Comprendre sa maladie

 

DEUXIEME PARTIE : MALADIES ET CONFLITS


GENERALITES

Développer les relations entre maladies et conflits nécessite un critère de présentation. Dans ses tableaux successifs, le Dr Hamer a très vite opté pour celui de l'origine embryologique, fil conducteur important de ses recherches. Il distingue ainsi les pathologies dépendant des différents cerveaux, c. à d. des parties correspondant au degré d'évolution des espèces. Le tronc cérébral gère les conflits les plus archaïques, à caractère foncièrement "viscéral" sinon vital : attraper, avaler, faire passer le morceau, le digérer et l'éliminer ; ce morceau devant être conçu de façon large : la nourriture, l'air, le signal etc. Et les pathologies suivent le premier cas de figure : prolifération en phase de conflit du tissu qui est relié à ce cerveau ancien : l'endoderme. Le mésoderme est sous la dépendance de deux structures cérébrales : le cervelet et la moelle du cerveau (ainsi que la zone mésencéphalique sous-jacente). Le cervelet gère les conflits du nid et d'atteinte à l'intégrité de l'individu en soi. Les tissus correspondants réagissent comme l'endoderme. La moelle cérébrale concerne les conflits à teneur déjà plus relationnelle : dévalorisation, manque de dynamisme, certains aspects de la sexualité etc. Et les tissus correspondants obéissent au deuxième cas de figure : perte de substance en phase conflictuelle. Les hémisphères cérébraux et leur cortex sont principalement en rapport avec les conflits de territoire et donc l'extension de l'individu et ses délimitations par rapport aux autres. L'ectoderme en est le tissu et subit des pertes de substance en phase conflictuelle. C'est ici qu'on trouve aussi ce que le Dr Hamer a nommé les équivalents du cancer, à savoir les pannes fonctionnelles.

Cette présentation, très brièvement résumée ci-dessus, a le grand avantage de la cohérence entre parties cérébrales, types de modification cellulaire et grands thèmes conflictuels. Mais j'ai préféré choisir une classification simplifiée et plus habituelle par rapport au déroulement des consultations et des questions qui y sont posées : partir des affections sur lesquelles on s'interroge, c. à d. des organes qui ont été diagnostiqués malades. Ceci dit, cette deuxième partie ne prétend nullement être exhaustive mais reprend l'essentiel des relations maladies-conflits. Pour chaque organe évoqué, le cas de figure (précisant les modifications dans les deux phases, cf. 3ème loi) sera indiqué entre parenthèses à côté de l'organe. Si celui-ci contient des tissus d'origines embryonnaires différentes, les cas de figure accompagneront chaque tissu. Exemples : prostate (CF1) signifie la prolifération en première phase ; épiderme (CF2 et CF3) signifie perte de substance et panne fonctionnelle en première phase.

La plupart des chapitres traiteront d'un ensemble d'organes ou "système" (respiratoire, digestif, cardiovasculaire etc.). Certains reprendront des sujets volontairement ciblés pour leur connotation comme le cancer, la sclérose en plaques ou le sida. Mais dans tous, on trouvera en plus des échos à la première partie, des précisions complémentaires. Parmi celles-ci, deux méritent une introduction préalable : la question des localisations et la notion de territoire.

La LOCALISATION d'une lésion doit s'expliquer en plus du tissu atteint et ne concerne donc que les tissus répandus dans l'ensemble du corps : la peau, le squelette, les muscles et tendons, les vaisseaux etc. La question, très pertinente, se pose en ces termes : pourquoi un eczéma au bras ou à la cuisse ? Pourquoi une douleur à la nuque ou aux lombes ? Pourquoi un zona au visage ou au torse ? Pourquoi un mélanome au ventre ou au pied ? Ou si l'on veut reprendre les dogmes classiques : pourquoi une "allergie", une "métastase" ou une "crise de spasmophilie" à tel endroit plutôt qu'un autre ? La réalité est simple et se retrouve dans toute anamnèse suffisamment poussée : c'est au moment précis du DHS que nous faisons une association émotionnelle, spontanée et immédiate, entre la localisation et la signification personnelle du ressenti. En termes plus imagés, ce n'est pas la même chose de ressentir un affront en pleine figure ou un coup de pied au derrière. Ce n'est pas le même conflit de devoir courber la nuque ou maintenir sa position en résistant sur ses hanches. Ou encore s'il s'agit d'un conflit de séparation, comment l'a t-on vécu : "Je ne peux plus le toucher de mes mains ; je ne sens plus ses bras entourer ma poitrine ; je me sens repoussé dans le dos ; nos cœurs ne vibrent plus ensemble" etc.? C'est là où le tissu est modifié que cela s'est passé !

Le TERRITOIRE fait allusion à cet "espace" où nous prétendons vivre, créer, être maître, être libre, être reconnu, être en sécurité, posséder etc. Il concerne les limites que nous nous reconnaissons et qui s'arrêtent là où commencent celles de l'autre. L’animal gère son territoire, le signe par ses déjections et n'y tolère pas d'intrusions étrangères (ou de contestation de son statut s’il est chef de meute). L’humain a aussi son territoire dont le raffinement de la conception fait suite à l'évolution de sa conscience et de ses moyens d'expression. Ce sera sa maison, sa famille, son travail, sa voiture, ses électeurs, clients, patients etc. Et il le signera de manière plus civilisée, par un mélange d'affirmations personnelles et de recours socio-juridiques. Mais l'archétype du conflit est le même et si l'homme ou l'animal se retrouve menacé ou vaincu lors d'un conflit de territoire, la suite cérébrale et organique obéit aux mêmes lois. Ce sont toutes les nuances de ce type de conflit qui déterminent l'aire cérébrale hémisphérique et son organe : menace du territoire, son marquage, son intrusion, les querelles frontalières, le combat pour le préserver etc.

Terminons ces généralités par une remarque qui peut aider le lecteur à mieux assimiler les relations conflits-maladies. Il s'agit de ce qu'on pourrait appeler une "perception intuitive" : essayer de faire le lien - quand c'est possible bien sûr - dans sa conscience entre un ressenti et la fonction d'un organe. Deux exemples pour illustrer ceci : l'épiderme est atteint par un conflit de séparation, c. à d. une perte de contact. Ce contact est assuré par la peau mais il n'est physique au sens strict que dans certaines situations : l'intimité amoureuse, les rapports entre parents et bébés etc. La plupart du temps il s'agit d'un contact de communication, de relations humaines. On peut donc "comprendre" le lien entre peau et conflit de séparation. Quant au système osseux, que ressentiriez vous si brusquement vous vous retrouviez avec des os mous, inconsistants ? Très probablement un sentiment d'impuissance profonde, de ne plus valoir grand chose ! Et ainsi de pouvoir saisir la relation entre un conflit profond de dévalorisation et une atteinte osseuse. Pensons aussi à la richesse de toutes ces expressions si utilisées : en avoir plein le dos, ne pouvoir sentir ou digérer, sortir de "quelque part", pomper l'air, etc. Enfin, la 5ème loi biologique nous permet aussi de refaire les relations mais son application systématique dans chaque conflit serait trop longue car elle demanderait un développement sur le rôle physiologique de chaque organe.