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| 1-introduction | 2-historique | 3-épidémiologie | 4-étiopathogénie | 5- V.I.H. |
| 6-histologie | 7-bactériologie | 8-cas cliniques | 9-circonstances évocatrices | 10-autres localisations |
| 11-diagnostic paraclinique | 12-imagerie | 13-diagnostics différentiels | 14-complications | 15-traitement médical |
| 16-chirurgie | 17-traitement préventif | 18-conclusion | 19-bibliographie |
Autres localisations tuberculeuses
Face à une otorrhée chronique, les antécédents de tuberculose orientent fortement vers le diagnostic de T.O.M. et la découverte d’un foyer tuberculeux évolutif signe l’origine tuberculeuse de l’otite jusqu’à preuve du contraire [ 38, 68] , à contrario, la découverte d’une T.O.M. doit faire entreprendre un bilan complémentaire à la recherche d’autres localisations de la maladie pouvant appeler un traitement spécifique.
10.1- Tuberculose pulmonaire
10.1.1. - Antécédents de tuberculose pulmonaire :
Ils sont retrouvés dans 40 à 65 % des cas à l’interrogatoire ou à la radiographie pulmonaire sous forme de cavernes d’infiltrats ou de nodules séquellaires [ 20, 30] , spécialement aux sommets.
10.1.2. - Tuberculose pulmonaire évolutive:
Dans les pays en voie de développement comme l’Afrique du Sud, où la tuberculose sévit à l’état endémique, l’incidence est élevée entre 70 et 95 % alors que dans les pays développés elle est basse aux alentours de 23 % [ 68] .
Une T.O.M. a été retrouvée dans 2 % des cas chez des patients traités en sanatorium pour tuberculose pulmonaire [ 69] , après la seconde guerre mondiale.
10.2- Autres foyers tuberculeux associés à la T.O.M
Ils sont retrouvés dans 30 % des cas [ 28, 42, 57, 69, 78, 79] .
- Tuberculose ganglionnaire [ 18, 19]
- Tuberculose osseuse : MARTIN [ 55] rapporte un cas de T.O.M. ayant permis le diagnostic de mal de Pott vertébral lombaire L1-L4.
- Tuberculose génito-urinaire [ 69] .
10.3 - Bilan de dissémination
Face à une T.O.M. le bilan comprend de façon systématique :
- une radiographie de thorax de face et de profil,
- la recherche de B.K. dans les crachats et les urines 3 jours de suite, même si le rendement diagnostic de cette recherche est faible, évalué entre 5 et 10 % [ 4] . Alors qu’il était classique de dire que chez un tuberculeux il était inutile de rechercher des bacilles dans l’expectoration si la radiographie pulmonaire était normale et qu’il n’existait pas d’élément orientant vers une tuberculose laryngée, il faut maintenant revenir sur cette affirmation : chez les malades immuno-déprimés, des formes atypiques de tuberculose pulmonaire sont apparues et il est possible que de tels sujets, en particulier ceux atteints du SIDA, aient des bacilles tuberculeux détectables à l’examen direct de l’expectoration, alors que le cliché pulmonaire est strictement normal [ 66] .
- Fibroscopie laryngée avec examen du cavum à la recherche d’un foyer primitif [ 20] .
- Une sérologie V.I.H. après accord du patient [ 22] .
D’autres investigations seront demandées en cas de signes d’appel : radiographies du rachis, échographie rénale, scanner cérébral, fond d’oeil.
Dans nos deux observations, aucun antécédent de tuberculose n’a été noté et le bilan de dissémination de la maladie ne montrait aucune localisation secondaire.