L'Ouvrage d'Infanterie des Gondrans-E.
Le projet définitif des Gondrans-E est sorti des bureaux
de la CORF au même moment que celui du fort des Aittes.
Le Gondran E de la CORF de 1933 est enfin inscrit dans la ligne des Gondrans
construite après a crise de l'obus torpille et renforcée constamment
à partir de 1930. Le Gondran E est placé sur la crête
herbeuse qui est au dessus des source de notre belle Durance.
Il a été nommé Gondran E à la suite de l'interruption
par le regroupement de la CORF du fort du Janus au fort des Aittes. Ce Econtinue
la nomanclature des Gondrans A, B, C, D. (le E ne vient de Est contrairement
à ce qu'il avait été écrit).
Le Gondran E été un petit ouvrage d'infanterie sous armé.
Le chantier d'ébutta en même temps que celui des Aittes, au printemps
1933 est fut réalisé par la MOM (Main d'Oeuvre Militaire). Une
galerie de 10m sous la roche, orientée au nord-est distribue sur 100m
les organes habituels.
Le Bloc 1 à l'extrémiré sud-ouest est le plus important,
il sert à protéger: l'entréedans le retour de façade
formant oreillon, protégée par une visière ; F.M. en
flanquement pour la défense rapprocchée et les montées
de la côte2232; sur l'autre face, une casemate est pourvue d'un crénau
pour un J.M. en action frontale sur les montées de la cerveyrette,
protégée par un fossé diamant: c'est la seule arme conséquente
de l'ouvrage des Gondrans- E; dans l'oreillon, une cloche G.m.F. pour agir
sur les superstructures.
Le bloc 2 creusé dans la falaise, est armée d'un créneau
qui ouvre sur les sources de la Durance et qui permet d'avoir la vue sur la
vallée à environ 180°..(le jumelage de mitrailleuse prévu
n'a pas été installé).
Le bloc 3 est doté d'une cloche permettant d'avoir une vue à
360° mais excluent toute possibilité d'isntaller une arme.
Les organes de vie, sont les suivant:
- le groupe électrogène
- la réserve de fioul
- la chaudière pour le chauffage à eau chaude
- la ventilation ( à manivelle seulement)
- le dortoir, est organisédans l'élargissement du couloir de
circulation, avec couchettes de 40 hommes
- tubes de chauffage à ailettes courant sous les couchettes
- poste de transmission dans le sous-sol du bloc d'entrée
Ce petit ouvrage d'infanterie qui a été creusé et équipé
par l'infrastrucure souterraine est dans un état de déficit
d'armement quasi dramatique.Sa position exceptionnelle avec des vues sur toute
la longueur de la plaine du Bouget restée inexploitée est la
parfaite illustration de la disette de crédits dont souffrait le sous-secteur
de Briançon au profit de la défense du col de l'Arche et du
S.F.A.M.