|
| Site
optimisé en 1024x768
|
|
|
|

[11/11/02]
Voilà c'est fait le premier scénario Prophecy est
en ligne, il s'intitule "Pour que repoussent les blés"
et se trouve dans la section Périples.
L'accouchement fut long et difficile mais comme il est dit plus
bas, il ne faut jamais désespérer, tout arrive à
point à qui sait attendre...
[16/01/02]
Ajout d'une aide de jeu intitulée "Chair pour Epées"
qui aidera le MJ à gérer les combats et l'inévitable
Carte de Kor. Vous trouverez tout cela dans la Mécanique
Draconique.
[13/01/02]
Il est dit qu'il ne faut jamais désespérer, que tout
arrive à point à qui sait attendre... Eh bien voilà
deux nouvelles aides de jeu qui relancent les pages Prophecy laissées
de côté depuis trop longtemps. La première présente
un puissant PNJ, Le Hurleur, destiné à devenir un
ennemi récurant pour vos joueurs, c'est dans la section Savoirs
Interdits. La seconde Adj est une fiche pour PNJ important,
elle se trouve dans la Mécanique
Draconique.
[08/06/01]
Corrections de quelques bugs, les aides de jeu sont désormais
au format .zip
[04/06/01] Description de la Baronnie
d'Uran, petit fief de l'Empire de Nésora, encore et toujours
dans la Section Savoirs
[04/06/01] Aide de jeu présentant
le Guide de l'Etoile, Kless Lord D'Uran, toujours dans la Section
Savoirs
[04/06/01] Première aide de
jeu présentant une Etoile dans la section Savoirs
[04/06/01] Mise en ligne des pages Prophecy.
|
|
Toutes
vos remarques et suggestions sont les bienvenues, alors n'hésitez
pas... Si vous désirez participer à la vie de ce site,
écrivez-moi et je mettrais vos contributions en ligne. |
|
Prophecy
est un jeu de rôles de Julien Blondel et Timbre Poste édité
chez Halloween Concept |
|
| J'écris
cette histoire pour que l'on se souvienne de nous, pour ne pas disparaître
de la mémoire des hommes et pour que l'on sache ce qui s'est passé
ici. Mon nom est Arimdall Taliec, j'appartiens à la meute des Curs
d'Acier. Bien que je ne serve dans les Crocs que depuis deux ans, j'ai
l'impression d'avoir toujours vécu dans cette bande de terre maudite
éclairée par un ciel éternellement crépusculaire
à me battre contre des abominations tout droit sorties de l'imagination
pervertie du Neuvième. Mes compagnons et moi - deux cents hommes
au total - devons défendre la passe de Na'Skar, un avant-poste
des Crocs composé de deux fortins sous le commandement du seigneur
Beren-Rin de Hakkren. Bien qu'il ne soit pas un lieu stratégique,
la vie n'y est pas de tout repos.
Les événements que je vais relater ici ont débuté
il y a quelques jours avec le retour précipité d'un de nos
éclaireurs. La journée avait plutôt bien commencé,
notre capitaine était de bonne humeur et il n'y avait pas eu d'escarmouche
depuis une semaine. Lorsque Toriel descendit de cheval, la peur au ventre,
on a tous pu lire de la démence dans le regard qu'il posa sur chacun
d'entre nous. Pourtant, il n'était pas homme à se laisser
facilement impressionner. Lorsque le capitaine lui demanda où étaient
passés les autres, il balbutia des paroles insensées. En
y repensant, elles n'étaient pas si insensées que cela.
Il prétendait que les éclaireurs qui l'accompagnaient avaient
été avalés par une brume hurlante au milieu de laquelle
se tenait un cavalier. On n'a pas pu en apprendre plus parce qu'au même
instant des voix se sont élevées de la plaine, des voix
qui se sont muées en hurlement. Et la brume s'est levée,
noire, compacte, emplissant tout l'espace. Tout le monde s'est précipité
à son poste, mais rien ne s'est produit. Seulement ces hurlements,
comme si une armée de bourreaux torturait un millier d'homme en
même temps. Quatre jours se sont écoulés ainsi, des
hommes commençaient à craquer, les esprits s'échauffaient,
j'ai même vu de valeureux combattants tomber à genou priant
Kroryn de faire cesser ces lamentations. Le capitaine a bien tenté
une sortie pour savoir ce que contenait la brume et pour prévenir
l'arrière garde mais personne n'est jamais revenu. Je frissonne
à l'idée que leur voix alimente peut-être cette funeste
oraison.
Au début du cinquième jour, le brouillard s'est quelque
peu dissipé et on a vu le cavalier dont parlé notre frère
d'armes. Mais il n'était pas seul et nous avons tous compris d'où
venaient ces hurlements. Des ombres ont émergé de la brume,
des spectres, des centaines d'âmes en peine assoiffées de
vie. Elles commencèrent par danser autour du cavalier formant une
ronde infernale alors qu'il riait à gorge déployée,
un rire à faire vibrer votre âme, à la briser comme
du cristal. Ce rituel s'est poursuivi pendant quelques minutes durant
lesquelles chacun d'entre nous adressa une prière au Seigneur d'Ankar.
Je voyais de la résignation dans le regard de mes compagnons comme
s'ils sentaient que nous allions mourir, il ne restait plus qu'à
savoir comment. La réponse ne se fit pas attendre, les spectres
commandés par le Hurleur - c'est ainsi que nous l'avons surnommé
- déferlèrent sur nos défenses et les enfoncèrent
avec la même facilité que le ferait la lame d'un Inquisiteur
dans la chair d'un nouveau-né. Les assauts étaient d'une
violence inouïe mais nous les avons encaissés, encore et encore
Le combat a duré plusieurs heures avant que le Hurleur ne se retire
avec son armée spectrale. Nous avions gagné la première
bataille
du moins, nous ne sommes pas tous morts. D'ailleurs je
ne comprends pas pourquoi il s'est replié. Peut-être voulait-il
faire durer notre agonie pour mieux savourer sa victoire.
Le répit fut de courte durée. Le deuxième contact
se déroula dans un bourbier de cadavres et de décombres
et fut aussi violent et bref qu'un orage d'été à
Kar. Mais nous avons encore tenu bon. Personne ne pourra nous reprocher
de ne pas avoir vendu chèrement notre carcasse. Des centaines de
spectres ont péri sous nos coups mais il en arrivait toujours plus...
Nouvelle accalmie. Je suis couvert de sang et de boue, mon corps n'est
plus qu'une plaie. Mes membres me font atrocement souffrir, je n'en peux
plus. Mes camarades ne sont pas en meilleure forme. J'en profite pour
écrire notre histoire, c'est sûrement la dernière
chose que je ferais, je n'ai plus la force de tenir mon épée.
Ca y est les hurlements se rapprochent à nouveau, je crois que
c'est la fin
.
Copie d'un texte découvert dans les ruines de la passe de Na'Skar
par des mercenaires qui trouvèrent les lieux déserts.
|