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| Jeu de rôles d'horreur contemporain, Kult permet de faire évoluer des personnages dans un monde très proche du nôtre, du moins en apparence.... Au fil des jours, ils seront confrontés à des événements parfois traumatisants, mais toujours déstabilisants. Ces bouffées émotionnelles vont peser sur les chaînes emprisonnant la bête tapie au fond de chacun d'entre nous. Leur vision du monde changera, la réalité va s'effilocher pour leurs laisser entrevoir l'inimaginable, l'insoutenable VERITE.... La plupart mourront, beaucoup deviendront fous mais les plus forts s'éveilleront... |
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| La pièce était vide lorsqu'on reprit nos esprits non plutôt pleine de cadavres portant de nombreuses traces de coup. Cette scène m'a fait penser à la remise d'un marionnettiste, tous ces corps désarticulés attendant le prochain spectacle pour reprendre vie. Mais il n'y aura pas d'autre représentation. Je ne connais pas ces gens. Tous sont morts sur le coup après avoir reçu une blessure qui leurs a été fatale, tous sauf deux. Deux hommes d'âge mûr qui ont dû se battre comme des lions à voir les nombreuses plaies qui percent leur peau et le mobilier fracassé qui les entoure. Qui a bien pu commettre de telles atrocités ? La réponse se trouvait sur les vêtements et les mains des quatre hommes qui m'accompagnaient. Eux non plus je ne les connaissais pas, bien que quelque chose me disait que nos chemins s'étaient déjà croisés par le passé. Mais je n'arrive plus à me souvenir quand ni où. J'ai dû recevoir un choc à la tête parce que j'ai tout oublié. Les seules personnes encore en vie dans cette pièce sont mes compagnons et moi. Je dis mes compagnons parce qu'on est tous habillé de la même façon, des vêtements militaires de couleur noire. Ils ont le regard perdu, ils ne comprennent pas -tout comme moi- ce qu'ils font là. Ils observent leurs mains couvertes de sang essayant de trouver des raisons à ce détail, ne voulant pas s'avouer la vérité. Mais je sens tout au fond de moi que c'est nous qui avons fait cela. Et le goût ferreux qui me harcèle le palais ne fait que renforcer cette sensation. Mais pourquoi ? Ca je l'ignore. On se regarde ne sachant quoi dire, tout le monde hésite à esquisser un mouvement de peur que l'horreur recommence. Le silence s'est installé, dense, presque palpable, uniquement perturbé par le bruit de nos respirations haletantes. On aurait pu rester ainsi toute l'éternité si la porte ne s'était pas ouverte Une femme est apparue dans son entrebâillement. Ses yeux se sont écarquillés lorsqu'elle découvrit la scène. Elle resta quelques secondes en état de choc. Le temps se cristallisa, le silence s'intensifia. Puis elle se mit à hurler. Jamais je n'aurais pensé qu'une si petite femme pouvait crier aussi fort, mais la peur décuple parfois les capacités humaines. Et tout s'accéléra Les hurlements devinrent très vite insoutenables. Ils faisaient naître en moi des émotions violentes, des envies de meurtre et de sang. J'ai essayé de les réprimer mais en vain. Je voulais qu'elle se taise à n'importe quel prix. Comme s'il pouvait lire dans mes pensées, l'un de mes compagnons, un grand blond, s'approcha de la femme devenue complètement hystérique et lui arracha la tête avec la même facilité que le vent qui emporte votre chapeau. Son visage fut éclaboussé par une gerbe de sang. Il passa sa langue sur ses lèvres pour récupérer le précieux breuvage. J'ai vu un rictus se dessiner sur le visage des trois autres, leurs yeux se sont mis à luire d'un éclat malsain. On avait tous envie de sang. Notre vu fut exaucé. Une dizaine d'hommes accouraient pour connaître l'origine de ce capharnaüm. Je voulais fuir, quitter cette pièce, m'envoler pour un endroit calme et paisible mais mes jambes refusaient d'obéir. Quelque chose ou quelqu'un désirait que je reste et que je participe au festin. J'aperçus les mêmes mouvements d'hésitation chez mes compères. Mais personne n'a pu résister à cette sensation, presque une voix qui nous intimait de nous accomplir, de ne pas réprimer ce que nous étions devenus. Alors on s'est rué sur ces hommes trop curieux à la manière d'une horde de loups affamés. Ils sont tous morts avant de comprendre ce qu'il leurs arrivait et on a pu étancher notre soif. A y réfléchir, c'est peut-être nous les marionnettes j'espère simplement que Celui qui les manipule n'est pas trop ambitieux |
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