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| 1-introduction | 2-historique | 3-épidémiologie | 4-étiopathogénie | 5- V.I.H. |
| 6-histologie | 7-bactériologie | 8-cas cliniques | 9-circonstances évocatrices | 10-autres localisations |
| 11-diagnostic paraclinique | 12-imagerie | 13-diagnostics différentiels | 14-complications | 15-traitement médical |
| 16-chirurgie | 17-traitement préventif | 18-conclusion | 19-bibliographie |
Etiopathogénie
Les premières théories étio-pathogéniques ont été élaborées en 1926 par CEMACH (Allemagne), qui distingue la T.O.M. d’origine tubaire chez les phtisiques et celle d’origine hématogène découverte dans la première enfance, théorie présentée à la Société Française d’O.R.L. en 1938 par COLLET et MAYOUX [ 36] .
Actuellement, bien que sujette à de multiples controverses quatre voies de contamination sont reconnues [ 12] :
4.1. - Voie de la trompe d’Eustache
La contamination de l’oreille moyenne peut se faire à partir d’un foyer tuberculeux à distance, en général pulmonaire, lors d’efforts de toux : c’est la tuberculose secondaire.
Si le foyer primitif est rhino-pharyngé, au voisinage de la trompe d’Eustache, on parle alors de tuberculose primo-secondaire.
Les voies de contamination sont :
- soit les lymphatiques péri-tubaires,
- soit directement la lumière de la trompe d’Eustache.
Cette voie est essentiellement reconnue chez le nourrisson [ 30] , dont la trompe d’Eustache est béante et courte, mais également chez le vieillard et l’adulte dénutri, par fonte musculaire.
Si l’infection de l’oreille moyenne se produit chez un patient indemne de toute autre lésion tuberculeuse, à l’occasion du passage du B.K. par le rhino-pharynx, on parle de tuberculose primaire.
C’est le cas lors de l’ingestion par le nourrisson de lait non pasteurisé contaminé (l’agent pathogène étant alors exclusivement mycobacterium bovis), ou lors de la tuberculose néonatale, le nourrisson étant infecté par le liquide amniotique lorsque sa mère est porteuse d’une tuberculose urogénitale.
BAROW-ALISON [ 36] ont même diagnostiqué une tuberculose endométriale d’une mère grâce à la mastoïdite tuberculeuse de son nouveau-né.
4.2. – Voie sanguine ou hématogène
C’est la miliaire tuberculeuse, à partir d’un foyer tuberculeux à distance de l’oreille moyenne. Dans la majorité des cas le foyer primitif est pulmonaire [ 21] . Tous les organes sont susceptibles d’être atteints lors d’une telle contamination. Là encore, l’état immunologique local de l’oreille moyenne conditionnerait le développement du B.K. à ce niveau, une infection chronique, un cholestéatome seraient des facteurs favorisants [ 78] .
La voie hématogène semble prépondérante depuis que mycobacterium tuberculosis est devenu le pathogène dominant [ 21, 69] .
4.3.- Voie du conduit auditif externe
très rare. La contamination de l’oreille moyenne se fait par l’intermédiaire d’une perforation tympanique.
GREENFIELD [ 30] , à ce sujet, souligne le rôle délétère des aérateurs trans-tympaniques et de la paracentèse dans la T.O.M., provoquant une poussée inflammatoire au niveau de l’oreille moyenne vraisemblablement par oxygénation brutale du foyer tuberculeux .
4.4. - Par contiguité à partir de lésions méningées ou endo-crâniennes par ostéite du temporal
Ce mode de contamination semble exceptionnel car la dure-mère représente pendant longtemps une barrière efficace contre l’infection tuberculeuse [ 12, 20] .