Itinéraire

 

Itinéraire

 

 

Le Général Amadou Toumani TOURE, Président du Comité de Transition Pour le Salut du Peuple (CTSP), pour la période du 26 Mars au 8 juin 1992, est né le 4 novembre 1948 à Mopti au Mali.

 

-         Il fréquente les Ecoles primaires et fondamentales de Mopti, Tombouctou et Sofara, et poursuit ses études à l’Ecole Sécondaire de Badalabougou-- Bamako, de 1966 à 1969.

-         Attiré par le métier des armes, sa formation professionnelle est quasiment permanente :

-         1969-1972 : Elève Officier à l’Ecole Militaire Interames (EMIA) de Kati au Mali ;

-         1974-1975 : Ecole Superieure des troupes Aéroportées à Riazan en URSS ;

-         1978 : Centre National d’Entraînement Commando (CNEC) à Montlouis en France ;

-         1989-1990 : Ecole Superieure de Guerre Interarmées (17 ème promotion) à Paris en France ;

-         1990 : Cours supérieur Interarmées (42 ème promotion) à Paris en France ;

-         Sous – Lieutenant le 1er Octobre 1972, Amadou Toumani TOURE est successivement promu :

-         Lieutenant, le 1er Octobre 1974

-         Capitaine, le 1er Octobre 1978

-         Chef de Bataillon, le 1er Janvier 1984

-         Lieutenant-Colonel, le Octobre 1988

-         Général de Brigade, le 8 juin 1992

-         Général d'Armée, le 1er octobre 1996

 

 

-         Le commandement du Bataillon des Paras-Commando lui est confié par deux fois : en Janvier 1984 puis en Mars 1991 ;

-         Le 26 Mars 1991, Amadou Toumani TOURE, est Maître d'œuvre de l’Opération Militaire qui met fin à 23 années de pouvoir tyrannique de l’Ancien Régime ;

-         Il est élu, ce jour même, Président du Comité de Réconciliation Nationale (CRN) composé d’Officiers, et porté le 29 Mars 1991 à la Présidence du Comité de Transition pour le salut du Peuple qui est une fusion du CRN et de la coordination des Associations du Mouvement Démocratique ;

-         Il conduit ainsi avec bonheur la transition qui durera 14 mois. Cette période de troubles et d’incertitudes mêlés pourtant d’espoirs, enregistre des résultats probants pour l’avenir de la jeune démocratie malienne à savoir :

-         La tenue de la Conférence Nationale du Mali, dont il est élu Président (cas unique en Afrique). Il dirige de main de maître ce forum démocratique, dans le temps-record de 15 jours (du 29 Juillet au 12 Août 1991), qui produira des textes d’une importance capitale, comme le projet de Constitution, le Code Electoral, la Charte des Partis Politiques, l’Etat de la Nation ;

-         Grâce à sa clairvoyance et à ses talents d’organisateur méthodique et rigoureux, le calendrier des échéances électorales pour la mise en place des institutions  de la III° République, à été respecté, dans le calme et la sérénité :

-         Le 12-01-1992 : Référendum Constitutionnel

-         Le 19-01-1992 : Elections Municipales

-         Le 23-02-1992 et le 0-03-1992 : Premier et second tours des élections Législatives

-         Les 12 et 26 Avril 1992 : Premier et second tours des Elections Présidentielles ;

 

-         Ses qualités de Négociateur lui ont permis d’obtenir de ses pairs, au sommet de l’ Organisation de la Conférence Islamique (OCI) à Dakar, du 9 au 12 Décembre 1992, l’adoption de la Résolution sur«  La solidarité Islamique en faveur du Mali pour le Retour de la paix et le Développement de ses Régions Nord » ;

 

Au compte de ses initiatives personnelles, on retient entre autres :

 

-         La consolidation de l’indépendance de la magistrature par l’adoption d’un statut particulier de la magistrature, garantissant l’inamovibilité des magistrats du Siège ;

-         La suppression des juridictions d’exception, telle que la Cour Spéciale de Sûreté de l’Etat, qui constituait une véritable entorse aux droits sacrés de la Défense ;

-         Les mesures de grâce présidentielle aux femmes et aux enfants dont les conditions de détention interpellaient toute conscience humaine ;

-         L’appui à l’éclosion d’une presse Libre et Privée, par l’autorisation de la mise en place de près d’une dizaine de Stations de Radios libres et privées nationales, de Deux Stations Etrangères : RFI et AFRICA N°1, et l’autorisation de Télévisions Privées ;

-         La conduite d’une politique rationnelle d’ Infrastructures scolaire et de Rénovation à travers tout le Pays ;

-         L’adhésion du Mali à Air Afrique comme exemple d’intégration Economique sous-- Régionale ;

-         L’organisation, pour la première fois au Mali, des Etats Généraux du Commerce, de l’ Industrie et de l’ Artisanat, et celle des Etats Généraux du Monde Rural ;

-         La signature du Pacte National consacrant le Règlement du Conflit du Nord du Mali, le 11 Avril 1992 à Bamako est considérée non seulement comme une victoire du Peuple Malien, mais surtout comme un triomphe personnel de Amadou Toumani TOURE, de sa politique d’ouverture et de dialogue ;

-         Sous son autorité, le Pacte Social, pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleurs, est signé à Bamako, le 7 Mai 1992, entre le l’ Etat Malien et l’ Union Nationale des travailleurs du Mali (UNTM) ;

-         Convaincu qu’il peut être utile ; même sans être Président de la République, Amadou Toumani Touré se consacre donc à l’humanitaire en réalisant des actions sociales en faveur des plus démunis surtout des femmes et des enfants :

-         En septembre 1992, il accepte ainsi, à la demande du Président JYMMY CARTER, Ancien Président Américain, le parrainage du Programme National d’ Eradication de la maladie du Ver de Guinée communément appelé au Mali « Maladie du Grenier Vide ».

