Les stockages immergés de déchets radioactifsDes quantités variables de déchets faiblement radioactifs ont été stockées au fond de la mer, sur 47 sites reconnus officiellement . Le premier de ces sites a été ouvert en 1946 à 80 km environ des côtes californiennes. La dernière opération de décharge a eu lieu en 1982 dans l'océan Atlantique à 550 km des côtes espagnoles.
L'activité totale de ces stockages est estimée à 46 000 TBq par l' A.I.E.A.Ces sites sont en principe surveillés par les pays ayant immergé des déchets ou ayant effectué des rejets, ainsi que, sporadiquement, par les organisations internationales.
Toutes les mesures et interprétations vont dans le sens d'un apport négligeable vis-à-vis de celui des retombées d'essais d'armes.Dangers potentiels des immersions en profondeur
Dans les zones océaniques profondes, la vitesse de mouvement des eaux est faible, de l'ordre de quelques centimètres par seconde. La vitesse verticale ascendante est généralement inférieure à 0.0001 cm/seconde, et la dispersion en eaux profondes dépasse rarement quelques kilomètres par jour.
Le transfert de la radioactivité dans l'eau va se faire très lentement. Des calculs théoriques particulièrement pessimistes ont montré que:
- Les activités volumiques des eaux profondes, 25 ans après le naufrage d'un sous-marin, à une époque où seules les eaux profondes au delà de 3500 mètres seront contaminées, seraient de l'ordre du Bq/m^ de césium et de strontium , et de 0.3 Bq/m' de plutonium .- Les activités volumiques des eaux profondes, 200 ans après le naufrage, à une époque où la contamination pourrait atteindre les eaux de surface et les produits de la pêche, seraient de l'ordre d'un dix-millième de Bq/m' de césium et strontium , et d'un millième de Bq/m^ de plutonium .
Cette contamination de l'eau de mer entraînerait des doses aux populations par la consommation de produits de la pêche dont la contamination est liée directement à celle des eaux superficielles.
La dose annuelle estimée serait donc de l'ordre du microSievert. Ce chiffre est à comparer à la limite de 1000 microSieverts recommandée pour le public par la Commission Internationale de Protection Radiologique, et aux 10 microSieverts délivré par le carbone 14, radionucléide naturel contenu dans l'eau de mer.