BALISE DE PAIX, la vérité sur le procès Tabachnik

Tabachnik et mafia française

 

Communiqué de Presse
Boulogne, le 15 mai 2001

 

Maître Francis VUILLEMIN, votre carrière d'avocat est terminée

Et je crains fort que vous n'entraîniez dans votre chute quelques hauts fonctionnaires de police, quelques militaires et, en prime, quelques Ministres de cette Vème République qui n'en finit pas de mourir...

En tout état de cause, vous avez parfaitement réussi votre suicide professionnel en cette soirée du 14 mai 2001, vers 21 h 15, sur le petit écran de FRANCE 2, lors de l'émission de M. Thierry ARDISSON consacré au dossier de l'ORDRE DU TEMPLE SOLAIRE.

Et il y a fort à parier que les deux principaux candidats à la prochaine élection présiden-tielle vont quelque peu vous en vouloir, Maître Francis VUILLEMIN.

Car, de votre ignominie, il ne saurait être bien difficile de remonter rapidement à leurs propres responsabilités. Votre chute va inexorablement entraîner la leur : l'on dirait bien qu'il reste encore dans ce pays quelques journalistes courageux, ou inconscients.

Maître Francis VUILLEMIN, en quelques instants de télévision - les images sont tellement simples et terribles à la fois - vous avez avoué : vous êtes objectivement complice des assassins des 74 morts de l'ORDRE DU TEMPLE SOLAIRE.

Vous agissez sur ordre, payé sur les fonds de l'État, pour protéger les meurtriers, en sachant pertinemment ce que vous faites. C'est immonde et pitoyable en même temps : il n'est jamais joyeux de voir un être humain se noyer sans que quiconque ne puisse lui tendre la main.

Maître VUILLEMIN, vous venez de dissiper en quelques minutes le fruit d'années de manipulations de l'opinion publique mises en oeuvre par vos commanditaires : militaires, policiers, fonctionnaires, juges, barbouzes d'État et autres trafiquants d'armes.

Rappelons les faits, pour les citoyens moins avertis que nous ne le sommes. Vous étiez il y a peu encore avocat de quelques-unes des familles des victimes des meurtres de l'ORDRE DU TEMPLE SOLAIRE. En tant que tel, vous vous étiez engagé par écrit à défendre ces personnes, dans le respect de leur volonté de dévoiler la vérité, à savoir celle d'un meurtre exécuté par un commando de barbouzes.

À la veille du procès, vous avez honteusement trahi vos clients, comme l'a montré l'excellent reportage réalisé par l'équipe de Thierry ARDISSON.

Et vous avez osé vous présenter au procès de l'OTS à Grenoble, le 17 avril, comme

nouvel avocat de l'ADFI, l'association de "chasse aux sectes" présidée par Madame Jeanine TAVERNIER, autre complice active des assassins, subventionnée par l'État et ardente avocate de la thèse officielle de "l'assassinat-suicide collectif en vase clos".

Et pendant tout le procès, vous vous êtes pavané devant des média aux ordres, comme "avocat des parties civiles" alors que vous ne représentiez en réalité aucune famille de victime.

Désormais des millions de français savent : vous avez été payé, tout comme votre collègue Maître Joëlle VERNAY, par l'ADFI de Jeanine TAVERNIER, sous le contrôle direct des Renseignements Généraux et des services du Premier Ministre, pour accréditer la thèse officielle du "suicide collectif" qui sert en réalité à protéger des assassins que quantité de gens connaissent désormais au sein des instances gouvernementales et judiciaires.

 

Monsieur Francis VUILLEMIN, vous êtes un des plus beaux exemples de ce qu'un certain  philosophe célèbre désignait sous ce vocable recherché de "salaud".

Soyez assuré, Maître, que je consacrerai 20 ans de ma vie s'il le faut pour vous conduire devant une Cour d'Assise. Soyez aussi certain que, le jour où nous aurons réussi à vous conduire devant un tribunal, je prendrai ma plume pour vous défendre, vous n'êtes qu'un homme et à ce titre, vous avez droit à l'erreur et donc droit à être défendu. Mais, en attendant cela, il va falloir faire face aux conséquences de vos actes, Monsieur, que je ne nommerai plus Maître.

Car vous avez failli à votre devoir d'honnête homme et à votre serment d'avocat. Cela n'est pas plus acceptable que l'acte du chirurgien qui retourne ses instruments pour tuer, en se soumettant à l'appât du gain ou aux pressions des puissants qui le menacent.

Il est vrai que les Renseignements Généraux, le Premier Ministre et Madame TAVERNIER ont plus de moyens pour rémunérer votre ignominie que les familles des victimes que vous vous étiez pourtant engagé à défendre. Mais vous avez joué de malchance, Monsieur VUILLEMIN : les journalistes ont des méthodes policières que je réprouve souvent. Parfois, elles ont du mérite. Vous avez été pris sur le fait de mentir et, ce faisant, vous dévoiliez votre duplicité.

Car, dans le même temps où vous défendiez avec agressivité la thèse officielle de "l'assassinat-suicide collectif d'une secte d'illuminés manipulés par un chef d'orchestre pervers", quelques rares journalistes faisaient leur travail d'enquêteur.

Tous les téléspectateurs de Thierry ARDISSON l'auront compris ce lundi 14 mai, en quelques étonnantes minutes de télévision : comme l'a fort bien expliqué M. Alain VUARNET sur l'antenne, comme nous l'écrivons depuis 18 mois, comme l'expose en détail l'avocat Alain LECLERC ou l'expert LAVOUÉ, comme en témoigne l'ex-chauffeur interviewé, les  membres de l'ORDRE DU TEMPLE SOLAIRE morts en décembre 95 dans le Vercors ont été assassinés sur ordre, leurs corps brûlés au lance-flammes, dans le cadre d'une affaire multidimensionnelle de trafics d'armes et de blanchiment d'argent impliquant des personnages obscurs qui utilisent les plus hautes institutions de l'État.

Qui vous a payé, Monsieur Francis VUILLEMIN, pour protéger les assassins par vos mensonges et vos injures à l'encontre des parties civiles et de leurs avocats, qui ont tenté de faire entendre la voix de la vérité devant ce tribunal de fantoches présidé par un certain DUBOIS, ci-devant magistrat ?

Messieurs JOSPIN et CHIRAC ne pourront pas dire qu'ils n'étaient pas informés : les directeurs de cabinet des Ministres de la Justice, de l'Intérieur, de la Défense, du Premier Ministre, de la Présidence de la République ont été tenus informés par mes soins de la réalité de cette affaire depuis des mois. Le Directeur de Cabinet du Ministère de la Défense, M. Dominique de COMBLES de NAYVES, se sentant sans doute particulièrement concerné, m'a répondu le 12 avril dernier, pour manifester l'intérêt qu'il portait à ce dossier.

Tout ceci n'a pas empêché les services du Premier Ministre et ceux du Ministère de l'Intérieur de vous faire travailler comme l'on sait en vous rémunérant par l'intermédiaire de l'ADFI : ainsi, les plus hauts responsables de l'État ont-ils manifesté leur volonté de taire la vérité aux Français, alors même qu'ils la connaissent parfaitement.

Il leur faudra bien un jour rendre des comptes.

Je vous prie de croire, Monsieur Francis VUILLEMIN, à l'assurance de ma parfaite considération.

                                                                        Christian COTTEN

Communiqué diffusé à la presse française et étrangère, aux cabinets ministériels, à la CEDH, à l'Ordre des Avocats et à 30 000 email le 16 mai 2001.

 

  

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