Bienvenue à tous ! Vous êtes peut-être arrivé ici en cherchant tout simplement un petit utilitaire gratuit, des astuces pour
la création d'échantillons sonores (samples), ou encore plus particulièrement à cause de votre intérêt pour la composition musicale avec
l'arrangeur eJay dont vous souhaiteriez combler les lacunes. Les combler, par exemple grâce à un outil simple vous permettant
de créer des nouveaux sons sortant du cadre de ce qui est offert par le pauvre synthétiseur Mophonix de eJay...
Dans ces trois cas, vous êtes ici à la bonne place.
CE QUE JE PROPOSE
Des logiciels qui ne prétendent pas être des monstres de technologie, mais qui m'ont
été très utiles, alors que je ne les avais pas trouvés avant d'avoir l'idée de les créer moi même...
Un petit utilitaire pour «nettoyer» les fichiers «.WAV» découpés. -> CleanCut
Un «patcheur» de fichiers «.WAV» permettant de réimporter dans le FX Studio eJay des fichiers édités par un autre logiciel. -> WFIX 1.0
Convertir un sample de boucle de tempo quelconque en un sample compatible 140BPM pour 44.1KHz (sans devenir nerveux !) -> Loop Fitter
Créer des sons totalement nouveaux et à l'infini, créer des samples faciles à importer dans l'arrangeur eJay -> Sound Clip Synthesizer V3.0
Télécharger la documentation détaillée de Sound Clip Synthesizer V3.0 afin de se faire une idée de ses applications -> Télécharger
Complément de Sound Clip Synthesizer: extraire une forme d'onde à partir d'un échantillon sonore existant -> X-Tractor
La banque de samples et de formes d'onde en téléchargement libre, ça vient juste de commencer -> C'est ici
En savoir plus sur ce fameux eJay ? Rendez vous en bas de page...
LES PETITES GENERALITES
Pourquoi ne parle-t-on que d'un certain «eJay» ici ?
Il existe plusieurs logiciels de musique sur PC permettant de composer des morceaux en insérant sur une série de pistes mixées des patterns de
rythme, de basses, d'instruments (plus ou moins limités) et d'échantillons sonores déja réalisés (samples). Plutôt connu du grand public, eJay n'est
pas vraiment un logiciel à usage professionnel mais accessible à tous, et il est facile de se le procurer, et tout autant facile de s'y essayer.
Les difficultés arrivent là où l'utilisateur commence à vouloir réaliser des compositions plus réfléchies et structurées, après quelques
heures d'amusement. Certes le logiciel permet déja de réaliser pas mal de choses, mais il a hélas des lacunes qui auraient probablement pu
être évités mais sont néanmoins présentes.
Comment se présente eJay ?
L'atelier eJay est constitué principalement d'un générateur de patterns de rythme assez bien fait, de ce qui est appelé un "Groove Generator" et un
"Hyper Generator" destinés à préparer des patterns instrumentaux, d'un arrangeur sur lequel on dispose les patterns et des samples (pouvant être
importés à partir de fichiers «.WAV»), d'un enregistreur pouvant générer des fichiers «.WAV» à partir d'une source analogique, d'un "FX Studio"
permettant de retravailler les fichiers ".WAV" en disposant d'une panoplie d'effets assez bien garnie. Vient enfin le synthétiseur «Mophonix» qui
génère très bien le son des synthétiseurs des années 70 (souvenez vous des premiers jingles de télévision) mais ne sait faire que ça. (Attention
à vos oreilles si vous essayez de faire autre chose).
Quelles sont donc ces lacunes ?
Le synthétiseur «Mophonix» ayant déja été évoqué, les autres particularités limitant hélas les possibilités de eJay sont les suivantes:
1 - Impossibilité d'importer dans le FX Studio un sample à partir d'un fichier ".WAV" (au format requis) qui a été édité ou créé par un autre logiciel, même s'il
provenait au départ de l'enregistreur eJay ou de l'un des outils eJay.
2 - Durées de notes dans les «Groove» et «Hyper» generators non sélectionnables et tributaires du tempo choisi. Si bien que pour des configurations «classiques» autour de 140 BPM, les
sons instrumentaux (pourtant nombreux et bien faits) sont affreusement tronqués, et il est impossible de recourir à des notes continues de plus de
1/16e de pattern élémentaire (1/4 de la période des BPM). Seul le synthétiseur Mophonix possède cette fonctionnalité... Pas de chance...
