. Rejets liquides des centrales et usines de retraitement Une autre part du marquage radioactif des océans est due aux rejets d'effluents radioactifs liquides provenant des centrales éléctronucléaires, mais surtout à ceux des usines de retraitement des combustibles irradiés. L'A.I.E.A. (Agence Internationale de l'Energie Atomique) les estime, pour chaque année, à environ 8000 TBq par an de tritium et 30 TBq par an d'autres radionucléides. • La majorité des rejets de ce type sont ceux des usines de retraitement de Sellafield. Doun^ay (Grande-Bretagne) et de La Hague (France). Ils ont un impact direct sur la mer d'Irlande, la Manche et la mer du Nord. Ils touchent aussi, quoique de façon très diluée et après des temps de transit de plusieurs années, les mers arctiques et le Groenland (8 ans entre la Hague et le Groenland). De 1970 à 1980, la pollution radioactive issue de Sellafield a été importante : les rejets annuels atteignaient plus de 4000 TBq en émetteurs bêta-gamma (césium, strontium, ruthénium...) de 1974 à 1978, et plus de 100 000 TBq en émetteurs alpha (plutonium, américium...) en 1973 et 1974. Depuis 1980, l'usine a réduit ses niveaux de rejets d'un facteur 100, sauf pour le tritium, l'iode 129 et le technétium 99 qui eux augmentent. Cette diminution des rejets s'est traduite par une baisse notable des concentrations de césium dans les eaux de la mer d'Irlande, aujourd'hui 10 fois plus faibles qu'il y a dix ans. Cependant, cette zone reste l'une des mers présentant des teneurs en césium et en plutonium les plus élevées au monde. En raison de sa faible profondeur et de courants peu puissants, les radionucléides se stockent facilement sur les sédiments qui restituent dans tes eaux une partie de la radioactivité introduite dans le passé. En Manche, où les concentrations de césium et de plutonium dans le milieu ont toujours été beaucoup plus basses qu'en Mer d'Irlande (environ 100 fois moins), l'évolution est similaire. En dix ans, les rejets et les concentrations ont été divisés par dix. Cependant, à la différence de la mer d'Irlande, le phénomène de fixation sédimentaire est très limité en raison de la force des courants qui dispersent rapidement les radionucléides.
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tableau a venir
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Rejets radioactifs liquides en mers de Kara et de Barents Jusqu'en 1993, l'ex-URSS puis ta Russie ont déversé des effluents radioactifs liquides en différents points de la mer de Barents et de la mer de Kara, aux environs de la Nouvelle Zombie. Le volume d'activité répandu est estimé à environ 900 TBq, soit environ un vingtième des retombées de Tchemobyl ou neuf fois les rejets totaux de t'usine de Marcoule. |