la pollution dans les mers documents qui suivent sont tirés des dossiers de presse I.P.S.N
L'ECOSYSTEME MARIN

Du point de vue du devenir des radionucléides dans l'environnement, l'écosystème marin peut être schématiquement divisé en trois principaux milieux au sein desquels les radionucléides introduits auront des comportements spécifiques en terme de transport et d'échange.

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  • L'eau. Elle transporte et disperse les radionucléides à court terme. Les vitesses de déplacement instantanées peuvent y atteindre 5m/s, et les temps de transit quelques mois dans une mer soumise à de fortes marées comme la Manche.

  • Les sédiments et les particules. Les particules les plus fines qui restent longtemps en suspension dans l'eau de mer peuvent se déplacer aussi vite que ces eaux. Les sédiments en revanche ont généralement des temps de transit très lents (quelques dizaines d'années à l'échelle de la Manche) et des capacités de fixation, variables selon les radionucléides, mais de 100 à 10 millions de fois plus importantes que celles de l'eau de mer.

    Les sédiments peuvent ainsi stocker la radioactivité pendant de longues périodes, et représenter iin^ source secondaire lorsque la radioactivité de l'eau diminue comme c'est le cas actuellement en mer d'Irlande.

  • Les espèces vivantes. Elles forment l'essentiel des voies d'atteinte pour l'homme. Leur capacité de fixation varie en fonction du métabolisme particulier à chaque radionucléide et du mode de vie de chaque espèce.
  • LA RADIOACTIVITE NATURELLE DANS LES OCEANS

    Les océans représentent un volume de 1,37 milliard de km^ et couvrent 361 millions de km^ soit 71% de la planète.

    La matière constituant la croûte terrestre garde la trace de sa synthèse originelle dans les étoiles sous la forme d'éléments instables de très longue période, qui constituent l'essentiel de la radioactivité naturelle. Dans l'eau de mer, elle est de l'ordre de 12 600 Bq/m^, issus principalement du potassium40. Les autres radionucléides naturels présents en grande quantité sont : le rubidium 87 et les descendants des chaînes de décroissance radioactive des uranium et thorium naturels. Le carbone 14 et le tritium sont, pour leur part, synthétisés en continu par l'interaction des rayonnements cosmiques dans la haute atmosphère.

    Dans les eaux de l'océan Pacifique, la radioactivité totale naturelle présente est de l'ordre de 9 milliards de TBq (Hamilton).

    Selon Baxter (1983), la radioactivité naturelle des sédiments de cet océan représenterait 16 milliards de TBq sur les dix premiers mètres.

    A titre de comparaison, l'activité des déchets radioactifs immergés dans l'Océan Pacifique entre 1967 et 1992 a été estimée à 1300 TBq (AIEA, 1991 , White book, 1993).

    LES UNITES DE MESURE

    - Becquerel (Bq) = unité représentant le nombre de désintégrations par seconde au sein d'une matière radioactive. Multiples : Méga (MBq) = 1 million de becquerels Giga (GBq) = 1 milliard Téra (TBq) = mille milliards Péta (PBq) = 1 million de milliards Exa (Ebq) == 1 milliard de milliards 1 Curie = 37 milliards de becquerels Période radioactive = durée au bout de laquelle la moitié de la radioactivité d'un élément a disparu.


  • La radioecologie marine:

  • Sources et risques de contamination radioactive du milieu marin:


  • Principales origines de la contamination actuelles des mers:

  • Les essais aériens d'armes nucléaires

  • Les retombées de Tchernobyl

  • Rejets liquides des centrales et usines de retraitement

  • Risques de pollutions nouvelles pour le milieu marin:

  • Les stockages immergés de déchets radioactifs:

  • Décharges de déchets de moyenne et haute activité dans les mers arctiques

  • Problème du démantèlement de la flotte nucléaire russe :

  • Les grands fleuves sibériens

  • Evolution de la radioactivité artificielle dans les mers et océans:

  • Comportement des radionucléides dans le milieu marin

  • Situation dans les principaux bassins océaniques