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Mondiaux-2001 - Greene, l'homme à battre
Double champion du monde, recordman du monde et lauréat des
jeux Olypiques de Sydney... L'Américain Maurice Greene sera
l'homme à battre du 100 m dont les deux premiers tours sont
disputés samedi, deuxième journée des Mondiaux
d'athlétisme à Edmonton.
"Je suis champion du monde depuis 1997 et je tiens à
le rester", assure Greene. Déterminé à
ne pas se laisser perturber ni par la douleur au genou gauche ni
par des adversaires ayant couru plus vite que lui cette saison comme
son compatriote Tim Montgomery et son copain trinidadien Ato Boldon.
"Si je suis assez fort pour me présenter au départ,
je le suis assez pour courir", affirme "Mo", fort
d'un record accroché à 9 sec 79 depuis 1999 et six
chronos sous les dix secondes cette saison. Il ne veut absolument
pas manquer l'occasion d'égaler le grand Carl Lewis avec
un troisième titre sur l'épreuve reine.
Montgomery est apparu sur la scène mondiale la même
année que Greene lors des sélections pour les Mondiaux
de 1997 à Athènes mais a dû se contenter d'accessits
(3e en 97) sur l'épreuve individuelle. Son chrono d'Oslo
(9.84) en a fait le possible tombeur de son rival, avec toutefois
un vent favorable juste à la limite autorisée.
Depuis des années, Boldon rivalise avec Greene à l'entraînement
et claque parfois des chronos impressionnants. Mais jamais le Trinidadien
n'a réussi à le devancer dans les grands rendez-vous
du 100 m, se contentant de métaux moins précieux que
l'or.
Les adieux de Bailey
Le Britannique Dwain Chambers, deuxième européen à
descendre sous les 10 secondes (après son compatriote Linford
Christie), assure qu'il ne craint personne pas même Greene.
Plus discret, son jeune compatriote Mark Lewis-Francis (18 ans)
rêve de réussir sa première grande sortie en
plein-air.
Le sprint canadien a perdu de sa superbe. Donovan Bailey, le maître
d'Atlanta après son titre olympique doublé du record
du monde, reste perturbé par ses genoux et fera des adieux
probablement sans éclat. Quant à Bruny Surin, il n'a
pas retrouvé la vitesse qui l'avait laissé qu'à
deux centièmes de Greene deux ans plus tôt à
Séville.
A l'heptathlon, la Française Eunice Barber, si elle est épargnée
par les blessures, est capable de conserver son titre et effacer
ainsi le forfait de Sydney. D'autant que la lauréate de Sydney,
la Britannique Denise Lewis restait incertaine...
L'Américaine Stacy Dragila, la "Bubka au féminin",
devrait franchir aisément le premier palier (qualifications)
menant vers un nouveau sacre à la perche. Le Suisse André
Bucher, dominateur cette saison, part favori du 800 m où
l'Allemand Nils Schumann, retardé par les blessures, veut
défendre ses lauriers olympiques.
Quant au 400 m messieurs, il n'aura certainement pas la même
saveur qu'au temps du grand Michael Johnson qui a troqué
ses pointes pour un micro de commentateur.
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