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mai 2002
nouveautés : janvier 2008
Des étudiants et nous

Que peuvent bien penser les étudiants des services qui leur sont offerts souvent gracieusement par les bibliothèques et des bibliothécaires ? Qu'attendent-ils de la bibliothèque et des bibliothécaires ? Quelques commentaires notés sur un cahier de suggestions, quelques paroles entendues ici ou là, quelques dialogues échangés.
 

Un avis d'un maître de conférence : attention c'est un chercheur qui écrit
Il me semble que votre ouvrage le plus récent en droit communautaire date de... 1994 ! Depuis, il y a eu le traité d'Amsterdam, de Nice... ! Il devient difficile de convaincre les étudiants de rester dans notre université. (précision : dans ma ville, 2 universités concurrentes proposent des formations en droit)
Vérification faite : ma bibliothèque possède aussi des livres de 1998, 1999, 2001, 2002 + le jurisclasseur Europe, une encyclopédie juridique sans cesse mise à jour.

Bibliothécaires : lisez donc vos livres
Comment se fait-il qu'un ouvrage comme Petite histoire du colonialisme, de Wolfgang Reinhard, ouvertement raciste, pronant des valeurs anti-humanistes soit dans les rayons de cette bibliothèque ?
Remarque intéressante qu'apprécieront les 37 autres BU (d'après le SU) qui ont fait l'acquisition de cet ouvrage ! A rapprocher du sujet du concours externe de bibliothécaire 2002 : "Il faut absolument remiser les tirades sur le bibliothécaire impassible, neutre, qui ne choisit pas. Il ne fait que ça, choisir, et il faut qu'il le fasse et avec le souci d'une vraie responsabilité." En vous appuyant sur la connaisance que vous avez des bibliothèques et des moyens de diffusion actuels, expliquez et discutez cette affirmation du bibliothécaire Eugène Morel (1869-1934)

Les bibliothécaires : que des racistes
contexte : la bu offre un accès à internet aux étudiants mais cet accès gratuit est réservé à la recherche documentaire.
Un étudiant est surpris en train de faire du chat. La bibliothécaire lui demande d'arrêter (je vous demande de vous arrêter !). l'étudiant pas content lui rétorque que s'il s'appelait Michel ou Pierre, elle ne lui parlerait pas comme ça.
 
Pleurer, ça fait du bien
La bibliothèque ferme à 20 h. Pour ceux qui ne le comprennent pas, cela signifie que la bibliothèque est fermée à 20 h et pour ce faire à 19h45, nous demandons aux étudiants de sortir, nous enregistrons les derniers prêts, nous arrêtons les ordinateurs, nous vérifions qu'il n'y a plus personne avant d'éteindre les différentes salles et de fermer la bibliothèque. Vous m'avez suivi jusqu'ici ? Bien. Il n'empêche qu'il y a toujours des étudiants qui veulent emprunter à 19h55 alors même qu'on leur a dit que la bibliothèque ferme et qu'il faut remballer leurs affaires et enregistrer rapidement leurs prêts éventuels. Donc, une étudiante veut absolument emprunter des livres, elle en a absolument besoin pour des exposés. La bibliothécaire lui répond que les prêts ne sont plus enregistrés, qu'il faudra revenir la semaine suivante (parce que c'est la veille du pont de l'ascension 2002 : souvenez-vous, le 8 mai 2002 c'était un mercredi jour de la commémoration de l'armistice d'une vieille guerre et le 9 mai un jeudi jour de l'ascension qui fête je ne sais quoi, le vendredi 10 mai étant accordé par le président de l'université et bien cela fait 5 jours de congés, oui madame).
L'étudiante supplie, la bibliothécaire ne fait pas de prêt (elle a mis son armure (la rouge, celle qu'elle préfère)), l'étudiante s'énerve (elle est véner), la bibliothécaire maintient son refus (c'est ça, vas-y, résiste !), l'étudiante se met à pleurer, la bibliothécaire abandonne, KO (manque d'entraînement, mangé trop de chocolat), et accorde le prêt. (et vous qu'auriez-vous fait ?, hein !)

Allègements d'impôts, le conseil d'une thésarde
Comment se fait-il que l'encaisseur des prêts entre bibliothèques ne délivre plus de reçu attestant du paiement ? Comment fait-on maintenant pour justifier les dépenses auprès des impôts ?

L'hygiène, c'est important.
Désolez d'écrire cela ici, mais cette remarque est unanime : les toilettes de la BU sont une infection au niveau odeur, et si l'on regroupe ttes les dêchetteries du territoire français, le degré d'insupportabilité serait moindre à côté des WC de la BU. Je vous en prie, faites qqchose.

Magasins de bibliothèques : les meilleurs prix
Ce livre est indiqué en magasin, il faut que je l'achète ?
Les bibliothécaires utilisent parfois un jargon professionnel qui n'a aucune signification pour les étudiants : recherche documentaire, opac, catalogue, cote, usuel, périodique, magasin. Apparemment, les recommandations sur la clarification des documents administratifs n'ont pas de succès auprès des bibliothécaires.

Leçon de conservation
Je vous laisse le livre de Bergeret qui a subi un dégât des eaux. Il y a par ailleurs des étagères noires de poussières et d'anciennes fuites d'eau. Il faut protéger les livres qui sont la base de nos études ! Merci.