-         En août 1993, il crée la Fondation pour l’enfance, pour s’acquitter d’une « dette » envers les enfants ses amis et compagnons de toujours. En créant cette fondation, il déclare :

 

«  Au cours du mandat de 14 mois que j’ai l’honneur d’exercer à la tête de mon pays le Mali, mon plus beau souvenir est le lien affectif qui s’est établi entre les enfants et moi.

Je dirais sans exagérer que ces enfants innocents ont été pour moi, à des moments  particulièrement difficiles d’un secours considérable et un facteur d’encouragement dans la conduite de la mission qui m’a été confiée.

Les enfants dans mon pays occupent une place de choix ; ils sont souvent considérés comme la manifestation de la bénédiction divine, et sont tenus en haute estime par leurs parents et la collectivité : ils représentent un symbole de l’espoir en l’avenir de la famille, de la communauté, du pays et du continent.

 

Aujourd’hui, l’avenir des enfants grandissant dans nos villes en expansion non contrôlée, tend à devenir beaucoup plus difficile que celui des parents ayant grandi le plus souvent à l’abri de valeurs et de styles de vie traditionnels procurant un filet de sécurité sociale.

 

Pour ces enfants, qu’ils soient filles ou garçons, bien portants ou malades, venant des zones urbaines ou rurales, l’avenir peut être plein d’incertitudes ; les obstacles qui se posent à leur croissance et à leur développement ne manquent pas.

 

L’avenir doit offrir des possibilités si nous voulons faire reculer la famine, l'analphabétisme, la maladie.

 

Je voudrais, avec tous ceux qui voudront m’aider dans cette tâche, satisfaire aux besoins des enfants.

La promotion de la jeunesse, la prise en compte de ses loisirs et surtout de son emploi sont des facteurs importants pour la stabilité et le développement du pays.

 

La Culture de la démocratie et la paix, doivent occuper constamment notre esprit.

 

Face aux difficultés croissantes de nos pays, l'intégration sous-régionale et africaine est un passage obligé pour le bien-être futur de nos populations ».

 

 

-         Le 14 Mai 1994 à Dakar (Sénégal), il est élu Président du Réseau Interafricain en faveur des « enfants de la Rue » ;

-         En Novembre 1995, le sommet des chefs d’Etat de la Région des Grands Lacs réuni au Caire (Egypte), le choisit Facilitateur dans le règlement du conflit dans cette zone ;

-         De 1996 à 1997 il assure, à la demande de l'OUA, le rôle de Médiateur pour la République Centrafricaine ;

-         En 1996, il dirige la Mission d'observation de l'OUA, lors des élections algériennes ;

-         En juillet 1996, l'OMS le désigne Membre du Comité International pour une Afrique Libérée de la Poliomyélite ;

-         Par Décret n° 305/PM-RM du 22 octobre 1997, il est nommé Président du Comité de Pilotage des Journées Nationales de Vaccination (JNV) contre la poliomyélite ;

-          En 1998, il est Promoteur de l'Hôpital Mère - Enfant  "Le Luxembourg" ;

 

 

Au titre de ses nombreuses décorations et distinctions :

 

-         Chevalier de l'Ordre National du Mali (1981) ;

-         Médaillé d'Or de l'Indépendance du Mali (1992) ;

-         Grand-Croix de l'Ordre National du Mali (1992) ;

-         Grand-Croix du Mérite National du Mali (1992) ;

-         Médaille de Sauvetage (USA) -Campagne contre la famine 1973 au Mali ;

-         Le 12 Juillet 1996 à Lomé (Togo) : Lauréat du « Diplôme de Promoteur de la Culture de la Démocratie en Afrique » remis par

      l’ Observatoire Panafricain de la Démocratie (OPAD) ;

-         Prix international « LE JUSTE D’ OR » décerné par l’ Association S.O.S Injustice Internationale (1994) ;

-         Commandeur de la Légion d’ Honneur - France (1994)  ;

-         Lauréat du 10e Prix Leadership Afrique Pour l’élimination Permanente de la faim (1996) ;

-         Grand officier de l’ Ordre du Mérite Centrafricain (1996) ;

-         Prix du Rotary International « Paul Harris fellow » Bamako-Mali ;

-         Médaille Commémorative de la campagne de la MISAB (1997) Bangui (RCA)

-         Prix du Ciwara d’Exception (1997) Bamako (Mali)

-         Grand Officier du Mérite du Tchad (1997)

-         Grand Officier de la Légion d’honneur - France ( 1998)

 

Amadou Toumani Touré aime la lecture et le sport qu’il pratique régulièrement.

 

Retour