3 - Les patterns convertis sous forme de samples en fichiers «.WAV» à partir des «Generators» ou du synthétiseur Mophonix ne se raccordent pas toujours bien, contrairement
aux samples de la banque eJay. Dans le cas où l'on souhaite faire tourner un sample en boucle, il peut devenir nécessaire de ne pas le terminer avec un son persistant non encore amorti, sans
quoi un «blanc» de raccord se perçoit à la lecture du mix.
4 - La gestion des samples personnels n'est pas exempte d'imperfections à la limite du bug. Particulièrement en ce qui concerne la procédure de suppression. De plus, le fait d'importer
un sample pour le retravailler par exemple dans le FX Studio oblige à l'intégrer dans «my sounds», même s'il n'est pas souhaité de consever l'original après. De plus, le ré-enregistrement
d'un sample retravaillé sous son nom d'origine n'est pas tellement du goût du FX Studio.
En conclusion, pour le point 4 (qui n'est pas le plus critique), peu de choses sont possibles. Le but des petits logiciels que j'ai mis en ligne est de pallier du mieux possible
aux points 1, 2 et 3. Le rôle de WFix, CleanCut, Loop Fitter et Sound Clip Synthesizer est à présent plus clair pour vous.
Oui, eJay c'est bien, mais à part ça ?
Il est tout à fait possible d'utiliser CleanCut et Sound Clip Synthesizer pour d'autres applications. Lorsqu'on ne possède pas d'éditeur Wave particulier, CleanCut peut simplement venir en
complément du magnétophone Windows (et oui, ça sert ! Cinq minutes de honte c'est vite passé...) afin d'extraire des samples de fichiers musicaux plus longs, en "nettoyant" les coupures.
(Pas de «clic», fading rapide en début et en fin). Par ailleurs, Sound Clip Synthesizer peut permettre de créer des effets originaux pour tout type d'application multimedia (jeu, présentation...)
et même simplement pour le bureau Windows...
Pourquoi utiliser encore des fichiers «.WAV» alors qu'il y a bien plus compact de nos jours ? (MP3, OGG, WMA...)
Les fichiers à extension «.WAV» pour désigner le format RIFF Wave datant des débuts de Windows (et oui, c'est déja vieux !) ont une particularité qui se révèle être aussi bien un avantage qu'un
inconvénient: les courbes de son enregistrées numériquement (comme sur un CD audio) sont stockées sous la forme de petits points (échantillons) espacés dans le temps de 22.6 microsecondes. Sachant
qu'il faut 4 octets pour coder un point (2 pour le signal sur canal gauche et 2 pour le droit) en qualité CD, la durée de l'enregistrement est directement proportionnelle à la longueur du fichier,
quel que soit ce qui est enregistré. Dans un fichier audio compressé (MP3 par exemple), la durée de l'enregistrement n'est pas le seul facteur qui détermine la longueur du fichier. Le codage est
beaucoup plus complexe (et aurait nécessité trop de puissance de calcul dans les années 90) et une portion du fichier ne correspond pas à un intervalle de temps de l'enregistrement mais à une partie
d'un ensemble qui servira à reconstituer une portion de l'enregistrement lors de la lecture. Il en résulte ces deux choses, dont la première est bien connue: les fichiers MP3 sont énormément plus
compacts que les fichiers RIFF Wave, mais aussi il ne peuvent pas être découpés précisément. (Certains logiciels le font, mais c'est en général à la seconde près, et la complexité pose des fois des
probmèmes selon le taux de compression utilisé...). De plus, à chaque fois que le fichier doit être retravaillé, le décodage et le réencodage nécessaires à chaque opération dégraderaient successivement
la qualité de l'enregistrement. On peut comparer ce cas à l'édition d'une image en format GIF ou JPG enregistrée et ré-ouverte plusieurs fois. En fait, le JPG est au BMP ce que le MP3 est au WAV. Voilà
donc pourquoi les samples s'importent et s'exportent en «.WAV», si bien que certains fichiers contenant des patterns de quelques secondes approchent en taille des fichiers MP3 contenant une chanson
entière.