|
|||
| Retour | |||
| 1-introduction | 2-historique | 3-épidémiologie | 4-étiopathogénie | 5- V.I.H. |
| 6-histologie | 7-bactériologie | 8-cas cliniques | 9-circonstances évocatrices | 10-autres localisations |
| 11-diagnostic paraclinique | 12-imagerie | 13-diagnostics différentiels | 14-complications | 15-traitement médical |
| 16-chirurgie | 17-traitement préventif | 18-conclusion | 19-bibliographie |
Conclusion
La tuberculose auriculaire, bien que rare, existe toujours en France.
La voie de contamination de l’oreille moyenne la plus fréquente, est hématogène à partir d’un foyer tuberculeux primitif le plus souvent pulmonaire.
Les circonstances de découverte sont de trois ordres :
- en dehors de toute notion opératoire, une otorrhée importante rebelle à tout traitement, un syndrome labyrintho-facial, un aspect otoscopique évocateur, bien que non spécifique.
- Au cours d’une intervention chirurgicale, l’aspect de lésions fongueuses exubérantes, avec des plages nécrotiques.
- Après intervention chirurgicale, l’apparition d’une paralysie faciale plus de 8 jours après celle-ci, une labyrinthisation secondaire, la réapparition d’une otorrhée, un retard de cicatrisation, une évolution bourgeonnante ou destructrice de la cavité opératoire.
Le tableau clinique de la T.O.M. est très variable. Aucun signe n’est spécifique. Il faut savoir rechercher des arguments en faveur du diagnostic.
- Un contexte géographique évocateur, la notion d’antécédents tuberculeux, familiaux ou personnels, un contage tuberculeux ou une autre localisation tuberculeuse évolutive.
- Un aspect otoscopique évocateur après avoir éliminé les autres diagnostics différentiels.
La certitude diagnostique repose sur les résultats bactériologiques et surtout anatomo-pathologiques des prélèvements auriculaires.
Si les arguments cliniques sont assez convaincants, même en l’absence de réponse positive des examens bactériologiques et histologiques, il faut savoir entreprendre rapidement un traitement anti-tuberculeux, après élimination des autres diagnostics différentiels.
L’amélioration rapide des lésions sous traitement est un excellent argument à postériori en faveur du diagnostic.
La méconnaissance de l’étiologie tuberculeuse d’une otite entraîne irrémédiablement l’apparition de complications dominées par la PF et la surdité, qui sont souvent révélatrices de la maladie
Au total, le problème essentiel posé par l’otite tuberculeuse est d’en faire le diagnostic précocément qui ne peut être fait que dans la mesure où l’on y pense.
Rappelons cette citation de COLLET-MAYOUX en 1938 : " il faut penser à la tuberculose auriculaire pour en faire le diagnostic. Elle ne s’impose jamais par ses caractères propres ".