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| 1-introduction | 2-historique | 3-épidémiologie | 4-étiopathogénie | 5- V.I.H. |
| 6-histologie | 7-bactériologie | 8-cas cliniques | 9-circonstances évocatrices | 10-autres localisations |
| 11-diagnostic paraclinique | 12-imagerie | 13-diagnostics différentiels | 14-complications | 15-traitement médical |
| 16-chirurgie | 17-traitement préventif | 18-conclusion | 19-bibliographie |
Histologie
6.1 - Lésions histo-pathologiques élémentaires
La tuberculose est une inflammation spécifique.
Mycobacterium-tuberculosis, est un bacille siégeant dans les histiocytes et les macrophages. Il est ainsi partiellement abrité des effets de la chimiothérapie anti-tuberculeuse, qui, pour être totalement active, doit avoir une bonne pénétration cellulaire.
6.1.1. - Le granulome inflammatoire spécifique :
Ce granulome apparaît rapidement après la phase exsudative, témoin de la mise en jeu de l’immunité cellulaire. Il est constitué de cellules épithélioïdes (histiocytes) et de cellules géantes multi-nucléées, qui ont la particularité de se grouper en amas et en formations arrondies, justifiant leur appellation de " granulome épithélio-giganto-cellulaire. La présence de ce granulome particulier à l’examen histologique réalise une inflammation dite spécifique [ 3
] . Celle-ci n’est cependant en rien synonyme de tuberculose; un aspect identique peut être observé dans les infections à mycobactéries atypiques, la sarcoïdose, la maladie des griffes du chat, la brucellose et dans les réactions à corps étranger [ 65] .6.1.2. - Nécrose caséeuse :
Il s’agit d’un foyer de destruction tissulaire qui, associé aux lésions précédentes constitue un argument majeur, quasi-spécifique, en faveur de la tuberculose
[ 3] .Le caseum peut :
- persister, n’étant pas spontanément résorbable,
- se ramollir, se liquéfier, puis s’éliminer après fistulisation,
- se calcifier (signes radiologiques de séquelles de tuberculose).
6.2. - Evolution des lésions histo-pathologiques
L’inflammation tuberculeuse passe par les trois temps successifs de l’inflammation classique, qui sont :
1 - phase exsudative,
2 - phase cellulaire (constitution du granulome épithélio-giganto- cellulaire)
3 - phase de réparation : fibrose cicatricielle.
Il est important de noter que mycobacterium tuberculosis est présent dans les lésions exsudatives, mais également en petit nombre dans les lésions granulomateuses et fibreuses, ce qui explique :
- le maintien d’une population LT " mémoire ", permettant de prévenir une réinfection endogène.
- La réactivation possible des lésions tuberculeuses dans certaines circonstances d’immuno-dépression locale ou générale.
6.3. - Rôle de l’antibiothérapie anti-tuberculeuse
Les antibiotiques s’opposent à la multiplication des B.K. Elle n’est pleinement efficace que sur les formes exsudatives, donc précocement dans l’évolution de la maladie. L’effet de l’antibiothérapie est presque nulle sur les lésions anciennes fibro-caséeuses ou les séquestres osseux dévascularisés, constituant alors de bonnes indications chirurgicales [12].
6.4. - Les lésions tuberculeuses de l’oreille moyenne
elles semblent être initialement muqueuses, puis secondairement osseuses
[ 12, 51] .Le B.K. ne semble pas affecter de façon diffuse la muqueuse de l’oreille moyenne, mais siéger préférentiellement dans certaines zones, expliquant les aspects cliniques et les complications de la T.O.M.
[ 51] et expliquant également qu’il faille " orienter " les prélèvements bactériologiques et histologiques.D’après MAITRE
[ 51] , la couche muqueuse du tympan est la première atteinte, aboutissant par le développement de plusieurs foyers tuberculeux à des micro-perforations multiples réalisant le " tympan en paume d’arrosoir " qui vont confluer et aboutir à une perforation centrale.Le promontoire de la caisse et l’hypotympanum sont également atteints de façon privilégiée, de même que le voisinage de la fenêtre ronde et la mastoïde
[ 13] .Pour CHARACHON
[ 13] ces lésions sont éparses au milieu d’os sain.Les ulcérations muqueuses entraînent une mise à nu de l’os sous-jacent, premier stade de l’ostéite. Cette ostéite est particulière, car se faisant presque sans réaction inflammatoire, sans défense du tissu sain avoisinant, ce qui explique la pâleur particulière des tissus d’une oreille frappée de tuberculose. STERKERS et GANDON
[ 71] ont parlé " d’ostéite blanche " ou de " carie blanche " du rocher, très évocatrice du diagnostic à l’examen otoscopique sous microscope. Cette ostéite destructrice suit la même topographie que les lésions muqueuses, à savoir le tympan, le promontoire, l’hypotympanum et la mastoïde, expliquant les complications particulières de la T.O.M (PF labyrinthite)