'avoir permis à la première génération de la famille Bidon de s'établir sans difficulté, en faisant des enfants de sa femme ses héritiers. Leur terre du Château-Richer passa à Louis Jobidon par un acte de donation le 5 février 1691. Marie Deligny est décédée en 1696, dix ans avant Julien Alard dit Laverge.
C'est à François Alard, arrivé en Nouvelle-France vers 1666, qu'il faut remonter pour rencontrer la première souche de cette famille. François est né vers 1637, à Blacqueville, un village situé près de Rouen, en Normandie. Toute son existence est restée dans l'ombre dont la première marque claire au Canada est son contrat de mariage. C'est ce document daté du 18 octobre 1671, qui permet d'identifier son lieu d'origine ainsi que ses parents : Jacques Alard (voir ci haut) et Jacqueline Frérot. Avant son mariage avec Jeanne Anguille, 24 ans, il avait obtenu une terre dans la seigneurie Notre-Dame-des-Anges. C'est là que sont nés leurs 4 filles et leurs 5 fils. Au décès de ces pionniers, Jeanne en 1711 et François en 1726, l'essor de cette souche de la famille Alard était assuré : elle avait pris racine dans la région de Québec, elle allait se répandre à travers le Québec, dans la Mauricie en particulier (Yamaska) .
Une deuxième famille Alard est née des multiples alliances de Pierre Alard, fils de Pierre Alard et Mathurine Verdon, du village de Sainte-Hermine dans le Poitou. Né en 1653, Pierre Alard est vraisemblablement arrivé ici en 1679. On le rencontre pour la première fois en 1681, alors qu'il est domestique chez Zacharie Cloutier, un habitant de la Côte de Beaupré. Deux ans plus tard, ayant amassé l'argent nécessaire, il fait l'acquisition de la terre de Nicolas Huot dit Saint-Laurent, au Château Richer. Cette transaction, datée du 4 mars 1683, précède de quelques jours seulement le contrat de mariage qui le liera à la jeune Anne de LaVoye, qu'il épouse le 22 novembre. Ce mariage est fécond. Anne a 21 ans lorsqu'elle donne naissance à une fille, Marie, née le 31 août 1684. Le 20 juillet 1686, Pierre vient au monde. Malheureusement, cette deuxième naissance épuise Anne de LaVoye qui meurt le "3 août à la pointe du jour". On l'enterre le même jour "après-midi". Il n'en faut pas davantage pour que Pierre Alard quitte définitivement le Château Richer pour aller vivre à Sainte-Anne de Beaupré où sa femme venait de s'éteindre. Il achète donc la moitié de la terre de René de LaVoye. En revanche, Alard fait de son beau-père son engagé et il devra désormais veiller à ce que ses nièces, Marie et Brigitte, ne manquent de rien. En 1690, Pierre épouse Marthe de Lugré. Ce mariage est soumis à une fantaisie soulignée par Roméo Allard : les bans sont publiés les dimanches 17, 24 et 29 septembre à la Saint-Michel, le contrat de mariage est signé le 8 novembre, et le mariage est enfin célébré le lendemain. Le couple aura cinq enfants dont quatre survivront. Le 19 juin 1699, après un peu moins de neuf ans de mariage, Marthe disparaît, laissant Pierre seul avec six enfants dont un bébé de quelques mois seulement. Le 28 août 1700, Pierre Alard se remariait. Choisissant une veuve, Marie-Madeleine Pinel, il choisissait du même coup de doubler le nombre des enfants vivant sous son toit, car la veuve de Pierre Vandal amenait avec elle six rejetons. La vie devait s'interrompre brusquement pour Pierre Alard qui disparaissait le 18 septembre 1703, emporté sans doute par l'épidémie de petite vérole qui décima plusieurs familles pionnières.