Professeurs - conservateurs : une collaboration fructueuse à poursuivre
Cela se passe au cours d'une commission consultative spécialisée. Les conservateurs présentent aux professeurs les acquisitions réalisées au cours de l'année et les invitent à exprimer leurs besoins en documentation.
professeur : Pour l'année prochaine, il faudrait acheter les oeuvres de cet auteur
conservateur : C'est déjà fait
professeur : Mais qui vous a permis ?

Ah si tout le monde travaillait autant que les bibliothécaires !
Pourquoi toutes les bibliothèques sont-elles fermées pendant 15 jours fin décembre ? Comment faire pour travailler et préparer les partiels de janvier au mieux ? Les étudiants qui travaillent par ailleurs et comptaient sur ce temps et les étudiants étrangers pouffent... Les étudiants ne sont pas encore aux 35 heures, loin s'en faut !

Dites aux bibliothécaires d'aller ranger leurs bouquins.
Extrait du Nouvel Observateur du 13 au 19 juin 2002 : Le British Council se modernise... le projet prévoit aussi la fermeture pure et simple de la bibliothèque, un lieu unique où les anglophones de Paris avaient accès à tous les chefs-d'oeuvre de la littérature britannique. Tandis qu'on pomme-cliquera fiévreusement sur des claviers internationaux, les livres, ces poussiéreux totems d'une religion disparue, seront donc acheminés vers des "institutions publiques françaises". Autant dire qu'ainsi disséminés dans d'autres collections où la consultation des volumes référencés est déjà un casse-tête ils finiront pour toujours sous les toiles d'araignées. Didier Jacob
 
Des étudiants et moi.
Une étudiante : - Bonjour monsieur
Donc, moi : - Bonjour madame
Elle (interloquée) : - ... euh, on dit mademoiselle
Ce genre de dialogue m'amuse toujours beaucoup.

- vous avez fait de la comptabilité ?
- vous travaillez à la bibliothèque ?

La bibliothèque : fournisseur officiel des étudiants
- Vous me prêtez un stylo ?
- Vous me laissez votre carte d'étudiante ?
Les étudiants n'ont jamais rien, pas de stylo, pas de feuille de brouillon, pas de disquette, pas d'agrafeuse, pas de ciseaux, pas de cutter, pas de chèque, pas de magnétophone, pas de calculatrice, pas de dictionnaire. Alors il vous les demande. Normal, on est là pour ça.
 
Conseil aux étudiants.
Surtout ne pas stresser le bibliothécaire, ne pas le presser et n'attendez pas une réponse immédiate.
- Je cherche ce livre sur le contrôle de constitutionnalité en Autriche.
- Avez-vous interrogé le catalogue ?
- Non
Je consulte le catalogue, le livre est bien dans notre fonds mais il est emprunté.
- Vous pourriez alors me trouver avec vos doigts magiques d'autres ouvrages sur le même sujet ?
Et c'est là que je commets une erreur, je cherche alors des livres ayant pour sujet Droit constitutionnel Autriche, je n'obtiens aucune réponse et je réponds malheureusement que non décidément nous n'avons rien. L'étudiante décide d'abandonner. Elle me dit : Bon, ça fait rien, je chercherai ailleurs, en politique comparée. Et moi aussi, j'abandonne.

Le problème c'est que nous avons des livres qui auraient pu répondre à son sujet. En effet il aurait fallu que j'élargisse la recherche pour obtenir par la suite des livres sur le droit constitutionnel en Europe et dans le monde. J'aurais pu et j'aurais dû consulter le classeur de droit (qui aide à la recherche documentaire en droit et que j'ai moi-même réalisé, ce qui aggrave mon cas) pour penser à chercher dans des revues de droit constitutionnel. J'aurais donc dü appliquer la méthode de recherche documentaire : élargir ou préciser un sujet, consulter des encyclopédies, rechercher des ouvrages et des périodiques.

Il faut dire que des intéractions ont lieu au cours des échanges entre l'étudiant et le bibliothécaire qui perturbent le processus de recherche documentaire : l'étudiant est plus ou moins stressant, pressé, motivé, joli ou effrayant (oui cela compte forcément), compréhensif ou méprisant, le bibliothécaire est quant à lui plus ou moins motivé, peut être en petite forme, préoccupé par autre chose.  Dans tous les cas, ne soyez pas agressif et venez nous voir avec le plus beau de vos sourires, cela ne peut que faciliter les choses. Le bibliothécaire pourrait aussi proposer d'envoyer au lecteur une réponse plus tard.

Taxons les lecteurs
13/02/2006
Je veux emprunter "Pulsion et liens d'emprise" d'A. Ferrant. Tous les exemplaires empruntables sont sortis malgré les dates de retour dépassées... Que faire ?
réponse : 2 exemplaires en rayon sous cette cote le 13/02 à 15h. Astuce : il y a beaucoup de retours de livres le lundi, pensez à refaire votre interrogation sur le catalogue en fin de journée !

27/02/2006
Toujours pas moyen d'emprunter "Pulsion et lien d'emprise" (Ferrant). Ne serait-il opportun de toucher les emprunteurs au porte-monnaire pour accélérer les retours ?

Un de mes collègues a lui décidé d'appeler directement les lecteurs qui ont des livres (très) en retard. Parfois, il tombe sur la mère de l'étudiant et ça, c'est super marrant.

Jugement définitif
01/03/06, Le nouveau bibliothécaire est très compétent, serviable et poli.

C'est pas logique
25/09/06
- je voudrais emprunter ces revues
- les revues ne sont pas prêtées
- alors pourquoi vous les mettez en rayon ?

Misère des bibliothèques françaises
2007. A l'accueil, une étudiante étrangére musulmane demande :
- où se trouve la salle de prière ?